Navigateurs : deux alternatives à Ghostery

Lundi 17 novembre 2014

Ça fait des années que j’utilise les bloqueurs de publicité et de trackers, notamment à cause de ça. J’utilisais Ghostery pour les trackers.

Mais pour ceux qui n’aiment pas, en voici deux autres, qui sont Libres :

  • Disconnect, disponible sur tous les grands navigateurs ;
  • Privacy Badger, produit par l’EFF et disponible sur Firefox et Chrome.

Personnellement, j’aimais bien Ghostery, mais son côté non-libre me dérangeait un peu. Disconnect est pas mal mais à mon avis pas assez personnalisable. Privacy Badger n’est pas plus complet de ce côté là (même moins), mais il permet de choisir le blocage total des éléments d’une page ou seulement des cookies (ce qui permet par exemple d’avoir les plugins Facebook dans une page sans les cookies persistants). En revanche il bloque bien moins de choses (il ne semble ainsi pas bloquer Gravatar).


Concernant le bloqueur de publicités, j’avais toujours utilisé AdBlock Plus (ABP), mais son passage du côté commercial de la force m’a envoyé voir AdBlock Edge : c’est ABP comme il était avant : il bloque les publicités indépendamment du fait que les sites le payent ou pas.

Facebook a placé des micros sur tous les sites et ne s’en cache même plus…

Samedi 15 novembre 2014

Bam, c’est officiel : maintenant que les boutons Facebook sont implantés sur une vaste majorité des blogs et de sites, Facebook va s’en servir pour vous suivre à la trace et vous profiler.

Oh, ne vous leurrez pas : Facebook fait ça depuis très longtemps, mais là il ne s’en cache même plus. Comment croyez-vous qu’ils se fassent tous ces milliards ? Et j’imagine que la CNIL (lol) ne peut rien faire…

Facebook déclare clairement qu’il vous espionne partout où vous dit bien-sûr que c’est « pour votre bien » et que c’est « pour vous offrir des publicités ciblées ». Quelle charmante attention. Et si je ne veux pas de publicité du tout, je peux ?

Oh, pour les fan de Google ou de Twitter, n’ayez pas peur : ils font exactement la même chose, avec le même type de plugin « +1 » ou « retweet » partout. Ça vous dit quelque chose ces icônes :

capture d’écran des plugins des réseaux sociaux
La solution ? Installer les modules comme Ghostery ou AdBlock Edge (les liens sont pour les modules de Firefox, mais vous trouverez les même pour Chrome ou les autres) : ça bloquera tous les spywares et les publicités en prime (pour AdBlock Edge). Il est intolérable que les sites web laissent Facebook et les autres nous espionner comme ça.

Au passage, si vous avec un blog et que vous voulez laisser vos lecteurs partager votre article en un seul clic, vous pouvez le faire avec de simples liens sans tracker.

Source. Un site lui-même bardé avec près de 14 pisteurs différents dont ceux de Facebook. M’enfin.

ÉDIT : L’annonce officielle est .

Firefox a 10 ans !

Dimanche 09 novembre 2014

image d’un panda roux dans un arbre Le navigateur Firefox, de Mozilla a 10 ans depuis la version 1.0 (on en est à la version 33 à ce jour).

Bon anniversaire, Firefox !

Pour rappel, Firefox est l’un des seuls grands navigateurs qui milite en faveur d’un web ouvert et libre. Tous les autres (Internet Explorer, Chrome, Safari…) ne sont pas libres et sont là uniquement pour permettre à des entreprises de faire du profit.

Si le web n’était pas ouvert comme il l’est actuellement (mais pour combien de temps encore ?), alors ce site n’existerait pas. Beaucoup de sites n’existeraient pas. En fait, l’immense majorité des sites web n’existeraient pas, car il aurait fallu débourser plusieurs millions pour avoir le droit d’apprendre à coder et à faire des sites web (comme c’est le cas pour le plugin vidéo H264, par exemple, que seuls quelques navigateurs ont le droit d’utiliser parce qu’ils ont les moyens de payer).

Heureusement, le web est quand même ouvert aujourd’hui.

La fondation Mozilla, au moyen de Firefox et de ses autres projets est une des rares entreprises à essayer de garder le web ouvert et accessibles à tous.

