pirate en légo sur un banc
Télécharger une œuvre pour son usage personnel n’est pas illégal. Où que ce soit, c’est au fournisseur du fichier de faire le nécessaire pour être en règle.

Il reste quand même quelque chose, et c’est ce pourquoi la HADOPI est là (officiellement) : l’éducation de l’internaute, le faire se sentir coupable et arriver à faire comprendre que télécharger est mal pour ceux qui détiennent les droits d’auteurs, car ça leur fait un manque à gagner.

Et ben tu sais où je le te mets, le sentiment de culpabilité ?

Je me fiche complètement de télécharger un épisode d’une série ou un CD. Je n’en ai plus rien à faire. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas à avoir honte de partager.

[b]Partager l’art ne nuit pas à l’art.[b]

Acheter un CD n’aidera pas un artiste. La majorité des artistes ne reçoivent rien de toute façon, les associations de majors gardent tout pour eux.

Il faut mieux partager soi-même la culture, de préférence par une manière qui n’est pas encore fliquée : clé USB, par email, Youtube… Partagez son nom, ses clips, construisez une page Wikipédia, créez un blog de fans.
Je pense que ce qui permet à un groupe ou un artiste de vivre et de perdurer c’est la communauté de fans qu’il y a autour : ces derniers sont toujours prêts à acheter un billet de concert, un produit dérivé (du moment que le nom du groupe n’est lui non plus pas pillé par ayants-droit).

Partager une œuvre, la rendre connue, c’est cela qui permet à cette œuvre de vivre, et qui l’a toujours permis depuis des siècles. Pourquoi vous pensez qu’ils font autant de pub à la télé pour le nouveau CD du dernier groupe à la mode ?
Je l’ai déjà expliqué : l’admirateur d’une œuvre n’est pas le problème. Le problème réside avec les intermédiaires, et ça depuis la création de la notion de « droit d’auteur ».

Quand je télécharge une œuvre sous label je ne porte donc pas de préjudice à l’artiste, mais à des rapaces néfastes pour la pérennité de la culture. Rapaces qui n’hésitent pas à faire n’importe quoi pour du fric, y compris demander des royalties sur une chanson libre de droits telle que Happy Birthday To You sur laquelle ils n’ont aucun droit ou encore profiter de la disparition des artistes pour faire de la publicité : c’est pour protéger les artistes, ça peut-être ?
Ce n’est pas plus mal, en tant que citoyen, de combattre ces rapaces.

Et pour finir : ce n’est d’ailleurs pas comme si je ne payais rien : en France en 2011, c’est presque 1 milliard d’euros de taxes en tout genre qui sont là pour les majors.
Ces taxes sont là parce que pour eux, nous sommes des voleurs. Selon eux, quand on achète un support de stockage c’est pour y mettre de la musique piratée dessus, donc ils se permettent une taxe sur cette base là. Idem pour votre téléphone, votre ordinateur, votre téléviseur, votre GPS, votre clé USB, votre autoradio ou votre disque-dur externe. Pour un disque dur de 320 Go, c’est 45€ qu’il faut débourser en plus !

Et tant mieux si télécharger justifie cette taxe, c’est en gros la licence globale et je suis pour (même si l’idée d’une licence globale stipule que l’argent soit réparti de façon juste, ce qui n’est pas le cas ici). Mais si je paye déjà, faut alors arrêter de nous fliquer derrière aussi.

Quelques liens en plus :

image de Pasukara76

66 commentaires

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ChevignoN a dit :

Totalement d'accord.

Et c'est pour ça que je ne me gène pas pour télécharger ...

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Blubz a dit :

Je ne peux que te rejoindre sur cette vision des choses. Le pire dans tout ça, c'est que le droit d'auteur et le cadre légal associé a été conçu pour protéger les artistes des agissements de ces fameux intermédiaires et non pas des consommateurs.

Parfois, on en viendrait à désirer que l'intention et les objectifs d'une loi, ainsi que le contexte ayant mené à sa création (causes, situations que la loi veut combattre, etc.), soient exprimés clairement avec cette même loi, pour que ceux qui l'appliquent cessent enfin de la réinterpréter pour leur profit personnel.

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galex-713 a dit :

Quoi des gens qui croivent que c’est mal, il y en a encore ? Je croyais ça tellement trivial…

Pas con le partage par USB et par mail… si gmail et les autres hébergeurs acceptaient des fichiers plus gros… parce que même xz il arrive pas à compresser suffisemment bien les vidéos… peut-être en réencodant… ’fin le theora c’est pas légé comme le divx… Au moins moi j’ai qu’à changer les lignes « mailbox_size_limit=[…] » et « message_size_limit=[…] » pour pas avoir de problèmes de ce coté là… pas comme je sais plus qui qui faisait de la pub pour une ligne de conf changée dans son serveur…

À quand un article sur « Conseils pour un partage plus efficace pour mieux aider la culture à survivre en tant de crise » ? :p

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galex-713 a dit :
Parfois, on en viendrait à désirer que l'intention et les objectifs d'une loi, ainsi que le contexte ayant mené à sa création (causes, situations que la loi veut combattre, etc.), soient exprimés clairement avec cette même loi, pour que ceux qui l'appliquent cessent enfin de la réinterpréter pour leur profit personnel.

@Blubz : Je plussoie ! Ça remettrait la législation dans son contexte et permettrait de faire évoluer plus efficacement celle-ci en retirant les lois rendues obsolètes par une évolution sociale ou technologique ! (Et puis sur les lois actuelles, les plus connes, ça nous donnerait de quoi marrer : sketch gratuit ! Rediff’ du discours à l’Assemblée nationale !)

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qwerty a dit :

+1. Quand je vois un simple CD de classique à 20€, l'autre jour, ça ma choqué. Le pire, c'est les partitions de classique (domaine public) dont le téléchargement en pdf (donc pas de support), est payant.
Quasi choquant !

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Gilles a dit :

Question naïve : je crée un disque de chansons.
Je le vends sur mon site perso.
Tu le télécharges sans me le payer, c'est bien alors ?
Et bien sûr, si tout le monde fait pareil, vu que je ne gagne rien, je gagne comment des sous ?
Car le coût de rentabilité du concert n'est pas plus grand que le coût de production du disque, non ?

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Hegurka a dit :

@Gilles : Tu gagnes des sous au final car si (et seulement si bien sûr) tu es bcp téléchargé c'est que tu plais. Tu peux alors être connu ! Et c'est ça qui rapporte du fric - et non pas la vente aux 2 pelés et aux 3 tondus qui vont réellement te l'acheter ! Tu ne crois pas ?!

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galex-713 a dit :

Bah c’est une économie de l’abondance : c’est incensé de faire du fric à l’unité ; tu fais comme le logiciel libre (et la musique libre) : tu gagnes en produisant sur commande, ou avec des dons (sisi ça fonctionne incroyablement bien). T’as qu’à voir jamendo.com.

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duff a dit :

Donc pour toi, si un compositeur ou interprète de musique ne reçoit rien des ventes de ses CDs, ça te donne le droit de télécharger un film, un livre, un jeu, un programme ? Tu voudrais faire croire que c'est pareil ? "Tu télécharges un film ? T'inquiète, c'est pareil que pour la musique, de toute façon, les acteurs/réalisateur(s)/producteurs/(etc) touchent rien sur les ventes de billet de cinéma. En regardant un divx du film, tu contribues à le rendre populaire, donc c'est tout bénef pour eux." Pareil pour les livres, pour les jeux-vidéos, pareil pour les logiciels, et j'en passe.

C'est vrai qu'il y a de gros abus du coté des majors. Que les artistes musicaux se font de plus en plus berner. Que le droit d'auteur est entrain de devenir un gros foutoir. Qu'ils essaient tant bien que mal de survivre à l'essor d'internet, en imposant des verrous là où il y en a pas besoin.

Mais si tu télécharges illégalement un truc, et bien c'est mal. C'est mal, parce que tu ne respectes pas les canaux de distribution que l'artiste a choisi pour ses œuvres. Est-ce que c'est grave ? À toi de juger.



PS: Si tu veux vraiment aider les artistes, investis-toi, participe à la création d'un nouveau système plus juste pour les artistes.

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JellyPie a dit :

Carrément d'accord.

On aurait déjà plus de culpabilité si l'artiste en question ne touchait pas aussi peu sur la vente de sa musique.
Et si les intermédiaires qui lui pompent déjà tout ne nous prenaient pas en plus autant de taxes.

Alors qu'en terme d'intermédiaires plus respectueux, on a Bandcamp par exemple.
Voire payer directement l'artiste, via Bitcoin, ou Flattr.
Voire (dans l'idéal) passer à un système de revenu de base universel, qui lui permettrait de créer tout en ayant de quoi subsister.

M'enfin bon, d'ici là, c'est pas les conditions actuelles qui vont nous empêcher de partager ...
J'me demande d'ailleurs si il n'y aurait pas moyen de bricoler un truc avec WebRTC pour le partage de fichiers, tiens ...


@Gilles : Dans ce cas, ton album est plus partagé. Donc plus de notoriété. Donc plus d'acheteurs potentiels.
C'est en partie ce qui a fait le succès de Game of Thrones, par exemple, qui est la série la plus piratée de l'histoire. Ce qui ne l'empêche pas de se vendre très bien.
C'est encore ce qui est arrivé à Andy Othling.

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Flink a dit :

Alors je précise tout d’abord que je suis d’accord globalement avec ton point de vue ;)
Juste que je vais pinailler sur un point juridique, qui est que l’exception de copie privée ne s’applique pas au téléchargement. Pour qu’il y ait copie privée, il faut que ce soit le copiste lui-même qui réalise sa copie pour son propre usage et à partir d’une source licite. Eolas en parle dans ce billet là justement : http://www.maitre-eolas.fr/post/2006/06/14/365-eolas-1-cour-d-appel-de-montpellier-0

Voilà c’était juste histoire de pinailler :D

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Gilles a dit :

@Hegurka : Tu n'as pas répondu. Ok, je plais un maximum car je suis beaucoup téléchargé.
Mais je gagne des sous comment au final ?

