Le Hollandais Volant

Usa : pays de fou

Lundi 31 octobre 2011

Il y a toujours eu des lois débiles dans certains états des USA (interdit de tenir un ours en laisse, ou de conduire un tracteur en t-shirt, etc.), mais là, ça devient sérieusement n'importe quoi : au Kansas, battre sa femme est légal.

Pourquoi ça ? Tout simplement parce que ces cons disent ne plus avoir suffisamment de budget pour pouvoir traiter des dossiers à chaque plainte. Alors ils autorisent d'avantages de choses pour réduire le nombre de plaintes. C'est insensé.

Oh, et tant que j'y suis dans les délires outre-atlantique : legal-illegal

(Les Kinder® Surprises® sont interdits sur le territoire US car une loi y interdit d'avoir des jouets en contact avec de la bouffe. On risque même une amende aux douanes si on veut en importer. Quant aux armes, no-comment.)

Entre ça et l'interdiction de chanter, je me dit qu'il y a un gros gros problème. Mais ça, on en entendra jamais parler à la TV.

(via Nat)

4 propriétés CSS méconnues

Dimanche 30 octobre 2011

color-glass J'adore le CSS :-D.
Pour deux raisons :
  1. les possibilités sont énormes ;
  2. personne n'en exploite plus de 20% des solutions.

Ensuite, parce que c'est également léger et simple (plus léger que des images et plus simple que du JS qui n'est pas adapté à du design).

Saviez vous qu'on pouvait laisser le système d'exploitation choisir lui même des couleurs ? Ou bien inverser le sens du texte ?

Voici quelques propriétés CSS qui en plus d'être utiles, peuvent donner une touche de finesse à votre style graphique et remplacer du JavaScript.

Word-wrap

Qui n'a jamais eu un soucis de ligne de code ou d'url trop longue et dépassant de son petit cadre ? Ça arrive quand une chaîne de caractères est trop longue sans contenir d'espaces. Avec ceci, c'est fini ! word-wrap permet justement de forcer la coupure des chaînes trop longues (exemple ici).
word-wrap: break-word;

Empty-cells

Vous avez un tableau HTML. Certaines cellules sont vides, et vous voulez les masquer. Rien de plus simple, appliquez sur votre tableau :
empty-cells: hide;

Démonstration sur le calendrier sur le cote de la page (dont le code PHP est disponible ici, à tout hasard).

Counter

Couplée à la pseudo classe « :before » et à « content », count permet de compter en CSS. Exemple , où les titres sont numérotés en CSS et dynamiquement (c'est à dire que supprimer un paragraphe au milieu ne brisera pas la suite des titres : virer le §2 ne vous fera pas passer du §1 au §3, mais renommera le §3 en §2).
h1:before {
counter-increment: count0;
content: counter(count0,upper-roman)" - ";
}

Il est possible d'utiliser plusieurs compteurs, de les coupler et de choisir leurs type : chiffres romains, chiffres arabes, lettres grecs, latins, arméniens, minuscules/majuscules…
Dans mes tutoriels (exemple), les sommaires et les titres sont numérotés avec ça. Mon code CSS dédié à ça est

(Note : je n'ai pas encore trouvé comment récupérer les valeurs des compteurs en JS. Je pense que c'est impossible, ou alors que personne n'a été assez tordu pour vouloir le faire : je ne trouve rien à ce sujet.)

Du CSS ciblé suivant la taille de l'écran

Sans PHP, ni JavaScript.
Les CSS permettent d'indiquer si un effet doit être appliqué lors de l'affichage, de l'impression, de la projection sur un écran de TV, etc. Ce qu'on sait moins (du moins je pense car la doc est limitée parmi les blogs) c'est qu'on peut cibler aussi sur la taille de l'écran. C'est facile à coder :

@media only screen and (min-device-width: 480px) {
// CSS a ne pas appliquer aux petits écrans
}
@media only screen and (max-device-width: 480px) {
// CSS a appliquer sur les petits écrans (inférieur à 480px de large) ici
}

// CSS normal, ou CSS commun à tous les écrans ici

Mon site s'affichant sur un smartphone voit apparaître un bouton « version mobile » du site. Il est toujours présent, mais juste masqué sur les grands écrans avec cette solution. (Ensuite, c'est un cookie qui gère l'utilisation du thème mobile ou pas.)

Vous voyez donc que le CSS ne se limite pas simplement au padding, margin et border, mais permet d'autres choses. Allez, ceci est cadeau, même si ce n'est pas moi qui ait fait le PDF.
Ah, et également un lien à propos des poids CSS : suivant qu'on cible une classe d'un élément, un ID ou un ID dans un ID, le CSS correspondant sera plus ou moins prioritaire. Je pense que ça résoudra pas mal de casses têtes, j'étais pas au courant de tout ça.

image de Photo-Fenix.com

Euro-dépité

Vendredi 28 octobre 2011

fric

Voici un reportage sur Youtube à propos des Euro-députés et de l'argent public dont ils abusent franchement : https://www.youtube.com/watch?v=DsDd-uP7yl0 . Ça devrait être puni.

Le truc ? Certains arrivent tranquillement le matin à 7h, badgent pour signer leurs présence au boulot et repartent tout aussi tranquillement. Vous avez bien lu.
Pourquoi ? Parce qu'ils sont payés au jour : plus de 200 € par jour.

Comme c'est expliqué dans la vidéo, un euro-député qui se débrouille bien peut gagner plus d'argent que la Chancelière Allemande (la vidéo est en Allemand, d'où cette comparaison). Le tout avec l'argent public.
C'est franchement dégueulasse.

La plupart esquivent la caméra quand on leurs posent des questions évidement. Et à la fin, la liberté de la presse en prend un coup quand on leurs demande ordonne de quitter les locaux.

