La presse papier ne comprend toujours pas le numérique…

Mercredi 28 janvier 2015

photo d’un étallage de journaux papier Humanoïde, un magazine de presse high-tech a décidé de défendre son format papier en déchirant une page dans toutes les éditions de son prochain numéro.

Pourquoi ?

Parce que « Une page déchirée, c'est moche, c'est frustrant ».

Laissez-moi vous dire que vous n’avez rien compris !
Si je vous donne un journal au format numérique PDF dont il manque une partie des octets, ça vous énerverait aussi, non ? Ça serait frustrant aussi, non ? Ben ouais.

En fait, ce n’est pas le format qui compte.

Le papier a d’autres avantages que celui de ne pas être vendu pré-déchiré (archivage, pérennité, pas de batteries, etc.)…

Si la presse numérique payante ne décolle pas bien, c’est juste que les gens se sentent arnaqués avec ce qu’ils trouvent : une liste d’octets, impossible à partager ou à lire ailleurs que sur un iPhone ou qui s’efface au bout de quelques jours ou bien si on passe une frontière ou qu’on désactive le GPS (merci les DRM), au même prix qu’un document papier qui ni ne s’efface ni ne refuse de sortir de votre salon.
Un journal, ça s’annote, ça se griffonne, ça se prête, ça se range, ça se retrouve 15 ans plus tard… Une tablette où sont enregistrés les journaux en version numérique, au bout de 6 mois il en faut une autre, et là on dit adieux à tous les vieux numéros (merci les DRM et les formats restrictifs).
Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que les gens ne veulent pas payer pour ça : si du jour au lendemain les journaux papier s’auto-effaceraient après 24h, ou étaient impossible à prêter, refuseraient d’être lus aussi bien chez soi qu’au boulot ou dans le métro, plus personne n’en voudrait non plus. C’est pourtant ce que la majorité des éditeurs numériques font, et pas juste les journaux, mais aussi la musique, les jeux vidéos, les films…
Si les versions numériques sont à chier, c’est juste parce que les éditeurs en ont fait de la merde.

Les offres au formats numérique doivent être mieux que le papier pour fonctionner, pas pires (et surtout pas volontairement pire).
Y a deux solutions à ça : soit un format dégradé mérite un prix dégradé, soit un prix haut doit être justifié par un format et une accessibilité au moins aussi grande que celle du papier.

Vouloir à tout prix ralentir la technologie et continuer d’hiberner au moyen-âge est impossible : le monde avance et les traînards mourront.


Et pour ça :

« la version web […] est volontairement bardée de fausses publicités animées et rapidement épuisantes »

… ça vous étonne, que des gens n’aiment pas vos versions numériques quand vous les bardez vous-même de pub ? Retirez la pub, et vous verrez : ça ne sera pas épuisant.
Encrasser volontairement un format pour dire ensuite « c’est de la merde » ou pour pleurer car « personne n’en veut », c’est totalement idiot comme stratégie.

image de Hindrik

SFR : Option obligatoire et illimité dans certaines limites

Lundi 26 janvier 2015

genius mème et logo sfr Vous êtes chez SFR pour votre connexion internet fixe ?
Alors vous payerez bientôt une option obligatoire pour recevoir la TV. Que vous le vouliez ou non.

SFR ne doit pas avoir la même définition de « option ». C’est pas une options si c’est obligatoire.
Entre ça et le « illimité limité », ces télécoms commencent à être malhonnêtes avec leur foutage de gueule puissance douze.

« les anciens clients ont quatre mois pour résilier sans frais »

Bah bien-sûr que c’est sans frais : la loi vous l’oblige (vu que c’est vous qui changez les termes du contrat). Si ça n’avais pas été le cas, vous l’auriez facturé, bandes de @µ"%$~¥:§.

Pfff…

Mais bon, ce n’est pas comme si on avait pas l’habitude avec ce club de clown que sont les FAI en France.


Pour ma part, je reste chez OVH Telecom, qui semble encore sortir un peu du lot. Espérons que ça reste le cas le plus longtemps possible.