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Le Hollandais Volant a dit :

@Gilles : si tu fais de musique la qualité qui plait, gagner de l’argent ne sera pas un problème.
Suffit de voir PSY (oui j’ai bien barré « la qualité », qui pour moi est discutable) : j’en ai déjà parlé, et d’autres qui sont heureux de se laisser télécharger.

S’il faut payer avant de découvrir, personne achètera. Je conseille plutôt un système de don (flattr ou autre) ou un moyen de paiement à la carte (chacun donne ce qu’il veut).
Propose un téléchargement gratuit pour les personnes physiques et une licence de diffusion pour les radios ou les studios qui souhaitent utiliser tes chansons dans des films, publicités, jeux, etc.

Concernant les concerts… Je ne sais pas en fait. Ce sont les majors qui les organisent ou les artistes ?
C’est pour ça aussi qu’un artiste devrait toujours conserver ses droits sur la musique : ils n’auront alors jamais besoin de demander la permission aux majors pour faire une représentation…


@duff :

Mais si tu télécharges illégalement un truc, et bien c'est mal. C'est mal, parce que tu ne respectes pas les canaux de distribution que l'artiste a choisi pour ses œuvres. Est-ce que c'est grave ? À toi de juger.

Choisis ? Je le cite pour l’exemples, mais n’était-ce pas J. Bieber qui à ses débuts était harcelé par les majors pour qu’ils viennent signer ?

Et quand je télécharger un artiste décédé, c’est mal ça aussi ?

PS: Si tu veux vraiment aider les artistes, investis-toi, participe à la création d'un nouveau système plus juste pour les artistes.

Je ne demande que ça ! J’aurais finalement dû publier ces articles « idées pour les artistes » au lieu de le supprimer, où j’expliquai et donnait quelques idées, solutions, et autres.
Mais je n’ai pas de quoi payer des campagnes de pub que se permet Universal et les autres.

Quand à l’investissement technique, je partage l’art autour de moi. Comme je l’ai dit, c’est selon moi la meilleure solution à faire : faire découvrir un artiste à plein de monde.

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Walane a dit :

Ce bel article plus celui de Ploum et on pourrait presque convaincre Marie Francoise Marais !

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galex-713 a dit :

@duff : Quelle légitimité l’auteur d’une œuvre aurait-il a avoir un monopole sur la diffusion de celle-ci ? Il vient d’où ce monopole ? Il date peut-être de l’époque où il fallait un tas de fric pour réaliser un système de copie efficace… vers le début de l’imprimerie…
Pour ce qui est d’un « nouveau système », il y en a déjà : tu te fais ton site hébergé chez toi, tu y fous tes œuvres, tu t’assures d’avoir une boite e-mail, jabber (ou autre réseau social) pour qu’on puisse facilement communiquer avec toi, et tu te fous un bouton Flattr (avec un compte bitcoin, OpenUDC, ou autre si tu veux), t’utilises une plateforme genre Jamendo si tu veux devenir populaire plus rapidement, etc. et voilà !

@Flink : N’empêche que ce qui est illégal c’est le fait de partager des œuvres sous copyright sans permission et non pas de les télécharger non ? Parce que c’est pas la première fois qu’on me le dis.

@Gilles : Par des dons ! Ou alors comme l’entendait Hegurka, et JellyPie, par téléchargement direct à l’unité de façon classique : t’en aura toujours qui ont la flemme de chercher et qui voudront télécharger depuis la source « officielle », et puis aussi pour rémunérer un artiste apprécié pour l’encourager et lui donner une idée de sa popularité… un peu comme un don… du coup, directement un vrai système de don est meilleur car plus flexible.

@Le Hollandais Volant : +1

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Le Hollandais Volant a dit :

@Walane : ah oui !
Je l’avais oublié celui là, Ploum en a tellement…
Quant à la convaincre : sûrement. Après, lui faire changer la Hadopi je ne pense pas : cette instance est dirigée par les majors et les politiques.

@galex-713 :

@duff : Quelle légitimité l’auteur d’une œuvre aurait-il a avoir un monopole sur la diffusion de celle-ci ? Il vient d’où ce monopole ?

Une œuvre, à mon avis, une fois divulguée appartient à son public.
C’est d’ailleurs ce que dit la loi : le diffusion d’une œuvre ne peut pas être restreinte à partir du moment où elle a été divulguée.
Et c’est pour ça que les sites des grandes chaines de TV sont dans l’illégalité quand elles nous empêchent de récupérer la vidéo !

Quand je lis un livre ce n’est pas le papier qui m’intéresse : c’est l’histoire. Et c’est aussi pour cela que JRR Tolkien n’a pas le droit (selon moi) de m’empêcher de faire un dessin ou une fan-film de son œuvre.

Et si c’est sans son accord, tant pis : je changerais tous les noms, même si l’univers reste le sien.

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Hegurka a dit :

@Gilles : Je n'ai pas de remède. Je crois simplement que la notoriété apporte de l'argent car, PAR EXEMPLE, grâce à elle tu attires les publicitaires. Ton site sera très visité (tjrs dans l'hypothèque qu'on te télécharge énormément) et les renifleurs de marchés potentiels sont à la recherche constante de ce qui fonctionne (grâce à un produit, à un artiste ou autre). Donc c'est même peut-être eux qui viendront à toi. Enfin j'imagine - au secours les commerciaux, je ne connais pas trop ce monde !! :)

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Flink a dit :

@galex-713 : La mise à disposition, ça oui c’est certain :) Mais le simple fait de la télécharger n’est pas légal non plus (je précise que je parle bien de la loi ici, pas ce qui semble légitime de faire ou non comme l’exprime Timo). Il faut bien aussi garder à l’esprit que la copie privée n’est absolument pas un droit mais une exception au droit d’auteur, ce qui forcément n’apporte pas les mêmes garanties. De ce que j’en avais compris, le fait de télécharger une copie mise à disposition s’apparente à du recel ou un truc dans le genre. (Je ne suis pas juriste moi-même, je précise ;))

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duff a dit :

@Le Hollandais Volant :

Choisis ? Je le cite pour l’exemples, mais n’était-ce pas J. Bieber qui à ses débuts était harcelé par les majors pour qu’ils viennent signer ?

Je ne pense pas que Bieber fasse parti des artistes qui ne touchent pas un centime sur la vente de ses albums. Plus généralement, plus tu as du succès, plus on te harcèle, mais en contrepartie, plus tu touches. Est-ce que les majors vont aller harceler l'interprète local de musique traditionnelle ?

Et quand je télécharger un artiste décédé, c’est mal ça aussi ?

(Avis personnel) Tant qu'il ne rentre pas dans le domaine publique, oui. Si l'artiste ne voulait pas léguer les profits de ses œuvres à ses rapaces d'enfants (désolé pour le troll) il les libérerait à sa mort dans son testament.

@duff : Quelle légitimité l’auteur d’une œuvre aurait-il a avoir un monopole sur la diffusion de celle-ci ? Il vient d’où ce monopole ? Il date peut-être de l’époque où il fallait un tas de fric pour réaliser un système de copie efficace… vers le début de l’imprimerie…
Pour ce qui est d’un « nouveau système », il y en a déjà : tu te fais ton site hébergé chez toi, tu y fous tes œuvres, tu t’assures d’avoir une boite e-mail, jabber (ou autre réseau social) pour qu’on puisse facilement communiquer avec toi, et tu te fous un bouton Flattr (avec un compte bitcoin, OpenUDC, ou autre si tu veux), t’utilises une plateforme genre Jamendo si tu veux devenir populaire plus rapidement, etc. et voilà !

Peut-être, après tout, que c'est ce vers quoi on va tendre dans les prochaines décennies. Mais, en attendant, dire "lol, le système est pourri, je télécharge et je m'en fous", c'est pas sauver la vie de la majorité des artistes qui n'utilisent et/ou ne connaissent pas de système approprié de don, comme Flattr (d'ailleurs, Flattr se prend 10% sur les dons, est-ce que c'est légitime ?).

Promouvoir ces systèmes alternatifs, c'est louable, mais considérer que c'est un standard pour s'autojustifier, c'est bofbof.

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duff a dit :

(désolé pour l'utilisation un peu laborieuse des citations, je débarque un peu…)

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Gilles a dit :

Le problème de vos système, c'est que c'est assez aléatoire donc pour voir venir un avenir avec des pépettes, dur.
Je pense qu'aucun système n'est parfait.
Les dons, heu vous pouvez me citer des exemples d'artistes gagnant leur croûte via les dons ? Je suis dubitatif...

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Le Hollandais Volant a dit :

@duff :

(Avis personnel) Tant qu'il ne rentre pas dans le domaine publique, oui. Si l'artiste ne voulait pas léguer les profits de ses œuvres à ses rapaces d'enfants (désolé pour le troll) il les libérerait à sa mort dans son testament.

C’est incompatible avec l’idée que je fais de la refonte des droits d’auteurs : une œuvre est exploitable jusqu’à 70 ans après la disparition de l’auteur. C’est trop selon moi. Je pense qu’il faille limiter ça au maximum à l’âge de décès de l’auteur.

Promouvoir ces systèmes alternatifs, c'est louable, mais considérer que c'est un standard pour s'autojustifier, c'est bofbof.

C’est pas faute de ne pas voir mis au courant les majors, les élus et les artistes des problèmes du système de distribution actuel relatif à Internet et à l’évolution des habitudes.
Des solutions sont là, comme la licence globale supportée par le parti-pirate, par LQDN et d’autres.

Mais les majors ne veulent pas les utiliser. Tant pis : on n’a qu’à les mettre en place nous même. Quand le système refuse d’avancer, on va pas l’attendre.

