Question : que faire quand vous dites être en charge d’une démocratie et que :

  • les citoyens ne veulent pas de votre loi ;
  • les élus ne veulent pas de votre loi ;
  • demander l’avis des citoyens et des élus du peuple constitue donc une contrainte plus qu’autre chose ?

Réponse : ben on passe la loi en force, sans demander l’avis de personne. Trois fois de suite.


Pour rappel : dans une démocratie, c’est le peuple qui est au pouvoir.
Quand c’est une seule personne qui est au pouvoir et qui fait un peu ce qu’il veut, ça porte un autre nom.

30 commentaires

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Moi a dit :

J'adore voir ceux qui ont hurlé sur Sarkozy, le traitant de dictateur
ou ne serait-ce que le karcher (qu'on n'a jamais d'ailleurs...)
qui découvrent que finalement, la gauche est bien pire que la droite,
mais qu'en plus, les médias les couvrent, eux.


Début de prise de conscience ?
(n'ouvrez pas trop vite les yeux, ça va être dur de découvrir que vous ne vivez pas chez les bizounours)

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Phil-Tocqueur a dit :

J'ai nous c'est encore différent ... ce n'est pas UNE personne qui est au pouvoir mais une caste ... et cela aussi porte un autre nom: une oligarchie

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guix a dit :

Et depuis quand on est en démocratie ?  :)  :(

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lincruste a dit :

L'exploitation de "bidouilles" légales pour faire passer une loi impopulaire est super agaçante oui, mais c'est du pipi de chat à côté des commentaires des tocards de droite qui en profitent pour faire du Hollande-bashing en loucedé. Je ne parle pas de la gravité relative des faits, je parle de leur faculté à me casser les couilles au quotidien.
Quant à l'application d'une démocratie directe dans un pays de 66 millions d'habitants, j'attends les propositions géniales de "Moi" et de sa clique de révolutionnaires du dimanche.

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guix a dit :

alors tout va bien si tu es au courant  :)
Donc pour répondre à ta question je dirais bien "tout faire péter" mais ça non plus on ne peut pas...

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Le Hollandais Volant a dit :

@lincruste : une démocratie directe c’est pas possible en l’état (pour des questions d’échelle, oui).
C’est pour ça que je pense qu’il faut faire des régions et des départements plus indépendantes, comme un état fédéral.

Pour devancer certains : un état avec des régions plus indépendantes, ça posera sûrement d’autres problèmes et faudra se sortir les doigts du cul, mais je prétends pas que ce soit simple ni parfait.
C’est juste un constant qu’administrer un pays de 66M habitants ne fonctionne pas comme ça devrait.

C’est du n’importe quoi : que ce soit Hollande ou Sarko ou n’importe quelle autre personne, dans tous les cas c’est plus de 3/4 de la population qui se retrouve avec un président qu’il n’aurait pas choisit au premier tour. Comment espérer qu’un pays s’en sorte si dès le départ on a 75% des gens qui ne soutiennent pas leur président ?

Et je pense qu’il faut arrêter avec cette connerie de gauche/droite aussi. Il y a de bonnes idées partout, de mauvaises idées partout. Pourquoi on serait obligé de choisir en fonction du bord politique et non de la qualité des idées, indépendante de celui qui les énonce ?

Y aura toujours des gens pas content, mais si on arrive avoir 50% de gens mécontents au lieu des 75% actuellement, je pense que c’est déjà mieux.

Oh et vu qu’on est dans les propositions, faut que le pouvoir ne soit pas attrayant. Les gens sont élus pour le fric et le pouvoir, et font tout pour conserver ce status quo.

Donc voilà mes trois propositions, qui selon moi pourraient être un point de départ pour organiser quelque chose de plus démocratique que ce qu’on a maintenant. C’est à améliorer, c’est sûr, mais c’est déjà ça.

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guix a dit :

C'est sûr que le clivage gauche/droite c'est plus que dépassé ! De toute façon on reproche bien à F.H. d'appliquer une politique "de droite"  ;)

Sinon tu connais sûrement déjà mais sur le sujet de la démocratie, des banques et tout le toutim un certain Etienne Chouard raconte des choses intéressantes.

