are you fucking kidding me Elles me font marrer les entreprises qui découvrent l’Internet. Elles ne comprennent pas que sur le Net tout le monde est un peu à égalité quand il s’agit de déposer un nom de domaine ou d’ouvrir un site, créer un blog et publier du contenu.

C’est le cas du journal « le Parisien », qui attaque le blog « theparisienne.fr » pour contrefaçon.

S’en suit évidemment un gros effet flamby contre le Parisien. Mais ça ne s’arrête pas là : le directeur du journal ment ouvertement pour se défendre (je cite Nikopik, lui-même d’ailleurs dans une affaire du genre) :

  • Quand Jean Hornain prétend que la blogueuse a voulu déposer sa marque The Parisienne, il ment puisque ce n’est pas le cas.
  • Quand il prétend qu’il y a eu discussions infructueuses, il ment puisqu’il a refusé le dialogue. Un des synonymes du mot « discussion » est « échange », or Monsieur Hornain a jusqu’à présent ignoré la blogueuse incriminée.
  • Quand il affirme qu’ils sont toujours ouverts à la discussion, il ment pour la même raison que précédemment. Sauf qu’ils sont maintenant bien obligés de tenter de discuter suite à l’ampleur que prend cette affaire et à la mauvaise image qui est maintenant associée au journal.

Et comme tu dis, les journaux et autres boîtes armées d’avocats n’ont même plus honte de raconter des conneries.

J’aimerais qu’ils se mettent dans la tête qu’on n’est plus à l’ère où la divulgation d’informations est réservée à une élite payée par l’état, mais que tout le monde peut le faire (et on ne s’en prive pas). Ils devraient aussi se mettre dans le crâne que tout ce qui est publié sur Internet y restera indéfiniment : les blogs sont recopiés partout à l’infini, la censure est impossible : il restera toujours quelque part une copie du document censuré (c’est l’effet Streisand, et plus la censure est féroce, plus le document visé sera divulgué). Enfin, sachez que les webmasters et les internautes ne sont pas abrutis (en partie parce qu’on lit sûrement moins vos feuilles de chou que la génération précédente, qui ne pouvait s’informer qu’avec les médias devenu désuet), et les prendre pour des cons se retournera forcément contre vous.

Ça me gave que certains gogos se croient tout permis, partout et tout le temps.

Mais tout ça n’arriverait pas s’ils ne prenaient pas comme marque un nom commun comme « le parisien ». Attaquer les gens parce qu’ils utilisent un nom commun, faut quand même pas être net.
C’est quoi la prochaine étape ? Attaquer la municipalité de Paris pour avoir un nom qui ressemble au journal ?


[MAJ] 30/08/14 : non content de causer droit-d’auteurs, le journal n’hésite pas à utiliser des photos de tout le monde sans rien demander. Pas de bol, la photo n’était pas libre de droits…

image du parisien avec la photo volée
Juste retour des choses, je trouve.

Mais la photo a depuis été changée… sûrement par une autre photo non libre de droits…

[MAJ] 16/11/14 : Finalement le journal arrête son action en justice.

Commentaires fermés

Les commentaires sont fermés pour cet article