Essayez d’y penser et d’en tenir compte la prochaine fois que vous choisissez un navigateur, pour vous ou pour quelqu’un d’autre. L’avenir du web en dépend…

image de Louis Engival

Comment nettoyer son ordinateur portable ?

Samedi 08 novembre 2014

Un ordinateur, ça s’entretient. À deux niveaux : au niveau logiciel (suppression des logiciels obsolètes, des fichiers temporaires, défragmentation, etc.), mais aussi au niveau matériel : oui, il faut parfois passer un coup de balai, sinon on risque d’en arriver à quelque chose comme ici !

Vu que je vais parler du démontage d’un ordinateur portable, il peut-être intéressant de disposer du guide de démontage de votre PC : en voilà une énorme liste. Il peut-être intéressant de l’enregistrer sur votre téléphone ou un autre ordinateur que celui que vous allez démonter.

La première chose à faire, c’est déjà de débrancher et d’éteindre son ordinateur.
Pour commencer, retournez l’ordinateur (clavier vers le bas) et secouez-le doucement en tapotant sur le dessous histoire de faire tomber les miettes et autres poussières se trouvant entre les touches du clavier. Il peut être aussi utile d’utiliser un petit aspirateur.

Ensuite, selon votre ordinateur, il sera possible de le démonter plus ou moins entièrement. Le plus important ici, c’est d’arriver à accéder au ventilateur de l’ordinateur : il constitue en effet en un aspirateur à toute la poussière qui traîne dans le bureau, et il faut absolument le nettoyer au moins une fois par an, surtout si vous l’utilisez souvent.

L’ordinateur avec lequel je fais ce guide est un Packard Bell EasyNote MH36. Il est facilement démontable, car il suffit de démonter la batterie puis de dévisser toutes les vis que vous voyez sous l’ordinateur, y compris les deux petites vis qui se trouvent sous la batterie :

dévisser un ordinateur portable Packard Ball MH36
Ensuite, vous pouvez soulever le capot, en faisant attention aux fils qui peuvent être reliés du capot à la carte mère (c’est le cas du EN MH36 qui a son fil d’alimentation accroché au capot : il suffit de pivoter le capot sans trop le soulever, car on veut juste accéder au ventilateur).

Pour retirer le ventilateur, il faut dévisser les vis qui le maintiennent en place (en rouge), ainsi que le fil qui l’alimente (en bleu). On peut aussi dévisser le caloduc et son radiateur car il est particulièrement encrassé ici :
démonter le ventilateur du Packard Ball MH36
Le nettoyage peut se faire selon les cas avec : un coton-tige légèrement humide, un pinceau, un petit compresseur à air. N’y allez pas à la lance à haute pression non plus, ça reste de l’électronique très fragile… Le mieux est d’utiliser un coton-tige humide : l’eau piégera la poussière, ce qui ne peut pas être mal si vous faites le nettoyage à l’intérieur de la maison.

Sur le EN MH36, la grille n’est reliée à aucun composant électronique. On peut donc la passer sous un filet d’eau, et utiliser un pinceau ou une vieille brosse à dent pour frotter. N’oubliez pas sécher longuement et soigneusement les parties mouillées après ça (en le posant plusieurs heures sur un radiateur par exemple ; un sèche cheveux risque au contraire de souffler de l’eau dans les recoins) :

radiateur d’ordinateur portable encrassé
Vérifiez que toutes les sorties et ouvertures sur la coque de l’ordinateur sont propre : grilles d’aération diverses, lecteur CD, lecteur de carte mémoire, ports USB… Si c’est le cas, vous pouvez ré-assembler et revisser tout ça, en faisant attention à bien rebrancher les câbles et à ne pas forcer sur les vis : le vissage doit être simple et les vis doivent être en face des trous.

Une fois le PC assemblé, on peut nettoyer le clavier et l’écran : utilisez pour cela un chiffon légèrement humide. Le mieux ce sont les tissus doux utilisés pour essuyer les lunettes : trempez-les d’eau tiède et essorez-les fortement : ils ne doivent être qu’humides. Essuyez ensuite tout l’ordinateur, de l’écran au clavier en passant pour la coque avec un chiffon sec en évitant les ports USB et les autres prises de branchements. Enfin, attendez quelques instants que toute l’humidité se soit évaporée.

