japan.jpg Je me suis sérieusement mis au japonais, surtout grâce à ce site.
Le plus dur, c’est qu’il faut non seulement apprendre la langue, mais aussi l’alphabet qui n’est pas le même que le nôtre. En fait, il y a plusieurs alphabets en japonais : les kanas (hiragana et katakana) et les kanjis.

J’avoue avoir eu assez de mal à trouver les différences entre tous ces systèmes d’écriture (en dehors des caractères bien-sûr) : peu d’articles sont clairs à ce sujet en fait.

Voici ce que j’ai retenu.

Les kanjis sont des idéogrammes : chaque caractère représente une idée, un objet ou une situation. On trouve ainsi le kanji « 家 » pour la maison, « 馬 » pour le cheval, etc.
Ces caractères sont issus du chinois.

Les kanas sont des alphabets de syllabes (des syllabaires donc). On a un caractère pour écrire « ba », un autre pour « ka », un autre pour « to », etc.
Il est possible de n’écrire un texte qu’en kanas et sans aucun kanji, vu qu’on écrit ce qu’on prononce. En pratique, les japonais utilisent des kanjis pour les mots qui en ont un (maison ou cheval par exemple) et des kanas pour des mots dont il n’y en a pas, dont celui qui existe est trop compliqué, ou dont l’auteur ne le connaît pas.
Notons que la connaissance d’un grand nombre de kanjis (les idéogrammes) par une personne est un signe de culture et de savoir (et il y en a plusieurs milliers).

Parmi les kanas, on distingue les hiragana et les katakana.
Les deux sont employés, simultanément, en fonction des mots : les katakanas sont utilisés pour les mots d’origine étrangères, les noms scientifiques et les onomatopée ; les hiragana dans les autres cas, et précisément dans le cas où un kanji n’existe pas, n’est pas connu, ou ne doit pas être employé (trop compliqué, trop rare).

Les hiraganas sont arrondis et « lisses » : ひらがな. Si je tente de retranscrire « timo » en hiraganas, ça donne ceci : « ちも ».
Les katakanas sont plus « angulaires » et fait de traits droits : カタカナ. « Timo » deviendrait en katakanas : « チモ ».

Il existe un autre type d’écriture aussi : le romaji. Il s’agit de la retranscription du japonais en utilisant l’alphabet latin (ou romain, d’où le nom de « romaji »).

Enfin, on trouve parfois le terme de furigana. Ce n’est pas un autre alphabet, mais ce sont les petits hiraganas qui sont parfois placé au dessus d’un kanji difficile. De cette façon, un lecteur qui ne connaît pas le kanji peut le lire quand même grâce au hiragana, et n’est donc pas embêté pour comprendre le texte. C’est un peu équivalent en alphabet latin des parenthèses contenant une prononciations pour un mot compliqué, un nom étranger ou atypique. Par exemple « Louis de Broglie [prononcer « Louis de Breuille »], était une physicien du XXe siècle. »).

image de arcreyes

19 commentaires

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Cyné a dit :

*bip* les idéogrammes ne représentent qu'une petite fraction des sinogrammes. Le terme approprié est sinogramme. Enfin les japonais les utilisent certes pour des noms ou adjectifs/verbe en préfixes, tandis que les désinences sont le plus souvent en hiragana, surtout pour les verbes.

Un sinisant.

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Nagumo a dit :

Bonjour,

En effet, les kanas sont des syllabaires qui à l'origine étaient des kanji ! Ils ne sont utilisés que pour leur valeur phonétique. Si cela t'intéresse, tu peux jeter un oeil sur cette page Wikipédia qui t'indique les kanji à l'origine des kanas :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manyogana

Par ailleurs, le japonais est une langue relativement pauvre en sons (contrairement au français). Il y a donc beaucoup d'homonymes. Ecrire un texte qui mêle kana et kanji permet d'éviter quelques fâcheux contresens ou, tout du moins, de ne pas s'arrêter à chaque ligne pour en deviner le sens.

En tout cas, c'est une langue passionnante à étudier, qui nécessite un peu de temps et de la persévérance : 頑張ってね! (Ganbatte ne ! - Bon courage à toi !)

Une japonisante.

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mg a dit :

et l'alphabet s'apprend en 1 an lol

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qwerty a dit :

Je le savais déjà. Bon, je dois d'abord améliorer mon anglais puis apprendre l'espéranto. Tant de langues à apprendre. Vivement une langue universelle.