La Quadrature du Net

Lundi 26 janvier 2015

quadrature du net logo À l’heure où se mettent en place des lois destinées à l’attaques contre la liberté d’information (demandes de censure, loi sur le droit à l’oublie qui tombe à pic pour tous les scandales au gouvernement ou de la lutte contre le terrorisme…), d’attaque contre la liberté d’expression (blocage policier de sites, sans jugement), et d’attaques contre le partage (criminalisation du P2P, appropriation par le les Majors du Copyreich des œuvres du domaine publiques…), d’attaques contre la neutralité du net (offres fragmentées, blocage des protocoles…), à l’heure de la surveillance de masse impliquant que n’importe quel clic sera retenu contre vous, à l’heure où les industriels (du copyreich, SOPA, PIPA, ACTA, etc.) ont de plus en plus de pouvoir, à l’heure ou la vie privée est un crime

À l’heure de tout ça — car non, ce ne pas des idées, mais bien le réel — il faut aux citoyens, à nous, un moyen d’information, de défense et de résistance. Il nous faut un porte-parole reconnu et pesant.

Ce rôle, l’association La Quadrature du Net la remplit depuis 2008. La Quadrature se bat pour nous afin de maintenir ouvert et accessible le web et l’internet. Ils se battent pour que l’Internet soit protégée par la justice et non le terrain de jeu de la dictature.

L’Internet profite à tous : que ce soient les internautes, les professionnels, les services publics, les particuliers, les commerçants, scientifiques, étudiants. Ceci n’a été possible que par sont ouverture, sa gratuité et son accessibilité rendue à tous. La Quadrature se bat pour garder ça comme ça et empêcher les gouvernements d’en faire leur outil d’oppression et de surveillance.

Si les associations comme la Quadrature du Net n’avaient pas été là, où étaient emmenés à disparaître, c’est cet Internet bénéfique et gratuit à tous qui disparaîtrait, remplacé par quelque chose de payant (donc uniquement accessible aux riches) et peu attractif (édulcoré, limité, censuré, surveillé…).

Et bien, sachez qu’on a failli perdre la Quadrature il y a à peine quelques semaines : l’association avait en effet les finances au plus bas et sa pérennité pour cette nouvelle année en était compromise. Ce n’est qu’après un message franc d’appel à l’aide que les internautes se sont grandement mobilisés et ont pu la sauver… pour une année.

C’est bien. Très bien… Mais il faut continuer.
Les gouvernements se gavent d’argent public (produite chaque jour par notre travail) et n’ont pas de limites : ils utiliseront tout pour arriver à leur fins. La Quadrature ne s’en remet qu’à vos dons.

À nous tous de voir : est-ce que 10€, une fois dans l’année c’est beaucoup ou c’est raisonnable pour maintenir Internet libre et ouvert à tous ? Si chaque visiteur de leur site donnait 1€ par année, ils auraient assez pour plusieurs années…

Linux Mint 17 : défilement naturel dans GTK2 et GTK3

Samedi 24 janvier 2015

Par défaut, sous Windows et GNU/Linux, le défilement n’est pas naturel mais inversé : monter le doigt sur le trackpad ou la molette a pour effet de descendre le texte. En général, tout le monde s’en fout car on y est habitué, mais ça reste illogique quand même. Les utilisateurs de portables Apple sous OS-X ont par défaut le défilement naturel.

Le défilement naturel, c’est le fait de voir les lignes de texte de l’écran monter quand on monte aussi le doigt sur la molette ou sur le trackpad ; comme sur un écran tactile, donc.

Ce tuto vous explique comment avoir le défilement naturel dans tous les logiciels sous Mint 17, et comment contourner le problème du défilement contraire dans GTK2 et dans GTK3.
Il fonctionne sur les ordinateurs ayant un trackpad Synaptics (une bonne partie des portables ont ça).

Le problème


Sur Linux Mint avec l’environnement Mate, le défilement naturel est activé à l’aide d’outils comme Ubuntu Tweak, ou bien avec cette commande :

echo 'pointer = 1 2 3 5 4 6 7 8 9 10 11 12' > ~/.Xmodmap

Le problème, c’est que ça ne marche pas partout : les logiciels en GTK2, comme Firefox ou Caja (=Nautilus) ou Pluma (=Gedit) auront le défilement naturel, mais les logiciels en GTK3 (Rhythmbox, Transmission…) ne l’auront pas. GTK3 ne propose pas d’options pour changer ça.

