Voir ici : Pour les terroristes, il y a mieux qu’un téléphone chiffré : un jetable - Rue89 - L'Obs

Je cite la citation d’une passante :

L’un des terroristes a sorti un ordinateur portable, l’appuyant contre le mur, raconte la femme de 40 ans. Une fois allumé, elle a vu une ligne de charabia sur l’écran : “C’était bizarre – ça ressemblait à des lignes, comme des lignes de code. Il n’y avait pas d’image, pas d’Internet”, raconte-t-elle.

Alors là fait chier.

Il m’arrive de prendre le train.
Il m’arrive de prendre mon PC portable dans le train.
Il m’arrive d’écrire des programmes sur mon PC portable dans le train.

Ça ne devrait plus tarder qu’on m’emmène au poste parce qu’un passager va penser que je planifie un attentat au JavaScript.

Rhaaa.
C’est dans ces moments là que j’aurais aimé que la programmation soit enseignée à l’école : que tout le monde sa reconnaître un code de programmation, comme tout le monde reconnaît des équations mathématique (ÉDIT : ah non…) ou des hiéroglyphes, juste pour que cesse la psychose du vilain h@x0r-p1rate terroriste qui affiche une interface en lignes de commande.

NON, ceci n’est pas une bombe :

du code javascript
Ça, c’est comment les applications de ton téléphone, les logiciels de ton ordinateur et tes sites web préférés sont créés.

Peu importe le chiffrement ou l’interface de ton outil de communication : un ordinateur n’a encore jamais tué quelqu’un.

Une arme à feu ou une bombe, si.
Une arme à feu, ça sert à tuer des gens.

Ça t’étonne ?

B0rd€l d3 M€r[)e.

Je trouve les versions premium ou abonnés des sites bien trop chères.

Voici en exemples pour quelques sites d’information grand public :

  • Le Monde : 17,90 € / mois
  • Le Figaro : 9,90 € / mois
  • L’Équipe : 11,99 € / mois
  • Libération : 15 € / mois

Les éditeurs s’imaginent encore que l’internaute a devant lui une poignée de sites d’information, comme on avait une poignée de journaux chez le marchand, et qu’on devait choisir un titre plutôt qu’un autre (généralement toujours le même)

Et ben non !
Les internautes ont en face d’eux 200 ou 300 sites qu’ils lisent tous les jours, qu’ils voient passer tous les jours et qu’ils veulent tous lire tout le temps. Mais contrairement au format papier, personne ne va lire l’intégralité des publications d’un site d’information en ligne.

Bienvenu sur Internet, les gars ! Votre modèle de la presse papier appliqué sur le web ne fonctionne plus. Votre offre identique au monde du papier n’est pas en phase avec le web ou la demande est différente.
Faire une offre premium à 10 € par site, c’est impossible à tenir pour tout ceux qui ne sont pas millionnaires (et ça fait du monde), quand on a 200 sites favoris.

Les internautes veulent lire quelques articles de chaque site, pas tous les articles d’un seul site. Vous pensez qu’il est "normal" de payer 10 € par mois pour l’équivalent mensuel d’un journal papier (1 à 2 articles par jour) ? Moi non.
Ça c’est la première chose.

Maintenant une seconde chose.
À 10 € par mois, vous convaincrez, disons, 10 internautes. Ça vous fait 100 €.
À 1 € par mois, bien plus accessible, vous convaincrez 100 internautes. Ça vous fait 100 €.

Je vous le dit là : préférer avoir 10 abonnés à 10 € plutôt que 100 abonnés à 1 €, c’est une erreur monumentale.
Contrairement à l’économie classique où les deux cas seraient revenus au même, sur le net il faut élargir son audience au maximum.

Car sur le net, les gens ne font pas que lire en silence dans le bus puis parler au bistro. Sur le net les gens partagent des liens. Personne ne dit « j’ai lu dans le libé que… » ! les gens disent « tiens lis cet article » (suivi d’un lien).

