Le Hollandais Volant

Pas de fusion entre le CSA et la Hadopi

Aujourd’hui

pirates légo
Et c’est une bonne chose. On n’a pas besoin de la CSA là où il n’a aucune compétence ni autorité (Internet n’est pas une télé, c’est beaucoup plus que ça).

Je trouve aussi plus juste qu’ils s’attaquent aux sites pirates plutôt qu’aux utilisateurs. C’est comme ça qu’il faut agir.
Après tout, faut bien remonter à la source, même si ça coûte plus cher : si quelqu’un distribue gratuitement de la drogue dans la rue, les flics ne verbalisent pas les passants, mais bien celui qui distribue, non ? Bon alors.

Après, j’ignore comment ils vont s’y prendre, mais je préfère qu’ils taxent les revenus des sites de partage plutôt qu’ils fassent fermer tout ça.

Pourquoi ?
Tout simplement parce que Mega, ThePirateBay, PopCorn-Time et tous les autres sites de partage comme ça sont de très loin plus pratiques, plus rapides à utiliser que n’importe quelle offre légale.

L’offre légale est d’ailleurs lui-même merdique à cause à cause du cadre légal vieilli, totalement inadapté à Internet : la loi dit qu’un film ne peut être diffusé à la TV (et donc au plus grand nombre) qu’après 2 ou 3 ans d’attente après sa sortie. Vous pensez qu’on va attendre tout ce temps pour aller chercher ce film en ligne ? Bien-sûr que non : le film existe, tout ce qui nous retient de le voir c’est le fait qu’un ancêtre a décidé un jour qu’on devait attendre pour ça…

Je suis d’avis que tout le travail fait par les hackers et les programmeurs derrière Mega ou TPB, c’est un travail que les États devraient encourager. En plus, ça rapporte beaucoup d’argent : rares sont les sites de partage qui ont fermés par manque de moyens (à vrai dire je n’en connais aucun, par contre, je connais des gens devenus riches grâce à ça). D’ailleurs, contrairement à ce que disent les ayants-droits, pas mal de producteurs, d’acteurs et d’autres personnels sont contre cet acharnement contre les sites de partage, car c’est un combat qui coûte cher pour ne rien rapporter alors que s’allier avec ces sites pourrait rapporter sans rien coûter.

Le problème c’est juste que ceux qui font les lois ne voient pas tout ça. Là où on peut voir des créateurs de richesses (taxables en plus !), eux ne voient que des criminels. Il est là le soucis.

Et dire « oui mais ils sont hors la loi » ou « ils ne font que leur devoir » n’est pas une excuse : si quelque chose de hors la loi est quelque chose de bien, c’est que c’est la loi qui est mauvaise, c’est tout, et j’ai le souvenir que certaines personnes sont payées très chers pour s’occuper de ce genre de choses.

image de Joriel

Pourquoi Hollande ne s’abrite pas quand il pleut

Jeudi 18 septembre 2014

Une journaliste demande à François Hollande pourquoi il ne s’abrite pas quand il pleut, alors que ça fait plusieurs cérémonies qu’il choisit de passer sous la pluie sans parapluie.
Déjà, je pense qu’il y a des questions plus importantes qu’on aurait pu lui poser, mais bon passons, car ça reflète le journalisme « pipole » et le niveau de sérieux de la politique actuel…

J’aime bien sa réponse, même si je ne pense pas qu’il soit la personne qui puisse parler comme ça. Je n’en sais pas plus sur José Mujica, président de l’Uruguay, mais Hollande devrait prendre exemple lui :

Délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, "au bout d'un chemin de terre" en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucia Topolansky, à des fins commerciales, et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des "petits entrepreneurs", conservant pour lui-même l'équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme. Le patrimoine du couple présidentiel provient pour la majeure partie de madame (Mujica n'ayant comme seul bien qu'une Coccinelle de 23 ans) et est évalué en 2012 à 4,2 millions de pesos uruguayens (environ 170 000 euros).

Son engagement va encore beaucoup plus loin : lors de la vague de froid qu'a subi le pays en juin 2012, il a immédiatement inscrit la résidence présidentielle sur la liste des refuges pour les sans-abris.


(Source : Wikipédia)

Après seulement je pourrais écouter ce bonhomme donner des leçons de « respect ».

La France adopte la censure arbitraire du web Français

Jeudi 18 septembre 2014

Hop, maintenant les autorités pourront faire bloquer n’importe quel site web sans passer par la case « justice ».

Dit autrement : le gouvernement peut faire taire n’importe quel citoyen de façon arbitraire ; considérant que le web en 2014 constitue en réalité le médium qui permet à un individu de s’exprimer aussi largement que les média traditionnels le permettent aux politiciens.

