L’application SAIP c’est le système que le gouvernement français a trouvé pour faire face à un événement grave : attentat ou catastrophe naturelle par exemple.
L’application permet d’afficher une alerte sur tous les téléphone dans une région donnée.

L’idée n’est pas mal : avoir un système pour alerter la population. Tellement « pas mal » que ça existe déjà depuis cinquante ans avec le réseau national d'alerte, dis donc.

Sauf qu’on s’en est aperçu hier malheureusement avec l’attaque de Nice : l’application SAIP s’est mise en marche 2h30 après les événements, quand tout le monde avait déjà été mis au courant sur les réseaux sociaux et les systèmes de communications classiques. Facebook et Google avaient déjà mis en place leur propre système à eux bien avant aussi.

Résultat :

Le prestataire [de SAIP] est convoqué aujourd’hui au ministère de l’Intérieur pour s’expliquer. Pendant ce temps, l’immense fail du SAIP est repris par la presse internationale.
— (source)

J’aurais bien dit que la réputation de « la technologie française » n’est plus à faire, mais bon, il n’y pas que ça. À part le gouvernement qui s’est lancé les yeux fermé, je crois que tout le monde a dit que c’était une perte de temps et d’argent pour un truc non standard.

Ils ont fait ça pour des questions de coûts par rapport aux SMS. Je sais pas où ils sont — probablement une autre planète — mais chez moi mes SMS sont gratuits. Mais je ne fais de mailing de masse non plus.
Du coup je suis allé voir le site des professionnels du secteur, et ce qu’ils proposent. Si je regarde par exemple chez OVH, qui est un groupe français (qui — lui — a excellente réputation dans le monde entier, le coût d’un mailing de 500 000 SMS est de 29 400 € TTC. Le prix de revient pour les 1 000 000 d’habitants de toutes les Alpes Maritimes est donc environ de 60 000 € TTC.

Ajoutant à ça que les SMS :

  • fonctionnent sans nouvelles infrastructures
  • fonctionnent sur un support fiable et éprouvé
  • fonctionnent parfaitement interopérable y compris sur des téléphones qui ont 20 ans
  • fonctionnent directement sans application/installation/manipulation/maintenance/mise à jour

Je ne sais pas combien ont coûté les application du SAIP (MÀJ : 400 000 €), mais si c’est dans le même style que le délire de france.fr, ou encore le prix d’une coupe de coiffure pour le président, on peut penser que ça soit revenu beaucoup plus que les 60 000 € TTC, le tout pour un truc qui ne fonctionne manifestement pas.

Et le pire c’est que tout ce bordel va sûrement nous coûter de nouveau un paquet de fric pour une v2.0 qui va probablement également fail comme la v1.0.

Mais bon, une application c’est so high-tech et ça prouve que Hollande brasse bien de l’air. Merci à lui, c’est rafraîchissant.

les résidents font désormais appel à la police pour faire fuir [les joueurs] et vont même jusqu’à balancer des bombes à eau et des œufs sur la tête des joueurs de passage.
— (source)

C’est vrai que durant l’Euro ou le Mondial de foot, les geeks jetaient aussi de l’eau et des œufs sur les footeux qui festoyaient dans la rue toute les nuits avec cornes de brumes, ballons, alcool, klaxon, drapeaux et pétards pendant un mois tous les deux ans. Je ne parle pas du tour de France, des JO ou d’autres manifestations du genre qui font régulièrement du bruit.

Je comprend l’agacement, pour y avoir eu droit avec des millions d’autres durant tout le mois de juin pour tout ce que je décris ci-dessus.
Mais il y a une différence entre être agacé sur les réseaux sociaux (jusqu’à sortir des extensions de navigateur pour masquer tout ça pour soi), voire d’en rire ou de se moquer ou de souhaite que ça finisse rapidement, et que de se mettre à jeter des projectiles et appeler la police pour des gens qui ne font rien de mal à la société en général.

