Petit mot sur Google Password Manager

Le navigateur Google Chrome a une fonction pour enregistrer vos mots de passe et les envoyer en ligne pour vous connecter facilement à tous vos comptes sur tous vos appareils connectés (ordinateur, tablette, téléphone…).

Ça peut sembler séduisant comme idée.
Perso je trouve l’idée terrifiante.

Vous donneriez vos clés de maison/voiture/garage/moto/vélo/boîte aux lettres à une personne qui dit « désormais, j’ouvrirais les portes pour vous, vous n’avez qu’à m’appeler. » ?

Ici pourtant vous donnez les clés de votre vie numérique à une entreprise a but lucrative dont vous ne connaissez que le nom.

Alors oui, je sais : « vie numérique », ce n’est rien. Ce n’est pas votre vie.

Ben en fait si, figurez vous.

Votre vie numérique, c’est tout ce que vous faites sur les sites web, sur votre ordinateur, sur votre téléphone, votre tablette ou votre console de jeu.
Cela englobe donc toutes vos photos, vos posts, vos commits (pour ceux qui codent), vos vidéos, votre bibliothèque (y compris musicale et vidéo), vos discussions, vos emails, vos SMS, vos abonnements, votre historique d’achat en ligne, l’accès à votre compte en banque en ligne, votre numéro de carte de crédit (enregistré sur tous les sites où vous achetez). Et bien plus de choses encore.

Si votre vie numérique ne compte pas, laissez-moi effacer tous vos disques durs, vos comptes en ligne, vos favoris et tout le reste et dites-moi si ça vous manque. Si la réponse est oui (je suis sûr que c’est oui, sinon vous n’auriez pas d’ordinateur), alors votre vie numérique compte pour vous et vous devriez la protéger.

Utiliser un service comme Google Password Manager, c’est donner tout ça à Google pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent (et par ça je veux dire vraiment ce qu’ils veulent).

Et ceci compte pour Google, mais également Firefox ou Opera, qui proposent la même chose (mais c’est pas activé par défaut, ceci dit). En règle général, ne laissez pas jamais un programme — quel qu’il soit — retenir vos mots de passe.

À vous de voir, mais soyez prévenu.
Personnellement je ne ferais jamais ça.


Retour d’un Linux-User

Cet article est un petit retour d’expérience personnel à propos de mon usage de Linux, depuis des années.
Il est également une réflexion par rapport à ce post sur Reddit : « Linux users are arrogant... ».

Si je devais décrire mon passage de Windows à Linux, je dirais que je suis passé par trois étapes. Trois stades.
J’ai commencé sous Windows 98 en 2005 (on n’a pas tous eu un ordi à 10 ans). L’ordi est mort après 1 an (mon Pentium 1 a grillé). J’ai acheté un pc portable sous XP peu après, en 2006.

Je suis resté sous XP environ 2 ans, avant de jeter Windows par la fenêtre et de passer sous Ubuntu 8.04 sur un coup de tête durant l’été 2008.
XP n’avait aucun secret pour moi : j’allais jusqu’à éditer des fichiers DLL pour faire ce que je voulais. Ubuntu par contre, c’était nouveau. J’avais déjà été voir sous Ubuntu 7.04, pour voir ce que c’était, ainsi que quelques autres distributions (Fedora, Mandriva, OpenSuSE…), mais je ne l’avais jamais utilisé pour un usage normal.

C’est la première phase : on s’inscrit sur tous les forums et on pose toutes les questions qu’on a.
Évidemment, un tel ouistiti se fait rapidement fermer sa gueule à coup de PDF « Simple Comme Ubuntu » ou « Linux pour les novices ». Du coup, j’ai fermé ma gueule et j’ai lu.
En fait, j’ai bien fait : le truc cool après la lecture c’est qu’on n’a plus de questions et que tout est clair.

Par contre on a toujours quelques bugs sur l’ordi, mais on sait comment les poser : on ne dit plus « Le son marche pas. 7.04. Portable Asus », mais on donne plus d’info : modèle du PC, modèle de la carte son, version du kernel… Ah et bien-sûr, on a cherché sur Google avant.

Heureusement, quand le son ne marchait pas dans mon cas, une personne sur CCM avait le même ordi, le même kernel et a trouvé une solution : une ligne dans un fichier et un reboot. À ce moment là, c’est encore de la magie pour moi, mais ça marchait.

La deuxième phase arrive là : on commence à utiliser un peu la ligne de commande, à tester des trucs, à comprendre ce qui marche ou pas, quel fichier fait quoi…
On passe aussi du temps à chercher et à aider les autres sur les forums. Et… on passe une bonne partie à faire de la pub et à dire que Linux c’est bien et que Windows ça pue.

Ce n’est pas toujours par pur troll : c’est plutôt par le fait d’avoir découvert un truc tellement bien, tellement cool, tellement mieux que Windows. On a vu la lumière, ça nous rend détestable, mais ça finit par passer.