Rebranchez enfin la batterie et le câble d’alimentation.

La SACEM : « je veux être dédommagé pour un préjudice fictif ! »

Mercredi 05 novembre 2014

logo du copyreich Non mais regardez-moi ça :

Les titulaires de droit ne peuvent réagir qu’a posteriori aux contrefaçons commises […]. Ils ne peuvent en revanche, avant toute notification d’un contenu illicite, ni obtenir la réparation du préjudice subi du fait de l’utilisation des œuvres et objets protégés, ni négocier auprès de ces intermédiaires sur un plan contractuel une rémunération en contrepartie de ladite utilisation.

En gros, ils se plaignent de ne pas pouvoir être payés à cause d’un crime qui n’a pas été commis, ni encore été commis selon eux, et de seulement avoir le droit de demander réparation après le préjudice.

C’est moi où c’est là une logique de gros connards bourrés-de-fric-mais-pas-encore-assez ?

Si moi j’annule un voyage important demain car il est possible que je me fasse écraser par une voiture juste avant, et que je demande 1'000'000€ pour le préjudice subit du fait d’avoir annulé le voyage, on va me prendre pour un malade, non ? Alors pourquoi pas eux ?
Et pourquoi (bordel de merde) j’ai le sentiment que ces abrutis auront encore une fois ce qu’ils veulent, c’est à dire une taxe sur ces préjudices fictifs ?

Y a plein de monde qui utilise un service d’hébergement pour faire des backup de leurs fichiers, y compris ceux qui sont sous licence, y compris ceux copiés à des fins de copie de sauvegarde, chose prévue par la loi (en faveur de l’utilisateur) et chose pour laquelle ces connards d’ayants droits ont déjà été payé plusieurs fois (par une taxe sur les disques dur, ordis, téléphones, routeurs, etc. — car oui, ils sont payés par nous pour que nous puissions user d’une liberté que la loi nous accorde)…

Que fait la Hadopi contre ça, sérieux ? Que fait la police contre ces voleurs ?

Mais bien-sûr : une (deuxième) taxe sur l’encre d’impression pour financer le centre national du livre

Vendredi 24 octobre 2014

Un livre ouvert dans l’herbe Ils ne savent plus quoi inventer, au gouvernement.

La ministre veut une taxe (de plus, car il y en a déjà une, en fait) sur les consommables d’impression pour financer le centre national du livre.

La bonne blague.
C’est pas comme si l’encre d’impression était déjà trois fois plus chère que le Chanel n°5, deux fois plus chère que le sang humain (celui des hôpitaux), 1000 fois plus que l’essence et ainsi beaucoup plus que pratiquement n’importe quel autre fluide.

Après vient la taxe… Meh. Ce ne serait pas plutôt l’argent public qu’il faille utiliser pour cela ? Il n’y en a plus ? Ben vous n’avez qu’à demander aux députés de payer leurs putain d’impôts, comme tout le monde, vu qu’ils ne le font pas, pour une bonne proportion, ça vous fera de l’argent.

Sérieux, est-ce qu’ils vont aussi taxer les écrans tactiles pour sauver les constructeurs de souris d’ordinateur ?
Est-ce qu’ils vont taxer les écrans plats pour financer les constructeurs de tubes cathodiques ?
Est-ce qu’ils vont taxer les stylos pour éviter la mort des éleveurs d’oies, vu que le business des plumes d’oies doit être en train de s’effondrer : on vient tout juste d’inventer le stylo bille en 1919, le changement va être difficile, vu que certaines institutions Françaises semblent encore en être restées là (je me demande s’ils ne sont sont pas même restées à Louis XVI, à bien y penser).

Rhaa®…

image de Floringorgan

Ce que je pense des mots-dièses, mégadonnées, arrière-guichets

Jeudi 23 octobre 2014

La technophobie à la française passe ces temps-ci par la nomination des mots nouveaux pour remplacer les mots issus de la langue de Secouejavelot. Depuis au moins deux ans, on ne dira plus les insultes procapitalistes américains « hashtag », « back-office », « bigdata » mais respectivement « mots-dièse », « arrière-guichet », et « mégadonnées ».

