Non, ce n’est pas une menace ça, ça s’appelle la démocratie !

Les prochaines élections sont dans 1 an. Nous nous souviendrons de leur vote en 2017
Les anti-loi El Khomri menacent les députés PS de ne pas voter pour eux en 2017

(via)

Juste : non, ce n’est pas une « menace » ça.
C’est simplement la démocratie (ou la république, plutôt).

Les députés et politiques sont là pour représenter la volonté populaire. Pas celui des porte-feuilles en costard.

« Tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute », vous vous souvenez ? Nous, citoyens avons plus de pouvoir qu’on ne le pense : les « élus » ne sont à leur place que grâce à nous.

Il n’y a pas besoin de s’indigner de la façon de faire de Travail.lol : c’est juste le processus de vote, dans son principe le plus simple, le plus basique.

Bon, après il faut transformer la république en démocratie, et ça ce n’est pas totalement gagné tant on a laissé le pouvoir à ceux qui le voulaient, mais il y a des idées et même de sérieuses initiatives.


À propos du compteur Linky, ses 0,1 V/m et le problème de la vie privée

compteur électrique
« Le compteur Linky émet 0.1 V/m, soit 800 fois moins qu’un grille-pain » (via)

Je n’ai jamais compris pourquoi tout le monde s’inquiète soudainement du champ électrique autour d’un compteur Linky (les nouveaux compteurs connectés et « intelligents » d’EDF). Non, franchement, je ne vois pas : le danger de ces trucs n’est franchement pas dans le champ électrique émis par un compteur.

C’est de la désinformation totale que de dire que ça constitue un danger. Il ne me semblerait pas étonnant que cette désinformation soit lancée par ceux qui veulent imposer ces compteurs de force, histoire de décrédibiliser tout ceux qui sont contres, même pour les autres raisons. Car oui, ces compteurs promettent d’être de la bonne merde ! C’est juste que ça n’est pour la raison du champ électrique.

Les compteurs Linky sont bien plus dangereux sur d’autres points :

  • La consommation électrique des compteurs eux-mêmes (facturée à l’abonné, évidemment) ;
  • Et ce sont des dispositifs qui détectent exactement quoi et quand on allume un appareil.

Ce dernier point ne vous semble pas important ? Attendez-voir.
Déjà, sachez que chaque appareil électrique consomme une tension et une intensité propre, avec un dephasage propre, et selon des cycles très distincs : un lave-linge a ainsi une « signature » électrique différente d’un frigo ou d’un four à micro-ondes.

Du coup, l'opérateur réseau sait exactement quand vous allumez un four. En fait, il savent quand vous vous levez le matin (alumage de la lumière, du chauffage, du grille-pain, de la cafetière). Ils savent quand vous rentrez, qui reste chez vous, combien vous êtes…

Vous vous dites que c’est mal, mais globalement vous vous en foutez ? Attendez-voir… Bis.

  • Imaginez : vous êtes en arrêt maladie et êtes censés être chez vous ? Alors pourquoi le chauffage était éteint toute la journée ? Merci à EDF pour cette information : grâce à eux, votre arrêt maladie ne sera pas payé : vous n’êtes pas resté chez vous comme il le faut.
  • Imaginez : vous déclarez habiter seul. Probablement pour toucher plus d’allocs ou autres, et vous bossez ? Alors pourquoi le chauffage, le micro-ondes et le chauffe-eau ont été utilisés en journée, tel ou tel jour ? Merci EDF pour cette information ! Grâce à vous le fisc sait que quelqu’un était chez vous pendant que vous bossiez. Vous ne vivez donc pas seul. Vous n’êtes pas éligible à telle ou telle aide.

Vous vous en foutez toujours là ?
Et avec la centralisation de toutes les informations, soyez 100 % sûr qu’on y arrivera ! Les banques sont déjà contraintes de communiquer bien trop d’informations au fisc, et ce dernier donne déjà tout aux autres services.

Oui, j’admets : dans mes exemples, ça permet de choper les fraudeurs. Ok. Même si la fraude aux aides sociales est une goutte d’eau devant l’océan d’évasion fiscale des riches qui pondent les lois, on ne peut pas leur reprocher d'essayer de réduire la fraude comme ça.