C’est durant cette phase que j’ai commencé à tenir un site (ayant découvert la CLI et les commandes Bash, on se tourne vers la prog ou, dans mon cas, vers le HTML/PHP). D’ailleurs, au début je faisais pas mal de sujets à troll pro-linux. J’en fais beaucoup moins désormais.

C’est la troisième phase : on utilise maintenant Linux tous les jours, on a trouvé un système convenable, 100% configuré à notre goût et à nos besoins. On a trouvé une recette pour avoir un ordinateur qui fonctionne.

On passe moins de temps à bidouiller (si tout fonctionne, pourquoi s’entêter ?) et on découvre moins de choses nouvelles. On passe aussi moins de temps à aider les autres sur les forums : ben oui : raz le bol de donner des liens vers « Simple Comme Ubuntu » à des n00b qui veulent pas fermer leur gueule et utiliser google ;).

Par contre, ayant un site web, je me dis que tout ce que je note sur mon cahier à propos des commandes Linux utiles, ben ça peut parfois resservir pour nous, mais aussi pour les autres. Du coup, on publie des astuces, des tutos, des formulaires… La différence avec les forums, c’est que maintenant les astuces sont parfois hyper-spécifiques. Mais qu’importe : on pose ça en ligne.

On est moins con aussi : on tape moins sur Windows. Parfois même on se surprend à utiliser Windows pour jouer car il faut l’avouer, avant l’arrivée de Steam les jeux sous Linux c’était très limité. On tape également moins sur les utilisateurs : à juste titre on dit souvent simplement « 'sais pas, 'pas Windows. 'peut pas t’aider. ». Par contre on aide toujours ceux qui veulent essayer Linux et qui ont la même patience que nous (ça se voit tout de suite : si il lit « Simple Comme Ubuntu » sans broncher, alors c’est un bon ptit gars), et ceux qui souhaitent apprendre en plus de vous laisser réparer l’ordinateur.

Mais au final, la gue-guerre Windows-Linux on se rend compte que c’est débile.
Au fond on sait que Windows c’est une perte de temps, tout comme troller et essayer de convaincre des gens pas motivés (qui est une perte de temps bien souvent bien plus grande). Du coup ça passe.

On est bien avec ce qu’on a et on finit par être Linuxien à l’intérieur mais « osef » de l’extérieur. Car au fond, on en a marre de supprimer des tool-bar à la con et des virus à des gens qui ne savent pas utiliser ni un ordinateur ni Windows ou qui ne cherchent pas à comprendre.
On est sous Linux, tranquille et c’est bien : j’y trouve mon compte. Si d’autres trouvent leurs comptes ailleurs, tant mieux aussi.

Pour en revenir à l’article initial : je ne sais pas si c’est de l’arrogance. Je dirais plutôt que c’est la vérité.
Windows est installé sur 90% des ordinateurs et Linux sur environ 0%.

Donc forcément, il y a plus de chances qu’un novice utilise Windows que Linux, et que Linux soit utilisé par quelqu’un d’expérimenté, vu qu’il aura déjà traîné sur le net et qu’il est tombé "par hasard" sur une page parlant de Linux et qu’il a voulu essayer : graver un fichier ISO, booter dessus… rien que ça n’est pas donné à tout le monde et si vous le faites, vous êtes déjà dans la catégorie des utilisateurs avancés (j’espère que les Linuxiens beaucoup plus barbus que moi ne l’oublient pas : oui vous en savez plus que nous, mais c’est pas une raison de nous prendre pour des demeurés).

Le problème avec le novice sous Windows, c’est que personne ne lui dit rien : les ordinateurs sont vendus avec Windows, mais sans manuel d’entretien. Or un ordinateur, ça demande de l’entretien : si vous ne le faites pas, il devient lent, « ça rame », il plante, le disque dur déborde et plus rien ne marche.
Et de ce côté là, Windows est un mauvais élève et Linux un bon élève : Windows fragmente le disque et laisse traîner des fichiers partout, alors que Linux fait tout pour éviter la fragmentation et supprimer régulièrement les fichiers inutiles.

En plus de ça, pour chaque problème sous Linux il y a une ligne de commande (c’est à peine exagéré : tout peut-être convertit en ligne de commande). La ligne de commande peut rebuter, mais au moins ça fonctionne et n’a pas besoin de manuel d’instruction : tu ouvres le terminal, tu copies-colle la ligne de commande, tu valides et c’est bon : le problème est résolu.
Quel que soit la ligne de commande, on fait pareil : copier-coller, valider, et c’est bon.

Windows nous cache la ligne de commande (car il en a une aussi !) : elle n’est pratiquement pas là et très peu utilisé. Du coup, il faut des logiciels compliqués pour résoudre des problèmes simples.
Le résultat est que les gens s’y perdent et ne résolvent plus les problèmes et les laissent s’accumuler jusqu’à ce que l’ordinateur soit bon à remplacer (alors qu’il suffit d’un coup de « balai virtuel » pour qu’il fonctionne comme au premier jour).