Vous voyez l’intérêt, maintenant, d’avoir 100 personnes abonnés à 1 € plutôt que 10 personnes à 10 € ?
100 personnes ça partage bien plus que 10 personnes, et ça c’est également une valeur. Une valeur créée par les internautes pour vous, car votre article est considéré comme valant le coup d’être partagé.

C’est le nombre d’abonnés qui importe, pas le prix qu’ils payent individuellement.

Autrement, pour moi, une offre premium pour un site de presse généraliste, c’est 1 voire 2 € grand max par mois. C’est le prix d’un journal papier environ, de 5~10 pages, donc d’une vingtaines d’articles, soit environ un par jour. Si vous voulez que je lise chez vous et pas chez un autre, mettez de la qualité et pas du clicbait à la con (je suis pas un mendiant à clic : des sources d’info j’en ai plein).

Faites des tweets en Arabie Saoudite, remettant en cause l’existence de dieu et prenez pour 10 ans de prison, 2000 coups de fouets et une amende de 5300 €.

Soyez riche en Arabie Saoudite, soyez celui qui donne ces coups de fouets (entre 70 autres exécutions depuis le début de l’année) et recevez la légion d’honneur à l’Élysée.

Yep, y a pas à dire : la semaine ne fait que commencer, tout va bien.

*clap clap*

Bon, pour les risques naturels, ça me semble justifié. Mais les gens ne regardent-ils plus la météo ? Meh.

Pour les alertes terroristes, en revanche : lol ?

Ça va faire 20 ans que la France est sous Plan Vigipirate, 10 ans qu’il est dans le rouge/écarlate. 1 an qu’il est en état d’alerte attentat « imminent ».
Ça fait plus de 3 mois qu’on est en état d’urgence (état policier), que cette dernière situation va durer encore 3 mois et sûrement indéfiniment après ça.

Et maintenant ils veulent un "service" supplémentaire pour soi-disant prévenir les gens ?

Déjà, ce « service » supplémentaire montre que les plans vigitruc ou état d’urgence ne servent plus à rien. À force des maintenir, ils font partie de la vie quotidienne et maintenant tout le monde s’en tape. La vigilance est retombée : l’urgence est devenue permanente.

Ce « service » va avoir le même effet : au début tout le monde va flipper et rester à l’intérieur de chez eux. Et puis ça va devenir quotidien. Quand on recevra des SMS toutes les 15 minutes 24/7, tout le monde s’en foutra.
C’est comme les alertes incendie : si il y en a 1 ou 2 dans l’année, tout le monde la respecte. Mais si il y a un problème avec le détecteur et que l’alarme retentit tous les jours, plus personne ne sort. Jusqu’au jour où y a vraiment un incendie.

Jusqu’au jour où il y a vraiment un attentat.
Et là ils, les politiciens à la con, seront tous là pour nous dire « on vous avait prévenu ! ». Ouais, c’est ça : alors pourquoi ne pas l’avoir empêché, hein, si vous êtes si malin ?

Avec l’État d’Urgence ou le plan Vigipirate : ça fait 10 ans qu’il est rouge. Sur 10 ans, il y a eu deux ou trois attentats terroristes réels et de grande ampleur. Peut-être qu’ils en ont déjoué, sûrement même (c’est ce qui leur manque : communiquer à propos de ça, au moins pour éviter qu’on pense qu’ils ne servent à rien et donner de l’espoir), mais était-ce réellement grâce au plan Vigipirate ? A-t-on vraiment besoin de faire peur à la population pour ça ? En gros, pourquoi utilisent-ils la terreur pour imposer l’ordre (définition du terrorisme, au fond)?

Ensuite, regardons :

  • le plan vigipirate demande aux citoyens d’être vigilant : signaler les colis suspects, signaler les bagages abandonnés, etc. Qui a déjà signalé un sac perdu, honnêtement ?
  • l’État d’Urgence donne à la police tout les droits : entrer chez les gens, détruire leur mobilier, saisir leur matériel (téléphone, ordinateur…) même pour des choses qui n’ont rien à voir avec le terrorisme. Combien de crimes ont été empêchés grâce à ça ? Sur les 3 400 perquisitions, on a eu 5 procès pour terrorisme et une seule mise en examen pour terrorisme.