Donc voici deux autres cas de figure :

  • EDF, puis le fisc saura par exemple quand vous hébergez votre copain Thierry ou votre tante Jeannine pour dépanner : vous voulez vraiment laisser l’État fouiller dans votre vie privée comme ça ? La solidarité est devenue synonyme de fraude ?
  • De plus, le simple fait de changer de frigo sera détecté par EDF grâce au Linky. Pas grave vous pensez ? Comment vous l’avez payé, si vous êtes au RSA ? Comment allez vous expliquer ça aux impôts ? Votre grand-mère vous en a fait don ? Mais c’est qu’un don (fiscalement parlant), c’est imposable.[/i]

Tout ça c’est une question de vie privée : elle vaut de l’or pour tout le monde. Ne laissez personne vous la prendre, même contre de l’argent (assurance moins cher si vous les laissez vous moucharder votre voiture ou votre téléphone, par exemple) !

Voilà les vrais problèmes du Linky : la vie privée !

pilone électrique
Pour en revenir au champ électrique : le « 0,1 V/m » c’est la différence de potentiel électrique dans l’air.
Un conducteur électrique que l’on met sous tension émet autour de lui un champ électrique. Ce champ est d’autant plus intense que la tension dans le fil est haute.

Sur un fil électrique d’EDF, celui qui relie votre maison au réseau, ou le quartier au réseau, c’est généralement du 220 V et du 20 000 V respectivement dans le câble. C’est peu : le champ électrique (qu’on mesure en V/m) émis autour du câble est suffisamment bas pour ne pas inquiéter les oiseaux qui se posent dessus sans aucun problème.

En revanche, les lignes HT-B (haute tension B, anciennement THT) des pylônes électriques sont à des tensions de 400 000 V (parfois même 800 000 V ou 1 200 000 V sur de très longues distances).

Ces tensions sont si élevées qu’entre deux points de l’air autour du câble la différence de potentiel est suffisante pour être mortelle avant même de toucher le fil, et ceci même avec un isolant (20 cm de verre, par exemple) entre le câble et vous. La différence de potentiel se trouve vraiment dans l’air.

C’est pour ça qu’on ne voit jamais d’oiseaux posés sur des fils électriques de lignes de pylônes électriques : ils sentent le champ électrique à plusieurs mètres et fuient.

Enfin, pour l’anecdote : l’entretient de ces lignes HT-B se font sans couper le courant, en hélicoptère (vidéo).
L’opérateur est dans une combinaison métallisée histoire d’uniformiser le potentiel électrique autour de lui. Même si l’hélicoptère est isolé, il doit se mettre au même potentiel que le câble avant l’intervention.

Le potentiel électrique n’est pas un danger : c’est la différence de potentiel (la tension) qui l’est.

Et pour un compteur Linky, une différence de potentiel de 0,1 V/m, ce n’est rien.

MISE À JOUR : comme c’est étrange, ils font une loi qui pourraient permettre :

[aux administrations] d’obtenir des “informations complémentaires” auprès des entreprises délivrant l'eau, l'électricité, le gaz et des fournisseurs d’accès. Ces opérateurs privés auraient bien entendu l’obligation de répondre aux demandes de ces agents.

(source)

image et image


#Orange : Et si j’appuyais sur ce bouton ?

Le PDG d’Orange dit qu’il fait le pari que les prix des forfaits mobiles vont prochainement augmenter.

Traduction : « Et si j’appuyais sur le bouton “augmenter les prix” ? ».

Non parce que bon, nous prendre pour des cons, ça va hein. C’est pas comme si les prix étaient fixés par les opérateurs, et même entre eux (comme c’est déjà arrivé et comme ça nous a coûté 1,5 milliard d’euros).

Ce n’est que depuis l’arrivée de Free Mobile que les prix sont tombés, et qu’on a vu apparaître des forfaits « low-cost » un peu partout, y compris à la Poste et ailleurs.
La qualité de ces réseaux à prix cassé mise à part pour le moment, même sans ça, s’il y a eu un seul avantage à tout ça c’est la baisse globale des prix :

évolution prix mobile 2010-2014
(source : Arcep)

Et puis c’est pas comme si le même monsieur avait déclaré que s’il rachetait Bouygues, les prix resteront les mêmes.