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Akira777 a dit :

@mg :

Un an pour apprendre les syllabaires japonais ? 3-4 semaines de pratique suffisent. 3-4 semaines de plus pour une lecture fluide (un peu plus peut-être pour les Katakanas). Et allez, en 2-3 mois grand maxi tu lis les Kanas à la volée comme quand tu jettes un oeil sur du Français. Les kanjis sont une autre histoire...
En tout cas à l'Université, c'est un mois, maxi 2 mois pour maitriser tout ça. En t'y mettant 30 minutes par semaines semaine, ca devient plus compliqué.

Bonne chance en tout cas l'ami pour ta réussite de l'apprentissage du Japonais :D 頑張ってね!

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Gatitac a dit :

Bonjour,

@Cyné : Merci pour les précisions, je m’étais fait la réflexion en lisant l’article. :-)

@Timo : Pour quoi apprends-tu le japonais ? Juste par intérêt pour le pays, la culture, etc. ou tu voudrais y habiter ? (Si ce n’est pas trop indiscret. :-))

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Akira777 a dit :

Ah, aussi, quelques liens :

- Apprentissage des kanas sous forme de mini-jeu :
http://www.kanamichan.com/
- Un petit site permettant de s'entrainer sur les Kanas, leurs formes composées et surtout, sur diverses polices d'écriture plus ou moins difficiles :
http://www.realkana.com/

- Un site super-complet sur la langue japonaise, leçon, grammaire, vocabulaire, cours audio, le tout avec un système de "contrôle", passage de niveau, ...
http://www.japan-activator.com/ (semble down à l'heure où j'écris)

- Et puis, un peu d'actu fait pas de mal (on se fait sa pub quand on peut :p)
http://www.japoninfos.com/

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Le Hollandais Volant a dit :

@Cyné : merci de la précision ! Je corrigerais.

@Gatitac : un peu les deux, mais c'est surtout pour pouvoir lire et écouter les mangas en VO, j'aime pas trop quand c'est traduit.
Et j'aime bien ce pays, sa culture. Le Japon me fascine un peu en fait.

@Akira777 : merci des liens ! Je regarderais tout ça !

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Guenhwyvar a dit :

@Cyné : Dire que les kanjis sont des sinogrammes n'est pas tout à fait juste non plus puisque ça ne prend pas en compte les kokujis (peu nombreux, certes, mais tout de même…)

@Le Hollandais Volant : On m'a dit que c'était bien plus simple de comprendre le japonais à l'oral qu'à l'écrit, et au vu des mangas en V.O., je veux bien le croire. Faut une loupe pour lire ce truc, impossible de distinguer les kanjis les uns des autres autrement ! À mon avis, ça doit être pour ça qu'ils ont les yeux plissés… :x

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Nagumo a dit :

@Guenhwyvar : C'est vrai que c'est une langue facile à prononcer, sans "ton" comme le chinois...et ça pour un francophone, c'est tout benef' pour la compréhension ! (je parle pour moi :-) )

Quant aux kanjis, il faut s'accrocher et petit à petit, on se rend compte qu'ils ont pleins de points communs entre eux, ce qui facilite l'apprentissage du tracé et du sens.
Un exemple
Le kanji qui signifie "mot", "parole" 言 (koto), on le retrouve dans d'autres kanjis comme :
- "lire" 読む (yomu),
- "parler" 話す (hanasu),
- etc.
Bref, c'est pas évident à retenir, mais pas impossible non plus.

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Sylvhem a dit :

@[Le Hollandais Volant] : Ça fait longtemps que je veux apprendre cette langue et avec tout ce que tu postes je pense que je vais franchir le pas. Je peux savoir quels cours tu lis sur Memrise ? Il y en a tellement je ne sais pas par où commencer ! Tu suis d'autres cours par ailleurs ?

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Le Hollandais Volant a dit :

@Sylvhem : Mon profil est là : http://www.memrise.com/user/lehollandaisvolant : tu peux voir les cours que je suis.

J’ai débuté par lui : http://www.memrise.com/course/12/introduction-to-japanese/
Qui est long, et faut y aller doucement (genre une série de 4 ou 5 mots par jour est amplement suffisant pour débuter).

Ensuite, je me suis mis aux cours sur les kana, mais c’est en oubliant que le premier cours les traite également un peu plus loin :D.

À part le japonais, je ne suis pas d’autres cours, non.

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Eyrun a dit :

En fait, il est plus simple de comprendre l'écriture (franchement tordue, l'un des systèmes les plus compliqués au monde!) japonaise si tu connais l'histoire de son 'invention' :

Le japonais parlé existe depuis bien plus longtemps, et a une structure semblable à nos langues romanes : syllabes, désinences, grammaire articulée "visible" dans la phrase...