On comprend mieux maintenant pourquoi TF1 a une époque avait diffusé des images de l'Assemblé Nationale pleine à craquer alors qu'en fait seuls 11 députés sur 577 étaient présent pour voter la loi HADOPI. Ça avait fait un scandale pas possible. Maintenant on sait ce que faisaient les autres : payés avec l'argent du contribuable à faire autre chose.

Vous avez dit la « crise » ou « élus du peuple » ? Quelle crise ? Quel peuple ?

image de European Parliament

Hadopi pourrait surveiller les réseaux sociaux…

Mercredi 26 octobre 2011

bigbrother-is-watching-you

Telle serait en effet la demande que certains députés UMP voudraient voir passer devant l'Assemblée.

Pour quelle raison vouloir surveiller les réseaux ? Pour protéger les enfants, bien-sûr.

En effet, les réseaux sociaux sont devenus de véritables outils d'intégration sociale, […] largement accessibles à tous. Ils sont de véritables outils pour la liberté d'expression.
Ça doit en effet être insoutenable, toute cette liberté. Vite, supprimons ça !
La Libye l'a fait grâce à la France, on a déjà tout ce qu'il faut, alors on attend quoi ?

Malheureusement, ils sont également détournés en outils de propagandes pour certains groupuscules (1) et, malgré la possibilité de signaler les pages aux réseaux, ces pages continuent à exister et à être lues par des jeunes facilement manipulables (2). On constate le peu de prévention faite quant aux dangers de ces réseaux (3) sociaux, qui détruisent la vie de certaines personnes (4), qui peuvent inciter à la violence, et à certains « conflits » qui se finissent parfois dans la rue (5).

Ah, le gros « MAIS » de la lettre. Toujours marrant : car il n'est pas justifié, et ne contient que du vent :
(1) : Lesquels groupuscules ?
(2) : Ne dites pas que ça vous arrange pas, que les « djeuns » soient manipulables, hein, surtout en période de campagne électoral…
(3) : « Dangers… » J'ai peur.
Il faut éduquer les gens à Internet, à la liberté d'expression et à la sécurité informatique. Et ça c'est le rôle de l'école, de l'état et des FAI. Mais que voulez vous, Gouvernement, quand on détruit complètement le système scolaire (40 élèves classes, vous pensez), que l'État ne sert plus à rien (tout est privatisé) et que les FAI sont bien arrangés de l'ignorance des utilisateurs, pas étonnant que c'est le bordel.
(4) : Oh, parce que les harcèlement et règlements de comptes sont apparus avec les réseaux sociaux peut-être ? Mais oui, bien-sûr, suis-je con.
(5) : voir (4).

De plus, il est constaté que la police reçoit de plus en plus de plaintes en rapports avec ces réseaux sociaux. De nombreux délits sont commis chaque jour par des jeunes, inconscients de ce qu'ils font.
Moi je dis « normal ». D'une, parce que la police est là pour ça, de deux parce que de plus en plus de personnes vont sur les réseaux sociaux.
Et tiens, je paris qu'entre l'année 1850 et l'année 2000, la police a reçu de plus en plus de plaintes en rapport avec des accidents de la route. Woaaaah, terrifiant non ?

Les jeunes, les jeunes inconscients… C'est fou comme ils sont méchants les jeunes. Si j'en vois un, je vous en informerais immédiatement, bien éduké kom il fo ke je sui, lol.
Non mais sans blagues… Tiens, et l'école là dedans, ils n'est pas censé faire de sorte que les jeunes ne soient plus inconscients, justement ?

Merde à la fin.

Et je pense pas que 2012 et les élections vont changer tout ça : le niveau de surveillance, flicage, fichage et autres trucs anti-libertaires est à un niveau si haut que même en le diminuant d'un bon cran, ça restera encore beaucoup trop haut. Et faut pas se faire d'illusions non plus : les autres partis politiques doivent être bien content du travail de $arkozy de ce coté : eux n'auront plus à se salir les mains pour le faire.

La soit disant crise qu'ils ont tous contribué à créer, tout le monde en parle, tout le monde a ses solutions miracles, mais quid de l'éducation, le super-pouvoir d'achat ou les libertés ? Personne n'en parle. Ce sont pourtant les problèmes qui touchent le peuple, donc bien les plus importants.

Ah, mais suis-je con (bis) : le peuple ils n'en ont rien à foutre…

image de Laverrue

Je ne vais pas m’éther sur le sujet

Mardi 25 octobre 2011

earth

On m'a dit un jour que la science physique était l'art de prouver des principes un jour et de démontrer le contraire le lendemain.

J'ai récemment acquis un bouquin vieux de plus d'un siècle intitulé « Éléments de Physique et de Chimie à l'usage des Candidats aux Écoles Nationales d'Arts-et-Métiers » (édition de 1908).

Le livre de 700 pages trace l'ensemble du programme de physique et de chimie que les candidats à ce qui deviendra, je crois, par la suite l'ENSAM devaient maitriser. On y trouve presque tout, et quasiment en partant de zéro. C'est magnifique à lire et d'un style qui rendrait toutes les notions de physique et de chimie accessibles à presque n'importe qui.

Bref, si j'en parle ici, c'est à propos des changements qui se font dans les sciences : les principes sont vraies un jour, puis on en trouve un autre qui est mieux, et ainsi de suite. L'un deux concerne l'éther, et voici ce qu'on peut livre dans le bouquin de l'époque :

Hypothèse de l'éther. — On admet actuellement qu'il existe un fluide impondérable répandu à travers tous les corps solides, liquides, gazeux, ainsi qu'à travers le vide : c'est l'éther. Ce fluide existe de manière continue dans l'espace, et il possède une élasticité très grande, en vertu de laquelle il transmet les vibrations des corps lumineux, calorifiques, électriques. […] Ainsi, on dit aujourd'hui que la lumière d'un corps se transmet […] grâce à un mouvement vibratoire […] du corps lumineux ; et comme il faut un milieu ne se déformant pas sous l'effet de ces vibrations, c'est à dire un milieu élastique, ce milieu ne peut être l'air, puisque, si nous considérons la lumière solaire, celle-ci a dû traverser les espaces où règne le vide avant de se propager à travers l'atmosphère. Cette nécessité d'un milieu élastique servant à la propagation de la lumière […] a fait songer à l'éther.