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galex-713 a dit :

@duff : Si tu veux qu’on continue à fonctionner selon ce système inéquitable, centralisé, privatisé et liberticide plutôt qu’un meilleur système corrigeant ces défauts juste parce que les autres sont habitués à ce système pourri et ne connaissent pas l’autre, c’est certain qu’il ne le connaitront jamais et qu’on restera toujours dans l’ancien. C’est au contraire en le considérant comme standard qu’il le deviendra ; c’est comme ça que se font les standards sur internet d’ailleurs : l’implémentation d’abord, la spécification ensuite, et quand c’est pas le cas, même pour une bonne idée, c’est jamais utilisé, XForm (format XML du W3C pour des formulaires web extensibles et plus puissant) est un bon exemple, avec une floppée d’autre (les spécifications du W3C en sont riches). En mettant une « pression » sur les artistes à cause de l’innefficience du système actuellement en place, on les pousse vers le nouveau.

Aussi : je suis de ceux qui pensent que les morts n’ont aucune légitimité à un pouvoir sur les vivants.

De base le monopole sur la diffusion d’une œuvre était dûe à la difficulté et à l’important capital que celle-ci nécessitait. Aujourd’hui on est passé à 0€ (en considérant que tout le monde possède déjà une habitation fixe, un accès à l’électricité, un ordinateur et un accès à Internet). Cette loi est obsolète et absurde aujourd’hui, je considère le fait de ne pas la respecter comme un acte de désobéissance civile en attendant que ce soit inscrit dans la loi (malgré les lobby).

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duff a dit :

@Le Hollandais Volant :


C’est incompatible avec l’idée que je fais de la refonte des droits d’auteurs : une œuvre est exploitable jusqu’à 70 ans après la disparition de l’auteur. C’est trop selon moi. Je pense qu’il faille limiter ça au maximum à l’âge de décès de l’auteur.

Justement, est-ce que chacun doit se comporter selon l'idée qu'il se fait du droit ? Je ne dis pas qu'une loi est nécessairement bonne et juste, mais c'est un standard que tout le monde doit respecter. Si une loi ne te convient pas, il faut essayer de la modifier, mais la respecter en attendant. Et ce n'est pas parce qu'une loi est mauvaise que ne pas la respecter te rend bon.

Mais les majors ne veulent pas les utiliser. Tant pis : on n’a qu’à les mettre en place nous même. Quand le système refuse d’avancer, on va pas l’attendre.

Je suis tout à fait d'accord de dire que ça n'est pas aux majors de dire si le système doit changer ou pas. Mais le changement, c'est pas télécharger illégalement des œuvres, le changement, c'est utiliser et promouvoir ces systèmes alternatifs. Combien le font parmi ceux qui téléchargent ?

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duff a dit :

@galex-713 :

Cette loi est obsolète et absurde aujourd’hui, je considère le fait de ne pas la respecter comme un acte de désobéissance civile en attendant que ce soit inscrit dans la loi (malgré les lobby).

Désobéissance civile ? Donc tu as transmis ton nom, tes coordonnées et les infractions que tu a commises à qui de droit ?

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galex-713 a dit :

@duff : Le changement, c’est de téléchargement librement des œuvres et de payer à l’auteur ce qu’on a envie de lui payer (ce qui devrait devenir proportionnel à la popularité de ce qu’il crée). Donc oui pour le téléchargement libre sans restrictions ni permissions, après s’il n’ont rien mis en place pour recevoir des dons, à moins de se donner la peine de leur donner personnellement… ça participe à la pression sur le changement : le pouvoir doit appartenir au peuple, c’est à lui de faire pression, pas à ce que les monsieurs que le peuple a dû choisir par manque de choix qui disent que tel ou tel est mal à cause du lobbying ou du bourrage de crâne… Tu crois vraiment qu’on va réussir à changer la loi comme ça, malgré le lobbying et la propagande, sans pression par infractions répétés et justifiées ? On est pas au pays des bisounours tu sais, où la démocratie est parfaite et où les représentants politiques écoutent leurs élus au doigt et à l’œil une fois l’élection terminée.
Tu crois par exemple, qu’un homosexuel au Moyen-Âge, aurait dû faire semblant quant à son orientation sexuelle, tout en essayant de changer la loi sur l’interdiction de l’homosexualité (sous peine d’excommunication et de mort je crois) malgré le lobbying de l’Église sur la loi (quand le pouvoir était principalement établi par la religion) ? Aujourd’hui c’est pareil, c’est juste que le dieu c’est l’argent, et l’Église c’est les riches et grosses multinationales.

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galex-713 a dit :

@duff : La désobéissance civile, autant que je sache (corrige moi si je me trompe s’il te plait) est un acte d’infraction public, et donc il n’y a pas à le signaler à quelqu’un en particulier je crois. Et c’est public en le fait que je ne cache pas ce fait.

Sinon faut transmettre ses coordonnés publiquement pour faire de la désobéissance civile ? On peut donc publiquement récupérer les coordonnées de n’importe qui en commettant, comme ça ? Ils ne se font pas spammer ?

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j-c a dit :

@Gilles :

Il y a déjà des réponses pertinentes à ta question.
J'ajouterais le point suivant:
"tout travail mérite salaire", certes, mais également "tout salaire mérite travail".
Lorsque tu choisis de te faire payer à la diffusion, tu demandes qu'on te donne de l'argent pour un travail que tu ne fais pas (car si 100 personnes téléchargent, tu n'es pas soudainement 100x plus fatigué que si 1 personne avait téléchargé).
Tu as fait un travail lors de la composition et de l'enregistrement. Fais toi payer pour ce travail (par exemple, lance une campagne de don avant la création en prouvant ton talent avec des concerts payants).
Par contre, faire payer la diffusion permet d'arnaquer le consommateur: il n'est plus possible pour lui de décider si le prix que tu proposes est raisonnable, ni de savoir que tu as déjà été payé pour ton travail de composition et d'enregistrement.

Tu dis: les autre méthodes sont plus aléatoires. Ce n'est pas un hasard: les autres méthodes sont moins malhonnêtes que celle consistant à se faire payer pour ne pas travailler, c'est normal qu'une méthode malhonnête rapporte plus et soit plus facilement compétitive face aux méthodes honnêtes.

Pour les amateurs de musique libre, Garmisch vient de sortir son dernier album:
http://www.blocsonic.com/releases/show/fishes

et le dernier de "Dumbo gets mad" est sorti récemment (le premier album http://badpandarecords.bandcamp.com/album/dumbo-gets-mad-elephants-at-the-door est gratuit en échange d'un tweet ou d'un message facebook sur l'album, ce que je ne peux pas faire, du coup, j'ai téléchargé en P2P et j'en fais la pub ici)

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Le nain de jardin a dit :

Salut a tous .
Voila ce que j'en pense (z'avez le droit de me taper dessus :p)
- Les artistes devraient envoyer ch... balader les majors du disque
- Faire des oeuvres de qualité et les balancer sur le net
(voir un ptit bouton faire un don ...)
- On ira a leurs concerts et tous ira pour le mieux

Perso , pour l'instant ça me donne ni envie de telecharger ni acheter quoi
que ce soit .

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galex-713 a dit :

@Le nain de jardin : C’est bête, dit comme ça ça fait utopie et monde de bisounours, mais c’est précisemment ça ; t’as tout de même le mérite de faire un bon résumé de l’idée. En tout cas moi je suis complètement d’accord avec toi :)

Après si t’as tellement envie de te faire critiquer sache qu’on écrit œuvre et pas oeuvre, que pour les points de suspensions on utilise le caractère « points de suspension » (…) et que les listes se font avec des tirets sur quadratin (ou sur demi-quadratin) suivis d’un espace insécable et non pas d’un trait d’union suivi d’un espace.
Oui je suis méchant >:-) C’est surtout pour souligner à quel point c’est bête de se croire pas en accord avec les autres ici sur ce point.

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duff a dit :

@galex-713 :

@duff : La désobéissance civile, autant que je sache (corrige moi si je me trompe s’il te plait) est un acte d’infraction public, et donc il n’y a pas à le signaler à quelqu’un en particulier je crois. Et c’est public en le fait que je ne cache pas ce fait.

Sinon faut transmettre ses coordonnés publiquement pour faire de la désobéissance civile ? On peut donc publiquement récupérer les coordonnées de n’importe qui en commettant, comme ça ? Ils ne se font pas spammer ?

J'ai mal choisi mes mots. Ce que je voulais dire, c'est que justement ton infraction doit être connu de tous, et tu dois toi-même être publiquement reconnu. Ce n'est pas le cas derrière un pseudonyme dans les commentaires d'un bloq. Si sur d'autres espaces publiques, tu t'affiches publiquement (en nom propre, pas derrière un pseudonyme ; les coordonnées, c'était pour le lol), dans ce cas, je m'incline.

Mais invoquer la désobéissance civile, comme ça, c'est pas assez précis, et ça risque d'enjoindre des gens à se penser eux-même en revendicateur politique parce qu'ils ont téléchargé le dernier épisode de Game of Thrones.


Tu crois vraiment qu’on va réussir à changer la loi comme ça, malgré le lobbying et la propagande, sans pression par infractions répétés et justifiées ? On est pas au pays des bisounours tu sais, où la démocratie est parfaite et où les représentants politiques écoutent leurs élus au doigt et à l’œil une fois l’élection terminée.

Je ne compte pas troller politique, surtout pas sur ce blog. Mais merci de m'avoir ouvert les yeux !


Tu crois par exemple, qu’un homosexuel au Moyen-Âge, aurait dû faire semblant quant à son orientation sexuelle, tout en essayant de changer la loi sur l’interdiction de l’homosexualité (sous peine d’excommunication et de mort je crois) malgré le lobbying de l’Église sur la loi (quand le pouvoir était principalement établi par la religion) ? Aujourd’hui c’est pareil, c’est juste que le dieu c’est l’argent, et l’Église c’est les riches et grosses multinationales.

C'était une autre époque : de mémoire, au Moyen-Âge, la France n'était pas une démocratie (ah oui pas troller politique).

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j-c a dit :

@duff :

C'est juste une impression, mais j'ai toujours le sentiment que ceux qui sous-entendent que les justifications morales sont une excuse pour télécharger la conscience tranquille sont un peu aigri de ne pas pouvoir faire pareil et ont donc besoin de considérer ceux qui téléchargent comme malhonnête intellectuellement pour se rassurer que leur inconfort n'est pas inutile.

