copyright
Voici deux vidéos que je voudrais vous passer, et qui montrent quand même en quoi tout ce brouhaha autour de la protection des droits d’auteurs est un faux problème, et pourquoi la protection des droits d’auteurs qu’on prétexte aujourd’hui est un foutage de gueule.

Les deux vidéos sont de Jérémie Zimmermann (LQDN) et de Benjamin Bayard (FDN).

De quoi ça parle ? Du droit d’auteur, et de sa lente dérive, qui a fait qu’il passe du « droit d’auteur » à un « droit commercial » qui ne protège en rien l’auteur.
Le droit d’auteur a été inventé pour que l’auteur d’une œuvre (pièce de théâtre, livre, peinture…) perçoive une partie de la recette perçue lors de son exploitation (respectivement : représentation de la pièce par une troupe, vente d’un livre par le libraire, exposition de la peinture par un musée…).

En effet, l’imprimeur imprime le livre sur du papier, c’est pas l’auteur qui fait ça, mais l’imprimeur. Il n’y a aucune raison pour qu’il reverse de l’argent à l’auteur. Le droit d’auteur est donc là pour que la vente d’un livre rapporte à son auteur.

Le droit d’auteur a été inventé pour protéger l’auteur contre l’exploitant de l’œuvre : le libraire, le musée, la troupe de théâtre. Pas contre le public. Jamais contre le public.
Le droit d’auteur n’a jamais été inventé dans un but de pénaliser le public.

Or, aujourd’hui on a droit à ça (une œuvre pouvant également être un film, une image, un parfum, une recette de cuisine, un code d’un programme ou un design automobile) :
  • la littérature que les exploitants veulent nous interdire de prêter ou de lire ailleurs que chez eux (e-book acheté qu’on nous vole, et même pdf…)
  • de la musique qu’il est impossible de lire sans payer et re-payer (merci les DRM, les logiciels fermés…), et qu’on a même pas le droit de chanter (écoutez la citation de l’auteur de l’idée du droit d’auteur dans la première vidéo).
  • des films qu’on nous oblige à visionner dans les 24h, sous peine de devoir payer encore (merci les DRM – bis –, les locations de VOD) et seulement après 15 minutes de pub et d’avertissements du FBI (voir ceci)
  • des jeux vidéos auquel on ne peut plus jouer (protections anti-copies, activation à distance, prise d’otage du matériel…)

Qui est emmerdé ? Les clients, le public et les auteurs.
Qui ne gagne pas plus et perd son public à cause de ces désagréments ? Les auteurs, les programmeurs, les musiciens.
Qui s’en met plein les poches ? Les distributeurs, les majors, les éditeurs.


Manifestement, les majors et les éditeurs nous emmerdent, nous et les auteurs des œuvres. Ils ne remplissent plus leur rôle de diffuser la culture : ils la restreignent.

Le problème des droits d’auteur n’existe pas. Les utilisateurs ne sont pas des voleurs (s’ils payent les plateformes de partage et les VPN, c’est qu’ils sont prêt à payer, non ?), les artistes veulent toucher le public (certains agissent très bien en ce sens), mais les intermédiaires sont devenus inutiles et se sentent menacés avec l’Internet. Pas de bol pour les citoyens : ils ont de l’argent, et les politiciens aiment l’argent.
Du coup, ils se mettent à nous voler (100 millions, le vol, et ça continue) : la taxe pour « copie privée » sur les baladeurs, les autoradios et les GPS j’appelle ça du racket (copie privée qu’on nous a amputée avec les DRM), et à faire du lobbying pour forcer des lois partiales, absolument inutiles et chères.
Tout ça pour des mensonges : les ventes ne sont pas en baisse, faits par des gens qui pillent eux-mêmes les œuvres.

Non, vraiment : le problème n'est pas les auteurs (producteurs d’art), ni les internautes (consommateurs d’art). Ce sont les intermédiaires (profiteurs, voleurs, saboteurs d’art). C’est pour ça que des gens prennent la décision de ne plus consommer la culture de la même façon. Et c’est bien ce que je vais faire aussi, de plus en plus.

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31 commentaires

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TD a dit :

Je ne pense pas qu'on puisse parler de consommation ou de production d'art ou de culture, car ça implique qu'on ne fait plus d'art pour lui-même (pour exprimer des idées, ou simplement pour créer), mais que les œuvres ont pour but d'être distribuées.

Je ne sais pas si je m'exprime bien.

Le reste de l'article est bon.

