coder clavier mains J’ai déjà parlé de ce que l’Internet arrive à faire quand on le combine à l’humanité des gens.
Voici un autre exemple : ce jeune homme a proposé à un SDF le choix entre 100$ et des cours de programmation à raison d’une heure par jour pendant deux mois avec un ordinateur et des bouquins pour apprendre la programmation. Le choix s’est porté sur les cours.

L’aventure a été partagée sur les réseaux sociaux et hier il en était à la moitié du parcourt. À cette occasion, le sans-abris Léo et son prof Patrick ont fait une conférence vidéo sur Google+ où ils répondent aux questions des internautes.

Une chose ressort : il se trouve que Léo est un élève particulièrement doué, avec de bonnes idées. Il a maintenant pour projet de créer une application mobile sur le dérèglement climatique.

Ce qui est merveilleux dans cette histoire, en dehors du fait d’aider un sans-abri, c’est que ça montre qu’il y a un génie dans chacun de nous, le plus souvent dans un domaine qu’on ne connaît pas encore, dans un domaine dont on n’a peut-être même pas entendu parler !

On revient également sur un problème sur l’éducation : l’école nous apprends les maths et la chimie (quoique), mais quid de cours au collège en programmation ? en économie ? en sociologie ? en histoire de l’art ? En France, ces domaines ne sont enseignés qu’à partir du post-bac, alors qu’on enseigne les mathématiques à 7 ans et la chimie à 12 ans ! L’éducation actuelle est un gâchis de la société, il perd énormément de talents dans tout ce dont elle prive les élèves. L’école, qui devrait être une ouverture sur le monde s’est transformée en quelque chose qui aveugle les jeunes dans un monde de plus en plus numérique mais de moins en moins compris : le monde s’est agrandit mais l’école est restée la même.

Cette expérience ça montre que la programmation peut-être apprise au même titre qu’une langue étrangère, un sport ou une autre discipline. La programmation n’est pas difficile : écrire un programme ce n’est rien d’autre qu’écrire une suite de mots sur un écran. On n’a pas besoin de faire 10 ans d’études pour programmer quelque chose : il suffit d’être curieux et patient.

Linuxiens, ouvrez votre terminal et tapez « ls --all / » : c’est une commande ! Vous venez de dire à l’ordinateur qu’il doit lister (ls) tous (--all) les fichiers du dossier racine (/) ; Windowsiens, lancez l’invite de commande « cmd » puis faites « dir C:\ » pour la même chose.

La programmation, c’est juste une suite de ce genre de commandes. Il est dommage que penser que seuls quelques génies en mathématiques peuvent faire ça ! Tout le monde le peut, si vous le voulez.
Et qui sait, peut-être que vous aimerez ça au bout de quelques essais, puis que vous commencerez à faire des programmes un peu plus complexes, que vous partagerez au monde… Peut-être même changerez-vous le monde : Facebook, Google, Apple… ces titans sont nés dans des garages, de gens qui n’avaient peur ni d’échouer ni du regard du monde.

(merci à Nono pour l’info)

image de Rachel Johnson

37 commentaires

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seb a dit :

Sur le principe, je suis d'accord, mais quand est ce que tu veux qu'on case des cours de programmation, économie ou sociologie dans les emplois du temps d'un collégien? Je ne parle pas de l'histoire de l'art, beaucoup de collégiens ne voient déjà pas l'utilité de cours d'histoire tout court.
La programmation pourrait sans doute être incluse dans les cours de technologie, mais sans doute faudrait-il supprimer autre chose mais quoi?

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TD a dit :

@Timo : je crois qu'il y a déjà de l'histoire de l'Art au collège. Il y a une épreuve au brevet, donc les troisièmes ont bien dû apprendre des trucs.

@seb : on peut remplacer le pliage de plastique par la programmation. En plus, écrire des petits jeux serait plus gratifiant pour les enfants que de fabriquer un porte-clés lumineux. Bien sûr, on pourrait me répondre que fabriquer de petits objets est utile au collège, car on apprend à gérer les stocks, à faire des plans, etc.