Sinon, les premiers débats sur la question du piratage ont conduit à la maturation de l'idée de logiciel libre dans les années 80 (car ça part du principe que la licence propriétaire n'est pas cohérente avec la réalité des biens non rivaux, ce qui est la source du piratage). Ce que je remarque, c'est que cette question n'a jamais autant fait parlé d'elle que depuis l'arrivée du piratage massif avec la musique et les films sur internet, même si les responsables de ces piratages n'en sont pas conscients.
En d'autres termes, pendant des dizaines d'années les idéologues ont essayé de faire bouger les choses et ça n'a jamais marché. Et là, avec le piratage, on a finalement des remises en question du droit d'auteur et de propriété intellectuelle (pas des trucs très poussés, mais simplement le fait qu'aujourd'hui certains politiques parlent de licence globale, c'est juste un pas de géant même si p-e pas suffisant).

Donc, perso, je pense qu'on a bien plus à gagner à pousser les gens à pirater même s'ils ne sont pas conscients des enjeux (c'est une situation gagnant-gagnant) plutôt que de jouer les puritains en disant "violer la loi c'est mal, si on est pas d'accord avec la loi, il faut changer les choses politiquement".

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okh a dit :

Je voudrais pas casser votre vision des choses, mais télécharger une oeuvre soumise aux droits d'auteur n'est pas tout a fait légal.

Ce qu'il y a de marrant avec les lois, c'est qu'a partir du moment ou il y a un préjudice, il y a souvent un responsable quelquepart.

Par exemple:
Je suis un internaute qui télécharge un fichier sur Internet:
-Le fichier n'est pas soumis aux droits d'auteur. Tout va bien.
-Le fichier est soumis aux droits d'auteur. Deux autres cas en découlent:
> Celui qui a mis en place le fichier ne faisait que le sauvegarder pour un usage perso. C'est un usage de la copie privée tout a fait valable(dropbox, serveur/site perso et même megaupload ou rapidshare tant qu'il n'y a pas intention de diffuser). Ce cas est plutôt trouble car il y a encore peu de jurisprudence, mais on peut imaginer que le propriétaire initial du fichier ainsi que le téléchargeur pourraient s'en tirer si ils étaient de bonne foi(donc si vous en avez une bibliothèque, vous pouvez oublier la bonne foi...)
> Celui qui a mis en place le fichier cherchait à le diffuser (lieu public, diffusion du lien, indexation sur un moteur de recherche etc...). Dans ce cas, celui qui diffuse est potentiellement coupable de contrefaçon. Mais c'est pas pour ça que celui qui télécharge est blanc. Intéressez vous au délit de recel: "Le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d'intermédiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d'un crime ou d'un délit.". A moins de pouvoir convaincre de votre bonne foi en déclarant que vous pensiez que le diffuseur avait le droit de faire cette diffusion(donc en fait, que c'était l'ayant droit lui même), vous ne pouvez ne pas savoir que cette diffusion est sauvage.

Autant dire qu'il n'y a que deux cas ou vous pouvez sortir blanc comme neige: que le propriétaire du fichier n'ait pas eu l'intention de le diffuser et que vous soyez tombé sur le fichier par hasard sans savoir qu'il était soumis aux droits d'auteur, soit en essayant de jouer le simplet en disant que vous pensiez que la diffusion était vraiment faite par l'ayant droit qui court circuitait lui même ses ventes...

Pour ceux qui ne seraient pas encore tout a fait convaincus: acheter un sac à main qui vaut plusieurs centaines d'euros pour quelques dizaines d'euros à un vendeur au marché vous rends coupable de recel, car vous ne pouvez pas être de bonne foi au regard du prix. Alors que dire d'un fichier téléchargé par P2P ou rapidshare gratuitement alors que l'artiste est connu publiquement et vends ses chansons...

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duff a dit :

@j-c :

C'est juste une impression, mais j'ai toujours le sentiment que ceux qui sous-entendent que les justifications morales sont une excuse pour télécharger la conscience tranquille sont un peu aigri de ne pas pouvoir faire pareil et ont donc besoin de considérer ceux qui téléchargent comme malhonnête intellectuellement pour se rassurer que leur inconfort n'est pas inutile.

Ne t'inquiète pas pour moi, je télécharge ! ( Je suis d'ailleurs entrain de regarder la saison 3 de The Wire, que je recommande chaudement.(et voilà, je contribue au partage de la culture)). Mais je ne me considère pas pour le Gandhi de la culture pour autant.


Sinon, les premiers débats sur la question du piratage ont conduit à la maturation de l'idée de logiciel libre dans les années 80 (car ça part du principe que la licence propriétaire n'est pas cohérente avec la réalité des biens non rivaux, ce qui est la source du piratage). Ce que je remarque, c'est que cette question n'a jamais autant fait parlé d'elle que depuis l'arrivée du piratage massif avec la musique et les films sur internet, même si les responsables de ces piratages n'en sont pas conscients.

Euh, je ne pense pas que RMS ait pensé le logiciel libre à partir de constats sur le piratage. Et dire que le logiciel libre doit son succès au piratage, c'est assez osé, et ça mériterait une argumentation solide. Pour le coup, si tu as des papiers sur le sujet, je suis preneur. :)


Donc, perso, je pense qu'on a bien plus à gagner à pousser les gens à pirater même s'ils ne sont pas conscients des enjeux (c'est une situation gagnant-gagnant) plutôt que de jouer les puritains en disant "violer la loi c'est mal, si on est pas d'accord avec la loi, il faut changer les choses politiquement".

Je comprends l'idée. À terme, peut-être que le piratage aura favorisé l'émergence d'autres systèmes. Mais dans les conséquences à court-terme, tu télécharges un jeu, tu ne payes pas ses développeurs. Tu télécharges un film, tu ne paies pas toute son équipe. (Non pas que je soutienne l'argument des pro-HADOPI du manque à gagner)

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okh a dit :

@okh :

Petit correctif à ce que j'ai dit. Il y a un autre cas très trouble en ce qui concerne le streaming.
Il y a une multitude de plateforme permettant l'écoute gratuite de titres soumis aux droits d'auteur. Certaines sont légales, d'autres non selon leur business model(youtube est légal, deezer également. Grooveshark est sur la ligne rouge, dans la mesure ou il joue de son statut d'hébergeur pour renier sa responsabilité, et quand un artiste vient se plaindre, il lui propose une rémunération grace a la pub). Il serait très facile de jouer la carte de la bonne foi si la plateforme que vous utilisez est illégale (comment êtes vous censés avoir connaissance des contrats privés entre les majors et la plateforme?).

Cependant, pour tous les cas ou je cite la bonne foi, ce n'est pas un cas légal. Si vous allez jusqu'a devoir convaincre de votre bonne foi, c'est qu'il a déja été statué que votre acte était illégal, la bonne foi vous permet juste de ne pas avoir de peine ou d'en avoir une minime.

Dans tous les cas, si on vous inculpe un jour de téléchargement illégal, n'avouez JAMAIS.
Pour vous déclarer coupable, il faut que le juge ait deux éléments:
-un acte illégal a été commis.
-cet acte illégal peut être relié à vous.

C'est à dire qu'a moins d'être capable de prouver que vous étiez bien sur votre ordinateur et que vous avez vous même télécharger le fichier, il manquera toujours un lien vers vous et le dossier ne pourra pas être instruit.

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Stuxseth a dit :

J'avoue que j'ai tiquer sur les 45€, j'y croyait pas. Mais en fait si, c'est vrai.
Bref, c'est des putain de rapace, pour mon prochain disque dur externe j'irais en belgique ce qui est pas très compliqué pour moi.

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j-c a dit :

@duff :


Euh, je ne pense pas que RMS ait pensé le logiciel libre à partir de constats sur le piratage.

Qui a dit ça ? Le piratage n'est pas le point central du débat. Le point central du débat est le traitement des biens non-rivaux. Le piratage n'est qu'une conséquence de ça.

Stallman a constaté que les licences propriétaires habituelles sont incohérentes avec la réalité des biens non-rivaux et entubait les clients sans qu'ils ne s'en rendent compte.
Il a donc créé une solution, le concept de licence libre, qui évitait cette erreur.
Aucun politicien n'en a pratiquement eu rien à foutre pendant des années.
Puis, arrive le piratage. Là, on se rend compte que le problème est également la licence, et que la licence libre ne pose pas le problème du piratage. Et là, on remet en cause le status des licences, tel que par exemple le fait la licence globale.

La licence globale n'est pas la panacée, mais ça reste la première fois qu'on remet en cause les principes fondateurs de la licence propriétaires (jamais les politiciens n'ont autant utilisé le mot "licence libre" que durant les débats sur le piratage, même si les logiciels ne faisaient pas partie du sujet).

Et dire que le logiciel libre doit son succès au piratage, c'est assez osé, et ça mériterait une argumentation solide. Pour le coup, si tu as des papiers sur le sujet, je suis preneur. :)

Hein ? J'ai pas du tout dit ça.
Tout ce que je dis, c'est que la question des incompatibilités du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle existe depuis très longtemps, puisqu'elle est à l'origine de la question du logiciel libre, et que ce n'est que maintenant, avec le problème du piratage des biens culturels qu'enfin les choses bougent.
En 25 ans de tentative idéolo-politique de faire bouger les choses, les résultats ont été NULS.
En 5 ans de piratage, on voit maintenant les politiciens s'intéresser aux théories sur les licences alternatives.

Ma conclusion est: dans les faits, on voit que essayer de faire changer la loi tout en respectant les principes qu'on considère comme foireux (comme tu le suggérais) dans ce cas là ne marche pas.

Mais dans les conséquences à court-terme, tu télécharges un jeu, tu ne payes pas ses développeurs. Tu télécharges un film, tu ne paies pas toute son équipe.