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Paul a dit :

Tout à fait d'accord. Le droit d’auteur a été inventé pour protéger l’auteur, mais en réalité il sert plutôt aux grosses maisons d'édition ou de production.
Pour certains écrivains, c'est dramatique : dans les contrats, ils doivent céder leur droit d'auteur aux éditeurs (d'où © Gallimard, @ Albin Michel, etc. dans les livres et pas © nom-de-l'auteur). Si l'éditeur décide finalement de ne pas publier, l'auteur est coincé : il ne peut plus publier son texte ailleurs…

@TD : À mon avis, on peut parler de “consommation” et de “production” d'art, puisqu'il y a une production/consommation de masse de l'art (je sais, ça fait mal aux yeux). Même si l'« art pour l'art », ça existe aussi et c'est beau.

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absinthologue a dit :

Très intéressant !!! Je n'avais jamais regardé le problème sous cet angle (c'est d'ailleurs ce qui fait la qualité de tes analyses (très mature pour ton âge )).

Bon et pour quand une version plus adaptée aux mobiles ;-) ?

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Uzsini a dit :

Très bon article. Cette idée d'économie de rareté (les œuvres matérielles comme les livres, les supports musicaux, cinéma, ...) appliquée à une économie d'abondance (immatérielles comme les pdf, les flac (quelle honte de ne pas en avoir disponibles partout), les mkv, ...) prend tout son sens aujourd'hui. Heureusement qu'il y a des gens comme ceux-là - et comme toi parce j'aurais jamais vu ces vidéos sinon ! - pour défendre le choc culturel qu'on est en train de vivre, internautes.

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TD a dit :

@Paul : même en considérant la culture « de masse », on ne peux pas dire qu'elle est consommée. L'art n'est pas quelque chose qu'on prend pour s'en servir et qui n'existe plus ensuite (ce qui est plus ou moins le principe de la consommation).

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Baronsed a dit :

Je crois qu'en fait, on parle d'abus du droit patrimonial - alors que le droit moral est lui, normal. Certains entendent parler de "lutte contre les droits d'auteur", et pensent qu'il s'agit du droit moral - mais non, heureusement ^^ !

TD : il y a quand même la cuisine (restauration, boulangerie) - bien que ce ne soit probablement pas le domaine le plus touché par ce problème de droit d'auteur (mais c'est à vérifier).

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Paul a dit :

Dans la 2è vidéo, Bayard dit quelque chose comme “l'idée est matérialisée sur un support”, et que c'est ce support qui est vendu. Il me semble que c'est la clé : on transforme une idée en marchandise. Je n'aime pas l'idée d'une “culture de masse”, je trouve ça réducteur pour la culture, mais il y a bien une production/consommation de masse des livres, des CD, etc.

Sauf erreur, “consommation”, dans ce sens-là, ne veut pas dire que l'objet n'existe plus : les livres ou les CD, comme les meubles IKEA ou les voitures, sont des “biens de consommation” sans cesser d'exister dès qu'on les utilise. Je viens de regarder sur Wikipedia, on trouve cette distinction entre différents types de biens de consommation. Mais ça ne change rien au problème du droit d'auteur qu'on retourne contre le public :-)

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julien a dit :

Le problème n'est pas l'internaute ou le créateur.

Le problème c'est la sacem, les maisons d'éditions, les lobbys ... etc, ils se prennent un gros morceaux sur le dos de celui qui créer à la base.

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Mille K a dit :

Deux citations qui reprennent tout ce qu'il y a à savoir et tellement pertinentes:


Le droit d’auteur a été inventé pour protéger l’auteur contre l’exploitant de l’œuvre : le libraire, le musée, la troupe de théâtre. Pas contre le public. Jamais contre le public



Le problème des droits d’auteur n’existe pas. Les utilisateurs ne sont pas des voleurs (s’ils payent les plateformes de partage et les VPN, c’est qu’ils sont prêt à payer, non ?), [...], mais les intermédiaires sont devenus inutiles et se sentent menacés avec l’Internet. Pas de bol pour le citoyen : ils ont de l’argent, et le politicien aime l’argent.



Je viens de découvrir des trucs là et franchement je ne pensais pas que le système était à ce point pourri. Le problème c'est qu'il n'y a personne qui puisse "surveiller" les gens qui nous gouvernent. Politique rimant avec business, je ne donne pas cher payé de ce qui va nous attendre, entre les peines de prison pour avoir téléchargé un film illégalement et les amendes astronomiques pour avoir fredonné une chanson dans un lieu public (corrigez si je me trompe). C'est même plus du foutage de gueule, mais c'est au delà de ça et je ne connais aucun mot ou expression adéquate dans ce genre de situation.
Encore un très bon article timo, toujours un plaisir de te lire ;-)

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Black man (m.g) a dit :

Pertinent comme article et je pense que ces gens nous enroulent dans la farine avec leurs idées et termes: droit d'auteur, piratage et autres. N’empêche que y a une partie de la société qui arrive toujours à décortiquer leurs actes et politiques

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Manitou a dit :

Encore une confusion entre culture et divertissement. Ca n'est toujours pas compris, à ce que je vois.
Et toujours le même discours de voleur, d'enfant gâté qui exige d'avoir le droits de voler le travail des autres. En tant qu'auteur, je ne trouve pas normal qu'on me vole mon travail. Mais comme vous n'êtes pas auteur, vous ne vous sentez pas concernés.