Si vous vous demandiez pourquoi il n’y a pas de manuel d’entretien avec votre ordi ou votre Windows : c’est évidemment mieux pour la consommation et l’économie de racheter un nouvel ordinateur tous les 6 mois, une fois que le précédent est trop lent.

Dire « je ne sais pas comment faire, mais ça serait plus simple sous Linux », ce n’est pas infondé. Ce que je raconte ci-dessus n’est qu’un exemple.
Libre à vous d’y voir de l’arrogance quand-même, mais alors j’y verrais de l’ignorance chez vous : c’est vous qui demandez de l’aide pour utiliser votre Windows, pas moi. Mon ordinateur ne rame pas, ne chauffe pas, ne plante pas, malgré le fait que ça fait juste 5 ans que je trimbale le même disque dur et les mêmes fichiers, y compris la configuration.

PS : inutile de me dire que votre ordinateur ne marche pas sous Linux, que le bluetooth déconne ou que le Wifi ne marche pas. Si vous voulez Linux absolument, commencez par acheter un ordinateur qui le permette. On n’exige pas d’un ordinateur vendu sous Windows qu’il puisse faire tourner Linux, comme on n’exige pas d’une voiture de course qu’elle puisse labourer un champ de maïs. Si on veut labourer un champ, il faut un tracteur.
Ici c’est pareil : pour Linux il faut du matériel Linux, point.


L’espace privatisé… Et ça vous gêne ?

Alors qu’avant l’espace n’était pas privatisable par quelque État que ce soit (selon divers traités), maintenant il va explicitement devenir possible pour des entreprises d’aller dans l’espace et de miner les astéroïdes ou les autres ressources qui s’y trouvent.

Déjà, contrairement à ce qui semble dit, l’espace n’est pas privatisé, ce sont les ressources minières qui peuvent être exploitées. Exactement comme les océans en fait : l’océan n’est à personne, mais si j’y pêche un poisson, il est à moi.

Alors si ça vous gêne qu’une entreprise puisse récupérer l’or et le platine se trouvant entre les orbites de Mars et Jupiter (à 500 000 000 km d’ici), ok.
Mais alors expliquez moi pourquoi ça ne gêne personne que les océans (n’appartenant à personne) puissent être exploités de la même façon ? Idem pour l’eau. Idem pour l’air (la société Air Liquide vous vend des bouteilles remplies avec de l’air ou d’autres gaz : argon, CO2, hélium…) ou le vent. Idem pour le pétrole. Idem pour des cailloux.
Si on veut rester logique, ça ne devrait pas gêner plus que les frontières à nos pays ou les barrières autour de notre jardin, non plus. Ça c’est une chose et ce n’est même pas le vrai soucis.


Il y a d’autres choses. Il est clair, aujourd’hui, que les gouvernements ne veulent plus se lancer dans les conquêtes spatiales : les budgets diminuent, les projets sont abandonnés, le public y voit un désintérêt (qui n’a pas lieu d’être pourtant) avec l’excuse faussée du coût (alors que la Nasa en 50 ans a reçu moins que l’Armée US en 2014).

Alors pourquoi ne pas laisser les entreprises et quelques autres milliardaires créer une économie basée sur les ressources de l’Univers : déjà ça va faire avancer la recherche et la technologie, et ça va générer des emplois (il semble que tout le monde n’ait que ça à la bouche) et enfin, les ressources minières rapportées sur Terre vont permettre de créer de nouvelles choses.
Si les États n’en veulent pas, que les gens n’en veulent pas (« trop de problèmes sur Terre pour fouiller dans l’espace », selon certains), pourquoi refuser à quelques entrepreneurs le droit d’y aller ? Ça n’a aucun sens.

Un astéroïde rempli d’or — et il y en a — qui va être miné et dont l’or sera rapporté sur Terre va rendre cet or bien plus abondant pour l’industrie, et de nouvelles applications vont naître (pensez à l’aluminium : en 1850, il était plus rare et précieux que le platine ; aujourd’hui, on s’en sert pour protéger nos sandwich, alléger les voitures et faire des cannettes de soda).
Oui, il est certain qu’à cause de ça, le cours de l’or va s’effondrer (c’est pour ça qu’il me semble une très mauvaise idée de placer son capital dans de l’or aujourd’hui), mais vu les nouvelles applications qui vont naître, il va également remonter après.
La richesse n’est alors pas le prix de l’or qu’on possède, mais ce qu’on va en faire : une batterie qui tient 3 mois et se charge en cinq minutes ? Un système pour produire de l’eau douce pour tout le monde ? À vous de trouver les applications : la rareté n’est pas un problème, quand l’or se vend au même prix que l’acier. C’est une des raisons qui fait que l’or n’est qu’un bijou de nos jours et qu’on n’en fait pas autre chose, comme des casseroles ou des presse-papier.