C'est justement une bonne chose: plus il y aura de créateurs à la rue, plus il y aura d’incitants à changer le système. (ou inversement: si le piratage ne provoque pas de dégât, pourquoi chercher une solution au piratage, qui est en réalité le symptôme du fait que le modèle économique actuel est malhonnête pour les consommateurs).
Ensuite vient le vrai enjeux: soit la solution est de criminaliser le piratage pour régler le problème, soit la solution est de revoir le droit d'auteur.
Avec ton discours, tu favorises fortement la première solution, alors que la deuxième est la meilleure, sauf pour ceux qui ne comprennent pas la situation (par exemple ceux qui disent "oui mais les petits artistes ne sont pas millionnaires" alors que justement, c'est à cause du système de redistribution dans le modèle économique actuel qu'il y a de si grande disparité de revenu) et pour ceux qui profitent de la situation.

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duff a dit :

@j-c :

Puis, arrive le piratage. Là, on se rend compte que le problème est également la licence, et que la licence libre ne pose pas le problème du piratage. Et là, on remet en cause le status des licences, tel que par exemple le fait la licence globale.

D'accord, je comprends mieux ta phrase :


Sinon, les premiers débats sur la question du piratage ont conduit à la maturation de l'idée de logiciel libre dans les années 80

Désolé, j'avais pris toute ton argumentation de travers. Mais du coup, il reste quelques points d'accroc :


C'est justement une bonne chose: plus il y aura de créateurs à la rue, plus il y aura d’incitants à changer le système.

Merci pour eux ! Plus sérieusement, tu es sérieux ?


Ensuite vient le vrai enjeux: soit la solution est de criminaliser le piratage pour régler le problème, soit la solution est de revoir le droit d'auteur.

Ça me parait un peu trop schématique. Aujourd'hui, la société n'est pas prête à une réforme radicale du droit d'auteur. Faire une license globale, ça implique une refonte complète des distributions d'argent, le tout subi par les artistes et chapeauté par l'État. C'est juste pas pensable. Du coup, si tu veux qu'une telle loi passe, il faut préparer le terrain, justement en promouvant des système alternatifs, qui serait plus compatibles avec un droit d'auteur 2.0, comme les licenses libres, les systèmes de donations, etc… Une fois que ces systèmes alternatifs deviennent plus ou moins des standards, là on peut reformer. Mais en attendant, (de mon point de vue), télécharger, ça fait chier les majors, qui font chier les élus, qui font chier les internautes.

Pour revenir au logiciel libre, qui favorise le plus le succès des logiciels libres : celui qui utilise un OS libre, ou un OS propriétaire piraté ?

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j-c a dit :

@duff :

Merci pour eux ! Plus sérieusement, tu es sérieux ?

Oui. À l'heure actuelle, on a la situation suivante (chiffres inventés, mais c'est pour illustrer le principe qui est vrai):
1000 euros sont donnés pour la culture, monsieur A reçoit 900 euros, monsieur B reçoit 91 euros, messieurs C, D et E reçoivent 3 euros.
Bilan: 5 emplois dont 3 précaires.
Après une réforme:
1000 euros sont donnés pour la culture, monsieur A reçoit 300 euros, monsieur B reçoit 200 euros et messieurs C, D, E et F reçoivent 125 euros.
Bilan: 6 emplois dont aucun précaire.

Bref, il faut également compter les dégâts engendrés par le système actuel: moi, je suis pour qu'il y ait une période de transition puis une amélioration des conditions. Toi, tu es pour le chômage permanent de monsieur F et pour des conditions misérables pour C, D et E durant le restant de leur vie. Tu es sérieux ?

Aujourd'hui, la société n'est pas prête à une réforme radicale du droit d'auteur.

Elle n'est pas non plus prête à une réforme radicale de la vie privée et d'internet telle qu'il serait nécessaire pour lutter efficacement contre le piratage (même si le grand public s'en fout, celui-ci va tjrs s'engouffrer dans les solutions de contournement).
Personnellement, je pense qu'on va avoir un "piratage mou" durant plusieurs dizaines d'années, officiellement illégal mais inévitable, jusqu'au moment où les choses vont réellement changer, ce qui peut aussi prendre du temps.
Le pire danger, c'est de se dire "le piratage c'est le mal, donc, finalement, cette solution d'abonnement n'est pas si contraignante pour moi et j'aurais enfin la conscience tranquille". Le piratage n'est pas le mal, le mal, c'est le modèle économique qui est néfaste aux consommateurs et aux créateurs débutants. Le problème du piratage offre une possibilité d'en sortir.

Pour revenir au logiciel libre, qui favorise le plus le succès des logiciels libres : celui qui utilise un OS libre, ou un OS propriétaire piraté ?

C'est un autre débat, vu que les éditeurs de logiciel s’accommodent relativement bien du piratage (par ex, un utilisateur d'un logiciel piraté aura du mal à utiliser un autre logiciel par la suite, ce n'est pas du tout le cas avec la musique ou les films).
Inversement, les OS libres existent depuis des années, et sont utilisables par le grand public depuis 10 ans. Pourtant, ils sont toujours négligeables. Il y a évidemment des circonstances différentes, comme souligné, mais reste que ça démonte un peu ton argument: soutenir un système alternatif par idéologie ne permet pas à celui-ci de devenir standard. La seule solution est une solution politique, le grand public s'en contre-fout des alternatives, il faut que ces alternatives soient mises en avant par les organes politiques.
Peut-être que ça n'arrivera jamais, mais c'est moins utopique que "il suffit d'envoyer de l'amour au système alternatif et paf tout le monde va l'utiliser" alors que toute l'expérience en la matière montre le contraire.
Le mieux pour moi: les idéologues utilisent les systèmes alternatifs pour qu'ils se développent (ce que je fais) ET SURTOUT on n'empêche pas le grand public de pirater et on évite que celui-ci se mette à croire que pirater c'est mal.

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galex-713 a dit :

@duff :

Pour le pseudonymat, j’en ai rien à ******, j’ai un pseudo qui n’est pas mon nom légal parce que ça fait partie de la culture hacker, informatique et internet de se choisir un nom alternatif plus court, moins standard, et plus explicite quant à une meilleure appelation de soi selon celui qui se l’est choisis (un nom qu’on se choisis sciemment est toujours meilleur qu’un nom « joli » et « normal » choisi comme ça à la naissance, sans aucune base). Comme beaucoup, mon pseudo reste basé sur une déformation de mon nom légal : « ga » pour Garreau, et « alex » pour Alexandre. Le 713 est obtenu en remplaçant chacune des trois premières lettres (le trois est mon nombre et chiffre préféré) par le chiffre résultant de la somme successive des chiffres du nombre de la position de la lettre dans l’alphabet (g=>7, a=>1, l=>12=>1+2=3), en plus de lier les chiffres 3 et 7 qui sont mes préférés, au nombre 13. Ensuite on a encore un tas de détails intéressants comme la ressemblance avec l’équivalent latin de « think outside the box » que je me suis inventé « Galea ex ». Et enfin le « gal » rappelle mes origines françaises. Mais je dévie du sujet là.

En effet quand je dis « désobeissance civile », c’est un peu exagéré, mes infractions étant officieuses, irrégulières (je me soucie plus de lecture que d’écoute de musique ; je privilégie les œuvres libre, musique comprise ; je ne pirate pas de logiciel, puisque je n’en utilise que des libres) et du coup pas clairement publiques. Mais si un jour on m’inculpe pour ça, ce sera publiquement de la désobéissance civile (enfin comme j’essaye de tout chiffrer, les chances d’être inculpé sont moins grandes).

Ensuite oui mon exemple sur l’illégalité de l’homosexualité était en effet pourri car dans un contexte monarchique… enfin le pire c’est que ça c’est presque passé comme ça de nos jours : t’as vu toute la réticence en France contre le mariage gay ? Mais le problèmes de ceux qui étaient contre n’était pas le mariage en lui même : c’est juste le fait d’accepter l’homosexualité dans la société. Après de nos jours l’Église est beaucoup moins influente, mais on a quand même une certaine rigidité sociale qui joue contre la pleine, naturelle et spontanée acceptation de l’homosexualité… Mais t’imagines ce que ça aurait été si les homosexuels avaient dû se cacher tout se temps ? Ils auraient plus facilement été accepté ? plus facilement été intégrés ?

Remarque on arrive au même point quand on dit que le logiciel libre n’a rien changé alors que le piratage oui : le logiciel libre est resté dans le contexte légal, et a cherché à améliorer la société sans sortir de celui-ci (ce qui permet une organisation plus officielle : c’est typiquement un modèle « en cathédrale ») ; le piratage est lui sortit du contexte légal, alors certes il n’a pas autant amélioré les choses dans la société que le logiciel libre (sisi, je vous jure, le piratage a moins aidé la société que le logiciel libre), mais en sortant du contexte légal, il a poussé à le reconsidérer. En effet, pour faire évoluer une loi, il n’y a d’autres moyens que de l’enfreindre. Et c’est encore mieux quand c’est répété, fait par plein de monde, et justifié éthiquement.

Enfin, revoir le droit d’auteur aujourd’hui s’avère nécessaire : d’un coté la culture libre se développe de façon virale (merci le copyleft !) et démontre complètement son sens, son efficacité et sa beauté ; de l’autre le piratage croit, n’est jamais ralenti (avec Hadopi, si je me souviens bien, 60% de P2P en moins, et 60% de upload et download web en plus… c’est juste moins efficace et plus centralisé… mais tant que ça continue ! le monde s’adapte !), et trouve un tas de justifications, et aucun moyen efficace de le contrer à moins d’un flicage total ridicule digne de 1984… C’est ainsi, et on ne peut rien y faire… enfin non, disons plutôt que l’on est incapables de ne pas y participer : la force de l’évolution sociale =D

@duff :

Pour revenir au logiciel libre, qui favorise le plus le succès des logiciels libres : celui qui utilise un OS libre, ou un OS propriétaire piraté ?