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CoD a dit :

Mais chut, les autres (non-programmeur) vont finir par croire qu'on ne sert à rien ;-)

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Erwann a dit :

Je ne suis pas un ardent défenseur des programmes actuels proposés par l'Éducation Nationale, cependant !!!
L'histoire de l'Art est au programme depuis déjà quelques années au collège et en option au lycée (même pour les sections scientifiques).
Quelques améliorations ont été apportées en termes d'enseignement "transverses".
Le grand problème est que la qualité des enseignements qui en résultent est directement liée à la capacité des enseignants à travailler ensemble (no comment) et à leurs passions ainsi que leur volonté de sortir du quadrillage du programme pour "imaginer" quelque chose de différent.

En revanche, je suis totalement d'accord sur l'absurdité qui demeure de ne pas expliquer aux enfants comment résoudre soit-même un problème : cela peut être un exercice de maths (sans calculatrice mais avec tous les outils informatiques disponibles : langages de programmation, tableur, etc.) ou pour un exercice en Français (apprendre à) construire et gérer un glossaire, une liste bibliographique, ou en arts plastiques (créer des routines (cf. la tortue de logo) pour dessiner, colorier, gérer des palettes) ou bien encore en musique (création et transformation de sons, de rythmes, ...), etc.

Quant à l'économie ! ... elle est certes enseignée au lycée mais ...
Est-ce de l'économie ou de l'idéologie marxiste de lutte des classes (cf. un excellent article de Michel Rocard dans le Monde en Juin 2010 (si mes souvenirs sont bons)) ???

Il reste tant à faire pour transformer les élèves de consommateurs (iPhone, DS3, vêtement de marque, ...) en acteurs responsables, imaginatifs et créatifs !!!

Non, l'informatique ne se résume pas à Windows, Google et iTunes !
La programmation devrait être enseignée comme les rédactions/dissertations en Français : on apprends les règles de base (syntaxe, structure), on apprend à lire et à écrire, puis on se lance : concevoir quelque chose sur un sujet (problème à résoudre).

Cela suppose d'avoir des enseignants qui sont eux-mêmes créatifs et innovants ! ...
Ce n'est pas la majorité, loin s'en faut.
Leur formation et les inspections qu'ils ont durant leur carrière, ne les encouragent qu'à appliquer sans sortir d'un programme pensé par quelqu'un d'autre (souvent sans l'expérience du terrain, et sans contact avec les élèves).

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Le Hollandais Volant a dit :

@Erwann : j'avais oublié pour l'histoire de l'art, même si c'était un exemple parmi d'autres (j'avais pas d'histoire de l'art quand j'ai passé le brevet, y'avait même pas encore les mentions).

ainsi que leur volonté de sortir du quadrillage du programme pour "imaginer" quelque chose de différent.

+1

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Walane a dit :

@TD : "on peut remplacer le pliage de plastique par la programmation" +10000

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Anon a dit :

Si le but c'est rajouter une matière en plus c'est complètement stupide.
L'informatique c'est pas fait pour tout le monde, et forcer les gamins a faire de la prog va en dégouter les trois quarts, car ce sera vu comme les maths ou autres matières scientifiques. (une initiation de qualité serait par contre utile).

C'est comme si un plombier disait "Mais merde on devrait rajouter plomberie, c'est indispensable, tout le monde a des chiottes, etc...".
Non. Chacun son domaine.
Il faudrait adapter les programmes scolaires en laissant le plus de choix possible sans toucher aux indispensables.



Je pense aussi que si tu libères des hordes de jeunes noobs sur internet avec des devoirs de prog a faire, voila le bordel que ça va être sur stackoverflow et compagnie, ça va faire comme commentcamarche.

Ceux qui veulent vraiment apprendre l'informatique l'apprendront par tous les moyens.


"Il reste tant à faire pour transformer les élèves de consommateurs (iPhone, DS3, vêtement de marque, ...) en acteurs responsables, imaginatifs et créatifs !!!"
Au contraire, quoi que tu tenteras d'inculquer a un élève, il n'en aura rien à foutre.
Pour que ce soit efficace on devrait au contraire leur apprendre les dernières pubs, tubes de l'été etc...
ça les dégouterais et le premier livre trouvé serait délicieux.

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Walane a dit :

"L'informatique c'est pas fait pour tout le monde, et forcer les gamins a faire de la prog va en dégouter les trois quarts, car ce sera vu comme les maths ou autres matières scientifiques. (une initiation de qualité serait par contre utile)." +200000

Entièrement d'accord, comme un ancien prof qui voulait absolument faire ça. Ça servirait à rien, ça deviendrait la matière relou que personne n'aimera sauf une poignée de personne, je pense.