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Le Hollandais Volant a dit :

@guix : et à la droite de faire dans l’extrême droite. Le problème est juste déplacé (vers la droite, en l’occurrence, un sorte de "blueshift")

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masi a dit :

Gauche ou droite, that is the question! La notion de gauche et droite est une pure invention bougeoise. Quel critère pour définir qu'une idée est de droite ou gauche ? Du parti qui la propose? Quelle est la limite (ligne politique) entre gauche et droite? Où est la limite en la droite et sa soi-disant extrème... La gauche et sa soi-disant extrème?... Si demain il y a un soulèvement de la population, vous verrez de nombreuses alliances de partis de droite et de gauche pour s'y opposer! AMHA, il y a d'un côté ceux qui défendent les lobbyings, le libéralisme (ne pas confondre avec liberté), le capitalisme... de l'autre côté, il a ceux qui s'y opposent. Vu sous cet angle, on se rend vite compte que gauche et droite, c'est de la démagogie car parmi la soi-disant gauche, qui s'oppose au lobbyings, libéralisme, capitalisme?...

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okh a dit :

@Le Hollandais Volant

C’est pour ça que je pense qu’il faut faire des régions et des départements plus indépendantes, comme un état fédéral.

Bah oui, créer de nouvelles frontières et les renforcer, super idée!

Sérieusement, on sait ce que ca donne les frontières, ca donne l'occasion à tout le monde de se tirer dans les pattes...


En Europe, les pays qui ont une faible fiscalité on tout interêt à ne pas l'augmenter, quitte a forcer les autres à garder la tête sous l'eau. De même que les pays qui ont des salaires minimum inexistants ou faibles se félicitent que leurs voisins aient des politiques sociales plus avantageuses...

Et encore, ca c'est en restant en Europe. Dès qu'on passe a l'échelle du monde, la competition recommence. D'autres paradis fiscaux sont encore plus avantageux que ceux en Europe, et des pays peuvent fabriquer des marchandises à un prix encore plus faible...


Les changements de lois/règles/conditions à chaque frontière créent des drames au quotidien à échelle locale. Que dire des buralistes français aux frontières des pays voisins ou les taxes sont bien moins élevées en faisant quelques kms de plus par exemple?

Si demain les régions passaient avaient leur propre autonomie, elles se tireraient encore plus dans les pattes pour avoir des subventions de la part de l'état, les guerres de territoire entre deux régions pour savoir a qui appartient telle ou telle ressource naturelle pourraient reprendre, on verrait des régions débuter les soldes une semaines avant les autres pour rameuter les touristes et les revenus...

Enfin il n'y a qu'a voir ce que ca donne aux états unis. Des états conservateurs ou la peine de mort est toujours de vigueur et ou un crime commis à un endroit est puni différemment que si il avait été commis à quelques kms...

Je pense qu'on ira bien mieux à l'avenir si on faisait en sorte d'effacer les frontières une par une, plutôt que de recréer des murs artificiels et arbitraires entres les gens qui sont voisins...

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goumouzou a dit :

Ben, il me parait évident que la démocratie a été définitivement enterrée en France en 2005,
depuis, on glisse doucement mais sûrement vers la dictature,...

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lavachelibre a dit :

Notre démocratie est un peu à l'image de l'Europe. Nous n'avons fait que la moitié du chemin. En gros l'Europe sans fédéralisme ça n'est pas possible et l'idée d'une démocratie dirigée par un pouvoir central (même élu) n'a pas vraiment de sens. Il en a été de même avec le communisme qui au final n'a jamais été plus loin que le socialisme et qui n'est resté qu'une idée non aboutie. Parler de démocraties dans des sociétés telles que les nôtres n'a donc pas vraiment de sens. C'est une utopie....

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tioker a dit :

Quand on utilise le 49.3 pour faire passer en loucedé un amendement qui fait "la promotion du vin au détriment de la santé publique" ou un autre qui autorise l'enfoissement de déchet radioactifs ultimes, c'est se foutre de la gueule du peuple; on cache toutes les merdes dans l'emballage d'une loi qui devient un fourre-tout.
Mais droite-gauche: quand la gauche fait une loi de droite (ils voulaient eux aussi libéraliser) et que la droite crie dessus alors qu'ils auraient bien aimer la proposer, on voit que le clivage est tout à fait improductif.
Ce gouvernement laisse pourrir la situation en pliant sous la contrainte des lobbies routiers (eco-taxe), des chauffeurs de taxis (qui s’endettent comme on laisse s'endetter la Grèce) et en plaçant ses copains énarques dans des niches dorées (n'est-ce pas madame Agnès Saal) ... à l'identique de ce qu'a fait ou aurait fait la droite.
Et après on s'étonne que le taux de participation aux élections baisse...