L'éther a en effet été « imaginée » comme un support des ondes électromagnétiques (dont fait partie la lumière). Sur terre, le son (onde acoustique) et les vagues sur l'eau (une onde également) ont besoin d'un support : sans air, pas de son et sans eau, pas de vagues. À l'époque on imaginait donc que les ondes électromagnétiques — découvertes seulement récemment (pour l'époque) — avaient également besoin d'un support : l'éther.
Un peu plus loin, on peut lire ceci :

Cette hypothèse de l'éther est universellement admise aujourd'hui par cette raison indiscutable qu'elle a mis sur la voie de certaines découvertes intéressantes qui ont montré que les phénomènes électriques se transmettent comme les phénomènes lumineux par un mouvement vibratoire de l'éther.

Ce que je trouve marrant là dedans, c'est qu'aujourd'hui, cette « hypothèse indiscutable » est totalement abandonnée. Des expériences (par exemple celle de Michelson) qui voulaient prouver sa présence ou ses caractéristiques ont échouées, et Einstein a donc dit que puisqu'il n'y avait aucune preuve de son existence, c'est qu'il n'existait tout simplement pas, même si l'idée de l'éther était « universellement admise ».
On sait maintenant que les ondes électriques et magnétiques sont couplées et se transmettent sous la forme d'une onde électromagnétique : il s'agit d'une propagation où les deux ondes s'entretiennent mutuellement, sans aucun support.

Bref, récemment la théorie de la relativité aurait pu tomber, et/ou ne plus suffire à son tour, donc ça montre bien que ce qui est vrai un jour, peut ne pas être vrai le lendemain… Et comme disait Einstein (merci Céline pour m'avoir donné cette citation, corrigée au passage) : « cent mille expériences ne prouveront pas que j'ai raison, une seule prouvera que j'ai tort. ». Je crois qu'elle s'applique à toutes les sciences, qu'on le veuille ou non…

image de Alles-Schlumpf

Chantez une chanson, allez en prison pour 5 ans

Lundi 24 octobre 2011

singer

Les USA ont proposé une loi qui jetterait 5 ans en prison celui qui se filme en train de chanter une chanson connue et poste la vidéo sur Youtube.

Les américains lancent une campagne pour éviter que la proposition de loi ne soit acceptée (avec comme argument que Justin Bieber serait en prison actuellement, si la loi avait été adoptée avant).
Ben on les comprend (qu'ils veulent protester, ensuite pour Bieber, c'est une autre histoire).

C'est fou tout de même, j'en suis sur le cul : rien que considérer que chanter une chanson est de la violation de droit d'auteur, je trouve ça scan-da-leux.

Si tout ce bordel des Majors n'est pas tuer la culture, je ne sais plus ce que c'est.

(lien via Standblog)

image de kk+

1 et 1 font 3

Vendredi 21 octobre 2011



numbers
Je vous rassure, on va pas voir comment montrer que 1+1=3, mais plutôt pourquoi « b + a – b ≠ a ».
En fait, on va demander à l'ordinateur si b + a – b est égal à a, au moyen d'un petit programme. Ça permettra de mettre en évidence quelques faits à propos de la représentation des nombres dans un ordinateur.

On verra aussi que pour un ordinateur 0,9+0,8 est différent de 1,7.

b + a – b est différent de a



Voici le petit code source en C :

#include <stdio.h>
#include <math.h>

int main(void) {
    float a = pow(2,-10);
    float b = pow(2,59);

    if (a == b+a-b) printf("a et (b+a–b) sont égaux.");
    else printf("a et (b+a–b) ne sont pas égaux.");

    return 0;
}


Ce que fait ce programme :
- à une variable A je donne la valeur 2^(-10)
- à une variable B je donne la valeur 2^(59)
- je demande de comparer A et B+A–B, et d'afficher s'ils sont égaux si c'est le cas.

Mathématique, b+a-b = a, donc on s'attend à ce que le programme renvoie « a et (b+a-b) sont égaux ». Voyons si c'est le cas à l'exécution :
a et (b+a–b) ne sont pas égaux.


Alors que se passe t-il ?
Il faut savoir que l'ordinateur stocke les nombres dans un format précis. Ce format est un peu comme l'écriture scientifique en mathématiques : au lieu de mettre 42, on écrira +4,2 × 10^1. Pour l'ordinateur, cette écriture est appelée « virgule flottante ». Chaque élément du format d'écriture utilise un certain nombre de chiffres significatif : pour un nombre écrit sur 32 bit, il y a 1 bit pour le signe, 24 chiffres significatifs (24 bit) pour le nombre et 7 chiffres significatifs (7 bit) pour l'exposant (je ne le dit pas ici car il n'y en a pas besoin mais l'exposant et le nombre – aussi nommé « mantisse » – sont stockés en binaire dans la mémoire).

Autre chose : pour faire B+A–B, l'ordinateur utilise des priorités opératoires suivant l'ordre d'écriture, donc il fera ((B+A)–B). Voilà.

Ce qui se passe ici et qui est à l'origine de ce qui est a priori une erreur, c'est que l'addition de nombres d'ordre de grandeurs différents contribue à l'augmentation du nombre de chiffres significatifs.
Exemple : 4,0×10^5 + 1,0×10^0 = 4,000010×10^5. (on passe de deux nombres à deux chiffres significatifs à un nombre avec 7 chiffres significatifs).