Actuellement les sites web seront bloqués au niveau des DNS. C’est donc aussi efficace que bloquer un nuage avec une passoire : Sebsauvage liste d’ailleurs quelques méthodes assez simples pour contourner tout ça.
Mais dans le futur, ça sera par blocage par DPI, donc par espionnage généralisé des communications, par l’interdiction et la criminalisation des services VPN ou de TOR et des autres méthodes de chiffrement et d’anonymisation sur le net.

Et actuellement, malgré quelques députés lucides, le gouvernement est totalement paumé sur la question Internet, ou alors semblent s’en ficher complètement, ce qui les intéresse serait alors véritablement le flicage et la dictature 2.0 (parce que franchement, c’est pas possible d’être aussi paumé et de s’abstenir de consulter quelques experts sans y mettre de la volonté de vouloir censurer les citoyens et contrôler tous les média y compris Internet).

Hadopi s’attaque aux sites de streaming

Lundi 15 septembre 2014

le veritable visage de la hadopi
Dans une interview d’Éric Walter (secrétaire général de la Hadopi), ce dernier donne plus d’explications sur les méthodes qu’ils comptent employer pour ça. Je vous laisse lire tout ça sur Numérama.

Je reviendrais juste sur le dernier mot de l’interviewé :

Nous ne sommes plus aujourd’hui dans un monde où nous pouvons contraindre l’utilisateur à une suite de frustrations. Ce sont ces frustrations qui l’incitent à utiliser des services escrocs. L’action que nous allons essayer de commencer à besoin de l’aide des offres pour réussir. Ce seront toujours elles qui feront la différence.

En gros, la Hadopi reconnaît que l’offre légale est merdique à telle point que même les derniers utilisateurs ayant encore une once de volonté à rester dans l’offre légale finissent par s’enfuir pour aller sur les sites de téléchargement illégaux, bien plus rapides et simples à utiliser et au catalogue largement plus complet.

C’est marrant, car en ce qui concerne le streaming, l’actualité ne cesse de parler de… quoi donc déjà ? Ah oui : Netflix qui arrive en France. Et quoi d’autre déjà ? Ah oui : que Netflix se heurte aux dispositions légales française concernant le catalogue qui lui est permis d’offrir aux internautes : les plus grands succès de Netflix aux USA ou ailleurs seront tout à fait indisponibles en France (comme Game Of Thrones), et Netflix sera forcé à proposer les séries françaises aux internautes (Plus Belle La Vie, typiquement).

C’est bien Hadopi. Vous comprenez où est le problème (le matraquage des internautes et des blogueurs ne doit pas y être pour rien, si ?). On vous attend au tournant, parce que ça fait bien 5 ans que vous existez, l’offre légale n’a pas changée et à chaque fois vous (et les ayants-droits en général) avez condamné les solutions innovantes mises en place par les entrepreneurs qui réussissent et les internautes, tels que Netflix, Mega ou encore PopcornTime alors que vous auriez pu faire concurrence à ces acteurs là avec des plates-formes potables mais légales…
Vous auriez largement eu le temps en plus : Netflix existe depuis 17 ans, tout de même. Alors que vous n’avez même pas su prendre un stagiaire pour coder un site web de streaming potable, Google est passé de deux gus dans un garages à l’une des plus grandes entreprises du monde (juste à titre d’exemple, hein, et c’est pas le seul empire monté durant ce temps).

Pour finir, voici une autre citation (de Walane, à propose du piratage en Norvège, qui s’était effondrée grâce à une bonne offre légale) :

Le jour où l’on entendra « c’est plus facile pour moi de regarder un film légalement que de le pirater », le piratage s’effondrera.


image de Geoffrey Dorne

C’est un criminel : il joue aux jeux vidéos !

Vendredi 05 septembre 2014

Lu dans la presse les ragots nationaux : « un ado tue sa sœur et blesse son petit frère avec un couteau ». C’est un drame horrible, on est d’accord.

Comme d’hab, la presse s’est jetée sur la preuve irréfutable qui fait de n’importe qui un tueur sangunaire violent pédo-nazi pirate : le fait de jouer aux jeux-vidéos.
C’est sûr que jouer au jeux vidéos fait de vous un monstre. Bien plus que tout le reste : santé mentale, situation familiale ou scolaire, violence dans la société…

De toute façon c’est typique :

  • la père buvait t-il un café tous les matins ? Oui, mais ça n’a rien à voir.
  • ses copains à l’école mangeaient à la cantine plutôt que de rentrer à la maison ? Oui, mais ça n’a rien à voir.
  • la pelouse était tondue ? Oui, mais ça n’a rien à voir.
  • l’ado avait-il un smartphone ? Oui, mais ça n’a rien à voir.
  • l’ado joue-t-il sur son ordinateur ? OUI, OMFG ! ÇA DOIT VENIR DE LÀ ! VOILÀ UNE PREUVE QU’IL EST COUPABLE ! IL FAUT INTERDIRE ÇA ! C’EST LA FAUTE AUX JEUX VIDÉOS© !