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Le Hollandais Volant a dit :

@okh : je n’ai pas parlé de frontières…

Ce que je veux dire, c’est que si une commune a besoin de prendre une décision, qu’elle n’ait pas à avoir l’aval de Paris pour faire ça.
C’est tout le problème de la hiérarchie : personne ne veut se salir les mains, c’est toujours « demande à ton chef » ou « il faut l’aval des autres ».

Je pense plutôt que les gens doivent prendre leurs responsabilités et oser faire des choses. Oui, y a un risque de se planter, et alors ? Une erreur n’a jamais tué personne. On peut rien apprendre sans faire les erreurs nous même.
C’est ça que j’appelle l’indépendance : prendre soi-même les décisions qui nous concernent, sans demander l’avis de ceux qui n’ont pas à le donner.


Faut cesser de voir le monde en noir et blanc : entre l’ouverture totale et le replis sur soi, il y a tout un univers.

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Amateratsu a dit :

@Le Hollandais Volant :
« une démocratie directe c’est pas possible en l’état (pour des questions d’échelle, oui). »

Je ne vois pas pourquoi. Une démocratie fonctionnera mieux à grande échelle qu'à petite échelle.

Pour faire simple et dans les grandes lignes : proposition de loi, discussion de loi, vote de loi, tout doit être contrôlé par le peuple.

La proposition de loi est basée sur le référendum d'initiative populaire. Un certain nombre de citoyens, d'une commune, d'un département, d'une région ou de la nation, suivant l'échelle d'application de cette loi, pensent que telle ou telle idée serait une bonne chose pour eux et font campagne pour sa mise à l'étude en recueillant les signatures d'autres citoyens.

Si le quorum est atteint, une assemblée de citoyens est tirée au sort pour étudier sa mise en place dans le contexte des lois actuelles. Ils seront sous un mandat impératif. Cette assemblée est mandatée pour mettre en application sous forme d'un texte de loi les propositions faites dans le référendum d'initiative populaire. Elle le fera en se renseignant auprès d'experts, juristes et/ou lobbies de tout bord, pour et contre, tout en gardant l'impératif du projet initial.

Il faut aussi compter sur le tirage au sort de commissaires afin de contrôler que ceux qui sont appelés à écrire les textes de loi, le fassent dans les conditions légales, et sans tirer profit de leur situation. De ce côté là, un tiré au sort aura nécessairement le bras moins long que le vieux politicard, rodé par des années de magouilles et de corruptions en tout genre, et qui en a fait une vraie profession.

Une fois le texte de loi finalisé, on le soumet à référendum à la population, qui le valide ou non.

Le peuple reste de fait maître des lois qu'il propose et qu'il vote.

Le tirage au sort et le mandat impératif imposent plusieurs choses : mandats courts, révocables à tout moment, non cumulables, non consécutifs et commissions de contrôle en cours et en fin de mandat pour examiner le travail effectué et statuer sur les possibles prises illégales d'intérêt.

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damien a dit :

La démocratie à grande échelle ou à petite échelle est possible : c'est une question de volonté des décideurs politiques.

Je vois mal 2-3 partis politiques, UMP, PS, UDI, abandonner 50 ans de main mise sur l'opinion publique.

Je vois mal le lobby des multinationales abandonner 50 ans de corruption passive et active auprès des décideurs politiques pour laisser le pouvoir partir auprès de nous, citoyens.

Il faut attendre que le système pète de l'interieur.

http://spirale.io/letat-le-nouveau-probleme-des-citoyens/

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Pierre a dit :

La démocratie à grande échelle est loin d'être aussi simple qu'à petite échelle car la démocratie ce n'est pas seulement une question de vote mais aussi et surtout de débats d'idées.

Il me semble que la plupart des gens sont assez sensibles à ce qui se passe dans leur région, c'est une échelle qui me semble assez simple à appréhender et donc bien adaptée. On pourrait même imaginer que les décisions prises au niveau régional remontent vers le niveau national via un système qu'il faudrait détailler.

Sinon, comme il n'est pas possible d'organiser des débats avec des millions de personnes, il me semble que l'idée de former des assemblées citoyennes tirée au sort peut être une piste intéressante pour certaines tâches.

