puits de pétrole Le gaz de schiste, c’est du gaz naturel contenu dans des couches d’argile plus ou moins en profondeur. La différence avec le gaz habituel, c’est l’argile justement : cette roche est imperméable et demande une grande quantité d’énergie pour en extraire le gaz (là où les autres roches sont bien plus simples à dégazer).

Je ne sais pas (parce que je n’ai pas encore lu) ce que va faire si on exploite ce gaz, en fonction des procédés, surtout. Mais même sans ça, je pense que c’est une connerie.

Pourquoi ?

En fait, ce que je ne comprends pas (enfin si : le moteur de tout ça, c’est le fric et le profit de Total, Shell et les autres destructeurs de planète), c’est pourquoi ces fumiers continuent de se focaliser sur les énergies fossiles, alors qu’actuellement le nucléaire est déjà plus propre (le nucléaire, à production d’énergie égale, émet moins de radioactivité dans l’air), faut déjà le faire, mais surtout qu’on a toutes les technologies nécessaires pour capter les énergies produites par le soleil (vent, marrée, solaire voltaïque et solaire thermique) et par la Terre (thermique, pompe à chaleur).

Les énergies fossiles, on le sait : à un moment on n’en aura plus. Pourquoi fermer les yeux sur ça ?

Et au delà des voitures ou des avions qui n’avanceront plus, ça sera également toute la synthèse chimique qui aura des problèmes : plus de pétrole, c’est plus de plastiques.
Regardez autour de vous : plus de plastiques, c’est plus de vêtements synthétiques, plus de peinture, plus d’encres, plus d’emballages (c’est peut-être pas mal, ça), plus de produits ménagers, plus de colorants dans la bouffe (ça aussi, c’est pas pire)… Si vous retirez tout le plastique de chez vous, il ne reste que le bois, le verre, le métal et la pierre. Oui, comme au 18e siècle, et autant dire que ça ne fait plus grand chose d’utile…

Un grand scientifique a dit un jour qu’il ne faut pas brûler le pétrole, mais qu’il faut le garder pour la synthèse chimique. Ce scientifique, c’était Mendeleïev, l’un des pionnier de la chimie il y a 150 ans.

Actuellement, ce qui me chagrine, c’est que rien à grande échelle n’est fait, ni même essayé, pour faire en sorte de se passer des énergies fossiles. On continue de brûler des restes de dinosaures pour transformer la Terre en une serre géante qui va tous nous détruire, alors que la Terre reçoit tous les quart-d’heure plus d’énergie que l’homme en a besoin pour toute une année de la part du Soleil.

Il y a pourtant des moyens plus ou moins viables (totalement viables si on les additionne, j’en suis convaincu) : si le nucléaire est pour l’instant et selon moi la meilleure solution (à condition que ce soit effectivement mieux géré que par Tepco ou EDF, qui masque des fuites radioactives survenues en 2014) et seulement à défaut de ne pas encore avoir un parc de centrales à énergie renouvelable suffisant ; il faudrait également investir massivement dans l’éolienne ou le solaire : il y a des régions du monde ou le soleil est plus qu’abondant (les déserts, mais pas que) et en mer, il y a du vent toute l’année, tous les jours. Et ne me parlez pas des barrages hydrauliques en béton : la production du béton génère plus de CO2 que tous les transports réunis (dans le monde).

Quant au transport de l’électricité produite dans le désert, c’est un problème (technique) oui. Mais on peut très bien changer la donne : ils peuvent déjà transporter du gaz d’un pays à l’autre, avec des gazoducs. Ils peuvent produire de l’hydrogène dans le désert et le transporter. On a déjà des voitures et des bus à hydrogène qui fonctionnent très bien. Et je ne vois aucun soucis à brûler massivement de l’hydrogène « propre » pour produire de l’électricité « propre ».

L’hydrogène coûte cher à produire (en énergie)… mais il ne coûtera rien si c’est l’énergie solaire qui s’en charge.
Et brûler de l’hydrogène, ça ne libère qui de l’eau (eau qui était de toute façon déjà dans l’atmosphère ou dans les océans, pas piégé dans les roches du sol).

Selon moi, l’énergie de l’avenir c’est l’hydrogène : il est impossible qu’on vienne à manquer d’eau sur Terre et on ne manquera pas non plus d’énergie pour la transformer en hydrogène, si on utilise le soleil pour ça. Et si un jour on songe à voyager dans l’espace, l’hydrogène compose 92% des atomes de l’univers. Si on manque de ça, c’est qu’on aura vraiment élu les mauvaises personnes…

Quoi qu’il en soit, s’ils se mettent vraiment à rechercher du gaz de schiste un peu partout, j’aurais honte. Honte de l’espèce humaine. On aura vraiment l’air de cons, si il s’avère un jour qu’il existe de la vie ailleurs : comment voulez-vous leur expliquer sans pleurer qu’on provoque des guerres et qu’on fouille dans la boue à la recherche de pétrole alors qu’on a tout ce qu’il faut avec le solaire, qui nous livre chaque instant 30 000 fois plus d’énergie qu’on en consomme ?

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1 commentaire

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Alain Ternaute a dit :

Personnellement, j'ai honte depuis longtemps... Depuis les années 1980 où une R-16 tournait à l'eau pure dans la cour d'un ami (après un démarrage à l'alcool).
L'inventeur de ce moteur est un appelé Chambrin, disparu accidentellement (dans des circonstances assez incertaines, le corps n'a d'ailleurs pas pu être retrouvé).
Bien avant, Tesla (un génie qui avait compris qu'il y a un potentiel énergétique énorme dans le phénomène de résonance) avait inventé l'ampoule sans électricité, qui fonctionnait avec le magnétisme terrestre.

Les idées, on les a. De même que les ressources. On a tous les moyens de fabriquer de l'énergie propre, inépuisable et à peu de frais. Le problème, c'est même pas un désir d'argent, c'est une volonté de contrôle qui est derrière tout ça. L'homme puissant a soif de pouvoir. C'est aussi simple que ça.

Et puis bon... l'énergie, c'est une chose. Mais l'alimentation, c'est une affaire autrement plus désolante !

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