Dans ce cas, je me rends : j’ai moi aussi un stock d’armes chez moi. Voyez vous même :

quelques jeux vidéos
Ça y est, je suis un terroriste…

Pour le PDG de SACD, ouvrir un blog c’est être un pirate

Lundi 01 septembre 2014

Pour Pascal Rogard (PDG de la SACD, un collectif d’ayants-droit), la neutralité du Net, c’est mal.
Pour lui, le problème c’est que : « chaque internaute peut devenir diffuseur et dès lors qu’il devient diffuseur, il porte atteinte naturellement aux droits de propriété intellectuelle ».

Et diffuser ses propres écrits, des fichiers personnels, des photos à soi et des documents en partage libre (licence CC), c’est de l’atteinte à ton copyreich, con@!#* ?

Ils m’énervent ces anti-libertaires qui veulent conserver le monopole de la propagande et du marché de temps de cerveau ! C’est pas croyable.

Ils ont pas encore compris que certaines personnes n’en ont rien à foutre du show-biz et préfèrent diffuser leur art librement ? Et que parallèlement certains diffuseurs (les blogs, quoi) sont bien content de ça car ils ont à disposition une banque d’œuvres pour agrémenter leur blog ou site web (mais aussi affiches, livres, films…) avec comme seule condition un petit coup de pub à l’artiste en retour ?

Y a vraiment des connards qui voudraient interdire le gratuit et toucher des taxes sur tout. Surtout sur les œuvres et le travail des autres.

Bientôt, refuser une puce dans le cou vous coûtera cher…

Dimanche 31 août 2014

cochon tirelire santé Je vous laissez d’abord lire l’article de Walane La garantie d’une assurance maîtrisée au détriment de l’assuré : tout est dit concernant le début d’une ère où la vie privée devient un produit qu’il faut mieux vendre à ceux qui savent quoi en faire pour vous entuber.

Si avant les données personnelles se cantonnaient aux préférences de site web, aux produits consommés (boisson gazeuse préférée, ou marque de téléphone favorite) vendue à des publicitaires, maintenant ça va beaucoup plus loin. Trop loin selon moi.

Les applications pour smartphone, et les constructeurs de ces derniers captent votre rythme cardiaque, analysent les photos de votre bouffe ou comptent le nombre de pas que vous effectuez dans le but de vendre ces informations aux compagnies d’assurances, publicitaires, professionnels de la « santé ».

Si vous prenez trop de photos de hamburger, que votre téléphone ne bouge pas et que vous ne marchez jamais, la compagnie d’assurance déduira que votre régime de vie est malsain (bouffe mauvaise, assis toute la journée, etc.) et votre police assurance sera plus chère : assurer un client qui risque de faire un AVC dans 3 jours est plus risqué pour eux.

Voilà où on en est.
Ce n’est pas le futur. C’est le présent. Certains assureurs ont déjà des contrats comme ça.

Et tout ceux qui n’ont pas de smartphone ou de bracelets-mouchard voire bientôt de puce dans le cou payeront plus cher, tout simplement car votre silence envers les compagnies d’assurances sera perçu comme un « quelque chose à cacher » qui pourrait leur coûter cher, même si vous êtes en bonne santé.

Et vu que les assurances sont une escroquerie obligatoire, il y a fort à parier que beaucoup de monde va accepter de plein gré d’être espionné…

Mais c’est pour notre bien, notre santé. Paraît-il.

image

Non, non, non, une pompe à chaleur n’a pas un rendement sur-unitaire.

Dimanche 31 août 2014

danger high tension logo
Combien de fois faudra t-il le dire : les machines à énergie surnuméraire c’est du charlatanisme (et les charlatans qui les présentent le savent très bien).

Le truc inévitable dans les débats après ça, c’est qu’il vient toujours la question des pompes à chaleur. En effet, on présente les pompes à chaleur comme une machine avec un rendement de 4 ; 5 voire de 10.
Cela est bien-sûr totalement faux. En physique, le rendement n’est jamais supérieur à l’unité. Il l’est sur la carte-bleu peut-être, mais pas en physique.

La grandeur que vous regardez là et qui est plus grand que 1, c’est le coefficient de performance de la pompe à chaleur. Ce nombre correspond à la réduction de la facture d’électricité.