Ça s’appelle la vie en société et le respect, que de laisser les autres manifester leur joie dans les lieux publics. Visiblement, beaucoup ne sont pas prêts pour ça, mais ce n’est pas forcément ceux qu’on croit.

Ah et ça durera probablement qu’un mois ou deux avant de s’atténuer jusqu’à s’éteindre définitivement.

ÉDIT :
Hervé (vivant en Australie, justement) me complète cet article.
Déjà, les faits divers négatifs sont plus que rares, mais en plus Pokemon Go a beaucoup de points positifs :

  • Les gens sortent, parlent ensembles, jouent ensembles, même sans se connaître.
  • Certaines parties du jeu sont plus simples quand on s’organisent entre joueurs.
  • Des dispositifs (dans le jeu) permettent de partager des objets ou des pokémon.
  • Les gens bougent. Le jeu pousse à marcher et à enchaîner les kilomètres : c’est bon pour la santé. Certains considèrent déjà ce jeu comme la solution à l’obésité aux USA.
  • Les gens qui se retrouvent ensembles vont dans les cafés et restaurants pour discuter, ce qui profite également largement aux commerces (n’importe quelle activité qui fait sortir les gens et se retrouver dehors aura cet effet là).
  • Des refuges pour animaux prêtent des chiens à des gens qui marchent pour jouer à pokémon Go pour les promener : les chiens sont sortis, les joueurs sont heureux et certains animaux sont même adoptés.

Bref, à part quelques comportements à la limite du dangereux, le jeu a beaucoup de points positifs : pour les joueurs, mais aussi pour la société et le commerce (bars, cafés, restaurants…).

En dehors de l’éteindre ? C’est impossible.

En tant qu’utilisateur, on peut bien-sûr utiliser un navigateur qui place l’usager avant tout, utiliser des bloqueurs de scripts, ajouter un moyen pour filtrer les sites reconnus comme étant dangereux. On peut aussi ajouter un anti-virus, un anti-malware, un pare-feu et d’autres protections.

Mais quand c’est le matériel lui-même, ou le BIOS/UEFI (sur lequel vous n’avez pas trop de contrôle) qui contient des failles, vous faites quoi ? Car des failles ont été découverte dans l’UEFI de certains PC Lenovo.

Ou quand le problème vient du fabriquant de votre box-internet ? Un constructeur n’a en effet pas été assez attentif à l’expiration du nom de domaine de son site qui a donc été perdu. Maintenant, les routeurs, pour se mettre à jour et se configurer vont contacter un site qui n’existe plus et qui peut très bien être repris par un hacker. Du jour au lendemain, donc, vous pensez être sur sur le site de votre banque alors que vous vous trouvez sur un site contrefait, sans que ça ne lève d’alerte nulle-part ni que vous ne vous en rendiez compte.

Ou que ce soit votre opérateur qui se perd dans les dossiers de ses clients, faisant en sorte que vous terminiez au tribunal pour un crime que vous n’avez pas commis ?

Et combien de temps il faudra pour se rendre compte que les constructeurs de puces électronique siphonnent vos données en cachette ? Votre système d’exploitation, lui, ne s’en cache même plus et vend ça comme une fonctionnalité. Ou que tout ça serve de porte d’entrée à tout un tas de saloperie ?

Oui, il faut faire attention à ce que vous installez, ce sur quoi vous cliquez ou les pages que vous ouvrez.
Mais ça ne fait pas tout : vous n’êtes pas seul à gérer ça. Des dizaines de prestataires, de constructeurs, d’intermédiaires sont susceptibles de faire des erreurs. Et vous pouvez toujours chercher : les contrats qui vous lient à ces entités dise souvent de façon explicite que vous endossez toute responsabilité en cas de pépin.

Les problèmes peuvent venir de partout, pas juste de vous.
Et si tout ça c’est clair pour vous et moi, ça ne l’est pas forcément pour la police, la justice et les plaignants. Heureusement qu’il y a des experts qui sont là pour les aider, mais on se doute qu’ils ne sont pas sollicités à chaque fois (comme pour l’affaire Bluetouff).