Ce rachat ne s’étant pas fait à cause de la gourmandise d’Orange, de Bouygues et de leur sac-à-fric d’actionnaires, ça me semble être une façon de faire porter le chapeau à l’État et au gouvernement de la future (et éventuelle) hausse des prix. Bravo François Hollande : juste avant les présidentielles, c’est encore de ta faute si les prix augmentent !

Oh et puis, c’est étrange, car juste après que Free Mobile arrivait, les mêmes disaient que le service allait se dégrader et que les prix finiront par remonter et que ça ne pourrait pas durer.
Ben je sais pas vous, mais entre 2010 et aujourd’hui, le prix que je débourse pour mon forfait mobile est passé de 3,50 €/mois à 2 €/mois (merci Free), et bizarrement, ça fait 4 ans que ça dure et que la qualité du service, avouons-le, pas brillante au début, s’est quand même nettement amélioré.

Et même si hausse il y a, il faudrait qu’elle soit au moins de 40 à 50 % pour retrouver son niveau d’avant Free Mobile. Vous pensez vraiment qu’un opérateur va s’y risquer tout seul ? Et s’ils s’y risquent ensembles, on va encore avoir droit à un procès pour entente des prix comme il y a 10 ans.


@Le__Greg : Nous sommes en train de tuer Internet

Ceci est un court commentaire à cet article de Le Greg : Nous sommes en train de tuer internet.
L’article dresse un petit état des lieux du web actuel : ce qui était il y a encore 10~15 ans un monde horizontal, où chacun était au même niveau de hiérarchie, est maintenant remplacé par un web « machine à statistiques », où le monde vénère ceux qui ont le plus de followers/abonnés/likes et où la quantité de lecteurs a remplacé la qualité de la lecture, le tout pour une question d’annonceurs, d’argent et d’égo.

Et ceci n’est pas le plus grave : après tout, tout le monde est libre de vivre sa vie comme il l’entend, que ce soit vivre ses rêves ou rêver de la vie des autres, mais les outils qui sont mis en avant et à disposition des internautes favorisent tous un seul de ces deux choix :

Twitter affiche moins de publicités aux stars qu’aux autres utilisateurs. Facebook donne des outils supplémentaires aux utilisateurs dont le compte a été vérifié. Nous arrivons à un internet à deux niveaux : l’un pour les nantis, l’autre pour le reste du monde.

Si je suis d’accord sur le constat et l’analyse qui en est fait, c’est la conclusion (et le titre) qui me semblent à modérer un peu : je ne pense pas que l’on soit en train de tuer le net (ou le web, plutôt).

Déjà, ce dernier peut s’étendre à l’infini : il y a donc de la place pour tout le monde, y compris les réseaux sociaux. Et ensuite, le web n’est-il pas ce que les internautes en font ? N’est-il pas l’un des seuls outils véritablement démocratique que nous avons, et à ce titre ne devons nous pas accepter que tout le monde le façonne tel qu’il le veut ? C’est la liberté de faire ce qu’on veut avec ce qu’on a. En plus de ça, que le réseau de Mark Zuckerberg prend des proportions démesurées ne nuit pas à ceux qui s’en fichent, que je sache.

Je pense que le net est plus vivant qu’il ne l’a jamais été :

  • Il n’a jamais été aussi simple de commander un service d’hébergement et d’installer un moteur de blog ou une suite web.
  • Il n’a jamais été aussi simple de se mettre à l’auto-hébergement : on peut transformer son vieux téléphone en serveur à domicile ou installer un mini-serveur (comme un Raspberry-Pi à 20 € et consommant que dalle en énergie), surtout quand la bande passant — quoi que moisie en upload la plupart du temps — est illimité (en tout cas en France).
  • Il n’a jamais été aussi simple de se mettre à écrire, filmer, photographier, dessiner, coder, enseigner, apprendre, expliquer, rechercher et publier ce qu’on veut en ligne.

Le seul truc est que les réseaux sociaux géants n’existaient pas il y a 15 ans, alors qu’aujourd’hui tout le monde ne voir plus que ça.
Du coup, le « net de l’époque » est de moins en moins visible aux non initiés, mais il est toujours là et il le sera tant qu’il y aura quelqu’un en dehors des Facebook, Youtube et autres, et il y a de plus en plus de monde.
Le web ne sera donc pas tué par les Gafam (Google-Apple-Facebook-Amazon-Microsoft), ni par personne. Faire un site web sera toujours possible.