Pour les DRM, je suis d'accord : les acheteurs sont les plus embêtés. Vidéo et jeux. Mais y'a pleins de solutions : louer, acheter des jeux sans DRM, emprunter dans les médiathèques. C'est fait pour ça !! Le choix est large et la qualité au rendez-vous.

Pour les alertes FBI, y'en a pas tant que ça. C'est plutôt les pubs sur les DVD Disney qui sont chiantes et qui se font au détriment de la qualité du film : le MPEG-2 étant un format compressé, le film est parfois davantage compressé pour laisser la place aux B.A. d'autres films.

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Kirinenko a dit :

@Manitou : Et tu n'as jamais prêté un livre à un pote ? Tu n'as jamais prêté de DVD ?
Et personnellement, je ne veux pas le droit de voler le travail des autres, mais de pouvoir les rémunérer justement et non pas donner la plus grosse partie de mon argent aux multinationales. Tout comme les auteurs, nous voulons partager ces oeuvres avec le plus grand nombre de gens sans se soucier de qui ils sont. Si une oeuvre a été créée et mise à disposition du public c'est bien pour que ce même public puisse s'en imprégner, s'en emparer et rêver avec elle, et pourquoi pas, créer une nouvelle oeuvre car cette dernière aura donné l'inspiration nécessaire.

La plus grosse dérive du droit d'auteur vers un droit commercial comme tu le dis Timo, c'est lorsque l'auteur est décédé. Une fois l'auteur décédé, il ne devrait plus y avoir de droit d'auteur mais juste des frais de copies.

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Le Hollandais Volant a dit :

@TD : j’ai pas eu d’autre mots pour le coup en fait.
entre Client, consommateur, lecteur/spectateur, j’ai plutôt choisis consommateur, mais dans se sens de « la personne qui est divertie par l’art ».


@Manitou :


Et toujours le même discours de voleur, d'enfant gâté qui exige d'avoir le droits de voler le travail des autres.


Ah, ne me semble pas avoir dit que je voulais voler le travail des autres. Si en tant qu’auteur tu parles d’auteur de livres, saches que pas plus tard qu’hier j’ai acheté un livre.

Ce que je veux avoir le droit de faire, c’est ça : une fois que j’ai acheté mon exemplaire du livre, je veux pouvoir le re-lire, le citer, le prêter, le revendre s’il me plaît pas, le commenter, en partager des extrait sur mon blog, etc.

Idem quand j’achete un CD : je veux pourvoir l’écouter quand je veux, chantonner la chanson, la faire écouter à mes amis, ou la mettre en fond musical des mes vidéos amateurs que je met sur youtube.

Or, avec les majors, ceci nous est impossible. Même si j’ai payé mon livre initial.

Comme l’a dit l’auteur initial du droit d’auteur : une fois que l’œuvre est diffusée, le public s’en accapare le contenu. J’ajouter que vouloir interdire ça (ce que font Sacem, et Cie) c’est tuer la culture.


Pour les alertes FBI, y'en a pas tant que ça.


2 sur un DVD que je viens de voir au hasard.
C’est 2 de trop.
J’ai acheté le DVD, c’est pas à moi qu’il faut dire que je ne dois pas voler.


Mais comme vous n'êtes pas auteur, vous ne vous sentez pas concernés.


Je ne sais pas si le « vous » c’est moi, ou tous les visiteurs en général, mais je suis auteur de mon site/blog. J’ai droit à ce qu’on respecte mon droit moral là dessus. Et mes conditions (quoi que souples) doivent être respectées.
Y compris pour mes logiciels, comme Blogotext ou Linx (là aussi, les conditions sont souples) mais ne dis pas que je suis pas auteur. C’est juste que ça ne me sert pas à gagner mon pain.

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divers a dit :

Sur le thème, lire :

"Culture Libre" de Lawrence Lessig
http://fr.readwriteweb.com/2009/02/05/a-la-une/culture-libre-free-culture-lawrence-lessig-ebook/

et "Du bon usage de la piraterie" de Florent Latrive
ici http://www.framasoft.net/article3305.html
ou là http://www.scribd.com/doc/39952/du-bon-usage-de-la-piraterie

Historique du sujet, les pirates ne sont pas ceux que l'on croit, les majors se sont construites sur des principes qu'elles veulent interdire aux autres aujourd'hui, sans "inspiration" du travail des autres pas d'innovation, etc...

Bonne lecture

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renaud a dit :

@Manitou :troll harder


@Le Hollandais Volant : tu viens de me couper l'envie d'avoir une bibliothèque de mes films préférés. Je vais aller m'acheter un disque dur.

