Voilà, c’est officiel : je hais les élus professionnels.

Ils ont un boulot mais ne viennent pas. Ouais, comme en classe quand les élèves sèchent. Sauf qu’eux, sont payés 10 fois le smic quand ils sèchent les séances de chahutage.

Agoravox dit tout ça très bien : 25 juillet 2013 : 577 députés absents sur 577.
Y’en a aucun pour rattraper les autres.

Mais ce que je trouve complètement honteux (envers les politiciens, hein, pas contre Agoravox), c’est que l’article nous console d’un : « au moins, s’ils ne bossent pas, ils ne bosseront pas contre nous ».

C’est désolant. Désolant de devoir se consoler avec ça. Désolant d’en être à préférer que les élus soient payés à rester chez eux plutôt que de travailler, sous-entendant que leur travail est faire des coups tordus dans le dos du peuple.

Tout aussi désolant qu’une nation, qu’un peuple monte un site comme celui là « décompte du quinquennat ». Bordel, pourquoi attendre ? Le peuple ne peut pas demander la démission sur le champ de celui qui les représente ? Parce que si ce n’est pas le cas, alors ce n’est pas une République ni une Démocratie. Mais une dictature, où le peuple attend passivement et avec impuissance que cesse cette délirante injustice, et pouvoir choisir enfin le prochain connard qui va les oppresser.

C’est désolant.

27 commentaires

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Anon a dit :

Y a t'il moyen de trouver la liste de ces députés, ainsi qu'éventuellement les coordonnées ?

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Webmaster LaVraieDemocratie.fr a dit :

La « République », dis-tu ? C'est déjà trop gentil comme appellation !

« République » vient de « res publicae », la « chose publique ». Actuellement, c'est plutôt la « chose des riches », la « resploutis » (de ploutos, la richesse). Qui peut prétendre que ces gens-là agissent dans l'intérêt public ?
Ils ne cessent de faire la démonstration qu'ils travaillent pour eux, pour leurs intérêts propres voire pour leurs intérêts de classe. Pas davantage.

Mais il serait dommage d'en rester au constat, au « coup de gueule ». Ça les fait bien rire que nous les critiquions tant qu'ils conservent leur siège et leurs avantages. Évidemment, pour les virer, on songe à voter pour d'autres... Que nous n'avons pas choisis, et qui nous trahiront de la même façon, comme toujours. L'élection n'est pas le pouvoir de choisir, elle est le pouvoir d'éliminer, et encore : quand c'est pour remplacer la peste par le choléra, à quoi bon ? L'élection nous donne l'impression de faire quelque chose, l'impression de lutter. C'est une illusion terrible qui profite totalement à nos élus : en votant pour eux, nous croyons exercer un pouvoir, nous croyons que notre avis est pris en compte et nous cautionnons le fonctionnement du régime actuel.

Quelle alternative ? Changer de constitution. Instaurer une vraie démocratie : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple... Mais réellement, cette fois : il ne s'agit plus de déléguer notre pouvoir tous les cinq ans. Ce n'est pas vrai que la démocratie ne marche qu'à l'échelle d'une cité. Elle peut marcher au niveau d'un État comme la France pour peu qu'on organise des assemblées locales sur un modèle fédératif. Il faut prendre le temps de fixer les modalités, mais il est totalement fallacieux de prétendre que ce serait par principe infaisable !

Comment changer de constitution ? En abrogeant celle de la Ve République et en convoquant une assemblée constituante (qui à mon avis devrait être composée de citoyens tirés au sort qui soumettraient leur projet à un référendum portant sur chaque article).

Évidemment, les élus n'abrogeront jamais la Constitution de la Ve République, elle leur convient trop bien. Il ne faut pas attendre cette révision constitutionnelle de leur part, il faut le faire nous-mêmes, donc par référendum abrogatoire d'initiative populaire.