Il s’agit simplement de faire attention : on fait de plus en plus souvent sous-traiter les données par les Gafam. Ceci passe par le délaissement du RSS au profit de l’abonnement sur Twitter, le délaissement des commentaires au profit des discussion sur Facebook, le délaissement des images/vidéos en local pour des scripts d’intégration Instagram/Youtube.

Ça ne tue pas le web et la liberté de parler, et de créer : ça tue le côté social et c’est dangereux. Car plutôt que se rendre des visite virtuelles les uns chez les autres, on préfère tous se retrouver dehors sur un réseau social impersonnel, stérile et encadré (et qui plus est, non plus pour parler des idées mais pour parler des personnes). Quant au côté dangereux : vous construiriez une maison autour en vous appuyant sur un mur posé là par un voisin ? Avec le risque que ce dernier le démolisse quand il en a envie ? De même, sur un site web, il est « suicidaire » de compter sur les services externes pour fonctionner. S’en servir, aucun problème. Mais en dépendre, non.

(PS : tout comme dans l’article initial, je laisse de côté tout ce qui concerne la censure, l’oppression gouvernementale, et ce qui relève de la vie privée, comme les trackers, cookies tiers et autres).


[TUTO] Installer XPosed sur la tablette Acer Iconia 10

Je vous ait montré comment rooter cette tablette d’Acer et comment virer les applications pré-installées grâce au root, voici désormais comment installer Xposed, qui permet à son tour d’installer des centaines de petits modules intéressants pour customiser un Android rooté.

Note importante : les mêmes avertissements que pour le rootage s’applique ici, à savoir que faire n’importe quoi peut tuer votre appareil. Si vous suivez ce que j’écris ici, vous vous en sortirez bien. Dans tous les cas, vous prenez l’entière responsabilité de tout ce que vous faites.

Xposed pour Lolipop et Marshmallow est une application framework qui offre de nouvelles possibilités pour d’autres applications, non permises par Google. Seule, l’application Xposed ne sert à rien, mais il permet de faire tourner d’autres applications.

La procédure est très similaire au root : en plus d’installer une application sous la forme d’un APK, il faut connecter la tablette à son PC, lancer une commande et redémarrer la tablette, installer manuellement un fichier Zip depuis la carte SD et redémarrer.

Prérequis

Premièrement, il faut télécharger deux fichiers donnés en bas de ce tuto ou sur cette page officielle.
Le fichier XposedInstaller doit être installé sur la tablette. L’installation d’applications tierces doit être autorisée et il est conseillé à ce stade d’activer les options des développeurs et le débogage USB (il y en aura besoin par la suite de toute façon).
Le fichier xposed-*-sdk-*.zip doit être placé sur votre carte SD externe (pas dans la mémoire interne du téléphone : chiffrée, on ne peut y accéder depuis le recovery).

Deuxièmement, sous Windows, assurez-vous d’avoir installé les 3 programmes qu’on avait déjà eu à installer/dézipper pour le root : ADB-Setup.exe, AcerDrivers.exe, IntelAndroid-FBRL.zip (liens sur cette page).

Procédure

Branchez votre tablette avec le débogage USB activé à votre ordinateur et sur ce dernier, lancez le fichier launcher.bat dans le dossier IntelAndroid-FBRL.

Si tout va bien, l’affichage sera en bleu-turquoise (et pas en rouge).
Tapez « ACCEPT », puis pour le choix de la méthode du root, choisissez « cwm.zip » en tapant « 5 », puis pour le second choix, prenez « T4 » en tapant « T4 » et en validant.

La procédure de root recommence. Le but étant d’utiliser CWM pour installer le framework Xposed.
Une fois dans le recovery, faites comme lors du root, mais choisissez votre fichier xposed-v80-sdk21-x86.zip et installez-le.

Quand c’est fait, sortez des menus, redémarrez et c’est bon. Maintenant vous pouvez ouvrir l’application Xposed Installer.

En cliquant sur la ligne « Framework », vous pouvez lire en vert « Xposed framework version 80 is active » ce qui est signe que le framework est installé.
Pour installer un module sous Xposed, allez dans la ligne « Téléchargements » et recherchez un paquet.