On pourra également prétendre que je suis en train de publier sur un blogue (et non plus ni un blog, ni même un web-log) et que une petite image se nomme une imagette et non « thumbnail » (terme dont l’énonciateur risquera bientôt la prison).

Cela me semble un peu poussé, mais j’entrevoie déjà un temps où, rentrant du travail et filant sur le canapé pour regarder un film, on m’interdira d’ouvrir une boîte d’un DVD pour en glisser le disque dans le lecteur BluRay. À la place, j’ouvrirais plutôt la boîte contenant le disque numérique polyvalent pour l’insérer dans le lecteur de rayon-bleu (appareil fonctionnant sur le principe de l’ALESR, je le rappelle), ou alors visionner directement le dit film via le inter-réseau grâce à la boîte-directe de mon FAI (fournisseur d’accès à inter-réseau) pas du tout favori.

M’empêchera-t-on ensuite d’écouter un fichier GE3, téléchargé depuis l’inter-réseau, sur mon ordiphone (au moyen d’un câble BSU, d’un réseau FiSF ou Dentbleue). De toute façon, après ça, j’irais naviguer sur la toile et envoyer des minimessages sur mon parta-lien après avoir ouvert mon logiciel RenardDeFeu sur LinuxMenthe (PetitMou Fenêtres ou Pomme Mac SE 10, c’est selon).

N’est-ce pas ridicule ?

Espèrent-ils vraiment nous forcer à utiliser ces mots, sous prétexte qu’ils sont approuvés par le ministère ?
Alors oui, je suis d’accord que la langue française évolue, qu’il faille intégrer des mots nouveaux, en inventer d’autres. Mais est-il vraiment nécessaire d’en créer dans le but — que dis-je : l’espoir ! — qu’ils remplaceront un jour les mots d’origine étrangère qui circulent dans la langue courante depuis des décennies ?

Surtout que, n’oublions pas, que la plupart des mots simples sont, orthographiquement parlant, complètement massacrés sur les réseaux sociaux, comme livre-visage ou trèsgrandnombre+ voire Piouteur… Les usagers de ces sites-toile ne savent ainsi même épeler les mots « ça », « comment », « salut » ou « bien ».
J’ai du mal à comprendre cet acharnement à tuer et complexifier la langue française avec des terminologies ridicules alors que les mots simples de la langue plus que courante ne sont pas maîtrisés.

À part tenter de vouloir rendre la langue française ridiculement barbare, je ne vois pas, non…

Statistiques de joueurs de jeux vidéos et des sénateurs

Samedi 18 octobre 2014

L’image d’un joueur de jeux vidéos est typiquement le jeune homme geek asocial criminel. Vraiment ?

En France, le syndicat national du jeu vidéo (SNJV) a publié les statistiques suivantes pour 2013 :

  • âge moyen : 41 ans (nouvelle source)
  • pourcentage de femmes : 52% (48% aux USA)
  • (pourcentage de la population qui joue : 48% ; 60% aux USA)

Maintenant la même chose pour les sénateurs :

  • âge moyen : 62 ans
  • pourcentage de femmes : 25%


Pour info, la population française se décompose ainsi :

  • âge moyen en France : 40,8 ans
  • pourcentage de femmes en France : 51,4%

C’est marrant, ça ressemble incroyablement aux statistiques des joueurs de jeux vidéos et pas du tout à celles de ceux qui sont là pour nous représenter.

ÉDIT : Florent me signale ce lien qui modère un peu les chiffres du SNJV. Ceci dit, les deux chiffres dont je parle ici sont modérés dans l’article par… le SNJV lui-même.
Dans tous les cas, je suis d’accord pour mettre un bémol quand aux types de jeux vidéos dont on parle : il est clair que certains jeux PC ciblent d’avantage un public masculin et jeune, mais le PC est loin d’être la seule plateforme de jeu actuelle, et il est certain que les jeux sur la Wii, la DS et surtout sur les smartphones (candy-crush & co, jeux FaceBook) ne sont pas joués uniquement par des ados.