Aujourd'hui, contrairement à la Suisse ou à l'Italie, la Constitution ne prévoit aucun référendum d'initiative populaire (cela devrait nous choquer, surtout lorsque nos élus nous rabâchent que nous serions déjà en démocratie !). Mais je pense que c'est une porte de sortie sur laquelle nous devrions miser : il est difficile d'argumenter contre cette revendication qui n'est rien d'autre que la volonté tout à fait légitime d'exercer notre « souveraineté » déjà inscrite dans le bloc de constitutionnalité. Nous pourrions essayer d'arracher celui-ci à nos élus car ils sont nombreux à l'avoir déjà promis (chez EELV, au PRG, au PG, à DLR, au FN...) et car chaque sondage effectué sur le sujet révèle toujours une large majorité des sondés favorables à cet outil.

Nous devrions exiger le référendum d'initiative populaire. Par des manifestations, des grèves, des interpellations constantes de nos élus. Une association en cours de création, « Article 3 », devrait prochainement organiser le militantisme pour cette seule revendication.

Un argumentaire pour résister aux élus qui refusent le référendum d'initiative populaire : http://occir.free.fr/argumentaire1.htm

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seb a dit :

A propos du dernier paragraphe, je ne pense pas que ça changerait quoi que ce soit de demander le démission du gouvernement ou du président.
Il y aura toujours une opposition (même dans une vrai démocratie), il y aura toujours des gens pour râler, il y aura toujours des gens pour faire ce genre de site. La seule chose qui changera c'est que ce ne seront pas les mêmes qui râleront.
L'UMP était au pouvoir, le FN, le PS et le PC râlait, maintenant que le PS est au pouvoir le FN, le PC et l'UMP râle.
Je suis pour les référendums, même si l'abstention des élections me fait penser qu'une partie du peuple s'en fou, mais ça ne règlera pas le problème des râleurs. Je ne sais pas comment ça se passe ailleurs, mais râler c'est LE sport national français.

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Le Hollandais Volant a dit :

@seb : il est impossible de plaire à tout le monde, comme tu dis.
Mais est-ce que plaire est-il vraiment le but de la politique ?
Le but de la politique n'est-il pas plutôt le justice, l'équité et le respect ?

Si on fait un loi interdisant les homicides, ça ne plaira pas aux tueurs. Pourtant... Cette loi ne me semble pas injustifiée pour autant. Je ne suis que moi-même pour définir le bien et le mal, mais tuer quelqu'un est selon moi universellement « mal ».

Concernant le but de la politique que je cite plus haut, il n'y a plus rien aujourd'hui qui est respecté. Et l'une des causes à ça c'est la corruption et la soif de pouvoir personnel de ceux que le peuple élisent sur demande.

C'est d'ailleurs contre ça que manifeste le peuple Bulgare depuis un mois, mais dont la presse ne parle pratiquement pas.

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qwerty a dit :

Ah, que je déteste les gens se plaindre ! si ça ne vous plait pas, construisez le monde que vous voulez vivre !

Et oui oui, c'est possible !

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GoustiFruit a dit :

Bon les gars, je vous propose de vous abonner au flux RSS de Conscience Citoyenne Responsable: http://2ccr.unblog.fr/feed/
Quoi que, ça risque de vous énerver un peu plus...

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Arkham a dit :

En même temps, qu'ils y aillent pour dormir ou qu'ils n'y aillent pas du tout ...

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blikspirit a dit :

Oui oui, juste au cas où :-)

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_ a dit :

Est-ce que la démocratie est réellement souhaitable ? Soit tout le monde est d'accord et la démocratie ne sert à rien car c'est un fascisme de fait, soit le peuple est déchiré entre plusieurs tendances et c'est contre-productif d'essayer de cohabiter. Je n'essaye pas de lancer un troll en partant de cette grossière sursimplification dichotomique qui nie la possibilité de compromis :-)
Posons nous tout de même la question de la possibilité de mise en œuvre à grande échelle de la démocratie. Ceci dit, ça serait toujours mieux que le système actuel qui réussit l'exploit de ne contenter personne si ce n'est les apparatchiks du moment.