Personnellement je recommande les paquets suivants :

  • BootManager (3.7.1), pour bloquer le démarrage automatique des applications qu’on ne souhaite pas voir lancé au démarrage ;
  • GravityBox [LP] (5.3.8) (LP=Lolipop), un must-have qui permet de tweaker beaucoup de choses dans l’interface d’Android, comme ajouter le redémarrage ou la capture d’écran dans le menu d’extinction, ou centrer l’heure sur la barre des tâches, etc.
  • XPrivacy (3.6.19), pour restreindre les informations auxquelles les applications ont accès.

Il suffit de faire une recherche dans la liste, de les sélectionner, puis d’installer la dernière version depuis l’onglet « versions ». Ensuite, revenez dans la page principale de Xposed, allez sur Modules et cochez les cases des modules à activer et enfin redémarrez la tablette pour prendre en compte l’activation. Ceci étant fait, les modules sont maintenant opérationnels.

Les fichiers à télécharger


[TUTO] Les Bloatwares sous Android 5 Lolipop

Dans mon article expliquant comment désactiver facilement les applications Android, je donnais aussi une liste des APK système qu’on peut désactiver, et avec elle leur fonction au sein d’Android. L’article a presque 3 ans et était faite pour Android 4.1, voici venu le moment pour une mise à jour.
Je prends ici comme base la tablette Acer Iconia 10, sous Android 5.0.2 qui est rootée.

La tablette n’ayant pas beaucoup d’applications tierces (ce qui est une bonne chose), la liste suivante contient surtout des composants d’Android qui peuvent être désactivés.

Quelques notes avant de commencer, par rapport à l’article pour Android 4.1 :

  • sous Android 4.x, les APK se trouvaient dans le dossier /system/app. Sous Lolipop, il y a deux dossiers : /system/app et /system/priv-app. Les deux fonctionnent de la même manière.
  • un autre changement est que ces dossiers ne contiennent plus les APK et les .odex, mais des dossiers qui eux contiennent les APK et les .odex. La méthode reste la même, mais il faut « chmoder » le dossier entier à 000.

N’oubliez pas : si vous voulez désactiver une application système, il faut d’abord aller dans les préférences > applications, puis réinitialiser votre application en supprimant les mises à jours.
De plus, si vous désactivez par exemple Google Chrome, il sera tout à fait possible d’aller sur le play Store et d’installer Chrome. Ceci est donc également une méthode de transformer les bloatwares en applications « normales ».

À vous de voir si vous avez besoin des applications en question, en ce qui me concerne, les APK à désactiver dans /system/app sont :

  • AcerFreehandCapture : un utilitaire pour réveiller la tablette en utilisant la caméra.
  • AcerGallery : un gestionnaire d’images d’Acer.
  • AcerNidus : un gestionnaire de rapport de bugs pour Acer. Un mouchard qui récolte des informations sur votre téléphone.
  • BasicDreams : un fond d’écran animé.
  • Books : Google Play Livres
  • Chrome : Google Chrome. J’utilise Firefox.
  • CloudPrint : Un outil pour imprimer un document en passant par le Wifi.
  • Drive : Google Drive.
  • Email : Le client Email par défaut d’Android (j’utilise K9-Mail)
  • Exchange2 : Le client Exchange, pour utiliser la messagerie de Microsoft.
  • FaceLock : L’outil pour déverouiller l’écran à coup de grimaces.
  • FloatCalculator : ↓
  • FloatCalendar : ↓
  • FloatGadget : ↓
  • FloatText : → Ces 4 applications sont des méta-paquets qui permettent d’avoir la calculatrice, le calendrier, etc. en mode « flottant », c’est à dire en tant que que widget par dessus les autres applis.
  • Gmail2 : Gmail (pas besoin)
  • GoogleKorean : ↓
  • GooglePinyin : → des paquets pour le coréen et le chinois (?) dans le clavier Google.
  • GoogleTTS : Le outil de reconnaissance vocal.
  • GoogleTranslate : Google Traductions.
  • Hangouts : Hangouts (ça va, c’est pas trop dur à deviner)
  • HoloSpiralWallpaper : Un autre fond d’écran animé.
  • LiveWallpapers : → Le gestionnaire de fond d’écrans animés. Je désactive ça car je n’utilise pas. Même si c’est joli, ça consomme pas mal de batterie.
  • LiveWallpapersPicker : ↑
  • Maps : Google Maps.
  • Music2 : Google Play Musique
  • Newsstand : Google Kiosque (pour les magasines et les journaux via Google Play)
  • NoiseField : Un autre fond d’écran.
  • PartnerBookmarksProvider : Des outils marketing/partenaires de Google
  • PhaseBeam : Un autre fond d’écran.
  • PhotoTable : Un gestionnaire d’images, pour utiliser la tablette comme écran à photos
  • PlayGames : Google Play Jeux
  • PlusOne : Google Plus
  • PrintSpooler : Un autre outil pour l’impression depuis la tablette.
  • ScreenGrabber : Un outil pour faire des captures d’écran.
  • TouchWakeAppSettings : un utilitaire pour réveiller la tablette depuis l’écran
  • Videos : Le gestionnaire de vidéos. J’utilise VLC.
  • VisualizationWallpapers : Un autre fond d’écran.
  • YouTube : Youtube (je préfère le désactiver ici et l’installer depuis le Play).
  • talkback : Le moteur de synthèse vocal de Google.