Là où ça pose problème pour l'ordinateur, c'est quand le nombre de chiffres significatifs du calcul dépasse la valeur maximale autorisée : 24 en l'occurrence. L'ordinateur effectue une troncature et une erreur est faite lors du calcul (B+A) : Pour lui, A est tellement faible dans B+A, que ça ne tient plus dans la mémoire et il ne reste que B avec des zéros après. Donc B+A = B. Quand il continue son calcul, il retranche B, et ça fait 0.
Enfin, lors de la comparaison, il voit A et 0, qui sont différents d'où le message « A est différent de B+A–B ».

Pour contrer ce problème, il faut utiliser des formats de stockages adaptés. Au lieu d'utiliser les nombres à virgule flottant (float) sur 32 bits, on peut utiliser des nombres sur 64 ou 80 bits.

1.7 est différent de 0,9 + 0,8


Ce phénomène est repris d'un exemple de Sebsauvage, qui l'explique en Anglais.

Considérons le programme ici :
#include <stdio.h>

int main(void) {
    double a = 1.7;
    double b = 0.9+0.8;

    printf("a = %.1f", a);
    printf("b = %.1f", b);

    if (a == b) printf("a et b sont égaux.");
    else printf("a et b ne sont pas égaux.");

    return 0;
}

Ce qu'il fait :
- une variable A reçoit 1,7
- une variable B reçoit 0,9+0,8
- il affiche A puis B
- il nous affiche si A et B sont égaux ou non.

Là encore, mathématiquement, on devrait voir « a et b sont égaux ». Vérifions :
a = 1.7 
b = 1.7 
a et b ne sont pas égaux


Alors, où est l'arnaque ?

Vous ne le savez peut-être pas, mais 0,9 est une valeur exacte en base dix, mais pas en base deux ! Tout comme 12,5 est une valeur exacte dans l'ensemble ⅅ des nombres décimaux, mais pas dans l'ensemble ℕ des entiers naturels. Dans ℕ, 12,5 s'approche par 12.
Dans ℕ, il n'existe pas de valeur exacte de 12,5 (on peut toujours écrire 12 + 1/2, avec des chiffres appartenant à ℕ, mais on reste tout de même dans ⅅ).

De la même façon, en binaire, certains nombres (dont 0,9) n'ont pas de valeur exacte mais seulement une valeurs approchée. Du coup, lorsque l'on compare 1,7 et 0,9+0,8, à force d'erreurs d'arrondis, l'ordinateur ne voit pas la même valeur. Cette erreur est extrêmement faible (elle apparait peut-être à la 15ème ou 20ème digit binaire) mais elle suffit à tromper l'ordinateur, qui ne compare toujours que des nombres binaires.

Conclusion


J'ai trouvé assez amusant de constater ces « anomalies » de l'informatique. Je veux dire… On utilise tous les jours des nombres à virgule sur une calculatrice, pourtant la calculatrice est incapable de faire des calculs exacts avec ces nombres.

C'est tout comme le hasard… Facile à imaginer, mais impossible à générer pour un ordinateur seul.

image de lrargerich



Placer ses créations dans le domaine public : est-ce vraiment impossible en France ?

Mercredi 19 octobre 2011

question

Dans un récent billet où j'indiquais que je plaçait mes articles de blog dans le domaine public, un lecteur, TD, me signale qu'en France il n'est pas possible pour un auteur de placer lui même ses créations dans le domaine public.

Après quelques recherches, je constate que plusieurs sources (dont quelques discussions sur Wikipédia) parlent de cela en ayant pour argument un article du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) :
L'auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible.

Plutôt que de critiquer (une nouvelle fois) le modèle du droit d'auteur qui « oblige presque » les auteurs à réclamer des royalties dessus, je me suis penché plus profondément sur la question des œuvres dans le domaine public et le droit Français.

En fait, si on raisonne sur ce bout de loi ci dessus, on peut comprendre que si on fabrique une œuvre, alors on en reste l'auteur pour l'éternité. Or, soixante-dix ans après ma mort, toutes mes œuvres seront automatiquement dans le domaine public.
Si on en croit les arguments dont je fais référence plus haut, ça voudrait dire que 70 ans post-mortem (durée après laquelle les œuvres rejoignent le domaine public) c'est « perpétuel » (droit d'auteur). Il y a donc un soucis.

Je crois donc qu'il y a confusion : le domaine public, ce n'est pas renier sa paternité sur une œuvre.

Même si je meurt, je resterais quand même l'auteur de mes œuvres. Que ce soit 10 ans avant, 70 ans après ou 1000 ans après. Exemple : cela fait presque cinq siècles que Léonard de Vinci est mort. Pourtant, on lui attribue toujours la paternité de Mona Lisa et d'autres choses.

Ce que je tente de m'expliquer ici, c'est que l'argument comme quoi le droit de respect de la qualité d'auteur ne tient pas la route – et n'a pas sa place – pour montrer qu'il est interdit de placer une œuvre dans le domaine public. Or, c'est le seul argument que je trouve.
Si cet argument est faux, comme je me le conçoit, il n'est donc pas interdit de placer son œuvre dans le domaine public.

Par ailleurs, j'ai également lu le commentaire de Mamba sur un autre billet à propos de tout ça. Si je comprend bien (y a des chances que non) et vu que je n'ai signé aucun contrat avec qui que ce soit concernant mes « œuvres » (mon site web), et que je suis l'unique auteur de tout ce qui se trouve sur ce site (sauf mentions contraires), le seul ayant droit dans ce cas c'est moi.
C'est là qu'intervient un autre article du CPI :

L'auteur a seul le droit de divulguer son œuvre. […] Il détermine le procédé de divulgation et fixe les conditions de celle-ci.