Il y a pourtant une solution, tirée de ce post sur AskUbuntu. Il s’agit en fait de tout mettre en défilement inversé dans les logiciels (GTK2 et GTK3), mais d’inverser l’ensemble du défilement au niveau du pilote du logiciel qui gère le trackpad : Xorg. Le résultat est que les deux inversions s’annulent et qu’on se retrouve avec du défilement naturel partout.

Prérequis


Cette opération marche chez moi, avec les logiciels suivants :
  • Version de Linux Mint : 17 (Quiana)
  • Logiciel GTK3 testé : Rhythmbox 3.0.2 (marche aussi dans Transmission 2.82)
  • Logiciel GTK2 testé : Firefox 35, pour Linux Mint, version 1.0

Le post initial parle d’avoir le paquet xserver-xorg-input-evdev en version 2.9.0. Il n’en est rien, puisque j’ai la version 2.8.2 et que ça marche.

Si vous aviez appliqué la méthode avec la commande donnée plus haut, il faudra faire machine arrière, avec cette commande :

sed -i 's/pointer = 1 2 3 5 4 6 7 8 9 10 11 12/#pointer = 1 2 3 5 4 6 7 8 9 10 11 12/g' ~/.Xmodmap

Manipulations


Pour voir si votre ordinateur possède un trackpad Synaptics, ouvrez un terminal et lancez xInput.

xinput

Il retournera quelque chose comme :

⎡ Virtual core pointer                    	id=2	[master pointer  (3)]
⎜   ↳ Virtual core XTEST pointer              	id=4	[slave  pointer  (2)]
⎜   ↳ Microsoft  Microsoft Basic Optical Mouse v2.0 	id=10	[slave  pointer  (2)]
⎜   ↳ SynPS/2 Synaptics TouchPad              	id=13	[slave  pointer  (2)]
⎣ Virtual core keyboard                   	id=3	[master keyboard (2)]
    ↳ Virtual core XTEST keyboard             	id=5	[slave  keyboard (3)]
    ↳ Power Button                            	id=6	[slave  keyboard (3)]
    ↳ Video Bus                               	id=7	[slave  keyboard (3)]
    ↳ Power Button                            	id=8	[slave  keyboard (3)]
    ↳ Sleep Button                            	id=9	[slave  keyboard (3)]
    ↳ Chicony USB 2.0 Camera                  	id=11	[slave  keyboard (3)]
    ↳ AT Translated Set 2 keyboard            	id=12	[slave  keyboard (3)]

On note le « Synaptics TouchPad » sur la quatrième ligne. Dans ce cas, c’est bon, continuez le tutoriel : le nom du pilote sera tout logiquement « synaptics ».
Dans le cas contraire, il faudra déterminer le nom du pilote correspondant au matériel utilisé sur votre ordinateur.

l’ID dans la ligne du touchpad est "13" dans mon exemple, mais ça peut varier chez vous. Notez le numéro.

Tapez ensuite, en remplaçant "13" par votre numéro :
xinput list-props 13 | grep "Synaptics Scrolling Distance"
Synaptics Scrolling Distance (277): 107, 107

On obtient ça :

Notez les deux nombres à la fin : 107 et 107, on en aura besoin.
Si vous aviez trois nombres (probablement 1, 1, 1), notez les trois.

Restez dans le terminal et créez le fichier de configuration pour Xorg (remplacez "pluma" par "gedit" sous Ubuntu, ou n’importe quel autre éditeur de texte) :

gksudo pluma /usr/share/X11/xorg.conf.d/60-synaptics-options.conf

Et insérez-y le texte suivant :

Section "InputClass"
	Identifier "touchpad natural scrolling settings"
	Driver "synaptics"
	MatchIsTouchpad "on"
	MatchDevicePath "/dev/input/event*"
	Option "VertScrollDelta" "-107"
	Option "HorizScrollDelta" "-107"
EndSection

Remplacez évidemment le 107 et 107 par vos nombres respectivement, mais laissez le signe « - » devant : c’est lui qui va inversement le sens du défilement.