Seulement, lorsque le pays décide de mettre au point un système d'écriture pour représenter cette langue - comme tout grand pays se doit - leur seul modèle dans les environs est le voisin chinois. Qui, lui, a une langue ancienne d'un modèle trèèèès différent. Notamment, un grand nombre de mots monosyllabiques, d'homophones, et une grammaire plutôt sous-entendue (là je répète les explications de me prof de jap, je n'y connais rien en chinois), qui expliquait le choix d'idéogrammes pour écrire.

Le Japon commence donc par retranscrire sa langue en empruntant les termes chinois. Mais sans aucune règle ni convention, ça donne déjà un premier capharnaüm :
- Certains choisissent de prendre le mot chinois signifiant la même chose, et de le prononcer en japonais. Exemple: 'le ciel' => 空 . En chinois, ça se lit 'kōng'. En japonais, 'sora'.
- Certains choisissent de prendre des mots chinois prononcés comme les syllabes japonais du mot voulu, sans tenir compte du sens original chinois. Je n'ai plus d'exemple en tête, mais c'est particulièrement utilisé pour les mots de plusieurs syllabes, qui lus par un Chinois ressembleraient à des suites de mots sans sens...
- Les marqueurs grammaticaux, complètement absents en chinois, sont retranscris de cette manière également, en prenant les sons chinois.

Les textes écrits de cette façon sont pratiquement illisibles. Les auteurs inscrivaient dans les marges des indications pour aider le lecteur à deviner quelle méthode employer pour lire... D'autant qu'elles se mélangeaient au sein d'un même texte, et qu'encore une fois il n'y avait aucune convention, donc l'écriture choisie pouvait varier d'un auteur à l'autre pour un même mot.

Le gouvernement finit par admettre que dans cet état, l'écriture japonaise n'ira pas bien loin. Ils décident dans un premier temps d'uniformiser un peu tout ça, en établissant quelques conventions sur quand utiliser la 'lecture du sens' (kun-yomi, le premier cas) et quand utiliser la 'lecture du son' (on-yomi, le second). Aujourd'hui, quand tu apprends un kanji, tu vas nécessairement apprendre plusieurs prononciations, à ranger dans ces deux cases. Les conventions établies et l'usage enseignent quelle lecture choisir dans quel cas.

Mais même une fois cela établi, le problème de la transcription de la grammaire persiste pour les Japonais de l'époque: il est impossible de deviner juste à la lecture si le kanji est un mot ou un marqueur, et donc la lecture est toujours difficile.

Je ne saurais plus de mémoire comment ça c'est goupillé, m'enfin en gros 'ils' ont établi le syllabaire hiragana, en simplifiant à l'extrême certains caractères chinois. j'imagine les plus utilisés/connus/simples, mais je ne me souviens plus vraiment.

Et donc, les choses se précisent : les caractères chinois sont utilisés, tantôt pour leur sens en les lisant avec le terme japonais correspondant (notamment pour le vocabulaire le plus courant, les idées, etc.), tantôt pour leur prononciation en chinois, retranscrivant les termes japonais plus alambiqués en collant les "syllabes" ainsi obtenues. Et les parties purement grammaticales telles que les pronoms, les désinences, etc. en hiragana.

Un peu plus tard, les katakana sont ajoutés au mélange, pour transcrire les mots "différents". Ça englobe aussi bien les mots étrangers, les sigles, ou même des mots 'normaux' que tu souhaites mettre en relief pour une raison ou une autre : même fonction que nos italiques, ou volonté de marquer l'accent de celui qui prononce le mot.

Voilà voilà, en tous cas ce sont mes souvenirs d'un de mes tout premiers cours de japonais, il y a bien 5 ans de ça, me mordez pas si j'ai dit une ânerie quelque part... ^^;
Mais savoir ça aide à comprendre, non seulement **pourquoi** tous ces systèmes se côtoient, mais aussi quand utiliser lequel. ;)


PS: Pour ce qui est des doublons dans les différentes leçons de Memrise, il y a l'option 'ignore automatically', qui permet justement de zapper les mots déjà étudiés dans d'autres leçons. Et c'est réversible ! :) )

(Édite par Timo : j’ai supprimé les multiples sauts de lignes)

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Mut a dit :


Notons que la connaissance d’un grand nombre de kanjis (les idéogrammes) par une personne est un signe de culture et de savoir (et il y en a plusieurs milliers).


Je croyais que la liste officielle en contenait environ 2000 et que tous les Japonais étaient censés les connaître. Ou alors il y en a beaucoup de non officiels ?

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Le Hollandais Volant a dit :

@Mut : J’ai lu qu’il y avait un certain nombre qui étaient enseignés à l’école, chaque année un certain nombre.
Mais après, c’est comme nos mots à nous : certains s’ajoutent à notre vocabulaire sans que ce soient des mots très communs.

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