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Moa a dit :

Peut-etre qu'on devrait s'inspirer du systeme politique suisse. Ils ont une vraie democratie directe, n'importe qui peut lancer une initiative ou un referendum, ce sont donc eux qui font les lois de leur pays. Au lieu de voter tous les cinq ans pour une marionette, ils le font plusieures fois par annee pour des lois et les sept personnes qui sont a la tete de la confederation sont elues a tour de role (pendant une annee) pour gouverner le pays. En parlant de confederation, chaque departement (canton) a une grande autonomie, ce qui permet de preserver les interets des minorites. Bon c'est une description tres maladroite et succinte du systeme mais n'hesitez pas a vous renseigner un peu plus (et surtout mieux) ;)

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Ice a dit :

Bah sans vouloir troll si vous aviez le même système qu'en Suisse vous auriez beaucoup plus de lois qui passeraient (vu le nombre de grève/manif/gens mobilisés la dedans que vous avez).

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Xavlepolak a dit :

Eh bien, enfin un qui comprend qu'on n'est pas du tout en démocratie, et que ce nom est usurpé pour que l'on ne puisse pas la réclamer...
Bienvenue, dans le fabuleux monde que George Orwell nous décrit bien dans 1984.
Chouard a raison sur toute la ligne !

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Xavlepolak a dit :

@Anon : c'est simple : TOUS les députés :-)

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Erwann a dit :

Cher Timo,
j'apprécie ton blog, tout comme celui de Seb, car vous nous apportez l'un et l'autre des points de vue trop souvent ignorés, car certaines informations, sans vous (et quelques autres) n'arriveraient jamais à la "surface" des médias.
Néanmoins, je commence à m'effrayer sérieusement de la monté d'un climat de haine, en particulier en France.
Je suis très souvent à l'étranger pour mon travail et chaque retour me devient de plus en plus pénible.
Les médias se jettent sur des bris d'information, les montent en épingle, excitent la population (tous pourris, à bas les privilèges, lutte des classes, etc.) et ne présentent jamais d'excuse sincère lorsqu'au final les "soit-disant" informations et autres scoops s'avèrent au mieux inexacts, souvent totalement faux.

La France n'est pas dans une bonne situation. Pourtant, la haine (gauche - droite, musulmans - non-musulmans, patrons - salariés, privé - fonction publique, croyant/pratiquant - non-pratiquant, Paris - Province, grandes entreprises - T/PME, etc.) n'aide en rien à sortir le pays d'une ornière déjà trop profonde.

S'il est toujours bon, voire salutaire, de savoir protester et alerter, il ne me semble en revanche pas pertinent de massivement contribuer à monter les gens les uns contre les autres.

Je ne fais pas de politique, car je n'en ai ni le goût, ni l'envie. Je ne défends donc pas une caste à laquelle j'appartiendrai ou que j'ambitionnerai de rejoindre. Force est de reconnaître que le travail des députés ne consiste pas seulement à être présent dans l'hémicycle. Il ne faut pas oublier que les mêmes électeurs râleurs souhaitent pouvoir voir leur député à toute "heure du jour ou de la nuit" le considérant trop souvent comme une "super assistante sociale".


De mon point de vue, les sessions extraordinaires du parlement sont devenues totalement galvaudées. Elles ne servent à rien, si ce n'est à faire de l'esbroufe. Autant, une session extraordinaire se justifie en cas de "forces majeures", autant l'habitude de prolonger le travail du parlement au-delà du raisonnable est une calamité.


Je préfèrerai des sessions courtes qui laisseraient du temps aux députés et sénateurs de travailler, de lire, de s'informer, voire - on peut rêver - de réfléchir.
La France BEAUCOUP TROP de lois qui sont inutiles, inefficaces, incohérentes et trop souvent contre-productives.
Avoir un parlement présent quasiment tout le temps, encourage les gouvernements (quelque soit leurs couleurs politiques) à sur-réagir à chaque évènement, et à sur-légiférer en confondant Qualité et Quantité.