Donc, je peux choisir comment mon œuvre est diffusé : dans un livre payant, sur un blog et gratuitement, dans un journal, etc. C'est à l'auteur de choisir ça. Concernant les droits voisins, je ne vois pas ce que ça vient faire là : je ne vois pas qui peut légitimement réclamer des royalties sur ce que je crée.
Je le dit donc : je veux que mon œuvre soit divulguée selon la licence Creative Common Zero, en vertu de l'article 121-2 du CPI. En somme, que tout le monde puisse utiliser librement le contenu du blog, sans être redevable à qui que soit, avec comme seule condition de ne pas se présenter comme étant l'auteur.

Voilà, c'est tout.

Et maintenant, je vous repose la question : au niveau de la loi, qu'est-ce qui m'empêche de placer mon œuvre dans le domaine public ? Sachant que de toutes manières, quelque soient les conditions que je fixe, j'en conserve la paternité, et puisque j'ai le droit de choisir les procédés de divulgation ?

image de Oberazzi

Oneiric : Linux pour mon chat

Samedi 15 octobre 2011

ocelot

Je viens d'installer Ubuntu Oneiric (le multiboot c'est quand même top), pour voir un peu car Unity dans Natty ne m'avait pas convaincu du tout. Je voulais voir comment le projet avait avancé.

J'ai d'une part été bluffé : Unity est largement plus peaufiné qu'avant, y compris l'écran d'accueil. C'est classe et très user-friendly (juste la barre des menus (fichier, édition, etc.) dans la barre de bureau, comme sous OS-X, je ne m'y ferais pas).
Franchement, je dis chapeau à l'équipe qui bosse dessus. On voit qu'ils ont travaillé et semblent avoir écouté les utilisateurs.

Ubuntu n'est plus « Linux pour les êtres humains », mais carrément « Linux pour tout le monde, y compris mon chat ». Tout est ultra-simple, et ça fonctionne.

Peut-être même trop simple.
Ok, j'ai horreur des programmes bourrés d'options à cocher (c'est pour ça que j'ai du mal avec KDE) mais j'aime bien aussi pouvoir modifier certaines choses (faire un système adapté à ce que je vaux faire, pas l'inverse).
Or sous Unity, ce n'est pas possible : la barre sur le coté par exemple. Si je veux le réduire, je fais comment ? J'ai pas trouvé. Je suspect que c'est impossible. Changer la police de l'interface ? Idem.

Unity est tel que Canonical l'a crée, point barre. Il n'y a même plus rien dans le « panneau de contrôle ».

Ok, c'est sûrement paramétrable dans des fichiers textes documentés, mais vu qu'il faudra chercher, rédiger des tutos, etc. pour ça, les gens vont laisser tomber et tout le monde aura un système identique et impersonnel.
Ça va créer une sorte de « culture Ubuntu », comme le fait Apple et sa « culture de la marque ». C'est pas vraiment tiptop à mes yeux, mais qu'importe.

C'est parfait pour les utilisateurs novices en Informatique (les parents, les personnes âgées qui découvrent, etc.) car on leurs installe ça et y a même pas besoin d'expliquer tellement c'est intuitif.
Pour ces personnes n'ont pas à se poser de questions : Ubuntu marche et est utilisable, que demandent-t-ils de plus ?

Mais Ubuntu n'est plus l'ouverture au monde Linux que j'ai connu : maintenant c'est un système à part destiné à entrer dans le « Ubuntu-World » avec Ubuntu-One, Ubuntu Sofware Center, Ubuntu Music Store… Ces services ne sont d'ailleurs même plus désactivables au démarrage.

Si tout ce système n'est clairement pas fait pour moi (je veux au contraire comprendre ce que je fais, en plus de le faire) je tenais quand même à dire un grand bravo. Ubuntu est très loin d'une Debian avec un thème Human qu'il était à ses débuts.

image de Oneiric Ocelot 11.10

Le DUT mesures physiques

Samedi 15 octobre 2011

blackboard

Je n'ai pas parlé de mon parcourt étudiant, et pas non plus du DUT Mesures Physiques (DUT MP). Il me semble important de publier un petit billet pour en parler, histoire de vous donner une petite idée de ce qu'est le DUT, et éventuellement orienter ceux parmi vous qui seraient tentés de choisir l'IUT dans le futur.
Il se trouve que j'ai fait un peu tous les parcours : je suis passé par la classe prépa, puis par l'IUT (avec succès cette fois, et en deux ans) et maintenant je suis en licence de physique. Je suis en licence que depuis juste quelques semaines, donc je ne pourrais pas vous en parler beaucoup, mais je peux tout de même comparer les 3 voies sus-cités.

Ceci n'est pas un article pour vous pousser à aller en DUT MP (faut choisir la voie qui vous intéresse, pas vos profs, ni vos parents, et ni moi) mais un billet expliquant dans les grandes lignes pour qui est le DUT MP et ce qu'on y fait.

Le programme
La prépa physique-chimie s'adresse clairement à la tête de classe. C'est un programme lourd qui teste d'avantage notre capacité à mémoriser les cours comme un malade que notre capacité à raisonner face à un problème concret. S'il est possible de réussir en CPGE, il faut beaucoup de boulot, d'organisation et de volonté (et de ténacité). Outre le fait que j'ai rapidement été débordé, le système "j'apprends, je récité" n'était pas mon truc, et au bout d'un an j'ai arrêté.

Le DUT MP c'est différent : le diplôme forme des techniciens (non des ingénieurs) qui manipulent les appareils et qui savent ce qu'ils font (il y a suffisamment de théorie pour comprendre la pratique (ou l'inverse à vous de voir, pour moi c'est dans ce sens).
L'enseignement en DUT MP est très pluridisciplinaire, ce qui est à mon avis sa plus grande force : les matières sont : électricité, l'électronique, l'électromagnétisme, la mécanique du solide et du point, l'optique, le traitement du signal, l'optique, l'optronique, l'acoustique, la mécanique vibratoire, la thermodynamique, la chimie, la chimie organique, la RMN, la cristallographie, les semi-conducteurs, un peu de math, de l'anglais, l'informatique (programmation, micro-contrôleurs), le dessin industriel, la métrologie et la communication. On fait aussi des projets tuteurés avec un rapport à présenter et – surtout – un stage en entreprise (là aussi un rapport à rendre et à présenter).

