drapeau pirate flottant dans le vent
Selon la ministre de la culture :

l'axe prioritaire est désormais celui du développement de l'offre légale en ligne

Premièrement, je dirais que c’est pas trop tôt. Ils auraient dû commencer par là, en fait, il y a des années déjà.

Ensuite, s’ils veulent un avis sur ce qu’est une bonne offre légale du point de vue du consommateur (c’est lui qui achète, et s’il aime pas votre produit, c’est que votre produit c’est de la merde, pas que le consommateur est un voleur), voilà :

  • une plateforme Web (le but recherché étant l’accessibilité depuis n’importe quel appareil : téléphone, box, ordi, console, TV connectée, etc. avec un simple navigateur) ;
  • une plateforme utilisable de façon simple (pas de popup, pas de bâtons dans les roues, payement simple et rapide ou alors par abonnement, sans questionnaire ou sondage débiles) ;
  • un téléchargement dans un format de fichiers interopérable (MKV, OGV, Webm pour la vidéo ; Flac, OGG ou MP3 pour l’audio) ou alors streamable avec les mêmes conditions (je souhaite pouvoir utiliser VLC si j’en ai envie) ;
  • la possibilité de télécharger le fichier autant de fois que je veux, depuis n’importe quelle connexion internet, du moment que je suis connecté à mon compte ;
  • des fichiers de qualité (hd-720 minimum, hd-1080 de préférence pour la vidéo ; du 320 kbps minimum, du lossless de préférence pour l’audio) car personne ne veut de la qualité pourrie : c’est le cas pour les tomate, les concombres et pour la VOD ;
  • pas de DRM, donc oubliez tout ce qui est dates de péremption (sic), comptage de nombre de lectures, nécessité d’une connexion à l’Internet ;
  • le choix des langues et des sous-titres (raz-le-bol des animés en anglais ou des films américains en français) ;
  • un prix en adéquation avec le coût de la distribution d’un fichier numérique (ne faites pas l’erreur de proposer un VOD plus cher que le DVD, car c’est du foutage de gueule) ;
  • pas de zoonage (j’ai pas envie de me voie refuser l’accès à un titre parce que je n’habite pas dans le bon pays : l’Internet n’a pas de frontières, alors n’en mettez pas) ;

Je crois que c’est tout.
Ah non : si un jour je change de numéro de carte bancaire, d’adresse postale (y compris de pays) ou d’adresse email, d’ordinateur ou de téléphone : mon compte client chez vous doit continuer à fonctionner. Mes fichiers, vu qu’ils seraient dans un format libre et sans DRM, fonctionneront, eux.

Actuellement, les plates-formes de P2P proposent tout ça, d’où leur succès. Récemment j’ai fait un achat sur Vimeo aussi : il proposait tout ça également (à l’exception du choix des langues pour ce que j’ai acheté). Si je veux quelque chose, je sais où je vais.

En tout cas, plus jamais ça. Ni ça.

Vous êtes prévenus : c’est la simplicité qui attire le client, avant même le prix. Si votre produit fait chier tout le monde, alors ça échouera, comme tout ce que vous avez fait avant. Posez-vous la question « Pourquoi Netflix fonctionne si bien ? » et vous comprendrez.

Enfin, si vous voulez une infrastructure technique fiable pour distribuer des fichiers sans vous poser de questions, relâchez les fondateurs de ThePirateBay que vous avez foutu en taule et embauchez-les : ils ont fait plus de boulot que tous les majors du monde réunis pour le partage, la recherche, la distributions de documents multi-médias et la mise en disposition d’un outil simple et utilisable. Le P2P a cet avantage qui fait que la distribution est de plus en plus rapide quand la demande augmente : la saturation du réseau à cause d’une importante demande est impossible en P2P.

image de Olivier Bruchez

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