Liens

  • Le blog de Zythom, informaticien expert judiciaire. Je vous laisse lire : le nombre d’article qui relatent la saisie d’un ordinateur ayant servi à des fins criminelles, sans que son propriétaire (innocent) ne soit au courant est impressionnant.

À lire chez Nikopik :

  • [La police a accédé aux données numériques des citoyens anglais pour le fun et l’argent | {niKopiK]}
Au menu de ces infractions : récolte d’informations personnelles de femmes afin de « mieux » les draguer, transmission d’informations sensibles à des prisonniers, vente de données afin de s’enrichir personnellement, passage d’infos à la mafia…

Et ceci n’est que la partie rendue publique. On imagine que c’est bien pire que ça en vrai.

La loi du renseignement, l’État d’Urgence… c’est exactement ce genre de choses aussi, mais chez nous (« la french tech », celle qui vend des programme de surveillance aux dictatures).
En fait c’est en place depuis 2006 sur Internet, maintenant on peut ajouter à ça les SMS, les appels et tout le reste.

Vous voyez le film « la vie des autres » ? Ben c’est exactement ça, étendu à tout le pays.. Sauf que si les armoires de fichiers de la Stasi occuperaient la place du champ de Mars (à Paris), les armoires de la NSA ou d’un « service » de renseignement similaire, ben ça occuperait un continent entier.

Un continent entier de fichiers contenant des renseignements personnels sur chacun des individus d’un pays, avec lesquels les policiers arrondissent leur fin de mois, dans lesquelles vos ennemis, la mafia, des prisonniers vienne piocher pour vous trouver.

Ah, vous disiez quoi déjà ? Que vous n’avez rien à cacher ?

Je veux renouveler mon certificat pour mon site à l’aide de Lets-encrypt.
Ici, prenons le cas où je n’ai pas accès à la machine qui héberge le site et que je n’ai qu’un accès FTP.
On peut toujours générer un certificat : il suffit de lancer Lets-encrypt sur son ordinateur, de générer les certificats et ensuite d’envoyer les certificats manuellement sur le site.

Pour Ubuntu 16.04 et suivants : voyez à la fin de l’article pour une mise à jour.

Je suis sous Linux Mint, et je fais tout en ligne de commandes.
Je me place dans un répertoire de travail :

mkdir certbot && cd certbot

Première chose, récupérer Lets-encrypt / Certbot :

git clone https://github.com/certbot/certbot

Une fois fait, on peut commencer.
La commande est ./letsencrypt-auto. On ne veut que le certificat, on ajoute certonly, et vu qu’on ne se trouve pas sur la machine qui accueille le site web, on doit se mettre en mode manuel avec --manual. Ensuite on ajoute les domaines pour qui on veut un certificat. Ce qui donne au final dans mon cas (pour deux domaines) :

./certbot/letsencrypt-auto certonly --manual -d lehollandaisvolant.net -d couleur-science.eu

Je lance ça. Si c’est la première fois que vous lancez certbot en mode manuel, il va devoir installer certains paquets et scripts, ce qui peut prendre quelques instants.
Vu que je suis sur un ordi qui n’est pas le serveur, il demande à loguer l’IP qui a fait la demande de certificat : j’accepte pour continuer.

Ensuite, il s’agit de prouver qu’on est bien le propriétaire du site pour lequel on demande un certificat. Ça se passe par la création d’un fichier sur notre site avec un contenu que Lets-encrypt nous donne.

En pratique, Lets-encrypt nous dit quelque chose comme ça :

Make sure your web server displays the following content at
http://lehollandaisvolant.net/.well-known/acme-challenge/v9IszSuhkY0yg-fpV3sxxxxxxx7KMhAzXY0AxP-tUvc before continuing:

v9IszSuhkY0yg-fpV3sxxxxxxx7KMhAzXY0AxP-tUvc.Y4xbv1PhMl2rRtjYAaaaAaaaAAAaA_ONg_x-zBcF8uHYxt4

Il faut utiliser FTP (ou SSH ou autre) pour créer un fichier /.well-known/acme-challenge/v9IszSuhkY0yg-fpV3sxxxxxxx7KMhAzXY0AxP-tUvc à la racine de votre site, et utiliser un éditeur de texte pour ouvrir le fichier et y mettre le texte v9IszSuhkY0yg-fpV3sxxxxxxx7KMhAzXY0AxP-tUvc.Y4xbv1PhMl2rRtjYAaaaAaaaAAAaA_ONg_x-zBcF8uHYxt4.