En fait, avec le DUT MP on peut poursuivre dans presque tous les secteurs de la physique, suivant ce que l'on veut faire (plus de 95% des étudiants poursuivent leurs études quand même). Même si ce qui plait aux entreprises, c'est le fait qu'on ait effectué un stage en entreprise.

Vu que le DUT forme des techniciens, on ne passe pas seulement notre temps en cours ou à faire des exos, mais au moins 50% du temps sont des travaux pratiques (avec comptes rendus à rendre). Que ce soient des TP de thermodynamique, l'acoustique, l'électromagnétique ou d'optique, on voit et on apprend à manipuler toute sortes d'appareils ou des processus. L'avantage par rapport au BTS, par exemple, c'est qu'on voit également toute la théorie qui va derrière.

Les épreuves sont réparties entre examens de cours, de TD et de TP. Il est donc possible de se rattraper si on ne s'est pas levé du bon pied un jour de partiel, mais faut pas abuser non plus…

Quand je vois le programme qu'on à en licence se physique, je dirais qu'on voit globalement les mêmes choses, mais sous un angle et un objectif différent : le DUT c'est pour manipuler et à voir des applications pratique de toute la théorie. On ne manipule pas pour manipuler ni simplement pour "voir" ce qui se passe, mais pour voir comment on fait, comment ça marche et quelles applications il y a derrière ce qu'on fait.

Oh, et le niveau des cours n'est absolument pas « basique » ni « low-level » comme on l'entend parfois. Je pense que ce qu'on apprend en DUT est d'un niveau tout à fait correcte, même bon. C'est juste le but du DUT qui diffère de la fac ou de la prépa, et donc les enseignements dans leurs ensembles ne sont pas les mêmes.

L'encadrement
Jusqu'à maintenant, en Licence les cours se font en amphi, les TD dans les salles normales, etc. mais personne ne fait l'appel pour savoir qui vient ou qui sèche, et si un étudiant arrive trois quart-d'heure après le début du cours, ça ne choque personne (sauf moi, ça ne serait pas du tout toléré en DUT). En gros, si on ne vient pas en cours c'est pas du tout leurs problème.
À la limite, quelqu'un qui ne se présenterais qu'aux examens mais qui sait déjà tout pourrait très bien réussir.

À l'IUT, c'est pas du tout ça : l'appel est fait et les retards ou absences non justifiées sont pénalisées (avec possibilité d'invalidation du diplôme). Les cours sont obligatoires et les TD (et les TP) également.
Je sais pas trop quoi ajouter sur « la vie à l'IUT », ce détail par rapport à la fac est vraiment le plus important.

Pour qui ?
Je ne sais pas trop quoi répondre à cette question.
Une chose est sûre cependant, si vous ne voulez pas être encadrés ou si vous comptez na pas venir en cours, alors le DUT n'est pas fait pour vous.
L'IUT c'est pour les gens un minimum sérieux et motivé. Les deux années sont encadrés : régulièrement il y a des "speech" des profs : soit pour faire le point, soit pour mettre au point ; il y a des rendez-vous individuels entre les étudiants en difficultés ou simplement pour discuter des poursuite d'études. Bref, on n'est pas lâché dans la nature (comme en fac, où c'est déjà le bordel pour les emplois du temps, même après seulement 15 jours après la rentrée…).

Sur le contenu, je pense qu'il faut aimer le coté multi-disciplinaire et les TP (avec environ 12h de TP par semaine).

Il n'y a pas non plus besoin de venir d'un Bac S option sciences physique-chimie : beaucoup d'étudiants de ma promo étaient arrivés d'un bac STI, où même d'ailleurs. La seule chose qui manquaient était à mon avis les maths, mais ce qu'on voit en DUT ne sont que les bases servant aux autres matières, et le programme de math tient compte de tout cela. On ne fait pas des math pour le plaisir des math, mais on voit les bases servant à la physique (matrices, développements limités, intégrales, dérivées…).

Je pense que n'importe qui ayant été accepté à l'IUT pour un DUT MP peut réussir, que ce soit au niveau du parcours scolaire (bac S, bac STI…) ou sur le plan des notes. Plus ou moins facilement, certes, mais c'est possible. Il n'y a pas de capacités particulières à avoir, juste de la rigueur et un minimum de sérieux, et évidement être intéressé et fournir du travail.

Donc voilà. J'oublie sûrement des trucs, mais je les rajouterais dans les commentaires au besoin.

image de kharied

printf("Bye, World");

Jeudi 13 octobre 2011

dennis-ritchie

Si tout le monde parle encore de la mort de Steve Jobs, personne n'a en revanche parlé de la mort d'un autre personnage aussi, si ne n'est plus, historique de l'informatique : Dennis Ritchie.

Il est décédé le 8 Octobre 2011 dans l'indifférence générale.

Qui il est ?
Il est l'inventeur du langage C et un important contributeur à l'OS UNIX.

Ce langage de programmation a permit de coder Windows, Linux ainsi que Mac OS (rien que ça), et tellement d'autres choses. Je ne sais pas s'il y a un langage plus important qu'un autre, mais s'il y en avait un ce serait selon moi bien le C (le C++, PHP, Javascript… se sont en fait inspiré du C).

Il est assez ironique que j'ai appris sa mort seulement aujourd'hui, en sortant justement d'un TP de programmation en langage C.