Les APK à désactiver dans /system/priv-app sont :

  • AcerBlueLightFilter : un filtre à lumière bleue (style "Redshift"). Je préfère l’application CF-Lumen.
  • AcerClock2 : Un widget d’Acer, celui de la pendule.
  • AcerOOBE3 : Un outil d’Acer qu’on a quand on allume la tablette pour la première fois.
  • AndroidForWork : Un outil pour utiliser la tablette pour travailler (je ne sais pas trop ce que ça fait).
  • DemoVideo : Une vidéo de démo (faut vraiment un APK pour ça ?)
  • EZNote : Une application de prise de notes. Je préfère color-notes.
  • GooglePartnerSetup : encore des trucs de google et ses partenaires
  • Tag : Le truc pour faire du NFC.
  • Velvet : La barre Google en haut (j’utilise pas ça).
  • astro : Un gestionnaire de fichiers pré-installé.

Désactiver tout ça à la main dans Root Explorer peut être assez chiant.
Je préfère donc faire ça en ligne de commandes depuis mon l’ordi (sous Linux Mint).
Il suffit d’activer les outils de développeurs et de brancher votre tablette en USB à votre ordinateur. Sous Linux Mint, il faut installer le paquet android-tools-adb. Ensuite, lancez les commandes suivantes dans un terminal :

adb shell

Si votre ordinateur reconnaît la tablette, cette dernière vous demande de confirmer l’accès.
Le shell d’Android est maintenant disponible sur l’ordinateur. Ne faîtes rien sans savoir ce que vous faîtes : vous pourriez rendre la tablette inopérante.

Mettez-vous en super-utilisateur :

su root

(Validez l’accès root avec super-su)

Pour faire les modifs de chmod dans les dossiers, la partition système doit être remontée en mode lecture-écriture :

mount -o rw,remount /system

Allez dans le dossier /system/app :

cd /system/app

Et là vous chmodez les applications que vous voulez d’un seul coup (la commande suivante les chmode tous, à vous de faire le tri — de toute façon rien n’est perdu si vous vous trompez) :

chmod -R 000 AcerFreehandCapture AcerGallery AcerNidus BasicDreams Books Chrome CloudPrint Drive Email Exchange2 FaceLock FloatCalculator FloatCalendar FloatGadget FloatText Gmail2 GoogleKorean GooglePinyin GoogleTTS GoogleTranslate Hangouts HoloSpiralWallpaper LiveWallpapers LiveWallpapersPicker Maps Music2 Newsstand NoiseField PartnerBookmarksProvider PhaseBeam PhotoTable PlayGames PlusOne PrintSpooler ScreenGrabber TouchWakeAppSettings Videos VisualizationWallpapers YouTube talkback

Et dans le dossier /system/priv-app :

cd /system/priv-app
chmod -R 000 AcerBlueLightFilter AcerClock2 AcerOOBE3 AndroidForWork DemoVideo EZNote GooglePartnerSetup Tag Velvet astro

Et c’est bon.
Plus qu’à redémarrer :

reboot

La tablette va redémarrer, votre session shell va être déconnectée et tout est bon : au démarrage, les applications seront supprimées.