En tout cas une chose est certaine, il ne faut pas attendre des politiques qu'ils changent réellement le système au profit des citoyens. Cela n'arrivera jamais. Personellement je crois qu'il faut commencer par le bas en développant des initiatives au niveau local.

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Djinnzz a dit :

Salut Le Hollandait,

Je te lis souvent avec plaisir, mais là, je ne suis pas du tout d'accord avec toi.
S'en remettre sans cesse au peuple via referendum, ce n'est pas ça, gouverner aujourd'hui une démocratie!
Ce n'est pas non plus changer de politique selon les sondages de popularité!

Un gouvernement élu par le peuple doit avoir une ligne de conduite claire. C'est à la fin du mandat qu'on fait les comptes...

@+
Djinnzz

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Le Hollandais Volant a dit :

@Djinnzz : comme souligné plus haut, on gouverne une république, pas une démocratie.

Un gouvernement élu par le peuple doit avoir une ligne de conduite claire. C'est à la fin du mandat qu'on fait les comptes...

Justement, je dénonce ici (et pas seulement ici, et pas juste moi) que la ligne de conduite n’est pas celle qui était dans le programme pour lequel Hollande a était élu (j’ai pas voté car pas Français, mais je pense que les Français vous diront la même chose).

Concernant la fin du mandat, j’avais émis une idée récemment : vu que le président nous coûte assez cher (logement, transport, bouffe, paperasse…), il faudrait faire les comptes à la fin du mandat : si seulement 40% de son programme est réalisé, alors il doit rembourser à la république 60% de ce qu’il nous a coûté (salaire, frais de fonctionnement…).
Et si on voulait pousser le raisonnement, il faudrait qu’il réalise en plus de ça, 60% d’un quinquennat (donc 3 ans) de travaux d’intérêts généraux, pour compenser le temps que la République a perdu avec lui.

S’il a un programme et qu’il est voté pour ce programme, et qu’il réalise tout ce qu’il a promis, alors tout va bien : il aura fait ce pourquoi il a été voté. Sauf qu’aujourd’hui, on est vraiment loin de ce cas de figure.

Et étant un contribuable en France moi aussi, je dis que ça me fait chier de donner de l’argent qui est soit jeté par la fenêtre, soit utilisé contre nous.


PS : pour le bilan en fin de mandat, certains ont fait un site web : http://www.luipresident.fr/60-engagements
Où chacun de ses 60 engagements de campagnes sont passés au crible : tenu, pas tenu, en cours…

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luc a dit :

"J'adore voir ceux qui ont hurlé sur Sarkozy, le traitant de dictateur
ou ne serait-ce que le karcher (qu'on n'a jamais d'ailleurs...)
qui découvrent que finalement, la gauche est bien pire que la droite,
mais qu'en plus, les médias les couvrent, eux."

Parce que le PS n'a de socialiste que le nom et n'est pas de gauche (=progressiste (dans les faits et non les discours) sur le plan social et sociétal(mariage homosexuel ça l'est)).

Si on associe l'échiquier politique aux idées politico-économique, le PS accepte l'économie de Marché et est assez libéral (Loi Macron n'est clairement pas progressiste sur le plan social) mais elle reste de gauche sur le plan sociétal (droit des femmes, homosexuels etc). Le PS est, je pense, à droite (à gauche de l'UMP) le centre étant étant le Front de Gauche...

Allez et un peu de lecture interessante pour comprendre la "gauche actuelle" et nous-même par ailleurs:
Clouscard: http://comptoir.org/2015/02/21/clouscard-et-la-volonte-de-refonder-le-communisme/


http://comptoir.org/2015/07/08/judith-bernard-tirage-sort-poursuite-democratie/


Voir Documentaire:
-J'ai pas voté
-Les nouveaux chiens de garde
-La démocratie Doxa

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Pierre a dit :

Il ne faut pas faire de référendum à tour de bras mais pour les décisions importantes et surtout pour les changements constitutionnels, ce ne serait pas du luxe. En plus ce serait un bon moyen d'intéresser/impliquer le peuple à la politique.