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dacrovinunghi a dit :

outre que ca sent le fake marketing à plein nez ou alors
la grossse ficelle du style il était homeless depuis un jour tout cela crachant
sur les plus belle théorie de Maslow (parce que si tu as faim, tu prendra pas les cours
je t'assure)
Oui la prog est une science aussi dure que les maths, un algo ca se prouve cen'est pas qu'ne
suite d'instruction.

>>Peut-être même changerez-vous le monde : Facebook, Google, Apple… ces titans sont nés dans des garages, de gens >>qui n’avaient peur ni d’échouer ni du regard du monde.

UN garage d'ingénieur tout de même ;

>> Co fondateur d'Apple avec Steve Jobs Ingénieur électronique Informaticien
>> MArk zuckerberg Diplômé en 2003 de la Phillips Exeter Academy
>> larry page Il est également titulaire d'une maîtrise en informatique de l'Université Stanford dans la Silicon Valley en Californie et d'un MBA honoris causa de l'Instituto de Empresa à Madrid.
>> serguei En 1990, Sergueï commence ses études à l'Université du Maryland où il obtient en 1993 le diplôme du Baccalauréat universitaire en sciences (BSc) en mathématiques et informatique (l'équivalent d'une licence). Il les poursuit à l'Université Stanford en Californie, où il obtient un master ou plus exactement une maîtrise en informatique (MA), puis entreprend un doctorat en informatique.


Oui l'histoire est belle mais le garage est un cliché

Attention on peut etre à la rue et être un génie je dis pas le contraire

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Silversthem a dit :

Salut,

étant actuellement au lycée, je me dois te témoigner ; je suis plutôt dans un bon lycée scientifique et une bonne classe de surcroît (avec la physique en anglais), et je peux assurer que 1/3 des élèves de ma classes savent programmer, peut-être pas à un super niveau, mais la majorité y ont porté de l’intérêt, tout ça pour dire que si les gens veulent, y peuvent par eux même, l'informatique c'est assez particulier comme matière et la façon dont elle est enseignée au lycée (y a des options, des sortes de formations) est d'une qualité discutable (juste des langages de haut niveau en .NET) ; il existe des quantités indénombrables de bon cours d'info sur le net, si un jeune veut apprendre (je l'ai moi même fait) il peut, l'informatique n’intéresse pas tout le monde, tout comme la physique où même les maths. C'est vrai que notre système est un peu bancal, et que certaines matières sont inutiles, et surtout que l'on forme des élèves comme si on les moulaient "plus tard lorsque ton patron te dira..." (je me suis toujours dis pourquoi on nous apprenait pas à innover, à devenir nos propre patrons), mais ce "tronc commun" n'a pour but que de présenter aux élèves des disciplines qui pourraient les intéresser. Ce que j'aimerai ce serai une sorte de cours de découverte où l'on montre des sciences aux élèves qui choisissent une ou plusieurs spécialités, (par exemple math,physique ou même informatique !) mais à la différence près que cela ce fasse en 1 à 2 années, pour former les élèves en fonction de leurs souhaits d'avenir (j'ai personnellement rien à carrer de l'espagnol et dans une plus grande mesure, de la SES (sciences économiques et sociales)).

Sinon, gros +1 pour ton article timo

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Silversthem a dit :

Désolé pour le double post, mais quel clichés vous avez là !
Dans les lycées généraux, les élèves s’intéressent aux sciences et apprennent en dehors du lycée, il y a dans ma classe un tas de gens qui apprennent la physique plus vite que le cours (savoir ce qu'est la théorie du tout en seconde, c'est plutôt pas mal, btw super article dessus timo) et j'ajouterai même que il y a des tas de jeunes assez doués en prog (manque de méthodologie car la plupart ne codent que très peu, à mon grand regret, mais ils restent doués).
Je pense que si quelqu'un veut apprendre, il le fera, comme ce sans abris par exemple, on peut apprendre ce que l'on veut, si on y montre de l’intérêt, (en avoir rien à fiche d'une matière ça ce voit aux résultats).
Avant de dires qu'on (nous les lycéens) est tous des alcooliques/drogués futur déchets de la société (extrapolation spotted), faut peut être voir le nombre de moins de 15ans sur le sdz (ou openClassrooms, j'aime pas ce nom là).

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Le Hollandais Volant a dit :

@Silversthem : quand j’étais au lycée, c’était en 2005-08, y’a quelques années quoi. Je n’avais pas encore d’ordinateur « à moi » à l’époque (ni internet à la maison), pourtant j’étais l’un de ceux qui se démerdaient le mieux avec les ordis… Le niveau des autres ne devait donc pas être extraordinaire.