Une fois que c’est fait, essayez d’accéder au fichier dans votre navigateur : le fichier doit être accessible (pas d’erreur 404 ou 403 ou autre).
Si ça marche, poursuivez dans le terminal avec la touche « Entrée ».

Si vous avez demandé plusieurs domaines différents, il faudra faire cette manip pour chaque domaine (attention, les codes aléatoires changent à chaque fois).

Quand c’est tout bon, Lets-encrypt a généré vos certificats. Ils se trouvent dans le dossier /etc/letsencrypt/live/ puis votre domaine.
Il y a 4 fichiers dedans : cert.pem, chain.pem, fullchain.pem, privkey.pem.

Pour l’installation des certificats, je passe par cPanel que me propose mon hébergeur. Il faut aller dans la section "SSL/TLS". On gère ensuite la liste des certificats et clés privés.

Il faut uploader sa clé privée (le fichier privkey.pem) dans le champ sur la section Private Keys, et le fichier du certificat (fullchain.pem) dans la section Certificates.

Les certificats sont uploadés maintenant, il reste à les installer. Toujours dans cPanel, allez sur Install and Manage SSL for your site, puis choisissez le domaine que vous avez puis un certificat (celui que vous venez d’uploader doit figurer dans la liste, ou bien cliquez simplement sur « autofill by domain » pour pré-remplir les champs à l’aide des fichiers uploadés) et enfin validez par « Install ».

Et là c’est bon : votre site est maintenant en HTTPS et fonctionne. Faites la même manipulation d’installation pour les autres domaines (l’envoie des fichiers n’est nécessaire qu’une seule fois, mais l’installation du certificat doit se faire pour chaque domaine).

N’oubliez pas de supprimer le dossier .well-known et son contenu : il n’y en a plus besoin.
De même, souvenez-vous que le certificat expirera dans 90 jours, et il faudra refaire tout ça.

Pour Ubuntu 16.04, Lets-encrypt se trouve dans les dépôts. Passer par le dépôt Git fonctionne, mais peut renvoyer des erreurs (en fait Python crée un environnement virtuel et compile des trucs, ce qui produit des erreurs).
Donc au lieu de créer un dossier et d’utiliser git, installez-le depuis les dépôts :

sudo apt-get install letsencrypt

Puis, dans la commande principale, remplacez ./certbot/letsencrypt-auto par sudo letsencrypt. Le reste c’est tout pareil.

Ce post est un troll volontaire à destination de ceux qui pense que le réchauffement du climat est faux.

Suite aux récents événements concernant le #brexit, le cours de la Livre Sterling aurait largement chuté :

cours de la livre sterling juin 2016
Réaction des gens normalement constitué :

Ah oui, on voit que ça chute.

Réaction des puristes :

Ya pa déchèlle et 2 date, sa veut rien dir, lol.

Ma réaction aux puristes :

Osef de l’échelle, connard, c’est la tendance de la courbe qu’il faut voir.
On voit que la chute récente dépasse très largement toutes les fluctuations d’avant.

Voici une autre courbe.
Un peu dans le même genre, en fait : une courbe assez monotone, et à la fin, une évolution rapide, dépassant très largement toutes les fluctuations présentes sur le reste du graphique. Il représente l’évolution du taux de CO2 au cours des 10 000 dernières années (en ppm) :

taux de CO2 dans l’air sur 10 000 ans
Et pour être plus clair, voici un lien vers le même graphique, mais sur une échelle de temps beaucoup plus longue. Dans les deux cas, la conclusion ne doit pas changer : quelque chose s’est passé pour produire l’évolution rapide, importante et inédite sur la droite du graphique.