Je ne vois pas en quoi utiliser un logiciel piraté offrira plus de succès à un logiciel libre… au contraire il familiarisera avec ce logiciel privateur (par définition) et risque un jour de forcer (ou seulement d’encourager, mais quand même) son utilisateur à l’utiliser même quand il n’y a pas intérêt, perdant ainsi sa liberté, le logiciel n’étant pas libre et donc pas librement utilisable, adaptable et partageable. Non, utiliser un logiciel libre est mieux, lui on a son code source. Après… si on avait le code source du logiciel privateur piraté en question… et qu’il était exploitable… alors dans ce cas oui ce serait comparable au piratages d’œuvres genre de la musique, et oui ce serait mieux. Mais on en est pas là : les logiciels sont très complexes et nécessitent une version source (modifiable) et une version binaire (non modifiable, mais executable directement par le CPU, par le biais d’un noyau de système d’exploitation, comme Linux de GNU–Linux/Android/Kindle/etc, XNU de Mac OS X, ou NT de Windows), et sans cette source on ne peut pas en profiter pour la faire évoluer, pour la faire vivre.

« C’est pire la privatisation que la piratisation » — Moi, ici, et maintenant.

Sur ce bon dodo je vais lire un bon gros roman écrit par un fou d’écriture invétéré à la base non rémunéré (puis avec les dons c’est devenu un truc de fou) placé dans le domaine public (enfin CC-0, pareil ailleurs qu’en France, presque sinon) que j’ai acheté version papier (je hais les liseuses électroniques privatrices comme les Kindle : c’est con) alors que l’exemplaire en question n’était pas à vendre (mais ça je ne l’ai appris qu’après l’avoir acheté). Mais je vous rassure : s’il n’avait pas été libre de diffusion, je l’aurais piraté, comme me le recommande chaudement l’auteur dans la page de remerciement du roman : « Piratez moi s’il veus plait, c’est très gentil ». :)
Du coup je vous recommande à vous aussi de le pirater : #Smartarded — Le cycle des NoéNautes, tome 1, disponible en LaTeX, en pdf, en epub, et en achat au format papier. D’ailleurs moi aussi je crois que je vais le télécharger, c’est moins encombrant en place et en poid sur une Kindle-jailbreaké-comme-j’ai-pu.

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Hegurka a dit :

En fait je ne comprends pas ce que vous racontez les uns et les autres. Quel est le problème ? Galex-713 par exemple, tu viens de dire "les Kindle c'est con". Pourquoi ? Ça permet aux auteurs rejetés par les éditeurs classiques de publier et au prix qu'ils désirent. C'est facile (ou difficile - j'ai pas compris) à pirater ? Quel est le problème ? Enfin j'ai l'impression qu'on partait d'un sujet clair et que finalement on complique tout !
Signé : un pauvre péquenot qui sort de son trou (Pl. de la Concorde - enfin pas loin - Paris).

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galex-713 a dit :

@Hegurka : Nan la Kindle c’était une parenthèse (c’est pour ça que c’était entre parenthèses) mais le fait est que comme toujours c’est amazon donc les auteurs sont très peu rémunérés, et c’est appliquer une économie de la rareté à une économie de l’abondance, en empêchant de copier et en y foutant les mêmes contraintes qu’avec un livre papier (quand on prête un livre sous Kindle on ne l’a plus je crois). Pour ce qui est du piratage, j’ai entendu dire que les DRM Amazon Kindle (comme toutes les autres) auraient déjà été crackée, mais j’ai pas trouvé grand chose là dessus (dommage ya pas mal de livres que mes proches achètent sous Kindle que j’aimerais avoir, mais ils sont chiffrés par DRM… même les œuvres dans le domaine public). Sinon le jailbreak est plutôt simple mais seulement sur les vieux modèles (avec le clavier) où l’on peut obtenir un ssh root, et puis même installer un terminal sur la Kindle et reprendre le contrôle dessus pour l’enlever à amazon.
Sinon le reste c’était essentiellement en réponse à duff (d’où le @duff).

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galex-713 a dit :

@Hegurka : PS : le terme à connotation péjorative « privatrice » apportait déjà une courte et synthétique explication en soi.

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Hegurka a dit :

@galex-713 : Non mais tu sais quand on est con on est con hein (je dis ça pour moi:) ! Imagine que tu sortes un bouquin sur Kindle, on te le crack et on le publie sous un autre nom et en plus on se fait des couilles en or avec (en or massif). T'as envie de défendre qui ? L'auteur originel n'est-ce pas ? Ou il faudrait défendre l'internaute qui, finalement, n'y aura gagné que dalle ? Ou Amazon "sévèrement spoliée" par cette opération de hacker sauvage ? Ou le droit au Libre gna gna gna? Ou le droit à la gratuité pour tous sauf "sel z'et suce" qui sont riches ?
Fait chier quoi ! Alors ouais on parlait musique et vidéo et je parle littérature, mais non, c'est tous des auteurs qui nous décorent notre vie de merde ! Et heureusement qu'ils sont là tous les artistes ! Alors c'est compliqué quoi.
Voilà pourquoi j'ai envie de casser le ronron des certitudes quand je lis les posts. Les belles phrases, les jolis mots, la "loi", ça finit par casser les couilles, lesquelles, nous ne le savons que trop, ne sont généralement pas en or massif !
Question : est-ce la morale élémentaire qui a disparu de ce monde ?

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Nanard a dit :

Tellement de contre-vérités et d'approximations...

Confondre la taxe pour la copie privée et "droit de pirater", confondre "droit d'auteur" et "ayant-droit" (c'est à dire "ayant-droit de l'auteur"), bref mélanger tout un tas d'idées qui sont proches certes, mais qui ne sont pas identiques et n'ont pas les mêmes buts, c'est moche.

Et pourtant... je suis résolument contre Hadopi, contre le fait qu'on nous taxe continuellement pour que ça atterrisse dans les poches de ces branleurs de Majors, contre le fait de payer la fameuse taxe pour la copie privée si on nous blinde de DRM derrière (nous empechant donc de profiter de ce fameux "droit" (qui n'est pas un droit, mais une exception à une loi soit dit en passant)), je suis contre les DRM, je suis pour une refonte TOTALE (mais alors.... TOTALE) de ce système de MERDE de droits sur les biens culturels, et sur le opartage des rémunérations des artistes, et je ne suis pas contre le piratage (ce qui ne signifie pas que je sois totalement pour non plus).

Mais là, désolé ton baratin ne fais pas avancer la "cause" des utilisateurs, c'est juste du bullshit pour se donner bonne conscience.

Ca a l'air de se rattraper dans tes commentaires (je n'ai pas tout lu, loin de là) mais dans ce cas ce sont tes tournures de phrases qui sont mauvaises dans ton article.
Là on dirait juste que tu essayes de justifier TOUT piratage par TOUS les moyens.

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Le Hollandais Volant a dit :
Mais là, désolé ton baratin ne fais pas avancer la "cause" des utilisateurs, c'est juste du bullshit pour se donner bonne conscience.

Je n’ai pas besoin de me donner bonne conscience : comme je l’écris, j’en ai rien à foutre que les majors et les ayants-droits aient des problèmes : ces organisations ne servent plus à rie à rien, et elles doivent disparaître pour la survie de la culture.

Oui je justifie le piratage, justement ! Les majors font la même chose pour justifier les taxes et DRM à outrance. Il n’y a pas de raison de ne pas pirater quand on nous fait payer un acte de piratage par avance.

Tu parles de la cause des utilisateurs… Tu veux un tuto pour télécharger sur http://www.4shared.com ?
Suffit de l’inscrire avec une email bidon, de rechercher un album quelconque et de le télécharger. Ça marche très bien.

Si tu parles de solutions pour les artistes, j’ai donné suffisamment de liens, et j’en ai parlé dans beaucoup d’articles depuis des année.

http://lehollandaisvolant.net/index.php?d=2013/03/18/17/45/03-la-piratage-est-benefique-selon-leurope
http://lehollandaisvolant.net/index.php?d=2010/12/07/18/02/10-encore-un-coup-des-majors

Et ailleurs :
http://sebsauvage.net/rhaa/index.php?2012/10/02/09/42/45-le-cd-a-30-ans-et-les-majors-le-meme-retard-economique

En fait, il semble que pirater (et donc découvrir la musique, la partager) soit déjà une solution : si les majors se mettaient au P2P, ils n’auraient même pas besoin de fournir l’infrastructure technique : tout est déjà en place, ça ne coûte rien.

Exemple récent : le dernier album des Daft Punk, piraté avant l’heure, a quand même explosé les ventes partout dans le monde.

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j-c a dit :

@Hegurka :

Imagine que tu sortes un bouquin sur Kindle, on te le crack et on le publie sous un autre nom et en plus on se fait des couilles en or avec (en or massif).

Chose totalement possible avec la musique. Il me suffit de prendre un album piraté sur piratebay, de changer la pochette le nom du groupe et les tags sur les fichiers pour y mettre mon nom et c'est exactement pareil.
Pire, même pas besoin de pirater pour ça, il me suffit de prendre un album en téléchargement gratuit (il y en a plein sur frostclick.com par exemple).

Mais ça n'arrive pas. Pourquoi ? Parce que l'auteur originel saura très facilement prouver son antériorité (surtout s'il est publié sur Amazon) et que si qlq'un veut se faire du fric, il doit donner ses coordonnées bancaire qui permettent aux autorités de remonter jusqu'à lui pour l'arrêter pour plagiat.

Quant à la morale, elle a disparu quand les gens ont commencé à trouver normal qu'un écrivain soit payé pour ne rien faire (un écrivain travaille lorsqu'il écrit, pas lorsqu'il diffuse). Ce qui tue la culture, c'est pas le piratage, c'est le fait que le modèle économique est tel que le prochain livre de Nabila lui rapportera bien plus que celui d'un écrivain plein de talent mais peu connu. Cela ne veut pas dire que Nabila doit être censurée (ou même qu'il ne faut plus tenir compte du nombre de lecteur), simplement, il faut en finir avec une rémunération directement proportionnelle au nombre de lecteurs, qui est totalement immorale.

