Il y a un an (à quelques jours près), le très bon logiciel qui permet de lire les vidéos en replay de toutes les chaînes de TV subissait une mise en demeure de la part de TF1.

Évidemment, la mise en demeure en elle-même était un tissu de conneries, avec des approximations techniques grosses comme la Lune et bien-sûr complètement fausses : le logiciel en lui même ne contourne aucune DRM, ne pirate absolument rien et le site web, lui, ne fait que permettre le téléchargement du logiciel et absolument pas de la diffusion de vidéos.
Suite à tout ça et avec la popularité du logiciel, il y eut un bad-buzz conséquent sur la blogosphère Française et TF1 n’a plus rien dit…

Aujourd’hui, l’auteur me recontacte pour dire que ça recommence. C’est maintenant Canal+ qui met le site en demeure, avec les mêmes approximations techniques et mensonges. Le PDF montrant la discussion entre Captvty et les avocats de Canal+ est disponible sur le PDF lié ici : canalplus-captvtyfr_20140712.pdf (c’est du lourd, et il y a aussi une précédente plainte de Canal+ datant de 2012…).

Notons bien que contrairement à TubeMaster qui a contourné des DRM de Deezer et a été condamné en justice pour cela récemment, Captvty ne contourne rien du tout, ce qui fait qu’ils sont en soi inattaquables.


Enfin, je me permet de rappeler à tout le monde (y compris Canal+) les articles Art. L.331-9 & Art. L.331-11 du CPI qui disent en gros qu’ils n’ont pas le droit d’empêcher quiconque de récupérer les fichiers vidéos d’un programme télévisé pour leur usage personnel avec des DRM par exemple (sûrement pour cela qu’ils n’en mettent pas — et c’est aussi pour cela qu’ils s’incriminent eux même en disant dans le PDF qu’ils en mettent), mais également par de l’intimidation et la censure, comme l’indique la loi, Article 6-I-4° de la loi LCEN n°2004-575.


Édit : comme le dit Sebsauvage, l’existence même de Captvty tient du fait que les sites de replay officiels fonctionnent mal et ne plaisent pas aux internautes. Ceci rejoint d’ailleurs ce que disait Walane concernant le P2P : le jour où le téléchargement légal sera aussi facile que le P2P, le premier embrassera le marché et le piratage s’effondrera.

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