La Hadopi a toujours été vue comme une autorité anti-partage, pro-majors et pro-business. Et c’est bien vrai.

Mais… il se pourrait que la vent change un peu : la Hadopi qui devait (selon la ministre et les ayants-droit) uniquement sanctionner les internautes avec des courriers de manace, pourrait maintenant réfléchir à autre chose, en l’occurence la rémunération des artistes en fonction du nombre de partages fait sur les réseaux de téléchargement.

Le fait est, en fait, que dans l’industrie de la culture, il y a quelques acteurs/groupes très grassement payés, et beaucoup de gens peu voire pas payés du tout par les labels de disques. Ceux qui sont beaucoup payés sont ceux dont le nom pèse dans le domaine, bien souvent grâce aux choix faits par les labels eux-mêmes. C’est donc un cercle bien vicieux : les artistes les plus riches sont les mieux payés et les autres ne décollent jamais.
Certains groupes ont d’ailleurs quitté leur labels depuis longtemps et distribuent maintenant leurs chansons sur les réseaux P2P où sur leur sites directement.

La Hadopi pourrait chercher des méthodes de rémunération en fonction du nombre de partages et de téléchargements : les plus téléchargés sont plus rémunérés, ce qui est bien logique et plus « juste ».
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle veut faire ça.

Notons bien que les ayants-droits ne sont pas du tout ce cet avis…
Les PDG des gros majors critiquent cette décision : selon eux, cette institution payée par le contribuable devrait ne servir que les intérêts des majors, selon leur règles uniquement.

Je ne pourrai que féliciter ce changement. Il reste bien-entendu à voir ce que cela peut donner dans les faits, mais c’est une bonne chose qu’ils manifestent la volonté de solutions plus progressistes que la simple répression et l’interdiction d’un acte de partage.

J’espère juste qu’un éventuel retour de ce cher $arko ne va pas tout flinguer, mais ne soyons pas pessimistes.

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