Quant au post-bac, sur les 4 ans que j’ai fait… J’en connaît un seul qui avait déjà codé (et c’était le major de la prépa physique qui avait 16 ans alors qu’on en avait 19). À l’époque moi même je ne faisais pas de prog.

Les choses semble avoir bigrement changé en si peu de temps, et c’est tant mieux !

@Silversthem :

Dans les lycées généraux, les élèves s’intéressent aux sciences et apprennent en dehors du lycée, il y a dans ma classe un tas de gens qui apprennent la physique plus vite que le cours.

Ben on a clairement pas le même lycée :-D.

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Akira a dit :

Ce qui est rigolo, c'est que la plupart de gens de ma génération (je suis né en 1972) n'ont jamais appris à coder à l'école et disposaient encore moins souvent d’ordinateur à la maison (sans compter que le web n'existait pas du tout à cette époque), pourtant c'est cette génération et même celle qui a 10 ans de plus qui est aux manettes actuellement, c'est la génération des start up d'il y a 15 ou 20 ans.
Autrement dit, il fallait vraiment être passionné et motivé pour apprendre car il n'y avait pas grand monde pour nous aider, il fallait absolument être autodidacte.

Aujourd'hui, c'est complétement différent par contre, pour avoir regarder ce qu'il s'apprend justement post bac, c'est presque risible de simplicité, j'ai l'impression que ces élèves là ne sont plus du tout comme on pouvait l'être à l'époque.
On apprend le code comme on apprend à se servir d'excell, la bidouille ce n'est pas au programme (je sais pas vous mais quand j'achetais un ordi, la première chose que je faisais, c'était de le démonter pour voir ce qu'il y avait dedans), à mon sens il doit y avoir de trop nombreux écarts de niveaux entre les élèves, certain débute en même temps que d'autres ont déjà un niveau sérieusement avancé. Pour faire court, il ni a même pas un bac général développeur mais il y a toujours le fameux bac S spé Math et Physiques.
A votre avis, de quoi a t'on besoin le plus de nos jours, de mathématiciens ou d'informaticiens chevronnés ?
*ne le prend pas mal Timo, je suis un féru de math et de physique élémentaire moi aussi ;).

@Timo, Il y a 2 énormes fautes d'orthographes qui piquent les yeux en fin d'article (puis que vous commenceraient à faire des programmes un peu plus complexes, que vous partageraient au monde).

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galex-713 a dit :

Le potentiel d’un sans-abri révélé par un informaticien charitable… j’en avais sérieusement déjà rêvé, plusieurs fois Oo J’avais raison.
Le voilà le nouveau vecteur de (r)évolution de l’informatique/Internet : on est tous égaux, et putain on a tous un cerveau et on est tous utiles. Have fun! =DDD

Sinon, enseigner l’informatique à l’école ? Ça se fait déjà : sauf que pour eux l’« informatique » c’est Microsoft Office, moi ça me fait juste vomir. Ne leur demandez plus de toucher à l’informatique, ils le feront mal. Sauf si ont les gavent de force de doctrine humaniste/libriste, et qu’avec Rabelais, Rousseau et Socrate on leur fasse lire Stallman.

On dis « on va les dégoûter en les forçant et en ajoutant une matière de plus ». Oui, comme on le fait déjà avec la littérature, l’histoire, l’art, les maths, la physique, la chimie, la biologie, la philosophie… C’est pas nouveau ! On oblige pas quelqu’un à apprendre, on ne peut pas obliger quelqu’un à être savant, à se cultiver. Et pourtant le savoir est à la base de la liberté.
Parce que j’ai une nouvelle : on ne peut pas vous forcer à être libre. La liberté ne peut que se choisir librement, et on ne peut y être contraint.
Prenons l’exemple du logiciel libre : si on vous y force, si on vous y fait passer pour des raisons économiques ou de convivialité et de simplicité, eh bien vous ne serez pas vraiment libre, car quand un logiciel privateur sera moins cher (c’est-à-dire gratuit aussi), mais plus simple et plus joli, eh bien ils partiront.
Car la liberté ça se choisit, par choix libre.