Enfin, il faut faire face à des pénuries sur Terre : certains métaux ou éléments utilisés dans la vie de tous les jours (lithium, néodyme, samarium, indium — ces deux derniers ne faisant pas partie des « terres rares » pour rien) sont de plus en plus rares car exploitées à fond pour l’électronique. On peut toujours se passer des smartphones quand il n’y aura plus rien pour les faire, mais est-ce vraiment ce que vous voulez ?
Je parle de métaux rares ou de lithium, mais il en va de même pour l’énergie : la Lune contient par exemple de l’hélium 3, qui pourrait être utilisée dans des centrales à fusion, propres.
Rester sur Terre devient vite limité : la preuve : on se fait la guerre pour des dinosaures décomposés enfouis dans le sol, alors que de l’énergie on en a plus dans l’espace qu’on ne pourra jamais en consommer… Il suffit de lever la tête plutôt que regarder le sol.

Que ce soient des entreprises privées qui s’en chargent, c’est normal aussi : la Nasa et l’Esa ne sont pas là pour faire du profit. Ils sont là pour repousser les frontières du possible, justement pour relancer l’économie et montrer aux investisseurs qu’il y a un potentiel économique à prendre. Ce sont ces agences qui prennent les risques — financiers et humain — pour envoyer des hommes sur la Lune ou pour faire atterrir un engin sur une astéroïde ou une comète. Ce sont eux qui montrent que c’est possible. Après seulement, les entreprises privées se lancent et font en sorte de rentabiliser tout ça, pour eux et pour le consommateur. C’est de cette façon que l’économie de la recherche et ici de l’exploration spatiale fonctionne.

Après tout, la découverte de l’Amérique il y a 500 ans ne s’est pas faite tout seule non plus : c’est le gouvernement Espagnol qui a lancé Colomb sur les mers.
Et si elle s’était faite sans intérêt, le retour sur l’investissement a été énorme : ils ont rapporté des Amériques tout ce qui est cacao, tomates, pomme de terre. Et aujourd’hui, grâce à l’investissement et le risque initial pris par le gouvernement, ce sont des entreprises privées qui font fonctionner l’économie du chocolat, du ketchup ou de la frite et de la purée.

De ce point de vu là, la recherche est très lucrative de façon indirecte : pour la conquête spatiale, chaque dollar investi par la Nasa a permit d’en générer trois. Pour le Cern et d’autres projets similaires, la rentabilité est encore plus grande (le Cern a par exemple inventé le world wide web et sans lui, toute l’économie qui en découle ne serait pas là).

La privatisation des ressources spatiales n’est donc pas un problème à mes yeux : c’est pas si quelqu’un déclarait que telle ou telle astéroïde était à lui. Non, ce sont les minerais qu’il va extraire qui lui appartiennent. Exactement comme on fait sur Terre avec n’importe quelle ressource. Ce qui se passera avec l’espace, c’est ce qui a déjà lieu sur Terre.
Oui il y aura des billionnaires à la tête des entreprises qui ont des mines dans l’espace. Mais est-ce un problème si ces gens payent des impôts ? Le seul problème que je vois, c’est si tous ces billionnaires sont aux USA et pas ici, parce qu’on aura été trop peu réactif pour ne pas les suivre (comme le numérique en France).

Alors si vous voulez partager l’espace et les choses qu’il est actuellement impossible à utiliser, ok. Mais restez cohérent et logiques et commencez par appliquer le même esprit de partage et d’humanité ici sur Terre.

La vérité est une nuance de gris

couleurs Je reproduis ici le texte de Mr. Mondialisation initialement publié sur Facebook :

« La vérité est une nuance de gris

Non, pas 50 nuances. Mais assez pour comprendre que "la Réaction" n'est pas la solution. Vous l'entendez souvent autour de vous, ce lieu commun du critique qui plonge tête la première dans une opposition systématique. C'est tout noir ou tout blanc. “Si X à tort, son extrême inverse Y a forcément raison !” pensent-ils s'arguant d'avoir l'esprit critique. De là naissent tous les radicalismes propices à l'émergence d'un nouveau fascisme.

Mais qui peut encore ignorer que les raisonnements manichéens ne sont pas émancipateurs ? Ils ne peuvent l'être car ils s'appuient sur la facilité et l'absence de pensée. La difficulté, qui représente le chemin le moins simple à emprunter, exige de se forcer à voir l'objet sous tous les angles, y compris sous l'angle de celui qui tente de nous opprimer, afin de ne pas soi-même planter les graines d'une nouvelle oppression.

Ainsi l'histoire nous a déjà démontré que l'origine du totalitarisme s'inscrit dans une opposition radicale et naïve envers un vague ennemi désigné, symbolisant un système. Les réactionnaires prétendent ainsi qu'il n'y a qu'une solution unique : le repli identitaire. Cette réaction radicale (ici, un néo-nationalisme exacerbé) portée par beaucoup comme étant la solution contre la mondialisation sert en réalité de chien de garde aux privilégiés qui voient dans la redistribution des richesses au niveau international une menace pour leur position.