Maintenant, je me demande pourquoi tout le monde (à part les puristes) est d’accord pour comprendre que la Livre Sterling a chuté en regardant le premier graphique, mais qu’il y a encore des gens (comme Donald Trump — qui au passage envisage de briser les quelques rares traités sur les émissions de CO2 que les USA ont signés) qui nient ce que montre le second graphique ?

ÉDIT : concernant les dates pour la première courbe, le niveau est aussi au plus bas depuis 1985 (src).

meme thumb up rage face
Comme tu sembles perdu dès que ça touche à Internet, laisse-moi t’aider, je suis là pour ça !

Tu as un site sur lequel tu publies tes belles photos ?
Tu ne veux pas que Google Image indexe tes belles photos ?

Voici la solution, très simple :

  • Tu ouvres ton application Bloc-Note sur ton ordinateur
  • Tu copies ça dedans :
User-agent: Googlebot-Image
Disallow: /
  • Tu enregistres ce fichier sous le nom robots.txt.
  • Tu uploads ce fichier à la racine de ton site, et maintenant Google Image ne viendra plus indexer tes images.

Enfin, dernière chose, maintenant que Google ne vient plus te « voler » : tu arrêtes de nous casser les couilles avec une taxe à la con simplement parce que t’es un incompétent qui ne sait pas lire la documentation.

Merci.

Vous savez, à une époque, les sites de presse voulaient une taxe sur Google Reader et Google News parce que ces deux services de Google indexaient les sites de presse et par conséquent effectuaient une copie du titre de l’article (du site de presse) et de la première ligne du contenu de l’article.

Cette situation étaient insoutenable pour les sites de presse qui ont demandé un taxe sur Google, car le fait de copier le titre d’un article constituaient un problème de droit d’auteur préjudiciable au site de presse (même pas l’auteur, donc).

Google a fini par ne plus indexer ces sites et leur audience a fortement chuté (c’était en Belgique, mais aussi en Espagne). Ils comprirent alors que Google, en les indexant, leur apportait du monde et du public, et donc des revenus indirects. Et ils ont arrêté de se plaindre et on fait machine arrière.

Aujourd’hui, les sites d’images ne sont pas content de Google Images, parce que Google Image recopie des miniatures des images (des sites d’images). Ils considèrent ça comme une insoutenable atteinte à leur droit d’auteur.

Je vous dis ce qui va se passer ou pas ?

Et pour finir, tout ceci est du pur bullshit 100% #copyreich : car si on ne veut pas que Google indexe son site, il suffit de lui demander. Mais ça, ça ne les intéresse pas. Ce sont les millions que brasse Google qu’ils veulent, même s’ils doivent lécher les bottes de ceux qui font les lois, pour ça. Rapaces.

Et le pire dans tout ça, c’est que tous ceux qui publient des images originales (j’en fais partie) et qui se retrouvent dans Google Image, vont probablement générer des profits pour le copyreich aussi (sans voir la couleur de l’argent, bien-sûr). Fffuuu.

(PS : oui j’en avais déjà parlé…)

Ceci est une réaction à cet article Stop saying learning to code is easy et qui va dans le même sens.

Au début je disais aussi (y compris ici parfois) que c'était super facile de coder, et tout et tout (aah l’enthousiasme du débutant :p).

Mais avec le recul je pense que ça n'est une si bonne idée que ça, et cet article dit pourquoi : si on annonce quelque chose comme simple et que les gens n'y arrivent pas, ils laissent tomber. Si on leur dit que c'est difficile et qu'ils y arrivent quand même, ça les motive.
Si le but est effectivement d’enseigner la programmation et de créer de l’intérêt pour ce domaine, dire que c’est quelque chose de simple n’est donc peut-être la bonne solution.