Et en effet, un enseignement forcé, c’est comme une liberté ignorante : c’est un oxymore, et ça n’a pas de sens. On dit « chacun ses domaines », mais là encore c’est trop restrictif, car le système éducatif encourage les gens à voir une division stricte entre plusieurs « domaines » ou « matières » qu’il faut choisir. Pourtant on peut aimer une partie d’un domaine et pas l’autre, aimer plusieurs domaines, ou seulement certaines parties d’entre eux… Soyons plus clairs : « chacun ses intérêt », et ça ne change pas qu’en fonction de la personne, mais aussi du moment, et des circonstances. C’est beaucoup trop complexe pour être classifié, ordonné, programmé. Ce qu’il faut, c’est rendre les gens libres, pas leur enseigner des dogmes arbitraires.
Rappelons qu’un élève, s’« élève », comme dans un « élevage », un élevage de moutons oui. Moi je parle d’éducation (conduite vers l’extérieur), pas d’inducation (l’inverse).

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Pow a dit :

@seb :
On doit pouvoir supprimer/simplifier l'apprentissage des conjugaisons en supprimant par exemple le passe antérieur 2me forme ou le plus que parfait du subjonctif... Je suis sur qu'en faisant une "chasse au gaspi" dans les appretnissages et en donnant de la morriture intellectuelle de qualité aux gosses on pourrait leur remplir beaucoup plus la tête que ce qu'on fait aujourd'hui...

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Pow a dit :

@seb :
On doit pouvoir supprimer/simplifier l'apprentissage des conjugaisons en supprimant par exemple le passe antérieur 2me forme ou le plus que parfait du subjonctif... Je suis sur qu'en faisant une "chasse au gaspi" dans les appretnissages et en donnant de la morriture intellectuelle de qualité aux gosses on pourrait leur remplir beaucoup plus la tête que ce qu'on fait aujourd'hui...

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Erwann a dit :

@Pow
Je ne suis pas d'accord. La richesse de notre langue est un acquis culturel.
Ne tombons pas dans le minimalisme du moins-disant en termes d'exigence linguistique.
Les premiers excès de ce "moins-disant" culturel a déjà fait son apparition avec la "réécriture" des livres d'Enid Blyton : plus de passé simple, plus de mode de narration, tout est au présent, etc.
Les nuances linguistiques que permet le Français - en particulier grâce à une conjugaison riche - ont été acquises et maîtrisées par nos grands-parents et arrières-grands-parents qui pouvaient être fiers de leur certificat d'étude. Ils savaient écrire lisiblement, compter et conjuguer.
Plus la barre est basse, plus elle semble encore trop haute.

Découvrir ce qu'est la programmation afin d'en comprendre quelques principes pour pouvoir résoudre plus facilement quelques tâches fastidieuses me semble être une bonne idée, car cela implique un minimum de rigueur (comme, par exemple, la maîtrise de la conjugaison).

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seb a dit :

@Pow :
carèment d'accor avec toi, et temps qu'à y êtes, feson pareil avec l'ortografe et passon tous au SMS.

Je n'ai jamais appris ces temps à l'école, je ne sais même pas si je les utilises au quotidien, je n'ai appris à conjuguer par cœur qu'à l'indicatif, un peu du conditionnel mais jamais de subjonctif, je n'ai été qu'au bac+2 c'est peut être pour ça. Tout ça pour dire que tu ne gagneras pas beaucoup d'heures à supprimer la richesse de la langue française pour apprendre de la programmation.
La langue française se simplifie déjà d'elle même à l'usage, c'est sans doute ce qui fait que c'est encore une langue vivante. Par exemple je lis, dis et entends souvent "c'est eux qui ont fait ça" au lieux de "ce sont eux qui ont fait ça". A chaque fois que je le vois ou l'entend j'ai envie de rectifier la personne, surtout quand ça vient du fils de ma copine qui vient de rentrer en 6e et qui fait déjà plein de faute à l'oral, mais je n'arrive déjà pas à le dire instinctivement bien donc je ne le corrige pas.
Il fût un temps où nous parlions comme ceci naturellement et cela passait inaperçu, maintenant tu passes pour un extravagant, surtout auprès des jeunes qui se demande quelle langue tu parles, mais c'est ça aussi le français et c'est quand je vois ces formulation que je suis content que ce soit ma langue maternelle et que je n'ai pas eu besoin de commencer à l'apprendre à l'école alors que j'avais 10 ans.

