facebook hq photo En 2013, Google a généré un chiffre d’affaire de 60 milliards de dollars (13 milliards de bénéfices net) et Facebook de 8 milliards (2,8 milliards de bénéfices). Pas mal pour des services gratuits…

D’où vient tout cet argent ? Qui paye Google et Facebook ?

Si les sources de revenus de Google sont aujourd’hui monstrueusement diversifiées, tout comme la firme (qui fait maintenant aussi bien de la robotique, du lancement de satellites en orbite, des voitures sans pilotes et de la bio-ingénierie) il a commencé par le même modèle économique que Facebook le fait encore aujourd’hui : la publicité.

Les services que proposent Google et Facebook aux internautes sont des services gratuits : on ne paye pas pour s’inscrire ni pour utiliser le site (en tout cas, pas avec de l’argent, et pas le grand public).

Le modèle économique de la publicité fonctionne dans une sorte de boucle, et celui qui la paye, c’est l’internaute, le consommateur, vous et moi par exemple (même si je bloque la publicité, personnellement, mais ça ne change rien).
Il faut savoir que quand vous achetez une bouteille de Coca-Cola par exemple, une partie du prix sert à financer les campagnes de publicité faites par la firme. Ces campagnes sont les pancartes dehors, les spot à la télé ou… les encarts publicitaires sur le web. Coca-Cola paye des sites pour qu’ils affichent une image « buvez Coca-Cola ! ».

Ce site web, ça peut être Google ou Facebook, surtout qu’on parle là des deux sites les plus visités au monde, avec chacun plus d’un milliard de visites par jour. Coca-Cola n’est pas la seule entreprise à payer Google et Facebook pour qu’ils parlent d’eux. En fait, toutes les marques le font. Toutes les entreprises ont besoin de se faire connaître et sont prêtes à payer beaucoup d’argent pour ça.

Là où ça devient encore plus intéressant dans le cas de Facebook, c’est que ce dernier sait exactement qui sont chacun les utilisateurs. Quand vous « likez » la page de Coca-Cola, Facebook sait que vous aimez ce produit et va donc vous afficher les derniers produits de la marque. Pour Facebook, ce profilage des utilisateurs est d’une grande valeur : vu que Facebook sait exactement qui aime quoi, il va pouvoir dire à Coca-Cola qu’il peut cibler la publicité pour la rendre beaucoup plus efficace, et donc demander beaucoup plus d’argent à Coca-Cola.

En donnant à Facebook vos informations comme le nom de vos amis, vos styles musicaux, votre boisson favorite ou même votre lycée fréquenté, vous contribuez à la puissance de Facebook : chaque information est utile pour Facebook qui peut alors faire des statistiques en enquêtes en direct non plus un échantillon de personnes, mais sur toute la population (en France, ce ne sont pas 1'000 ou 5'000 personnes qui sont sur Facebook, mais 26'000'000, soit pas loin d’un français sur deux). Ceci lui permet de faire des analyses très poussés et très précises (bien plus que ne pourra jamais le faire l’INSEE) sur la consommation, le niveau d’études, la localisation et plein d’autres paramètres.
Facebook vends ensuite ces études aux entreprises qui peuvent alors faire des publicités plus efficaces et augmenter leurs bénéfices à leur tour en vendant d’avantage de produits à nous, consommateurs et porte-feuilles.

C’est la vente de ces informations et leur traitement statistiques servant à cibler la publicité qui génère de l’argent à Facebook et les autres. Facebook prend donc de la valeur aux yeux des investisseurs, et c’est pour ça que ce qui était un simple site web est à ce jour un empire estimé en bourse à 189 milliard de dollars.

image de Marco Paköeningrat

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