R.I.P. le hacker.

image de Hyoga

Et on recommence…

Mercredi 12 octobre 2011

stress

J'ai pas de temps ces temps-ci, un truc de dingue… Mais trop à dire quand même :-/

Hop, Apple recommence à envoyer des données à la maison mère la nuit…

Et merde, le DPI (espionnage du réseau) revient dans les débats. Fait chier quoi. Ils veulent tout contrôler et censurer comme ils veulent. Oui, c'est comme dans les régimes peu-libres (Iran, Chine…).
J'ai quelques autoblogs hébergés ici. Je vais redoubler d'efforts pour mettre tous le monde sur mon serveur. Si tout le monde fait ça, on arrivera à faire un sorte de freenet-like non-censurable.

Orange veut vous vendre le droit de lire. Lire. Non mais ils sont pas bien ou quoi ?
Vendre un papier avec de l'art dessus, ok : le papier et la distribution ça coûte. Mais lire, non. C'est ça le monde selon une ex-ministre de la culture? Où la culture elle même – pas seulement les supports – sont payants ? Bravo Christine Albanel. Ceci est bien bas de ta part. Bon, est plus à une boulette près
Au passage, merci à tous les blogueurs / webmasters qui mettent leurs site en accès gratuit et sous licence libre ou semi-libre (comme les creatives commons).
Chier. Déjà qu'ils se font du pognon sur les œuvres libres et d'auteurs inconnues.

Merci Korben pour le billet sur « comment déclarer ses revenus adsence ». C'est plus dans le principe (je ne suis plus chez Google Adsense). Je pourrais faire un nouveau morceau de cette page sur les blogs et la loi.
À ce propos, pour le moment il n'y aura plus de publicité sur ce site. En tout cas pas des iframe et autres conneries externes avec 2Mo de scripts par page.
Mes pages n'ont jamais été aussi rapides depuis que j'ai viré la pub.

Au Royaume Uni, la neutralité du net en prend un coup : tout le porno est bloqué dans le pays. Les prochains sites seront quoi ? Les blogs de gens pas content ?
EDIT : MAJ, seule une option de blocage est obligatoirement proposée à l'abonné.

Oh, ceci existe déjà chez les hommes. Ça s'appelle les médias (JT, etc.).

Demain sort normalement Ubuntu 11.10. Vivement que je teste cela, et/ou que Linux Mint 13 sorte : j'en peux plus de ce freeze intempestif et aléatoire. J'en ai discuté avec Airis France (le vendeur où j'ai pris mon ordi) et sur les forums d'Ubuntu…
Rien ne semble y faire : système 32/64 bit, l'alimentation non plus (j'ai déjà eu des freeze sur batteries). Ni le noyau Linux (le kernel-3.0 ne résout rien). Les barrettes RAM semblent clean aussi (memtest). :-(.

Je travail également activement sur Blogotext. La prochaine version devrait casser bon nombre de choses (le formatage Wiki par exemple). Je stoppe le support pour PHP-4 aussi. Et pour les commentaires, le blog vous demandera s'il peut enregistrer les cookies sur votre ordinateur. Sans oublier la prévisualisation des commentaires. C'est pour bientôt :).

Entre temps, je vous préviens que ce blog risque peut-être d'être un peu plus déserté que d'habitude…

D'autres liens en vrac ici et .

image de Juliana Coutinho

Une histoire d'unité…

Jeudi 06 octobre 2011

Un autre article scientifique, sur les unités :)

Vous ne vous êtes jamais demandés pour un mètre faisait telle longueur et non une autre ? Ou pourquoi une seconde dure une seconde et pas plus ? Voici donc les définitions des étalons de mesures.
Tout d'abord, sachez que la plupart des unités sont définies à partir de constantes physiques et non d'étalons matériels. Cela permet d'une part de pouvoir retrouver l'unité en cas de perte de l'étalon, mais aussi d'avoir toujours la même définition de l'unité.

Le mètre

L'unité de mesure des distances.
Le mètre est la distance parcourue par la lumière en 1/299'792'458 seconde.
Autrefois, on avait un étalon du mètre : un morceau de platine iridié, mais comme tout objet, il n'est pas éternel. Contrairement à une équation.

Remarquez aussi que pour pouvoir définir le mètre, il faut connaitre l'unité de la seconde.

La seconde

L'unité légale de mesure du temps.
Définition wikipédia : La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 133.

Pour faire simple : le césium (Cs), comme tous les éléments possède des électrons. Les électrons vibrent et tournent à des vitesses variables et ce, en fonction de leurs énergie. Lorsque un électron gagne de l'énergie, il passe d'un niveau à un autre : c'est ce que l'on nomme une transition. La transition entre les niveaux émet une onde électromagnétique

C'est la période de cette onde que l'on mesure et il se trouve que l'on définit la seconde comme la durée de 9 192 631 770 périodes, justement.

Kilogramme

C'est la seule unité qui est encore définie à partir d'un étalon matériel (un poids en platine iridié conservé par le Bureau International des Poids et Mesures (BIPM)). Cet étalon est la référence mondiale du kilo.
Il y'a plusieurs propositions pour passer d'un étalon à une définition, comme par exemple celle d'une nombre d'atomes de Carbone (mais c'est pas facile à compter). Personnellement je proposerais un volume d'eau (maintenant qu'on dispose du mètre) à une certaine température…

Kelvin

C'est l'unité de mesure des la température.
Attention, on ne dit pas "dégrée kelvin", mais "kelvin". Le degré Celcius est une unité relative, pas le kelvin.
Sa définition, est la fraction 1/273,16 de la température du point triple de l'eau.

Le point triple, est un point à laquelle un élément (l'eau) peut exister sous les 3 états (solide, liquide, gaz) en même temps. Pour l'eau, il s'agit d'un température de 273,16 K (0,1°C) et d'une pression de 611 Pa.

Ampère

Il permet de mesurer l'intensité d'un courant électrique.
Définition Wikipédia : Par définition, un ampère est l'intensité d'un courant constant qui, s'il est maintenu dans deux conducteurs linéaires et parallèles, de longueurs infinies, de sections négligeables, et distants d'un mètre dans le vide, produirait entre ces deux conducteurs, une force égale à 2×10-7 newton par mètre linéaire.