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Guenhwyvar a dit :
c’est que ça montre qu’il y a un génie dans chacun de nous, le plus souvent dans un domaine qu’on ne connaît pas encore, dans un domaine dont on n’a peut-être même pas entendu parler !

C'est très optimiste, ça, pour pas dire naïf ou un peu niais…

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galex-713 a dit :

@Guenhwyvar : Eh bien un être humain est bien assez complexe pour qu’on puisse trouver une chose à chacun dans laquelle il excelle. C’est tout une question de volonté et d’intérêt. Après la question est de faire découvrir ces choses, et il y a trop de choses pour qu’on les connaissent toutes.

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Kaoru a dit :

Juste une précision, selon le man ls:

-a, --all
do not ignore entries starting with .

Le -a permet de voir les fichiers cachés, par défaut ls les ignore :)

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Gilgamesh a dit :

En sortant du Lycée, on n'a que des connaissances très basiques et moyennement sues.
C'est avec le post-bac qu'on se spécialise dans le domaine de son choix. Le plus dur étant de savoir quel domaine.
Après, l'intérêt d'apprendre des sciences est généralement d'apprendre aussi à penser de façon "scientifique".

D'après moi, il ne faut pas simplifier (les cours) pour que tous aient un bac, mais les rendre plus difficile pour forcer à apprendre plus et ceux qui n'arrivent pas du premier coup peuvent toujours repasser. Il faut savoir dire à un élève que son travail est mauvais et/ou insuffisant. A lui de prendre la critique et de retravailler dessus et d'évoluer. Plus de variété de cours va poser des problèmes d'équivalence. Et jusqu'au Lycée, il n'y a pas de vocation à tout apprendre, mais donner les possibilités d'apprentissage.
Enfin, la difficulté est ce qui fait que les personnes sont forcées d'avancer parfois. On n'arrive rien en mode facile ou en God Mode ;)

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noaim a dit :

le système educatif c'est à revoir de A à Z.. Franchement c'est un système d'abrutissement de masse qui fait croire à la personne qu'il connait tout mais en fait il ne connait rien du tout..

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galex-713 a dit :

@noaim : de base il faudrait le supprimer. Après malheureusement la population n’est pas encore assez libre d’esprit pour s’instruire sur des connaissances basiques sans. Pourtant toute l’infrastructure est là : vidéoconférences, bloggeurs, faiseurs de vidéos, Framabooks, Wikisource, Wikibooks, Wikiversity, projet GUTenberg, etc. ’fin Internet en général est le meilleur outil éducatif jamais inventé. D’ailleurs il fait mieux qu’apprendre, il apprend à apprendre.

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maxime a dit :

C'est comme peut être qu'il serait (enfin) temps de faire un bac général (pro ça existe déjà) spécialisé dans l'informatique.
Actuellement le bac scientifique existe en 3 "enseignements spécifiques" :
-SVT
-Biologie écologie dans certains lycées
- Sciences de l'ingénieur

Ce dernier est celui qui correspond le plus à l'informatique mais enfaite ça se limite à mécanique et électronique (sans vraiment développer l'informatique) donc le seul moyen pour faire de l'info est de faire l'option ISN (informatique et sciences du numérique) mais à raison de 2h par semaine c'est peu.

Alors à quand un bac S informatique ?!! Ca permettrait d'ouvrir la programmation à un plus rand nombre de personne.

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galex-713 a dit :

@maxime : Je crains pour la qualité de ce qui est enseigné. Déjà qu’on a du mal à faire passer tout au logiciel libre, alors si on ajoute un BAC informatique avant qu’ils y soient passés… ça va finir en catastrophe, style : VB.NET, C#, Java…

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noaim a dit :

@galex-713 : Impossible de le supprimer, car ce système est détenu par l'élite, et lélite veut qu'on restent des abrutis de la naissance jusqu'à la fin de nos jours, quand Julles Ferry dit: Mon but est d’organiser l’humanité sans Dieu , on comprend pourquoi les générations du 20e et du 21e siècles dérivent..Internet est un outil d'apprendre très efficace, oui, mais le problème c'est que >80% des gens ne voient que la tete de ce Iceberg qui intrnet, ils pensent que intrnet tourne entre FB, Twitter, google+, ou Youtube !

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Amaury a dit :

@galex-713 : C'est quoi le problème avec Java ?



Sinon, en prépa, il y a de la (vraie) informatique depuis cette année, pour les première années, avec Python. (Avant c'était fait avec un logiciel de calcul formel : je le sais car Python est arrivé avec les actuels première années (et je suis en seconde année, rhaaa).)