Aussi, et ça dépend du public, mais faire faire quelque chose de simple à des gens n’est pas intéressant : certaines personnes veulent du fil à retordre, veulent chercher des solutions et découvrir comment ça marche ; pas qu’on leur donne des choses directement sur un plateau. C’est le cas des jeunes enfants (quand ils sont encore curieux), sûrement moins des jeunes adultes (qui veulent tout savoir faire tout de suite, pour avoir une ligne à ajouter sur un CV).

Bien sûr, on peut faire des choses basiques assez rapidement quand on commence à écrire du code : afficher un truc dans la console ou lire un fichier texte, par exemple. Ça prend 5~10 lignes d’écritures et en 1 ou 2 heures on a fait le tour.

Mais quand on veut ensuite le faire de façon efficace (sans bouffer les ressources système), ou qu'on commence à se heurter au problèmes du format de fichier, de l'encodage, ou de syntaxes ridicules (xml, csv...), bref quand on a des contraintes, comme on en a IRL, la facilité tombe assez vite.

Ça ne signifie pas que ce n'est pas drôle, amusant, enrichissant de coder des trucs compliqués, c'est juste qu'il vous arrivera forcément des moments où vous resterez des jours entiers sur un problème, à vous arracher les cheveux jusqu'à 3h du matin ou à exploser votre clavier contre un mur à cause de la frustration…

(Ce que je dis ici est également valable pour le HTML et le CSS, qui sont des langages aussi, mais pas de programmation)

Dans tous les cas, en prog retenez deux choses :

Liens :

Sur mon blog scientifique Couleur-Science il m’arrive d’avoir besoin d’afficher des équations ou des expressions mathématiques, avec des fractions ou des lettres grecques.

Il existe plusieurs bibliothèques en JavaScript pour faire ça, l’une d’elles, la plus populaire en fait, est MathJAX, que vous connaissez peut-être et que j’utilisais avant. MathJAX est compatible avec pratiquement tous les navigateurs (jusqu’à IE6) et gère le SVG, le MML,, les images, elle permet de générer des codes d’intégration… Sauf que ceci vient avec un coût : l’archive pèse plus de 100 Mo, contient des milliers de fichiers et surtout le rendu est très lent.

Puis j’ai découvert Katex : un outil qui permet d’afficher des équations, comme MathJAX, mais bien plus rapidement : en fait, l’affichage est pratiquement instantané même sur les ordinateurs moins puissants ! Il n’y a pas cinquante mille options, du coup l’archive est beaucoup plus légère (2 Mo seulement, dont les 3/4 ne seront jamais chargés que sur les vieux navigateurs).

Je l’utilise depuis quelques mois sur Couleur-Science et c’est nickel. Vous pouvez en voir le résultat sur ces articles : 1, 2, 3.

Pour l’usage, ça se fait avec la syntaxe LaTeX (tuto et commandes supportées).
Dans votre page Web, incluez les fichiers katex.min.css et katex.min.js, ainsi que la bibliothèque auto-render, qui permet de faire le rendu automatique des équations quand elles sont en LaTeX dans le code source.

Pour retrouver la syntaxe de MathJAX, ajoutez ceci dans votre JavaScript :

renderMathInElement(
	document.body,
	{
		delimiters: [
			{left: "$$", right: "$$", display: true},
			{left: "$", right: "$", display: false},
		]
	}
);

Pour faire une équation dans une ligne de texte, mettez tout simplement le code LaTeX de l’équation entre deux « $ » (comme ceci : « $equation$ »)
Pour faire une équation sous la forme d’un bloc, centré, entre deux paragraphes de texte, mettez le code entre « $$ » (comme ceci : « $$equation$$ »).

KaTeX est créé par la Khan Academy, une association à but non-lucrative pour promouvoir l’éducation (en sciences, en programmation, en arts, en économie…) à travers des milliers de cours en ligne et des vidéos.

Enfin, ni MathJAX ni KaTeX ne permettent de tracer des graphiques. Pour cela, il y a JSXGraph, qui est très complète (donc forcément un peu lourde aussi). Un exemple d’utilisation ici.