Il y a ceux qui sont assez fort pour Internet, et il y a les autres

Vendredi 17 octobre 2014

chat qui se lèche la patte L’ado qui avait été condamné et purgé sa peine pour avoir filmé et massacré un chat et avoir posté ça sur le net s’est suicidé récemment.

Comment dire… Je pense que le premier commentaire sur Numérama résume assez bien ce que je pense : «  J'ai du mal a avoir de la pitié pour lui. », même si j’ai bien conscience d’être parfaitement odieux et dur.

Je pense pas pour autant que « justice a été faite » : elle avait déjà été faite lors du procès et de sa peine, mais même en ayant purgé sa peine, un voleur connu de tous restera toujours « le voleur » au yeux de la société. Ce genre de choses ne partent pas comme ça… Et sûrement pas sur Internet, qui n’est que le reflet de la société. En fait, Internet vous renvoie dans la gueule en 100 fois plus fort ce que vous faites vous-même, que ce soit en mal ou en bien. Il y a ceux qui sont assez fort pour survivre à ça et les autres.

Maintenant, je n’en doute pas une seconde : on va encore voir déferler tous les élus et les éducateurs pour dire que Internet est dangereux et que ça pu, alors que c’est faux : un voleur à la tire qui prend le sac à main d’une mémé se prendra lui-aussi des coups de poing dans la gueule, en plus d’être arrêté. La place du marché serait donc aussi dangereuse ? Non. Il n’y a pas de différence entre Internet et le monde réel : comme j’ai dit, Internet est le reflet du monde réel. C’est le monde réel. La réaction des gens est la même, c’est juste qu’il y a plus de gens pour regarder…

Et comme il y a des morts et des suicides, il y a aussi des choses magnifiques, comme quand les internautes du monde entier se cotisent pour donner 3000$ à un sans abri. Ou alors tous les animaux sauvés par des gens de bien, qui eux aussi mettent leur exploits sur le net. Ce sont plutôt eux qu’il faudrait médiatiser et encourager, non ?

Mais ça, malheureusement, les médias n’en parleront pas. Ils préfèrent bien-sûr alimenter la haine, la peur, la destruction, plutôt que les choses admirables qui se font de part le monde. La peur, c’est bien plus vendeur…

image de Tambako

Hadopi vire de bord (un peu)

Jeudi 02 octobre 2014

La Hadopi a toujours été vue comme une autorité anti-partage, pro-majors et pro-business. Et c’est bien vrai.

Mais… il se pourrait que la vent change un peu : la Hadopi qui devait (selon la ministre et les ayants-droit) uniquement sanctionner les internautes avec des courriers de manace, pourrait maintenant réfléchir à autre chose, en l’occurence la rémunération des artistes en fonction du nombre de partages fait sur les réseaux de téléchargement.

Le fait est, en fait, que dans l’industrie de la culture, il y a quelques acteurs/groupes très grassement payés, et beaucoup de gens peu voire pas payés du tout par les labels de disques. Ceux qui sont beaucoup payés sont ceux dont le nom pèse dans le domaine, bien souvent grâce aux choix faits par les labels eux-mêmes. C’est donc un cercle bien vicieux : les artistes les plus riches sont les mieux payés et les autres ne décollent jamais.
Certains groupes ont d’ailleurs quitté leur labels depuis longtemps et distribuent maintenant leurs chansons sur les réseaux P2P où sur leur sites directement.

La Hadopi pourrait chercher des méthodes de rémunération en fonction du nombre de partages et de téléchargements : les plus téléchargés sont plus rémunérés, ce qui est bien logique et plus « juste ».
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle veut faire ça.

Notons bien que les ayants-droits ne sont pas du tout ce cet avis…
Les PDG des gros majors critiquent cette décision : selon eux, cette institution payée par le contribuable devrait ne servir que les intérêts des majors, selon leur règles uniquement.

Je ne pourrai que féliciter ce changement. Il reste bien-entendu à voir ce que cela peut donner dans les faits, mais c’est une bonne chose qu’ils manifestent la volonté de solutions plus progressistes que la simple répression et l’interdiction d’un acte de partage.

J’espère juste qu’un éventuel retour de ce cher $arko ne va pas tout flinguer, mais ne soyons pas pessimistes.