Si votre pilote n’était pas Synaptics mais autre chose, remplacez "synaptics" par ce que vous aviez, sur la ligne "Driver".
Si par hasard vous avez suivi mon astuce donnée ici, le fichier ne sera pas vide, et il suffit d’ajouter seulement les lignes commençant par "Option" et qui vous manquent, à la suite des autres lignes d’option.
Si vous aviez trois nombres, ajoutez à la suite des deux options, l’option suivante, toujours en remplaçant le chiffre par le vôtre et en conservant le « - » :

	Option "DialDelta" "-107"

Enregistrez le fichier et fermez Pluma.

Et voilà : il ne vous reste plus qu’à fermer votre session et à la rouvrir pour profiter du défilement naturel partout.

Au cas où ça ne marche toujours pas, essayez ceci puis relancez votre session une nouvelle fois (valable uniquement pour les systèmes utilisant Mate) :

gsettings set org.mate.SettingsDaemon.plugins.mouse active false

Les machines à voter, pourquoi c’est mal

Vendredi 23 janvier 2015

Actuellement, le processus électoral est le placement d’un bulletin en papier dans une urne. Il faut ensuite compter tout ça et ça prend du temps.
Ceci est pourtant une solution garante de la transparence de toute l’élection et donc de la confiance du peuple dans la démocratie élective qui est notre système.

Il y a aussi des machines à voter électroniques.
Ces machines sont tout le contraire : anti-démocratiques, car celui qui peut tout décider n’est pas le citoyen. C’est au contraire le constructeur de la machine, et actuellement, c’est le gouvernement qui nomme des entreprises censées vérifier de la conformité des machines à voter électroniques.

En gros, c’est donc aussi sûr qu’un inconnu dans une ruelle crasseuse qui vous sert un verre d’eau en vous assurant que ce n’est pas empoisonné.

Qui plus est, quand quelques citoyens ont demandés à examiner le fonctionnement de ces machines, on leur à ferment refusé. Certains sites ont de plus été mis en demeure pour avoir publié des informations à propos du fonctionnement de ces machines…

La question à se poser est donc « qu’est-ce que le gouvernement manigance avec ces machines à voter, et qu’il ne veut pas que les citoyens sachent ? ».

Le vrai problème des machines à voter, c’est donc que personne ne peut vérifier si le vote effectué est bien comptabilisé et n’est pas modifié. Et non, même les logiciels Libres ne suffiront pas : le code peut être libre et accessible à tous, pour une vaste majorité des citoyens un code source est un langage codé incompréhensible (en voici un exemple, juste pour ceux qui n’en n’ont jamais vu).

Le vote avec du papier est peut-être fastidieux, mais c’est simple à suivre et à comprendre, même par celui qui n’a fait Bac+12.


Actuellement, seules quelques villes en France sont autorisées à utiliser les machines à voter, mais dans ces conditions opaques, c’est déjà beaucoup trop.
Un député a récemment proposé de supprimer toutes les machines à voter, et c’est bien. J’espère que ça va passer…

Je vous invite à (re-)lire cet article pour plus d’informations : Zythom : Vous ne pourrez pas vérifier.

Sebsauvage de nouveau menacé

Lundi 19 janvier 2015

En décembre, le blogueur Matronix publia un article sur un événement survenu à l’IBCP (Institut de Biologie et Chimie des Protéines) de Lyon.
L’article original semble avoir disparu aussi, mais une copie subsistait sur la machine à archiver les sites de Seb.

Pour la suite des événements, je recopie ici le post de Seb :

J'ai reçu un email du professeur Gilbert DELEAGE, directeur de l'IBCP (http://www.ibcp.fr/bmssi), qui me menace de procès si je ne retire pas un article de l'autoblog de Matronix mentionnant un évènement qui s'est déroulé à l'IBCP en décembre. Il aurait été si simple de me le demander gentiment, HUMAINEMENT au lieu de me menacer de procès de but en blanc.
Si le directeur craint pour l'image de marque de son institut à cause de cet article, il devrait comprendre que menacer des internautes de procès est tout aussi mauvais pour l'image de marque.
Je n'ai pas de temps à perdre avec ces gamineries. J'ai donc retiré l'article qui était situé à cette adresse: http://sebsauvage.net/streisand.me/matronix/?20141218_102819_Incendie_a_l_rsquo_IBCP_de_Gerland_Lyon



Une bonne grosse demande de censure, avec une menace de procès. Miam.
Vous savez qui adore ce genre de choses ? Mme Streisand.