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ChonUnca a dit :

@Gilles :
Je te dirais juste... essaye !
Fait l'expérience!
fait un site, met 1 titre en ligne gratuitement.
Au préalable sur ton site prépare plusieurs choses :
1/ un bouton paypal, ou flatr de "don" pas pour payer un tarif à un tarif fixe ce que tu estime ton travail valoir, mais un bouton de don que n'importe qui va pouvoir choisir la somme a donner en fonction de ses moyens ET de l'appréciation qu'il a de ton travail
2/ un compteur te permettant de savoir combien de personnes a télécharger ta piste gratuite sur ton site
3/ un compteur pour connaitre combien d'utilisateurs uniques sont venus sur ton site
4/ un compteur te permettant de savoir combiens de personnes auront fait un don quelqu'il soit

Une fois fait analyse la tendance et met les en corrélations :
1/ le compteur de téléchargement va représenter les "pirates partageurs" cela sera sans doute le compteur le plus bas (avec les dons au début)
2/ le compteur d'utilisateurs unique va représenté le nombres de "pirates téléchargeurs" qui auront récupéré ta piste via torrent ou p2p ou autre systeme de partage illégale. Ta piste va attiser leur curiosité et vont venir voir ta page pour apprendre a te connaitre, voir si ce qui les a fait s'intéressé a toi est une qualité constante, ou si t'a fait UNE piste bien (a leurs yeux) par coup de bol ou si t'arrive a en faire des albums entier... cela sera sans doute le compteur le plus élevé
3/ ton compteur de dons, au début il sera sans doute "bas", mais si ils sont assurés que la thune te va directement toi l'auteur, il va augmenter... a moins que ton "travail" soit estimé ne pas en valoir même un don de 0.50€... tu devrait te retrouver avec un compteur qui au final, avec le temps, va dépasser en nombre ton compteurs de pirate téléchargeurs, plus faible que le nombre de visites certes... MAIS plus haut que si tu n'avait pas toléré le partage.
4/ Ensuite fait le calcul, tu aura sans doute moins de don que de titre qui circule c'est certain, mais si certain vont te filer 0.50€ à la hauteur de ce qu'il peuvent et apprécie ton travail (qui peut être considéré comme une forme de critique pour peut qu'on soit intelligent), d'autres qui vont adoré et en auront un peut plus les moyens eux vont faire des dons plus conséquents compensant un tant soit peut les dons les plus faibles. Et vu que la totalité des dons te sont reversé (bon ok moins le % paypal) il est fort probable que tu recoive plus d'argent que si t'était passé par un label pour vendre des CDs.

Ne te dit pas que sur le total de visite, ou de téléchargement c'est une vente de cd perdu, c'est faux, sur le tas, si ils avaient été obligé de payer pour découvrir, ils n'auraient jamais achetés seul une petite minorité fait ca.

PS : le cout de production d'un MP3 c'est maintenant peanuts, ont a tous des ordis qui peuvent faire office de studio d'enregistrements avec quelques petits accessoires supplémentaires bon marchés. De plus pour un premier titre, ou pour se faire connaitre que la qualité sonore soit pas top importe moins que la qualités de ce que tu veux faire partager. Tu peut mettre par exemple un titre en qualité pourri et dire que t'est désolé parce que tu a pas le matos pour faire du bon son... je sais pas tu fait un cadre avec une photo et le prix de l'appareil dont tu a besoin tu y ajoute une petite barre de chargement représentant ou en sont les dons par rapport au financement que ca implique, et ceux de tes fans qui voudront t'encourager, ou apprécient ta musique et voudront que tu continue, se fendront encore une fois d'un don, pour t'aider a compléter l'acquisition du matériel.

Les sites pirates fonctionnent comme ca, la location des serveurs, des noms de domaines ne sont pas entièrement financé par les pubs, y'a des dons. Si tu doute que cela marche comme cela, il y a plusieurs témoignages sur le net d'auteur de livres, d'auteur de musique(très connus ou pas du tout) qui ont fait l'expérience.
Renseigne toi à propos des plateformes de styles kickstarter qui ne sont essentiellement basé que sur les dons, et ca fonctionne du feu de dieu.
Alors oui, y'a des laissés pour compte, le "public" n'a pas les moyens d'encourager tout le monde, ils choisissent donc ceux qui leurs paraissent avoir le plus de potentiel, ceux qui leur parle le plus, les meilleurs à leur yeux, et n'ont aucune clémence ni pitié pour ceux qu'ils considèrent "médiocres" (et la notion de médiocrité est totalement subjective, a en voir l'audience de la téléréalité, tu ne croit pas? ;) ) et ne verseront pas une larme pour un artiste "mauvais" (toujours à leurs yeux) qui n'arrivera pas a vivre de son œuvre...
Tout simplement parce que cet artiste "mauvais" le public considèrent qu'il n'a rien a foutre en tant qu'artiste, n'a pas plus de talent qu'eux même et devrait chercher un autre travail plutôt que de chialer qu'il arrive pas a en vivre.

Le public fait majoritairement un travail qui lui plait pas pour en vivre, eux aussi serait surement heureux de pouvoir se permettre de faire un travail médiocre pour lequel ils ont pas de talents mais qui leur plairais plus que de surveiller la machine qui emballe des saucissons toute la journée. Donc ils sont sans pitiés avec les "artistes" ne pas leur faire l'aumône, c'est aussi une façon de leur dire arrête tes conneries et va te chercher un boulot...

En plus certains avec internet ayant un boulot alimentaire, font sur leur temps de loisirs des choses de plus en plus souvent bien plus qualitatives que les "pros" (cf youtube, kickstarter etc) ce qui aide pas a donner envie de filer du pognon a un système monolithique industrialisé et sans âme... on préfère filer notre pognon au pti indépendant qui galère, pour peut qu'il tolère qu'on partage son oeuvre. Car partager c'est notre façon d'aimer depuis la nuits des temps, quand tu aime quelque chose, tu aime le partager avec ceux que tu connait... c'est participer à le faire connaitre. Si tu est contre ce partage, bien souvent on à tendance a se dire, "ben si tu veut pas qu'on t'aide a être connus, assume et vient pas te plaindre. Quand tout le monde t'aura oublié, ce sera bien fait pour ta gueule, tu l'aura cherché".

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galex-713 a dit :

@Hegurka : Ça c’est complètement différent et ça n’a absolument rien à faire avec le piratage : c’est du plagiat, un mensonge.
Déjà, publier un livre sous Kindle est bête : on reçoit un tout petit pourcentage de ventes, on peut pas partager le livre, on te refous les même contraintes de marchés de la rareté du livre papier mais pour le numérique, même si ton livre est libre on empêche de bénéficier de cette liberté. À quand des conditions GPLv3/GFDL-like sur les CC ? Genre une clause NR (No Restrictions) qui interdit aux diffuseurs d’entraver la libre utilisation, modification et diffusion de l’œuvre, comme c’est le cas avec la tivoïsation à propos des logiciel et les pratiques honteuses du système de la Kindle sur les livres ? Mais je m’éloigne du sujet : le plagiat — et il ne devrait pas y avoir besoin d’en discuter — c’est mal ; c’est un mensonge ; on entrave la possibilité de remonter à la source, de collaborer et partager efficacement…

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Hegurka a dit :

@galex-713 :
OK pour le piratage facile à exploiter pour coincer le voleur. Mais quand tu dis :

Déjà, publier un livre sous Kindle est bête

Bon alors laisse tomber la vie. Ce qui importe à un artiste c'est d'abord qu'on connaisse ce qu'il fait ! C'est bête d'envoyer un manuscrit chez un éditeur alors, parce que l'éditeur ne l'acceptera QUE s'il juge pouvoir se faire du blé avec. Alors c'est bête. Alors il faut se tirer une balle dans la tête !
Et c'est quoi ces initiales miraculeuses là, des solutions divines ? Tes GPLv3/gna gna gna ? "sur les CC" ! Oh ! super explicite !!! Géant ! Génial !
Non mais allo quoi
Parle français et raisonne au-delà de certitudes qui changent que dalle à rien pour personne (ça se saurait). Ou alors sois explicite, détaille, décompose, reprends pas à pas ton explication. Si tout ce bordel pouvait se résoudre de manière implicite avec des initiales imbitables, Timo n'aurait jamais démarré cet article et précisément c'est une affaire complexe où des intérêts contraires se disputent la place qui revient à chacun. Tu crois peut-être que j'ai besoin que tu me reprennes à chaque instant pour me ramener dans le droit chemin avec des "ça n'a rien à voir" ou des "nan mais c'était une parenthèse" ? Impossible d'élever le débat alors, c'est bien pratique ! Le mec qui dit "est-ce qu'on a encore besoin du pétrole ?" (ou du GPL :P), on lui répond : "Non mais le problème n'est pas là, on est en train de parler des gicleurs à injection CCv5 !".
Facile !

Et pourtant...

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galex-713 a dit :

@Hegurka : Tout d’abord Amazon n’est pas un éditeur mais un intermédiaire qui distribue via le Web. Ensuite il paie une misère aux auteurs même par rapport à ce que les éditeurs normaux redistribue aux auteurs (j’ai pas dit que c’était parce qu’amazon prenait de l’argent tout court, non, c’est parce qu’il en prend une part trop grande). Et encore un tas d’autres raisons. Pour la Kindle j’ai en effet soutenu qu’il ne s’agissait que d’une parenthèse car les désavantages des ebooks ne sont pas le sujet de cet article. De plus il s’agit essentiellement d’une opinion personnelle, et en conséquence je trouve ta réaction excessive et exagérée.