Comme l'exprimait Hannah Arendt dans "Les Origines du totalitarisme" : “Ce qui séduisait l’élite, c’était l’extrémisme en tant que tel.” Reste à espérer qu'assez de gens comprennent ces notions difficiles à saisir, car nuancées par nature, avant qu'on ne bascule tous ensemble une nouvelle fois dans l'horreur. Car oui, il est possible de faire pire qu'aujourd'hui. Et vous pouvez nous croire, ils ont les armes pour vous convaincre de détester les opprimés et d'accepter ceux qui les oppriment.

La vérité est une nuance de gris. »



Et j’ajouterais que la nuance de gris n’est valable que pour une seule idée.
Chaque personne possède plusieurs couleurs (représentant chacune une sujet pour lequel il vit) et chaque couleur se superpose à une nuance de gris, symbolisant son point de vue sur cette idée.

Certaines personnes n’ont pas ou peu d’avis sur une idée ou un sujet : la couleur de cette idée est donc absente de leur palette.

Au final, chacun est un mélange unique de plusieurs couleurs plus ou moins intenses. Une palette, en somme, un spectre coloré, représentant sa vision du monde et de sa vérité.



(toute cette symbolique n’a rien à voir avec la notion de "personne de couleur", je préfère le dire)

image de Doug88888


Pourquoi le choix d’un navigateur est important (et un mot sur le navigateur Vivaldi)

J’ai longtemps été un grand fan d’Opera, un grand utilisateur aussi et j’ai été très déçu/affecté/touché par leur décision de changer leur politique dans le développement du navigateur (en 2013…). Vivaldi c’est un navigateur assez récent qui a été fondé par les anciens de chez Opera, depuis tout ces changements.

Je pense que c’est le cas chez vous aussi, au moins une partie : le navigateur est le logiciel que j’utilise le plus sur mon ordinateur.
Ce n’est pas pour rien que certains font des ordinateurs avec juste un navigateur (les Chromebook de Google) : avec les bons sites, on peut en effet de passer complètement de tous les logiciels et n’utiliser vraiment que le navigateur.

À ce titre et pour un geek, le choix du navigateur devient aussi important que celui de l’OS : choisir un navigateur pour moi, c’est comme choisir une bonne paire de chaussures pour quelqu’un qui fait de la randonnée.

Je tourne actuellement sous Firefox : c’est à ce jour le navigateur que j’utilise et que je recommande.
Ce choix est hautement personnel, mais les raisons qui fait que j’utilise plutôt qu’un autre sont :

  • Il est rapide. Tous les navigateurs sont rapides en fait, et la différence est imperceptible aujourd’hui. Donc en réalité, cet argument n’est plus aussi important pour moi qu’il l’était il y a 5 ans.
  • Il est libre. Des « grands » navigateurs, c’est le seul qui le soit. Il y a d’autres navigateurs libres (Epiphany, par exemple) mais leur support et leur évolution est moins rapide que Firefox, qui est ainsi une référence dans le domaine. La liberté est devenu un critère vraiment important : c’est l’assurance qu’il ne contient pas de spywares ou ne possède pas de comportement suspects.
  • Il est bon. Je veux dire par là qu’il respecte bien les standards du web. Comme pour la rapidité, ce critère tend à diminuer d’importance étant donnée que tous les navigateurs arrivent actuellement à un bon niveau (ce qui est une bonne chose). Firefox reste néanmoins en bonne position dans la course quand il s’agit d’être toujours à la pointe (Google Chrome est également très très bon sur ce point, mais il n’est pas Libre — et Chromium, j’ai du mal, encore).
  • Il est édité par une « bonne » entreprise.

C’est sur ce dernier point que Firefox écrase les autres à mon sens : son éditeur Mozilla milite depuis plus de 15 ans à un web ouvert et interopérable. C’est un peu grâce à eux que l’on n’a plus de sites « spécial Windows avec des ActiveX » (impossible à naviguer sur Linux, Mac ou smartphone) ou qu’on peut avoir une vidéo sans avoir à utiliser Flash/Java/RealPlayer/WMP : ils se battent pour tout ça, contrairement aux autres éditeurs.

Cette philosophie d’un web libre et ouvert, interopérable et où il est facile de participer, c’est également la mienne. Mozilla n’a d’ailleurs aucun autre moyen que le bouche à oreille, nous donc, pour promouvoir cette philosophie sans qui le web libre n’existera plus dans quelques années. C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a depuis quelques temps un bouton « Mozilla Firefox » sur la page de mon site.

Firefox, en somme, c’est le navigateur dont la philosophie correspond la plus à la mienne.

Sauf que… Ça pourrait bien ne pas durer. De récentes décisions chez Mozilla m’ont laissé (et d’autres) un peu perplexe : intégration de logiciels tiers, apparition de pub au sein même du navigateur, modules bientôt impossible à installer sans l’approbation de Mozilla. Beaucoup de tout ça est sûrement exagéré, mais tout ceci n’en reste pas moins assez inquiétant pour le futur du navigateur (évidemment, c’est aussi à nous de les aider pour qu’ils puissent continuer à limiter ce genre de décisions assez… mauvaises pour les utilisateurs).