Je sais bien que je ne vis pas dans le monde des "bisounours" ! ... cependant je souhaite profondément pour notre pays moins de haine et plus de débat constructifs aussi bien entre les citoyens qu'entre politiques et citoyens et finalement entre les politiques.

N'oublions pas que nous n'avons que les politiques que nous méritons !

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Webmaster LaVraieDemocratie.fr a dit :

@_ : Pourquoi serait-ce contre-productif de cohabiter ?

Sur la question de la « possibilité de mise en œuvre à grande échelle de la démocratie », il y a déjà des gens qui ont réfléchi à la question, et l'on revient toujours aux mêmes débats sur les différentes formes de fédéralisme (il me semble). Se demander si c'est possible n'est à mon avis pas la bonne question : oui, ça l'est. Reste à se demander comment on s'y prend. En convaincant nos députés de réécrire la constitution ? En élisant de nouveaux parlementaires démocrates ? En leur arrachant le référendum d'initiative populaire pour ensuite convoquer nous-mêmes une assemblée constituante (ma solution préférée) ?

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Anon a dit :

Je reprend un commentaire sur agoravox :

"

C’est un article absolument mensonger. La séance du 25 juillet (les séances en fait car il y en a eu deux) ont été suivies par les élus de la nation qui étaient bien présents. Pas tous, certes, mais les travées n’étaient pas vides !

8 députés se sont même exprimés en séance publique et ont interpellé les ministres présents.

La séance de l’après-midi s’est même achevée à 00h45...

Enfin, il faut savoir que les députés sont astreint à un minimum de présence en séances publiques ou en commissions.

Ceux qui font trop l’école buissonnière se voient pénalisés financièrement :

« L’article 159 du règlement prévoit une retenue sur indemnité pour les députés qui ne prennent pas suffisamment part aux scrutins solennels.

Si un député n’assiste pas à au moins 2/3 des scrutins solennels, il perd alors 1/3 de ses indemnités de fonction sur la session parlementaire ordinaire, soit 4 260,09 € ;
Si le député assiste à moins de la moitié de ces scrutins, 2/3 de ses indemnités de fonction sur la session parlementaire ordinaire lui sont alors retirées soit 8 520,18 €.

L’indemnité de fonction d’un député s’élève à 1 420,03 € par mois. La session parlementaire ordinaire se déroule du 1er octobre au 30 juin (9 mois).
Les députés absents peuvent se faire représenter par un collègue via une délégation de vote ou se faire excuser. Selon nos informations, le mécanisme d’excuses n’est pas utilisé. Ces excuses ne sont dans tous les cas pas publicisées.  »
"




Si cette histoire est fausse, il est temps de revoir tes sources avant de publier ce genre d'infos, évitons de propager la merde.
Ensuite il faudrait trouver un moyen plus efficace que WOT pour mettre hors d'état de nuire ce genre d'infos avant qu'elle ne se retrouve chez tous les bloggueurs influents...

Si l'histoire est vraie et que c'est le commentaire qui ment (j'essaye de vérifier des que j'ai 5min), alors je vais patiemment envoyer un mail personnalisé a chaque député lui demandant si tout va bien.

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Le Hollandais Volant a dit :

@Webmaster LaVraieDemocratie.fr : la démocratie pure est de plus en plus difficile à appliquer à mesure que le nombre de peronnes grandit.
Rendre un village heureux par une decision, et concerter la population du village est simple.

Un président de 60M de personnes ne pourra jamais parler avec tout le monde.

Certains ont pensé à un système pyramidal : le peuple tire au sort 1000 personnes (un par canton, par exemple), qui tirent au sort 100 personnes (un par departement) qui tirent au sort 10 personnes (ordre de grandeur du nombre de régions) qui tirent au sort un président.
Le tirage au sort est selon moi indispensable à la démocratie : il est impartial à 100%. Le reste n'est que question d'organisation.

Il faudrait aussi à mon avis laisser plus d'indépendance aux localités : une loi pour un Pays, puis des précisions à la loi plus locales, par exemple, comme dans un état fédéral (Allemagne, États-Unis, par exemple).