Traversé par un courant, un fil conducteur crée un champ électrique et un champ magnétique. Chaque fil reçoit le champ de l'autre et la force résultante est de 0,0000002 Newton quand le courant est de 1 A. (un Newton étant égale à 1 kg⋅m⋅s-2).

Mole

La 6ème des unités de base du système international est la mole. Elle définit la quantité de matière : 1 mol = 6,0221×1023 atomes.
Elle est définie à partir du carbone : il y a 1 mol d'atomes dans 12,00xx grammes de carbone.

Candela

Il y'a aussi la candela, qui définit l'intensité lumineuse, et qui complète le système des unités légales.
« La candela est l'intensité lumineuse, dans une direction donnée, d'une source qui émet un rayonnement monochromatique de fréquence 540 × 1012 hertz et dont l'intensité énergétique dans cette direction est 1/683 watt par stéradian. »

En gros, c'est une certaine puissance lumineuse (1/683 W) envoyée sous la forme d'un cône plus ou moins élargi (1 stéradian) et d'une lumière d'une certaine couleur (540×1012 Hz).

Autres unités…

Toutes les autres unités sont dites « dérivées ». Par exemple, le radian (unité légale de mesure des angles) est l'angle tel que dans un cercle, la distance de l'arc de cercle balayé est égal au rayon. On peut donc la retrouver à partir de l'unité des distances.
Autre exemple, le Volt : 1 V est la tension électrique dans un circuit traversé par un courant de 1 ampère qui dissipe une puissance de 1W.
La dimension de 1V = 1 kg⋅m2⋅A-1⋅s-3.

Et je vous parle pas de la mesure des longueurs en parsec (faut être vachement tordu pour trouver cette unité, mais assez génial également), ni du grade (qui a l'idée de couper un cercle en 200, wtf ??).

Oh, et histoire de troller un peu : la livre est (à l'origine) la masse de 7002 grains de blé, et le yard qui est la longueur entre le nez et le bout des doigts du roi Henry 1 d'Angleterre.

Le summum de l'inutile pour une page web

Jeudi 06 octobre 2011

Encore afficher un popup pour faire chier l'utilisateur avec des newsletter à la con, ça peut éventuellement servir, mais afficher une page vide avec juste un lien "accéder au site", c'est… C'est… Y a pas de mots sinon « inutile » :

lesoirbe

J'ai franchement du mal à voir le truc là…

Contre le brute-force

Samedi 01 octobre 2011


pirate

Le site du Petit Marocain a été piraté : tout a été effacé…

Selon Scout123, la version de Pluxml utilisé sur le site possédait une faille de sécurité. Couplée à une attaque brute-force sur la page d'admin (selon LPM) les articles ont été supprimés.

L'usage du brute-force : comment est-ce encore possible si facilement ?

Cette technique consiste simplement à tester toutes les combinaisons de mots de passe possibles. C'est comme si pour un cadenas à code vous testiez les combinaisons en partant de 000 pour aller à 999. Vous serez sûr tôt ou tard de trouver le mot de passe, mais il faut y passer du temps.
Évidement plus le mot de passe est long, plus il est dur à trouver : pour un caractère, il y a disons 50 possibilités (minuscules, majuscules, chiffres…), c'est trouvable même à la main. Pour 15 caractères il faudrait une durée 60 fois l'age de la Terre à raison de 1'000'000 de tentatives par secondes pour être sûr de trouver le mot de passe).

D'autre part, un mot de passe doit être stocké avec un salt, c'est à dire un code ajouté au mot de passe avant d'en calculer le hash. Par exemple, "pass" donnera un hash1, mais "hash(pass.salt)" donnera un hash2.
Ceci permet d'éviter l'usage des rainbow-tables : des tableaux de plusieurs centaines de giga-octets qui font la correspondance entre un hash et un mot de passe. Ici, les rainbow tables ne serviront à rien, vu que le hash2 ne correspond pas du tout à "pass", mais à "pass+salt", et vu que "salt" est choisis arbitrairement…

Autre chose : pour qu'un pirate arrive à se connecter, il lui faut le mot de passe. Mais il lui faut également la page de connexion : à quoi bon avoir une clé si le coffre est caché ?
C'est là que ce situe une autre faiblesse énorme dans presque tous les CMS que je connais : les pages de login sont toujours à la même place (wp-admin pour Wordpress par exemple). Il n'y a pas vraiment de possibilité de changer ça.
Je ne sais pas si c'est possible ailleurs (ça ne marche pas sous GSimple, ça march sous Pluxml à condition de modifier quelques fichier), mais je rappelle que si vous utilisez Blogotext, vous pouvez (et devriez) renommer le dossier Admin (une fois Blogotext configuré et installé) en ce que vous voulez : toto54, margherite ou kikou par exemple. Si vous choisissez quelque chose d'original, alors votre page de connexion sera aussi secrète que votre mot de passe.
Évidement, ça laisse entendre que vous ne placiez pas de lien vers le panel Admin sur votre page (Question sécurité, je trouve cette pratique du plus mauvais)…

Enfin, le brute force consiste à bombarder la page de connexion de requêtes : des centaines, voir des milliers de demandes par secondes. Limitons cela : une seule ligne de code PHP permet à n'importe quel script de limiter drastiquement le bruteforce : il suffit de faire un usleep(200000); à la connexion : la page ne sera exécutée qu'après 0,2 seconde. Autrement dit : il n'y aura qu'au maximum 5 requête par seconde. Le brute force devient impossible à faire depuis un ordinateur (il faudrait un botnet), tout en étant complètement transparent pour l'utilisateur : 0,2 secondes d'attente à la connexion, c'est rien. J'en avais déjà parlé en fait, mais c'est pas mal de se F5 la mémoire.

image de Pasuraku76