Pour en revenir à Vivaldi, si un jour je devais quitter le navire de Firefox, c’est donc vers eux que j’irais. La raison à cela est que l’ancien navigateur Opera (qui a donné naissance au projet de Vivaldi) avait une philosophie à laquelle j’adhérais, et je sûr que je retrouverais une partie de ça dans Vivaldi, plus que dans n’importe quel autre navigateur (dans l’état actuel des choses).

Ceci donc pour vous aider à maintenir votre liste des navigateurs un peu à jour, ou vous en faire découvrir un nouveau si vous ne le connaissiez pas.
J’espère que Firefox et Mozilla resteront là encore là longtemps, bien entendu, mais dans l’hypothèse où malheureusement rien n’est éternel (y compris sur le net, et particulièrement en matière de logiciels), je préfère avoir une solution de secours. Et Vivaldi, bien qu’encore assez jeune, peut déjà faire un bon navigateur secondaire (chez moi c’est Chromium qui occupe en ce moment ce poste… pour l’instant).

Ressource :
  • Vivaldi : site officiel de Vivaldi.
  • Vivaldi-Fr : Forum, Blog, Wiki (non officiels) mais en français à propos de Vivaldi.

Pourquoi l’unicode dans les URL est une mauvaise idée

(Cet article s’adresse en partie à ce site : république-numérique.fr)

Bien loin est le temps où les sites n’étaient qu’en « .com » ou « .fr » : on trouve maintenant des « .france », « .xxx », « .science », « .christmas », « .google » et plein, plein d’autres.

En plus de tout ça, il est également déjà possible d’avoir des accents dans les noms de sites. Au lieu de « republique-francaise.fr » on pourrait avoir « république-française.fr ».

Voilà qui va plaire à l’Académie Française, mais je ne suis pas sûr que ça plaise à l’américain moyen et son clavier qwerty : si taper un accent aigu sur du qwerty sur le « e » est encore relativement simple, mettre un cédille sur le « c » l’est déjà moins. Sans compter que la plupart des gens en France n’accentuent pas leur majuscules (ce qui est pourtant obligatoire selon les règles d’orthographe), et que les kikoo de Facebook n’accentuent même plus rien du tout, ça risque d’être un beau bordel.

Après, dans les nouvelles extensions de sites web, on trouve, en plus du « .christmas » et du « .google », aussi ce genre de choses : « ..삼성 », « .дети » ou « .中信 », respectivement en coréen, en russe et en chinois, alors que je ne parle pas des extensions en hébreu, en arabe, en cinghalais, en japonais, en grec ou dans tous les autres alphabets qui existent (car pourquoi se limiter à quelques-uns ?).

Tout ça c’est bien joli et sympathique pour les 2,5+ milliards de personnes dans le monde qui n’utilisent pas l’alphabet latin à la base, mais je pense que ça risque de fragmenter un peu plus internet et les sites-web et de rendre la vie plus dure à tout le monde (pas seulement moi et mon clavier latin). Il ne faut pas oublier que les claviers avec l’alphabet latin sont plus ou moins répandus partout (ou au moins en alphabet secondaire sur les claviers non latins). Comment ça sera quand un nom de site web en cyrillique devra être écrit sur clavier kana ?

Je pense que si il n’y a pas un fallback en Ascii (sous partie très réduite de l’alphabet latin et seule utilisée in facto en informatique) quelque part, il sera impossible de s’en sortir. Pas juste pour moi qui utilise cet alphabet là à la base, mais pour tous ceux qui utilisent un Internet actuel. C’est bien beau de penser à tous le monde, humainement et techniquement, mais ça risque aussi de casser bien plus de choses que ça ne résout.
Qu’un blog local s’amuse à mettre des caractères unicode dans son site, ce n’est pas trop un problème, mais ça peut le devenir si les institutions gouvernementales s’y mettent, car ces derniers peuvent avoir plus ou moins un rayonnement international.

Donc pour en revenir à république-numérique.fr, je ne peux pas être d’accord avec eux. Il faut dissocier le contenu de la page et son URL (la façon d’y accéder). Parce que sinon, on devrait également remplacer le tiret « - » par un trait d’union « ‐ » et mettre des majuscules (pas sûr que le « .fr » dans l’expression satisfasse aux règles d’orthographe).

ÉDIT : Oui, je connais le Punnycode, pour le fallback Ascii : mais j’espère que vous rigolez quand il s’agit de transformer « .香港 » (qui se lit xiāng gǎng selon les règles de translittération déjà existante) en ceci « .xn--j6w193g » ?
Je reformule donc : il faudrait un truc « simple » pour convertir les noms de sites en unicode, pas un charabia mathématique que personne ne comprend sans avoir un master en mathématiques. Et si possible, transparent à l’usage.
Par exemple « republique.fr » devrait pouvoir pointer tout seul sur « république.fr », et « .テスト » devrait plutôt être pointable par « .tesuto » plutôt que par « .xn--zckzah ». au moins il y aurait une logique linguistique derrière (ce qui me semble être le but de l’un des buts de l’unicode, non ?).
À la commande d’un NDD en « .テスト » il faudrait que soient inclus d’office le « .tesuto » et leur équivalents ailleurs.