Et je ne sais pas s'il est enseigné bien partout (mais c'est de la prépa, on peut supposer que l'enseignement se défend ^^ ) ; en tout cas dans mon lycée, j'ai yeuté les cours : rien à dire. Présentation large, de l'informatique (≠ Windows + Google + Android + iTunes + Word), du libre/propriétaire, des alternatives, de ce qu'est réellement la programmation (comprendre : pas une “boite noire compliquée” comme je l'ai déjà entendu)...

Bref un truc bien. Après, le professeur en question, c'est quelqu'un qui connait bien l'informatique (il est développeur lui-même, de logiciels libres en plus), donc ça aide et ce n'est pas forcément le cas partout. Cependant...

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Gilgamesh a dit :

@galex-713 :
Lire, écrire, compter, la/les langues, en réalité, au moins jusqu'au collège il y a les choses "de base" pour tout le reste. Même au collège, on apprend beaucoup de choses, et il y a surtout le contact avec d'autres êtres humains qui est important.


Et google n'aide pas à apprendre, mais juste à retrouver l'information. Wikipedia n'est, pour la plupart des élèves qui l'utilisent pour leurs cours, qu'une vulgaire extension de google et internet se résume souvent à ça d'un point de vue éducatif.

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galex-713 a dit :

@Gilgamesh : Oui, mais Internet c’est pas que ça, c’est beaucoup plus, et potentiellement ça peut tout faire, en mieux.
Puis j’ai pas parlé de Google, et je n’en tiens pas compte.

Puis ouais ya des trucs intéressants au collège, mais bon rien qu’en lisant un peu, en naviguant sur Wikipédia et en regardant des cours en vidéo assez sympa, après il reste plus grand chose à apprendre au collège, on peut très bien se débrouiller en autodidacte jusque là. Après pour le lycée faudrait plus de temps et d’investissement pour faire pareil en autodidacte, mais ça reste possible.

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qwerty a dit :

La flemme de lire les commentaires. Comme pour tout, il ne faut pas assister les gens, mais les responsabiliser, comme là. Leur apprendre des trucs, des conseils pour les sortir du pétrin et qu'ils puissent enfin continuer. Chacun est doué. Faut juste découvrir en quoi.
Concernant l'éducation, c'est pas un verre qu'on rempli, mais une flamme qu'on allume. Quel sujet qui m'est chère !

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tester a dit :
La programmation n’est pas difficile : écrire un programme ce n’est rien d’autre qu’écrire une suite de mots sur un écran.

Non pas tout à fait, c'est plutôt une suite d'idées mises en application. C'est seulement après que que le language vient traduire la pensée ;)

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Maxime a dit :

Dans mon lycée ça fait plusieurs années il me semble que les prépa font du Python mais en même temps c'est un lycée uniquement scientifique et technologique, de la seconde à la prépa (et bts) donc peut être que ça aide.

D'ailleurs j'ai pris l'option ISN pour le bac (je suis en TS) et dans le programme on doit aussi apprendre un langage de programmation. Là aussi il s'agit de Python (du coup ça me fait un langage que e ne connais pas encore, j'en suis ravi fallait que je m'y mette !) sinon le programme parlait de javascool apparemment un java fait pour l'éducation nationale...

Sinon comme tu le dis Galex en regardant wikipédia n apprend plein de chose mais beaucoup trop de monde pense que le contenu n'est pas intéressant car là encore les gens ne savent pas ce qu'est le libre :/

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Le Hollandais Volant a dit :

@Maxime : c’est pas mal le Python !
Moi en prépa j’avais du Maple, mais c’était plus pour faire des maths qu’autre chose (on aurait pu faire du Excel, ça aurait arrivé au même).
Après en DUT et à la Fac, j’ai eu droit à du C bien basique (sous Windows et DevC++ en DUT, et sous Debian avec GCC à la Fac *_*).

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Adil a dit :

Ya que moi qui ne voit encore rapport entre le fait d’être sans abris et des capacités a apprendre a coder? Le fait d’être "sans" abris indique un niveau de pauvreté sociale, mais n'a strictement rien a voir avec un niveau de pauvreté intellectuel.

Ça me fait penser a un article de stallman qui tente de trouver grâce a l'informatique une réponse aux gens qui font la manche dans les gares pour prendre un train (et comment les différencier des méchants clodo qui font ça uniquement pour boire de l'alcool et se droguer, bouh pas bien de boire de l'alcool sale pauvre, l'alcool étant réservée aux riches!).