Attentats : « C’était bizarre – ça ressemblait à des lignes, comme des lignes de code » 

Voir ici : Pour les terroristes, il y a mieux qu’un téléphone chiffré : un jetable - Rue89 - L'Obs

Je cite la citation d’une passante :

L’un des terroristes a sorti un ordinateur portable, l’appuyant contre le mur, raconte la femme de 40 ans. Une fois allumé, elle a vu une ligne de charabia sur l’écran : “C’était bizarre – ça ressemblait à des lignes, comme des lignes de code. Il n’y avait pas d’image, pas d’Internet”, raconte-t-elle.

Alors là fait chier.

Il m’arrive de prendre le train.
Il m’arrive de prendre mon PC portable dans le train.
Il m’arrive d’écrire des programmes sur mon PC portable dans le train.

Ça ne devrait plus tarder qu’on m’emmène au poste parce qu’un passager va penser que je planifie un attentat au JavaScript.

Rhaaa.
C’est dans ces moments là que j’aurais aimé que la programmation soit enseignée à l’école : que tout le monde sa reconnaître un code de programmation, comme tout le monde reconnaît des équations mathématique ou des hiéroglyphes, juste pour que cesse la psychose du vilain h@x0r-p1rate terroriste qui affiche une interface en lignes de commande.

NON, ceci n’est pas une bombe :

du code javascript
Ça, c’est comment les applications de ton téléphone, les logiciels de ton ordinateur et tes sites web préférés sont créés.

Peu importe le chiffrement ou l’interface de ton outil de communication : un ordinateur n’a encore jamais tué quelqu’un.

Une arme à feu ou une bombe, si.
Une arme à feu, ça sert à tuer des gens.

Ça t’étonne ?

B0rd€l d3 M€r[)e.


Vos contenus « premium » sont trop chers !

Je trouve les versions premium ou abonnés des sites bien trop chères.

Voici en exemples pour quelques sites d’information grand public :

  • Le Monde : 17,90 € / mois
  • Le Figaro : 9,90 € / mois
  • L’Équipe : 11,99 € / mois
  • Libération : 15 € / mois

Les éditeurs s’imaginent encore que l’internaute a devant lui une poignée de sites d’information, comme on avait une poignée de journaux chez le marchand, et qu’on devait choisir un titre plutôt qu’un autre (généralement toujours le même)

Et ben non !
Les internautes ont en face d’eux 200 ou 300 sites qu’ils lisent tous les jours, qu’ils voient passer tous les jours et qu’ils veulent tous lire tout le temps. Mais contrairement au format papier, personne ne va lire l’intégralité des publications d’un site d’information en ligne.

Bienvenu sur Internet, les gars ! Votre modèle de la presse papier appliqué sur le web ne fonctionne plus. Votre offre identique au monde du papier n’est pas en phase avec le web ou la demande est différente.
Faire une offre premium à 10 € par site, c’est impossible à tenir pour tout ceux qui ne sont pas millionnaires (et ça fait du monde), quand on a 200 sites favoris.

Les internautes veulent lire quelques articles de chaque site, pas tous les articles d’un seul site. Vous pensez qu’il est "normal" de payer 10 € par mois pour l’équivalent mensuel d’un journal papier (1 à 2 articles par jour) ? Moi non.
Ça c’est la première chose.

Maintenant une seconde chose.
À 10 € par mois, vous convaincrez, disons, 10 internautes. Ça vous fait 100 €.
À 1 € par mois, bien plus accessible, vous convaincrez 100 internautes. Ça vous fait 100 €.

Je vous le dit là : préférer avoir 10 abonnés à 10 € plutôt que 100 abonnés à 1 €, c’est une erreur monumentale.
Contrairement à l’économie classique où les deux cas seraient revenus au même, sur le net il faut élargir son audience au maximum.

Car sur le net, les gens ne font pas que lire en silence dans la bus puis parler au bistro. Sur le net les gens ne parlent pas, ils partagent des liens. Personne ne dit « j’ai lu dans le libé que… » ! les gens disent « tiens lis cet article » (suivi d’un lien).

Vous voyez l’intérêt, maintenant, d’avoir 100 personnes abonnés à 1 € plutôt que 10 personnes à 10 € ?
100 personnes ça partage bien plus que 10 personnes, et ça c’est également une valeur. Une valeur créée par les internautes pour vous, car votre article est considéré comme valant le coup d’être partagé.

C’est le nombre d’abonnés qui importe, pas le prix qu’ils payent individuellement.