ÉDIT-2 voilà mon clavier virtuel pour navigateur pour taper dans une quarantaine de claviers différents en direct.


Et si Google fermait mon compte (v2015)

Il y a deux ans, j’écrivais cet article : et si Google fermait mon compte ?
Ça faisait suite, dans une certaine mesure, à l’annonce d’Opera de fermer quelques mois plus tard leur service mail : je m’étais demandé quel impact pour moi aurait la fermeture d’autres services web que j’utilisais à l’époque, principalement Google.

Depuis la fermeture de My-Opera, j’ai effectivement pris quelques mesures. Je pense être devenu moins dépendant de services externes. Il faut dire que la fermeture de mon compte email principal m’a beaucoup fait chier, mais d’un autre côté ça m’a permis d’apprendre beaucoup de choses.

Voici mon retour d’analyse, deux ans après cet « incident », et la mise aupoint concernant ma dépendance vis à vis des autres « grands sites ».
Toujours la même notation : 0/5 correspond à « je m’en fous totalement » et 5/5 à « je suis vraiment dans la merde ».

Si Google fermait mon compte, en 2015 :

  • Gmail. Je n’utilise plus GMail. Mes comptes utilisateurs sur les autres sites sont sur une adresse email chez moi. Note : 0/5.
  • Google Plus. Note : 2/5. J’utilise G+ pour trouver des infos intéressantes plus qu’autre choses. Je pourrais m’en passer, même si ce serait dommage.
  • Google Documents. Note : 0/5. J’utilise exclusivement Libre Office et je partage les fichiers qui sont à partager via mon site ou via email.
  • Youtube. Mon compte Youtube est fermé depuis quelques temps. Je n’ai plus de compte Youtube. Note : 0/5.
  • Android. Note : 1/5. Il faut un compte Google pour télécharger des applications sur Google Play et utiliser diverses fonctionnalités d’Android. J’ai appris à utiliser Android sans compte Google. Si mon compte était fermé, je mettrais ces connaissances à exécution (ce n’est pas le cas actuellement). Je ne sais pas en revanche ce que Google peut encore faire si on n’est pas connecté à son compte. D’où l’intérêt d’utiliser un téléphone avec un OS Libre, mais ce n’est pas gagné. Je pense que je verrais le moment venu, en espérant que ça arrive le plus tard possible. Mais quand ça arrivera je ne serais pas paniqué, c’est déjà ça.
  • Google Maps, Google Search, Google Traduction : tout ça j’utilise parfois aussi. Mais il n’y a pas (encore) besoin de compte pour utiliser.


C’est tout pour Google.

Pour les autres sites :
Paypal, eBay, Amazon, ça me ferait un peu chier parce que j’achète régulièrement en ligne, mais je peux m’en passer : il y a d’autres sites et d’autres moyens.
Microsoft/Skype, Facebook, Yahoo : totalement rien à faire. Je n’utilise pas de XBox, et Facebook me sert un peu à rien. Mon compte Yahoo, je ne sais même plus ce que c’est…
Twitter : je l’utilise de temps à autre en version web pour interagir avec ceux qui suivent mon blog via Twitter (le RSS de mon blog est reposté sur Twitter). Ça serait dommage si ça vienne à être supprimé, mais bon, tant pis : ça m’empêchera pas de poster et ça n’empêchera personne de lire mon site quand même si elle le souhaite vraiment.
Tumblr : j’aime bien Tumblr, le site est sympa et on trouve pas mal de monde. Mon site n’est plus dupliqué sur Tumblr depuis un moment car je l’utilise pour d’autres raisons maintenant, plus orienté jeux-vidéos, manga, pokémon… Là aussi, ça m’embêterait que le site ferme où que mon compte soit fermé, mais ça ne sera pas la fin du monde non plus.

Je n’ai autrement pas de compte « Cloud » grand public, ni de compte d’écoute de musique en ligne (SoundCloud, LastFM, Deezer…).

Bref, je suis un peu partout sur Internet, mais mon point central c’est mon site, mes noms de domaines. Je n’ai pas encore de quoi m’auto-héberger (ou même devenir mon propre FAI) pour garantir une bonne et vraie indépendance, mais si ça venait à arriver pour des raisons politiques, je suppose que le web ne sera plus un lieu digne d’intérêt pour partager quoi que ce soit. Je serais alors passé sous Tor ou Freenet depuis longtemps.

Ce ne sont pas la fermeture de mes comptes sur les réseaux sociaux qui me font peur en tout cas.

Les opérateurs légalement juges de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas voir

Fffuuu, bon ça y est : le gouvernement Français a adopté un texte qui donne aux opérateurs FAI le pouvoir de censurer les blagues sexistes sur le net.