Tout comme d’autres à leur époque, c’est parti :

La censure ne passera pas.

La défense de la liberté d’expression, ce n’est pas juste Charlie Hebdo. C’est aussi faire face à des gens qui se croient tout permis, comme l’intimidation et les menaces…

*soupirs*

Censure administratif et séparation des pouvoirs

Lundi 19 janvier 2015

Maintenant que LPM est définitivement en place, et que le gouvernement a même décidé d’accélérer le pas concernant le blocage des sites terroristes*, certains veulent déjà étendre la censure aux sites antisionistes.

Et toujours sans juge ni jugement.
Le gouvernement sera seul à décider si un site est antisioniste ou terroriste : c’est selon leur bon vouloir, leur humeur, leur affinité avec le propriétaire du site… bref, vous avez compris : c’est totalement arbitraire. De la dictature numérique.

Maintenant, peut-on me dire à quoi ça sert de payer 577 députés sur les fonds publics pour qu’ils votent les lois, si de toute façon l’exécutif outrepasse les institutions judiciaires qui sont là pour utiliser les lois afin de déterminer si un site est oui ou non terroriste, antisioniste ou plus généralement à caractère illégal ?

Ils diront « faites nous confiance ». Ben moi je dis que c’est pas comme ça que ça marche, dans un démocratie représentative comme la France. Ou alors ce même gouvernement m’aurait menti : je croyais que, dans un état de droit, les pouvoirs judiciaires, législatifs et exécutifs devaient être séparés. Je n’ai jamais été bien bon en éducation civique, mais je crois avoir eu un cours qui parlait d’un bonhomme appelé Montesquieu (et ses potes Rousseau, Diderot, Voltaire…) qui était à l’origine de ce concept. Peut-être même plusieurs cours. En fait, je crois qu’on n’a pas arrêté de nous emmerder avec ça durant tout le programme au lycée (programme fait par le gouvernement)…


Je prends le pari que dans quelques jours/semaines/mois/années, cette censure arbitraire sera étendue (ou au moins qu’un abruti manifeste le désir de l’étendre) aux :
  • sites de jeux en ligne ;
  • sites de téléchargement illégal ;
  • sites de partage d’infos (y compris hacking) ;
  • sites de vente en ligne entre particuliers ;
  • sites anti-gouvernementaux (y compris les blogs qui critiquent les actions du gouvernement, comme ici).

Je n’ai rien contre le fait de bloquer un site jugé illégal (même s’il faudrait l’arrestation et le jugement des auteurs, pas du site). Mais justement, il faut qu’il y ait un jugement (avec un juge, donc), dans les formes prévues par la constitution et la loi.

Ce n’est pas parce que ça se passe sur Internet que c’est différent de la rue ou de la place du marché. Vous accepteriez, vous, qu’un ministre arrive dans votre village et désigne des gens à emprisonner simplement parce que le gars le décide, sans autre forme d’enquête, de procès et de jugement ? Alors pourquoi votre réponse est-elle différente quand ça se passe pour une publication en ligne ?

(* : un jour faut qu’on me montre un de ces sites : autant un terroriste, je vois ce que c’est, autant un site terroriste je vois pas. C’est comme si on parlait d’une voiture terroriste ou d’une cannette de soda terroriste…)

Pour votre sécurité, vous n’aurez plus de libertés.

Lundi 12 janvier 2015

Hier se déroulait ce qu’ils appellent « la marche républicaine ». Une manifestation qui — pour une fois — n’opposait pas les CRS aux délinquants, mais où tout le monde rendait hommage aux victimes de l’attentat de mercredi dernier et défendait le droit de s’exprimer librement, la France étant un pays dit « libre ».

Malheureusement, comme beaucoup l’attendaient, cette attaque laisse à penser que le système de défense national n’est pas infaillible. La conclusion du gouvernement ? Ben… c’est simple : c’est la même conclusion qu’ont eu les États-Unis au lendemain du 11 septembre 2001, c’est à dire : fliquer, ficher, contrôler, censurer partout et tout le temps, tout et n’importe quoi.