Oui, c’est sûr : envoyez donc 1 SMS par jour à toute la population pendant 15 ans, c’est sûr qu’un jour vous auriez eu raison de le faire dans une ville de France (ils ne diront pas que les 5 478 autres jours, ils se seront trompés pour toute la France).

En attendant, Daech continue à nous acheter des armes et à nous vendre du pétrole.

Après mon premier article sur les astuces en CSS, puis le second, une autre astuce pour des menus responsives (incluse sur cette page), un autre post sur les choses à éviter ainsi que sur les préfixes devenues inutiles, quelques idées comme les couleurs relatives et quelques autres, voici le temps d’un autre article sur le sujet.

Cacher un élément avec une animation

Le but ici est d’avoir un élément HTML (un popup par exemple) et de le cacher après quelques instants en l’animant. Le principal problème étant que les propriétés « display: none » et « visibility: hidden » sont impossibles à animer, et il faut donc contourner tout ça. Mon astuce est inspirée de cette page.

On va se servir de l’opacité de l’élément. Le problème, c’est que si on n’utilise que ça, l’élément sera toujours là mais juste invisible : il occupera toujours de la place et masquera ce qui se trouve dessous (si c’est un formulaire ou un lien qui se trouve en dessous, ils seront inaccessible). On va donc réduire la hauteur de l’élément à zéro et masquer tout ce qui dépasse : l’élément ne mesurera plus rien.

L’élément à cacher est ici le « #popup ». Il se cachera après 3 secondes et l’animation durera 1 seconde.

Code CSS :

#popup {
    animation: disapear 1s 3s;
    animation-fill-mode: forwards;
    height: 100px;
    opacity: 1;
    overflow: hidden;
}

@keyframes disapear {  
    100% {
        height: 0;
        opacity: 0;
    }
}

Le fonctionnement des animations est simple : on dit qu’un élément HTML doit être animée avec une animation bien précise, et plus loin dans le code on va déclarer ladite animation : c’est le rôle du « @keyframes disapear », où on décrit l’avancement de l’animation. Ici, seul l’avancement à 100% est déclarée : l’état à 0% correspond au CSS déclaré « normalement », mais il est possible de déclarer des états intermédiaires pour chaque pourcentage.

La ligne « animation-fill-mode: forwards; » est très importante : sans elle, l’animation une fois terminée replacera l’élément dans son état initial. Ne pas mettre cette ligne permet de faire des animations dont les effets ne durent pas.

Les démos de codes sont ici :

Mettre une ligne de texte sur une seule ligne et masquer ce qui dépasse

Ici, on veut qu’une ligne de texte ne retourne pas à la ligne. On souhaite également masquer ce qui dépasse. Bien-sûr, on connaît la méthode classique avec seulement deux propriétés :

#element {
    white-space: nowrap;
    overflow: hidden;
}

Sauf que la coupure n’est pas belle. L’astuce ici est d’ajouter la propriété CSS3 « text-overflow », qui permet de choisir ce qui se passe à la coupure. Je choisis toujours « ellipsis », qui va ajouter des points de suspensions avant de couper la ligne.

Notez qu’il faut appliquer le « overflow: hidden » à un élément qui possède une taille définie (ici, je l’applique au bloc parent, dans lequel on met un bloc enfant).

On obtient alors :

#parent-block {
    overflow: hidden;
    text-overflow: ellipsis;
}

#block {
    white-space: nowrap;
}

Par ailleurs, pour que ça marche également sur les éléments <pre> et <code> et dans Firefox, ajoutez ceci : pre, code { white-space: pre-wrap; }.
Aussi, faites attention car cet effet masque du texte. Si c’est un résumé suivi d’un lien « lire la suite » ce n’est pas grave. Mais si c’est une ligne de code à copier, ça devient embêtant.

Ceci peut devenir très intéressant avec les flexbox, où les éléments ont une taille variable, et si l'on veut par exemple que les éléments (de liste par exemple) restent sur une seule ligne.

(source & liens)