Autrement dit, une simple blague de travers (par exemple sur les blondes, qui sont quand même nombreuses), et hop, c’est tout le site qui risque d’être censuré dans le pays parce que M. Orange ou M. SFR aura décidé que ce contenu dépasse les bornes qu’il aura lui même fixé. Il peut aussi décider d’être plus laxiste pour ses propres sites et forums que pour celui du concurrent, ou alors de choisir les sites en fonction de son auteur, son bord politique, son fournisseur internet…

C’est pas comme si les débordements n’auront pas lieu : le site Linux.com ou celui d’Amnesty International sont bloqués par le filtre anti-porno au Royaume-Uni.


Et pendant ce temps là, les bonbons Haribo de couleur noir (ceux en réglisse) sont interdits au Danemark et en Suède car jugés racistes. Non, ce n’est pas une blague.

Poussez pas, on va l’avoir notre société édulcorée, purifiée de tous les vices à la Demolition Man.

Du pouvoir de la presse et de l’importance de leur neutralité

Voyez cette image (partagée par Daniel Buteau sur Google+) :


L’image en bas et à gauche est prise par un particulier (je présume) et de loin.
L’image en haut à droite a un cadrage différent. C’est l’image de TF1, donc vue par environ 5 millions de personnes.

Cette image ne représente pas la réalité.

Cinq millions de personnes auront donc une information représentant une importante déformation de la réalité.

Si vous doutiez du pouvoir de la presse… Ben le voilà à l’œuvre, ce pouvoir.
Ils peuvent vous montrer ce qu’ils veulent : vrai ou pas vrai, tout passe. L’image n’est pas truquée, mais elle ne représente pas du tout la réalité pour autant.

On peut donc dire clairement que la presse ment.

Oh, et quand je m’insurge contre le fait que Facebook, Microsoft ou Google ainsi que des fournisseurs d’accès internet (Orange, SFR…) se mettent à vous filtrer l’information avec leur critères, sachez que c’est la même chose : des milliards de personnes utilisent les services de ces entreprises pour s’informer, s’instruire et se faire une opinion sur le monde.

Vous voyez l’importance de la neutralité des services en ligne ? Du réseau ? De la presse ?

De la liberté de la presse et de la neutralité du réseau et des services en ligne dépendent la vision du monde par les peuples. Par exemple, c’est grâce aux journaux qu’on sait que les USA sont en guerre au moyen orient.
Le saurions-nous s’ils voulaient le cacher ? Non.

Ils sont donc responsable de l’information du public sur l’état du monde (et parfois du contenu de nos assiettes) et plus largement des droits de l’homme et de la démocratie.

Et la France se trouve à la 40e position dans le monde (selon RSF, sur un total d’environ 170 pays) en ce qui concerne liberté de la presse. Ça vous donne une idée, j’espère.

Je regarde des idées, pas ceux qui les ont !

mac donald ghost witch wtf Parfois on m’a fait la remarque du genre « hé, mais tu as vu qui tu cites ? l’idée que tu propose vient d’un gros faschiste-pédo-tueur-nazi-pirate-communiste-traître ! ».
On me dit que je cite tantôt le FN, tantôt les Verts, puis les Africains, les Russes, les Aztèques, les pingouins, les Pokémon… que ça ne tient pas la route, qu’il n’y a pas de « logique ».

À ceux qui se demandent à quoi je joue, qui pensent que je me contredis, qui ne comprennent pas pourquoi je change toujours mes sources d’idées (voire d’inspiration), sachez juste que je ne regarde pas qui propose une idée, mais que je regarde l’idée en elle-même.

Ceux qui me font ces remarques sont — selon moi — ceux qui refusent d’attribuer une bonne idée à un salaud et une mauvaise idée à un génie. Et ça, c’est dommage : car même un crétin peut un jour avoir une idée qui va améliorer la face du monde.

La nature m’a donné un cerveau me permettant de réfléchir par moi-même et d’imaginer des choses d’une grandeur infinie. Et je devrais l’éteindre et suivre les autres aveuglément ? Navré mais non.

Je veux pouvoir être libre de penser par moi-même et pas par les autres. Je veux pouvoir être libre de dire quelque chose sans que l’on me sorte « ah t’as des idées de communistes » ou « ah tes idées sont capitalistes ». Stop ! J’ai des idées à moi, j’ai des idées qui me vont : on s’en fiche si elles ont été émises par untel ou par un autre : je les trouve bonnes.

On ne peut pas créer un monde meilleur en n’écoutant qu’une seule personne, qu’un seul groupe, qu’un seul parti politique ou un seul gourou. Le monde est construit parce que l’humanité toute entière est là ou a été là, parce que chacun peut donner ses idées et parce que le monde conserve celles qu’elle juge bonnes et rejette celles qu’elle juge mauvaises (un peu comme le fait la nature, avec la sélection naturelle).

Je pense que la société devrait prendre ce qu’il y a de bon de tous les côtés plutôt que de prendre le bien et le mal se trouvant d’un seul côté (en politique, par exemple). La perfection du monde devrait être le but recherché constamment, sans avoir à accepter quelque chose qui ne va pas.

Et c’est bien ce que je fais ici : partager des choses que j’estime être digne d’intérêt pour moi, peu importe leurs origines.

image de Vipez