Ils s’agissaient d’acronymes (je crois que c’est de ça que tu parles, parce que « initiales »…) assez connus dans ce milieu (un blog assez libriste et souvent axé sur l’informatique) pour ne pas avoir besoin de les expliquer… ils sont pourtant devenus celèbres. Je clarifie donc.
La GNU GPLv3 est la troisième version de la licence générale publique GNU (GNU General Public Licence), GNU étant le projet de système d’exploitation libre ayant été initié en 1983. Ce projet — soutenu par la FSF (Free Software Foundation) créée par le même activiste initial rms (Richard M. Stallman, mais on l’appelle rms en général) pour soutenir financièrement et juridiquement le projet GNU — a créé diverses licences pour soutenir le logiciel libre, et empêcher l’industie du logiciel privateur (logiciel non libre) d’en profiter, par la nature ouverte du code source. Le concept de copyleft (jeu de mots sur copyright : déjà right/left et gauche/droite, et puis littéralement, si en anglais « copyright » signifie « droit de copie », « copyleft » peut signifier « copie laissée/abandonnée » en anglais) a donc été créé : on peut utiliser, modifier et diffuser le software (terme anglais pouvant être traduit par « logiciel », mais pouvant finalement être étendu, par sa largeur de sens, à tout contenu numérique) mais à condition, si on le redistribue, de le faire sous les mêmes conditions, sans ajouter aucune restriction, ni autoriser rien d’autre, ainsi on interdit de limiter la liberté d’autrui avec ce programme. La GPLv3 ajoute de nouvelles conditions pour empêcher de restreindre la liberté d’autrui, notamment l’interdiction de « tivoïsation » (nom donné par la société qui fut la première a commettre noitoirement cet acte) : c’est à dire le fait d’ajouter, dans la méthode de distribution du logiciel, quelque chose empêchant de faire fonctionner les versions modifiées, bien qu’on puisse les modifier. C’est très pratique par exemple pour le fait que si l’on souhaite intégrer un logiciel libre sous cette licence dans un système du genre Android ou iOS, on est obligé de laisser exécuter des versions modifiées, comme c’est empêché sous ces deux systèmes.
La GFDL est la licence de documentation libre de GNU (GNU Free Documentation Licence), créée parce qu’un logiciel libre devrait également avoir une documentation libre, pouvant être mise à jour avec le logiciel — qui applique le concept de copyleft, ainsi que d’autres conditions interdisant de limiter la liberté d’autrui sur la libre utilisation, modification et diffusion du contenu sous cette licence (comme le fait de redistribuer celui-ci exclusivement sous formats dits « opaques », c’est à dire propriétaires et/ou non facilement modifiables comme c’est le cas du coode machine binaire ou du pdf). Elle est notament utilisée par la documentation de beaucoup de logiciels (dont touts les logiciels GNU, au nombre de 363 je crois) et par le projet Wikipédia, bien que de moins en moins, la GFDL demandant à inclure une copie de celle-ci avec toute copie du contenu sous licence, ce qui n’est pas pratique pour la copie d’articles de Wikipédia.
Les licences CC (Creative Commons) sont un groupe de licences de la fondation à but non lucratif éponyme, modulaire, c’est à dire qu’elle viennent avec un ensemble de clause que l’on peut utiliser selon son bon plaisir : La clause BY (Attribution ; paternité de l’œuvre : il faut en citer l’auteur ; mais c’est une obligation implicite dans beaucoup de pays, comme la France), la clause NC (Non Commercial, pas d’utilisation commerciale utilisée ; si elle est utilisée, la licence — bien que de libre diffusion — n’est plus considérable comme libre tout court), la clause SA (Share Alike, partage à conditions identiques ; c’est une mise en œuvre du copyleft : toute version modifiée doit être sous la même licence et ne pas ajouter de nouvelles restrictions, ou en autoriser) et ND (No Derivs ; pas de dérivation : interdiction de modification ; avec cette clause ce n’est clairement plus libre). Je proposais une clause « NR (No Restrictions) », qui — comme la GFDL et la GPLv3 — interdisent de limiter la liberté d’autrui par diverses restrictions, comme la tivoïsation ou la redistribution exclusivement sous formats opaques.

Tu crois peut-être que j'ai besoin que tu me reprennes à chaque instant pour me ramener dans le droit chemin avec des "ça n'a rien à voir" ou des "nan mais c'était une parenthèse" ?

Les seules fois où j’ai dis ça il ne s’agissaient pas de critiques mais de commentaires. Je suis d’accord avec toi sur l’immoralité du plagiat, et je suis d’accord avec toi sur le fait que parler évasivement en passant de problèmes tout aussi complexes. Et je n’empêche en rien le débat de s’élever : j’ai juste évoqué le fait que le sujet principal de cet article est le piratage (c-à-d le téléchargement non autorisé d’œuvres sous copyright) et non le plagiat ou les e-books.

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bliz a dit :

quand on sait que le ou les artistes se partagent sur un cd en général dans la grande distribution 0% a 10% du ht il faut pas s’étonner, limite je pense que ce sont les 1er a pouvoir faire quelque chose pour leur gagne pain :p

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Hegurka a dit :

@galex-713 : Merci à toi, ta réponse est une référence de précision ! Je ne crois pas que cette sorte de législation parallèle et complexe soit parvenue à changer grand chose malheureusement, mais je suis persuadé que pour ce genre de cas, si pour certains les choses vont sans dire, elles vont toujours mieux en les disant :)

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RespecteLaLoi a dit :

Ton texte une incitation directe à violer la loi et donc est condamnable. Merci de le changer.

Les artistes et auteurs sont libres de ne pas passer par les intermédiaires (surtout aujourd'hui), donc respecte leur choix.

Regarde l'exemple de Richard Stallman, il dit « Partager est bon » et :
1) démontre l'injustice de ne pas pouvoir partager librement ;
2) incite à ne pas utiliser les oeuvres non partageables librement ;
3) invite à produire des oeuvres partageables librement ;
4) et motive à lutter pour changer la loi.

En espérant que tu deviendras plus utile à la société dont tu fais partie.

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Belge a dit :

@Stuxseth : N’achète aucun périphérique de stockage en Belgique, par pitié, la SABAM a fait créer une taxe similaire.

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galex-713 a dit :

@Hegurka : Ben elle a permis au logiciel libre de survivre et de se répandre ; aujourd’hui la GPLv3 empêche des utilisation liberticides de logiciels libres (quand Apple installe bash sur ses systèmes d’exploitation, il n’a pas le droit d’empêcher de le hacker, et du coup les utilisateurs de Mac OS X se retrouvent avec plus de liberté que si ce n’était pas le cas). Enfin c’est justement tout ces machins juridiques qui rendent le logiciel libre si fort aujourd’hui, c’est ce qui nous protège, nous, amateurs de liberté individuelles, et habitués, occasionnels ou potentiels contributeurs à quelque chose de plus grand, contre Microsoft, Apple, Google, et ces autres grosses multinationales liberticides. Richard Stallman a juste élaboré des concepts juridiques géniaux, piliers du libre.

@RespecteLaLoi : Et comme il a déjà été dit, bien que le mouvement du logiciel libre (et du libre en général) initié par Stallman aie été utile à la société, elle est restée dans le contexte légal, et — malgré divers essais vains — n’a absolument rien amélioré dans la loi (à cause du lobbying, de l’inertie sociale, etc.).

C’est par contre le fait de sortir du contexte légal de façon massive et populaire qui exerce une pression sur le pouvoir et qui permet une amélioration de la condition légale : regarde le « parti pirate », un parti prometteur pour la législation des principes au cœur du logiciel libre : rien que le nom te fait comprendre la première motivation de ce mouvement politique.

Sinon cet article n’incite pas à violer la loi, mais appelle à ne pas se soucier d’un manque d’éthique dans une infraction déjà répandue (et ici considerée implicite chez le lecteur) : quand bien même ce n’est pas un document officiel mais un article de réflexion personnelle (’fin un coup de gueule).

Quand au fait de « respecter leur choix » de ne pas être libre, c’est absurde : on ne choisit pas de ne pas être libre et donc de ne plus pouvoir choisir ; ils fonctionnent comme ils fonctionnent par simple ignorance d’un modèle alternatif : il n’y a ici aucun choix, juste de la manipulation par ignorance, je vois pas en quoi on doit respecter ça ; le simple fait d’exercer une telle pression sociale sur eux (le piratage) finira par les pousser vers la recherche de tels modèles, de les pousser hors de cette ignorance, de cette dépendance, et de cette manipulation par les grands majors.
De plus, aucun artiste ne perd d’argent à cause du piratage : ceux qui piratent sont ceux qui dépensent le plus ; il est fréquent que quelqu’un pirate un album, l’aime bien et — l’artiste ne fonctionnant pas sur un modèle de dons — achète son album (même si cela lui est inutile) à titre de « don » et de signalement de popularité.
Le problème est qu’ici l’artiste recevra entre 20% et 1%, alors qu’avec un mécanisme de don direct et libre (mais tout de même centralisé) comme Flattr il recevra 90%, qu’avec un modèle décentralisé et entièrement numérisé (mais pas tout à fait libre selon la TRM, Théorie Relative de la Monnaie) comme bitcoin il recevra 100% (ou 99%, je sais plus bien j’ai entendu parler d’un truc de suppression ou création pour empếcher la feinte d’activité) et qu’avec un système décentralisé numérisé et libre selon la TRM il recevra certainement 100%, sans impôts (comme bitcoin en fait) et sans risque de crise ou de bloquage financier.

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Giggs a dit :

C'est marrant de faire un article comme celui ci juste après celui là : "TF1, FR2, FR3, BFMTV piétinent aussi vos droits d’auteur" !

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kita59 a dit :

Dans ton article tu dis "construisez une page Wikipédia", il est bien plus difficile d'écrire un article sur wikipedia que sur un blog, car il y a une grosse communauté qui empêche justement la création de page concernant par exemple des groupes qui n'ont pas une grosse notoriété et donc peu de source autre que des blogs et justement les blogs ne sont pas considérer comme source fiable sur wikipedia.

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dacrovinunghi a dit :

vous crovez qu'i lfaut mieux utiliser une clai UBS ?

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kik a dit :

Moi c'est pareil, je télécharge tout et j'achète rien.

Et la culture, l'art, ça devrait être gratuit. Dans les musées, je rentre gratos, chez le libraire, je vole les bouquins.

Et puis, ça les rend populaire que je ne paie rien.

Non, vraiment, c'est tout à fait logique : ils créent, ils travaillent leurs oeuvres, la commercialisent, la diffusent. Rien de plus normal que je me serve sans rien payer. En retour, je rend populaire leurs oeuvres en mettant un commentaire sur AlloCiné.
Si avec ça ils n'arrivent pas à en vivre, où vas-t-on ?!

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