Demander l'avis du peuple ce n'est pas incompatible avec le fait d'avoir une ligne de conduite. Même si un élu tenait 100% de ses engagements, permettre aux citoyens de se prononcer sur des points critiques reste important car non seulement personne n'est élu avec 100% des suffrages mais même en si le candidat élu est celui qu'on a choisi, rien ne dit qu'on soit d'accord avec l'entièreté du programme et finalement il y a toujours des impondérables qui surviennent. Je ne suis pas français et je ne connais pas le programme de Mr. Hollande mais je doute par exemple que la surveillance de masse y était inscrit! #LoiRenseignement

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Bee a dit :

@okh :Je pense qu'on ira bien mieux à l'avenir si on faisait en sorte d'effacer les frontières une par une, plutôt que de recréer des murs artificiels et arbitraires entres les gens qui sont voisins...
A propos de frontières et régions, les seules que nous devrions prendre en compte sont des régions "biotopiques" : la primordiale, c'est celle qui conccerne l'eau de surface, donc une région = un bassin versant. Ensuite, il s'agit de prendre en compte l'endroit géographique : on ne peut pas vivre de la même façon dans une vallée alpine que au Sainte-Marie de la Mer (région du bassin du Rhône) ou dans le Lauraguais et dans le Médoc (bassin de la Garonne), parce que le climat ou la latitude ou l'altitude et le biotope ne sont pas identiques. Ces régions n'ont plus rien à voir avec les frontières artificielles des pays actuels (stigmates de guerres victorieuses ou perdues). Pour que nous soyons tous 'gouvernementalement dépendants', on nous habitue à vivre et produire 'hors sol' dans un sytème hyper sécurisé puisqu'on arrive à lisser les creux des aléas environnementaux.

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raymond a dit :

@Le Hollandais Volant :

je n’ai pas parlé de frontières…

...

C’est ça que j’appelle l’indépendance : prendre soi-même les décisions qui nous concernent, sans demander l’avis de ceux qui n’ont pas à le donner.

Mais dans ce cas, c'est quoi la différence avec ce que dit Okh ?
Tu réponds juste: "j'ai pas utilisé le mot 'frontière', parce contre, tout les inconvénients que tu as cité s'appliquent en effet".
Les inconvénients cités sont justement le résultat de la concurrence des décisions.
Un point sur lequel Okh n'a pas insisté, c'est aussi la fin de la solidarité: plus de transfert d'argent de la part des régions riches en direction des régions pauvres (puisque les régions riches n'auront aucun intérêt à voter pour que ce transfert se fasse).
Bref, tout les inconvénients des frontières sans les avantages.

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raymond a dit :

@guix :

Une façon que je trouve efficace de comprendre la différence entre la gauche et la droite, c'est de regarder la conception du monde et de la société de la personne.
Si la personne pense que la société est juste la somme des individus et de leurs actions, alors, il est "de droite".
Si la personne pense qu'il existe une entité appelée "société" qui est distinct de la somme des individus, alors, il est "de gauche".
On ne peut donc pas être à la fois de gauche et de droite (tout comme on ne peut pas être à la fois croyant et athée).

Ensuite, une personne "de gauche" ou "de droite" peut prendre des décisions de droite ou de gauche. Ce qui compte, c'est la façon dont il justifie cette action.

À ce niveau, le clivage gauche-droite est réellement existant, et ça se voit très fort lorsqu'on a un peu l'habitude de discuter avec les gens de différent bords. Cela ne veut pas dire que les partis identifiés "gauche" - "droite" le sont correctement.

Un exemple concret de comment une différence de vision du monde peut affecter les décisions est par exemple:
je disais que la solidarité par le transfert d'argent arrêtera si on augmente le niveau de décision au niveau local.
Un point de vue "purement de droite" serait dès lors de dire que les régions pauvres sont le résultats des mauvais choix de ses habitants (car l'état de la région, c'est la somme des actions de ses habitants), et que transférer de l'argent revient à récompenser les mauvais choix (ou du moins à détruire l'incitant à ne pas faire des mauvais choix).
Un point de vue "purement de gauche" serait de dire que certaines régions sont naturellement structurellement plus dur à faire prospérer, et que les habitants ne sont pas forcément responsables des circonstances (un choix qui avait 75% de chances d'être bon qui finalement, pas de bol, s'est avéré pas bon, une région proche qui a eu la chance d'être plus efficace sur un secteur qui a dès lors périclité dans la région pauvre, ...). Car l'état de la région est le résultat d'un mécanisme social qui ne se réduit pas uniquement à ses habitants.