Faut arrêter de croire que l'informatique peu apporter des solution sociales, tout ce que l'informatique crée c'est des solutions aux problème que l'informatique elle même crée (au travers d'une société sur-numérisé)

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jefaispeuralafoule a dit :

@Adil :
Je suis assez d'accord, on ne doit pas confondre l'outil et son usage. Par analogie osée, je dirais qu'on ne peut pas dire qu'un couteau sauve à lui seul un homme, mais que l'homme sache s'en servir est un plus indéniable.

Ce qui cloche dans le raisonnement au fond, c'est qu'on se focalise sur le fait que ce soit de l'informatique. L'homme en question aurait été formé pour la maçonnerie, la plomberie, ou la mécanique automobile lui aurait aussi donné des clés pour se trouver un boulot, mais pas aussi "reluisant" que celui de développeur... Et ça, ça me pousse à grogner, car il n'y a pas de sot métier.

Je crains que le fond du débat n'est pas l'informatique, mais le fait qu'on ne donne rien qui soit réellement utile aux gens qui souffrent de la pauvreté, des crises économiques, en bref qu'on ne se préoccupe pas de leur offrir une place dans le système. Informatique? Peu importe, comme je le disais plus haut on pourrait aussi proposer une place de dessinateur projeteur que le résultat aurait pu être le même!

C'est de ce côté qu'il y a un énorme gouffre social: dès qu'une personne glisse sur la pente savonneuse, on les classe parmi les perdus du système. L'alcoolisme, la consommation de stupéfiants, la violence, la déchéance physique ne sont que les symptômes. La pathologie, elle, relève du fait qu'on fasse de ces personnes des parias, et qu'on les traite avec condescendance ou mépris. J'ai l'intime conviction qu'il y a là énormément à faire pour redonner de l'essor tant à nos industries qu'à notre société, c'est-à-dire en cessant de partir à la chasse aux diplômés, mais en revenant aux fondamentaux, à savoir en donnant une chance aux gens motivés. L'accomplissement personnel et le retour dans "le monde des actifs" passe, je le pense sincèrement, par un respect des capacités de chacun, et plus par l'étiquette du "il a fait l'école xyz, c'est une garantie de détermination, de qualités intellectuelles...". NON. Chacun peut se trouver une place, dès lors que ceux qui offrent ces places daignent voir plus loin que le bout de leur nez.

Pour finir, je trouve terriblement réducteur cette vraie fausse charité. Ce n'est pas en supposant que tout le monde peut coder qu'il y aura du boulot pour tout le monde dans l'informatique. Supposer cela, c'est alors également permettre l'hypothèse suivante: on trouvera du boulot dans le bâtiment pour tous ceux qui savent tenir un pinceau. Raté, ça ne marche pas comme ça...

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Vincent a dit :

Il y a une option de Terminale qui s'appelle Informatique et Sciences du Numérique (ISN). C'est 2h par semaine. 4 axes sont développés : Langage et programmation/Architecture des ordinateurs/Algorithmique/Codage.

Maxime en parle plus haut, mais ne précise pas trop ce que c'est.

Voila le préambule de l'educ dessus:

Les sciences informatiques, et plus généralement les sciences du numérique, ont aujourd'hui envahi nos vies professionnelles et personnelles. Elles ont entraîné des mutations profondes dans nos sociétés (culture, sciences, économie, politique, etc.). Pourtant, seule une faible partie de la population maîtrise les mécanismes fondamentaux qui régissent ces mutations et est en mesure d'apprécier les enjeux sociétaux qui en découlent. L'enseignement de l'informatique au lycée peut contribuer à réduire cette fracture.
L'objectif de l'enseignement de spécialité ISN en classe terminale de la série S n'est pas de former des experts en informatique, mais plutôt de fournir aux élèves quelques notions fondamentales et de les sensibiliser aux questions de société induites.
Il s'agit d'un enseignement d'ouverture et de découverte des problématiques actuelles, adapté à la société d'aujourd'hui, qui valorise la créativité et contribue à l'orientation.

Le langage n'est pas imposé, généralement c'est du java ou python. Moi j'utilise Processing.
C'est destiné à se répandre jusqu'à la seconde, mais pb de budget et de temps: que faut-il supprimer.
Bref, ça existe.

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