Autrement, pour moi, une offre premium pour un site de presse généraliste, c’est 1 voire 2 € grand max par mois. C’est le prix d’un journal papier environ, de 5~10 pages, donc d’une vingtaines d’articles, soit environ un par jour. Si vous voulez que je lise chez vous et pas chez un autre, mettez de la qualité et pas du clicbait à la con (je suis pas une mendiant à clic : des sources d’info j’en ai plein).


10 ans de prison et 2000 coups de fouets pour des tweet.

Faites des tweets en Arabie Saoudite, remettant en cause l’existence de dieu et prenez pour 10 ans de prison, 2000 coups de fouets et une amende de 5300 €.

Soyez riche en Arabie Saoudite, soyez celui qui donne ces coups de fouets (entre 70 autres exécutions depuis le début de l’année) et recevez la légion d’honneur à l’Élysée.

Yep, y a pas à dire : la semaine ne fait que commencer, tout va bien.


Vigipirate, État d’Urgence et puis quoi ensuite ?

*clap clap*

Bon, pour les risques naturels, ça me semble justifié. Mais les gens ne regardent-ils plus la météo ? Meh.

Pour les alertes terroristes, en revanche : lol ?

Ça va faire 20 ans que la France est sous Plan Vigipirate, 10 ans qu’il est dans le rouge/écarlate. 1 an qu’il est en état d’alerte attentat « imminent ».
Ça fait plus de 3 mois qu’on est en état d’urgence (état policier), que cette dernière situation va durer encore 3 mois et sûrement indéfiniment après ça.

Et maintenant ils veulent un "service" supplémentaire pour soi-disant prévenir les gens ?

Déjà, ce « service » supplémentaire montre que les plans vigitruc ou état d’urgence ne servent plus à rien. À force des maintenir, ils font partie de la vie quotidienne et maintenant tout le monde s’en tape. La vigilance est retombée : l’urgence est devenue permanente.

Ce « service » va avoir le même effet : au début tout le monde va flipper et rester à l’intérieur de chez eux. Et puis ça va devenir quotidien. Quand on recevra des SMS toutes les 15 minutes 24/7, tout le monde s’en foutra.
C’est comme les alertes incendie : si il y en a 1 ou 2 dans l’année, tout le monde la respecte. Mais si il y a un problème avec le détecteur et que l’alarme retentit tous les jours, plus personne ne sort. Jusqu’au jour où y a vraiment un incendie.

Jusqu’au jour où il y a vraiment un attentat.
Et là ils, les politiciens à la con, seront tous là pour nous dire « on vous avait prévenu ! ». Ouais, c’est ça : alors pourquoi ne pas l’avoir empêché, hein, si vous êtes si malin ?

Avec l’État d’Urgence ou le plan Vigipirate : ça fait 10 ans qu’il est rouge. Sur 10 ans, il y a eu deux ou trois attentats terroristes réels et de grande ampleur. Peut-être qu’ils en ont déjoué, sûrement même (c’est ce qui leur manque : communiquer à propos de ça, au moins pour éviter qu’on pense qu’ils ne servent à rien et donner de l’espoir), mais était-ce réellement grâce au plan Vigipirate ? A-t-on vraiment besoin de faire peur à la population pour ça ? En gros, pourquoi utilisent-ils la terreur pour imposer l’ordre (définition du terrorisme, au fond)?

Ensuite, regardons :

  • le plan vigipirate demande aux citoyens d’être vigilant : signaler les colis suspects, signaler les bagages abandonnés, etc. Qui a déjà signalé un sac perdu, honnêtement ?
  • l’État d’Urgence donne à la police tout les droits : entrer chez les gens, détruire leur mobilier, saisir leur matériel (téléphone, ordinateur…) même pour des choses qui n’ont rien à voir avec le terrorisme. Combien de crimes ont été empêchés grâce à ça ? Sur les 3 400 perquisitions, on a eu 5 procès pour terrorisme et une seule mise en examen pour terrorisme.

Oui, c’est sûr : envoyez donc 1 SMS par jour à toute la population pendant 15 ans, c’est sûr qu’un jour vous auriez eu raison de le faire dans une ville de France (ils ne diront pas que les 5 478 autres jours, ils se seront trompés pour toute la France).

En attendant, Daech continue à nous acheter des armes et à nous vendre du pétrole.