La pompe à chaleur utilise un système mécanique de pompes et de compresseurs pour déplacer un fluide d’un endroit où se trouve de la chaleur (le sol de votre jardin) vers un endroit où on veut que cette chaleur soit (l’intérieur de votre salon). Pour qu’une pompe à chaleur fonctionne, il faut l’alimenter en électricité.
Le coefficient de performance, c’est le rapport entre la chaleur extraite du jardin et restituée à votre salon et de l’électricité que vous avez dû fournir pour effectuer cette extraction, autrement dit, ça informe sur la quantité d’électricité que vous avez économisé par rapport à chauffage électrique (la coefficient de performance d’un chauffage électrique est de 1).

Si le coefficient de performance est plus grand que 1, ça signifie juste qu’il est plus rentable d’un point de vu économique d’utiliser une pompe à chaleur que d’utiliser un radiateur électrique. C’est tout.

Il n’est pas question de production énergie, mais de transport de chaleur. La pompe à chaleur va chercher des calories (de la chaleur) dans le sol (il y en a toujours, même en hiver) et les déplacer dans votre maison au moyen d’un fluide que l’on va forcer à capter et libérer cette chaleur quand on veut. On ne produit pas d’énergie, on ne revend pas d’énergie à EDF, on ne gagne pas d’argent : on en dépense juste beaucoup moins car on prend la chaleur du sol (que personne n’utilise) pour l’utiliser dans la maison, et ce transport coûte moins cher qu’utiliser un chauffage électrique ou à gaz.

L’utilisation d’une pompe à chaleur ne vous permettra pas de vous passer d’une facture d’électricité (ou alors vous devez pédaler…). Elle réduit juste la dite facture.

Image de Paulina Clemente

[MAJ] Le Parisien qui se croit tout permis…

Jeudi 28 août 2014

are you fucking kidding me Elles me font marrer les entreprises qui découvrent l’Internet. Elles ne comprennent pas que sur le Net tout le monde est un peu à égalité quand il s’agit de déposer un nom de domaine ou d’ouvrir un site, créer un blog et publier du contenu.

C’est le cas du journal « le Parisien », qui attaque le blog « theparisienne.fr » pour contrefaçon.

S’en suit évidemment un gros effet flamby contre le Parisien. Mais ça ne s’arrête pas là : le directeur du journal ment ouvertement pour se défendre (je cite Nikopik, lui-même d’ailleurs dans une affaire du genre) :

  • Quand Jean Hornain prétend que la blogueuse a voulu déposer sa marque The Parisienne, il ment puisque ce n’est pas le cas.
  • Quand il prétend qu’il y a eu discussions infructueuses, il ment puisqu’il a refusé le dialogue. Un des synonymes du mot « discussion » est « échange », or Monsieur Hornain a jusqu’à présent ignoré la blogueuse incriminée.
  • Quand il affirme qu’ils sont toujours ouverts à la discussion, il ment pour la même raison que précédemment. Sauf qu’ils sont maintenant bien obligés de tenter de discuter suite à l’ampleur que prend cette affaire et à la mauvaise image qui est maintenant associée au journal.

Et comme tu dis, les journaux et autres boîtes armées d’avocats n’ont même plus honte de raconter des conneries.

J’aimerais qu’ils se mettent dans la tête qu’on n’est plus à l’ère où la divulgation d’informations est réservée à une élite payée par l’état, mais que tout le monde peut le faire (et on ne s’en prive pas). Ils devraient aussi se mettre dans le crâne que tout ce qui est publié sur Internet y restera indéfiniment : les blogs sont recopiés partout à l’infini, la censure est impossible : il restera toujours quelque part une copie du document censuré (c’est l’effet Streisand, et plus la censure est féroce, plus le document visé sera divulgué). Enfin, sachez que les webmasters et les internautes ne sont pas abrutis (en partie parce qu’on lit sûrement moins vos feuilles de chou que la génération précédente, qui ne pouvait s’informer qu’avec les médias devenu désuet), et les prendre pour des cons se retournera forcément contre vous.

Ça me gave que certains gogos se croient tout permis, partout et tout le temps.

Mais tout ça n’arriverait pas s’ils ne prenaient pas comme marque un nom commun comme « le parisien ». Attaquer les gens parce qu’ils utilisent un nom commun, faut quand même pas être net.
C’est quoi la prochaine étape ? Attaquer la municipalité de Paris pour avoir un nom qui ressemble au journal ?


[MAJ] 30/08/14 : non content de causer droit-d’auteurs, le journal n’hésite pas à utiliser des photos de tout le monde sans rien demander. Pas de bol, la photo n’était pas libre de droits…

image du parisien avec la photo volée
Juste retour des choses, je trouve.

Mais la photo a depuis été changée… sûrement par une autre photo non libre de droits…