En pratique, personne ne prends des choix "purement de gauche" ou "purement de droite", mais la vision du monde reste fixe: par exemple, qlq'un de gauche pourra reconnaitre qu'il existe des mauvais choix et que ce n'est pas pertinent de récompenser ces mauvais choix, mais il continuera à concevoir que le mécanisme principal, c'est l'existence de l'entité sociale avant tout, sur lequel on trouve ensuite l'impact des volontés individuelles.
Je pense que le fait que certains soient perdu lorsqu'on parle de "gauche" et "droite", c'est que justement ils définissent ça comme "avoir des idées typiquement de gauche" ou "... typiquement de droite", alors que justement, on peut être de gauche ou de droite et soutenir n'importe quelles idées.
Le fait de voir de plus en plus de gens renier ce clivage pourtant réel est un peu inquiétant pour moi: cela veut dire qu'il y a de plus en plus de gens qui ont une vision superficielle de la politique, et n'analysent pas les choses assez profondément pour pouvoir faire des choix politiques réfléchis (notamment, ils n'ont pas conscience que la solution qui leur parait évidente ne l'est pas forcément pour d'autres, et croient que si on discute un peu, on arrivera forcément à un compromis).

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Fulcanelli a dit :

Je suis un peu à la bourre, mais, une élue et amie (ex) de ma commune m'a sorti, au cours d'une engueulade mémorable que « La démocratie c'est un élu qui discute avec un autre élu » j'en suis encore sur le cul.

Mais en examinant bien les politicards de tous poils que je connais, la démocratie est une chose mauvaise pour eux.
Pex : le président de la communauté de commune dont je fais parti (contre mon gré) est un arriviste pas possible, il est en plus vice-président du département, il cumule 21 postes à lui tout seul. Je l'ai alpagué plusieurs fois sur son FB, il n'aime pas cela, je le mets face à ses contradictions, la taxe soi-disante incitative, la caserne des pompiers 30 ans que les gens l'attendait il n'a rien foutu dessus maintenant il tire la couverture, une serre chauffée avec notre bois (tomates et concombres) ...

Je me bats aussi contre ma commune, en ce moment arrosage interdit cause de situation de crise mais la commune arrose ses fleurs en vu de l'obtention d'une fleur aux communes fleuries mais moi par contre je ne peux pas arroser mes tomates et autres, station d'épuration qui arrive en bout de course à aucun moment des économies n'ont été faite, maintenant on cherche du financement (minimum 600000€) pour une station conventionnelle, une station écologique la bonne blague (pex http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/une-station-d-epuration-ecologique-46867 ) chez moi ils ont peur de la nature

Je discute avec les gens « ah oui, t'as raison, faut le dire, faut le faire, faut les contrer, ... » je me retourne, il n'y a plus personnes, scène connue avec Coluche

Le problème c'est que les élus, quelque soit le niveau, se sentent intouchables, donc la démocratie c'est cause toujours.

J'ai mal à ma Démocratie

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céki a dit :

Ma connexion a bugué et j'ai perdu tout ce que j'avais écrit. Par dépit je ne recommancerais pas, je disais juste que voter pour des propositions peut se faire à n'importe quelle échelle et est bien plus évident pour moi que de voter pour des représentants.

Je vous conseille, si vous ne connaissez pas déjà, de lire mon dernier chouchou en date de SF plus-si-fiction-que-ça : Alain Damasio. Un français qui joue merveilleusement avec les mots en plus d'écrire des histoires très intéressantes voire dérangeantes. Pour vous donner une idée, je vous ai mis une citation parmi tant d'autres de son roman La Zone du Dehors :

Zorlk mort, la Volte s'était souvent bornée à réchauffer les vieux ingrédients de la contestation. Tracts et pétitions sages, slogans robotaggés au sol, manifestations (...), la lutte volutionnaire, (...) s'en tenait à des méthodes démocratiques -- dépassées dans une société où le mot avait, depuis vingt ans déjà et avec la plus criante discrétion, été soigneusement lavé de son contenu.

Le slogan de la société décrite dans ce livre ? Souriez, vous êtes gérés !

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antoine9298 a dit :

après je suis carément a la bourre mais je pense que la démocratie directe me parais possible en l’état : des systèmes comme démocratie OS (http://democracyos.eu/) pourait le rendre réalisable.

Après le risque de “vol de voie” reste présent, comme avec le vote électronique. Il faudrait donc au minimum un système 100% libre et auditable, modifiable par tous… (et il faut réussir a le faire appliqué).

Après il y a aussi le problème de l’accès a internet, mais il peux se résoudre avec des ordinateurs en libre service dans les mairies.

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