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qwerty a dit :

@Le Hollandais Volant : Pour le tirage au sort, non ! remplacer des incompétents par des plus incompétents, non ! Si on fait ça, on se retrouverai aussi avec des personnes réfléchissant pas plus loin que leur bout de leur nez et souvent, n'ont pas eu une éducation adéquate (France Profonde). Il faudrait, au lieu de tirer au sort, de voter pour la personne qu'on juge la plus apte de jouer ce rôle. Bon, par contre, faut viser plus bas au départ (quartier). Et je suis plus pour un remplacement du président par un conseil "des sages". Quand on est plusieurs, c'est un bon garde fou et évite que le pouvoir monte à la tête (car le pouvoir représenté par l'assemblé et non par une unique personne)
Oui, par contre pour la régionalisation du pouvoir et la fin du régime jacobin.

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Webmaster LaVraieDemocratie.fr a dit :

@Le Hollandais Volant : Nous sommes d'accord, je crois, ce que tu décris me semble compatible avec ce que j'écrivais précédemment : «  Instaurer une vraie démocratie : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple... Mais réellement, cette fois : il ne s'agit plus de déléguer notre pouvoir tous les cinq ans. Ce n'est pas vrai que la démocratie ne marche qu'à l'échelle d'une cité. Elle peut marcher au niveau d'un État comme la France pour peu qu'on organise des assemblées locales sur un modèle fédératif. ».

@qwerty : La démocratie mettrait aux manettes des incompétents car le peuple, la « France Profonde » comme tu dis, n'est pas capable de décider lui-même ce qui est bon pour lui ? Il faudrait un conseil de « sages », il faudrait VOTER pour « la personne qu'on juge la plus apte » à bien gouverner ? Ce que tu prônes est l'aristocratie (le régime des MEILLEURS, les aristoï). Montesquieu le disait déjà : « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. ». Je ne suis pas fermé à l'idée de construire une vraie aristocratie, un régime qui ne dériverait pas en une injuste oligarchie au service des plus fortunés (ploutocratie)... Mais comment fait-on ?

L'élection des personnes est entachée de nombreux biais et de conséquences fâcheuses (voir la partie I — l’élection crée notre impuissance politique de LaVraieDemocratie.fr). Le principal grief que je lui ferais est de donner le pouvoir aux personnes qui ont des compétences de vente. Un bon candidat, dans une élection, doit savoir vendre son programme, trouver des investisseurs pour financer son parti et sa campagne, faire des promesses pour gagner la confiance des électeurs... Cela valorise donc aussi les excellents menteurs, les traîtres habiles, les corrompus. S'agit-il vraiment de bons critères pour désigner nos gouvernants ? Ne faudrait-il pas chercher l'honnêteté plutôt que la compétence ? L'élection sacrifie complètement la recherche de la première en se mettant en quête d'une compétence qui reste à démontrer ! La seule compétence requise, en toute rigueur, est de savoir se vendre. Je ne dis pas que tous les gens qui savent se vendre sont malhonnêtes, mais qu'en écartant tous ceux qui ne savent pas se vendre, on élimine bêtement un tas de gens honnêtes.

Après, empiriquement, il me semble que l'élection sélectionne les plus malhonnêtes, et il reste à prouver qu'ils sont compétents (c'est le moins qu'on puisse dire, je crois !)... Alain l'avait compris : « Car enfin le trait le plus visible dans l'homme juste est de ne point vouloir gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Autant dire que les pires gouverneront. ». L'élection donne le pouvoir à des gens qui le veulent, et en soi c'est déjà mauvais signe que d'être candidat à une élection.
Le tirage au sort, du fait qu'il ne requiert aucune candidature, nous donnerait une chance de trouver des gens honnêtes pour leur donner une parcelle de pouvoir, et il nous obligerait aussi à cultiver la défiance plutôt que la naïve confiance que nous portons actuellement envers le pouvoir (élire un candidat, c'est lui faire confiance).

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