Ainsi, à peine 5 jours après les événements, l’Europe annonce que tous les passagers aériens seront fichés, que l’Internet sera censuré rapidement. C’est sûr, bloquer une page web comme ils font avec les autres pages web bloqués, ce n’est détournable que d’une centaine de façon différentes seulement en plus d’être inutile inutile et différent selon vos FAI. Et ficher les honnêtes citoyens, c’est vachement utile. Je vous rappelle que l’auteur de la fusillade avait déjà fait de la prison pour tentative d’attentat et que l’autre qui a pris 10 personnes en otage dans un magasin avait aussi fait de la prison… Peut-on me dire ce que ce genre de gens faisaient en liberté en 2015 ?

En France en tout cas, le ton est donné par Sarko qui veut revoir l’équilibre entre le flicage et la liberté, ou Guéant déclarant qu’« il y a des libertés qui peuvent être facilement abandonnées ».
Les USA ont déjà le « Patriot Act », qui comme son nom l’indique, désigne par « acte patriotique » le fait de sacrifier toutes ses libertés pour une illusion sécuritaire. N’ayez pas peur, les politiciens de France veulent déjà la même chose.

Vous savez ce que disent les américains maintenant (je parle des citoyens, hein, pas d’Obama ni ces autres guignols responsables à la fois des dérives de la NSA et de la guerre partout dans le monde) ? Ça :

Don’t allow fear and the promise of security foold you into signing your rights away
Malheureusement, je pense et je suis même sûr qu’il n’y aura pas de « marche républicaine » si le droit de s’exprimer ou celui de se déplacer étaient menacés par un politicien français au lieu d’un terroriste islamiste…

Bon, vu qu’il faut bien proposer une solution, je crois que l’on doit commencer par une bonne dose d’éducation, afin d’empêcher les jeunes d’aujourd’hui de devenir les terroristes de demain… Car oui, il y en a besoin, même en France, où certains gosses de 10 ans en sont à défendre des tueurs (merci aux parents d’être aussi con : grâce à vous, la relève des Koachi est assurée).



Pour finir, quelques liens :


ÉDIT : J’avais pas vu, mais Korben a fait son article sur le sujet également.

L’Europe volera les pauvres pour donner aux riches.

Vendredi 09 janvier 2015

banques ÉDIT : Nicolas me signale que la news date de décembre 2013, donc d’il y a un an. Ceci dit, l’événement était tout de même passé dans une relative indifférence. Et le genre de choses sont en réalité déjà en place dans certains pays de l’union depuis quelques semaines.

Hop hop hop… Pendant que tout le monde soit pleure Charlie, soit l’insulte en faisant sauter des Kebab, l’Europe vient de passer un accord qui prévoit que les banques pourront prendre l’argent des épargnants en cas de crise.

Sauf qu’il y a une erreur, dans cet article :
« Les Européens se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques »

Heu… non.

Comme si la faillite d’une banque était de notre faute… Si j’ai un compte en banque, c’est juste parce que c’est un poil obligatoire pour plein de choses (toucher un salaire, faire des transferts, par exemple), c’est pas parce que je couche avec mon banquier.

Je suis Européen, mais jamais on m’a demandé mon avis. Ce sont les politiques qui se sont mis d’accord pour faire payer les petits gens à leur place, faut pas confondre.
La seule fois où on m’a demandé mon avis, c’est pour voter pour des élus professionnels et les élire. Pas choisir sur des idées.

Le fait qu’on vote pour des gens au lieu d’idées, c’est ce qui fait la différence entre une république et une démocratie.
Merci de ne pas confondre.

image de Piet Musterd

Nous sommes Charlie

Mercredi 07 janvier 2015

Tout simplement pour soutenir ceux qui, jusqu’au bout, avaient usé de leur liberté d’expression. Liberté que certains extrémistes prêt à en venir aux terrorisme veulent voir s’éteindre.
Ils n’y arriveront pas, car il est intolérable d’être menacé pour des idées.

je suis charlie


#CharlieHebdo