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Greywerewolf a dit :

Quel est le meilleur moyen de renverser la vapeur ? Refuser les supports à DRM.
Lire un livre: tu paies plus souvent pour l'impression.
écouter un CD: tu paies le nom de l'éditeur.

Un CD (et les DVD aussi) ont vu leur coût de production mais démolis, quasi nullifiés grâce à la production en série de groupes "qui marchent".
Malheureusement, les petits groupes ne sont presque plus accepté et il faudrait presque qu'ils aient déjà du succès pour être édités... Mais c'est pourtant le rôle anecdotique maintenant des maisons d'édition.

Et je n'oublie pas le Black March pour protester: pas d'achat de "culture souillée" par ceux qui signent les chèques des politiques.

Intéressant billet en tous cas.

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Martin a dit :

Très bon article. Je partage votre point de vue.
Ensuite, ok pour ne plus consommer la culture comme avant. Mais bon en voulant pénaliser les industries on pénalise les auteurs et artistes si on décide de ne plus rien acheter.
On peut sélectionner ce qu'on achète ou pas. C'est ce que pas mal de gens font au final : achetant certaines choses, en finançant d'autres, et pour d'autres ne payant pas. Il y a une éthique à s'inventer.
Et bien sûr refuser les DRM. Ensuite certains auteurs/artistes sont souvent confrontés à des éditeurs/producteurs qui leur imposent un tel choix. On est quelques uns à se battre pour faire évoluer les choses. Cela prend du temps. Mais comme vous le dîtes les artistes sont les victimes de l'organisation du système. Acta, hadopi, ça n'a rien à voir avec nos intérêts, c'est un détournement de la part des industries. Ils essayent de nous embarquer dans leur bateau, alors que structurellement nous ne sommes pas du même camp. Il y a de nouvelles choses à inventer.
à plus

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Edhy a dit :

Je lis régulièrement ton blog mais c'est le premier commentaire que j'y laisserai.
Après avoir lu ton article j'ai une fois de plus cette analogie que l'on voit particulièrement souvent en ce moment (présente depuis bien longtemps mais qui ne ce revèle que lors d'événement majeur). L'industrie culturelle (pour faire large :) ) voit ses auteurs et ses consommateurs couler par la faute d'un intermédiaire et je ne peux m'empêcher de faire l'analogie avec le système "alimentaire" on va dire, aujourd'hui de plus en plus de personnes vont faire leur marché (et je suis bien placé pour en parler croyait moi ;) et étonnament de plus en plus de "jeune" (qui étonnament ce remette à cuisiner visiblement)) Pourquoi ? Eh bien tout simplement car cette branche du système "alimentaire" comme je l'ai nommé est POURRI et c'est un petit mot par un intermédiaire qu'est le Supermarché, clairement on a une analogie parfaite, le producteur (maraicher, fromager ...) vends son produit une misère soit directement au supermarché, soit à un collecteur (je pense ici particulièrement au producteur de lait) mais suffisamment pour dire survivre, et en magasin le produit est revendu environ 4/5 fois plus cher alors que le produit n'a subit aucun changement (dans le meilleur des cas) ou a été coupé à l'eau (ex du lait ici), donc au final le producteur vends pour une misère, le consommateur ce fait plumer et le supermarché ce fait les co**lles en or, et bien la même analogie est ici présente, l'auteur c'est le pigeon qui "revends" on va dire au producteur/ayant droit ..., ce dernier vends à un prix totalement déraisonnable au consommateur qui lui ce fait plumer ;). Le seul exemple que j'ai vu viens de toi et de Lady Gaga qui a su imposer son opinion aux ayant droit avec son album à 0.99 €. Et si on colle sa avec l'actualité et notamment l'affaire Megaupload, n'est ce pas étrange ? MU prévoyait d'ouvrir un service "Megabox" qui permettait aux auteurs de vendre directement leurs produits aux consommateurs, en gros plus d'intermédiaire (comme le marché quoi) biensur on pourrait dire et MU c'est quoi alors là dedans ? MU prévoyait et visiblement sa devait être tout à fait rentable de ne percevoir de l'argent que sur la pub donc récapitulatif : MU menace le système établi par les majors et autres ayants droit, ces derniers sentent leurs argent menacer hop hop FBI ... (faut bien que l'argent circulent mais juste un tit peu hein)Ferme moi tout ça pour allez "violation du droit d'auteur", ben dans le fond MU ne faisait que profiter d'une situation et en tirer de l'argent (contraire au P2P sur le fond d'argent et de partage) c'est pas bien grave, mais que l'action ne ce soit porter qu'une fois que le système des ayants droit menacer marque vraiment une volonté de prospéré en faisant crever les autres, les ayants droit sont les prédateurs des auteurs et consommateur.
Je ne propose pas en soit de réelle solution mais plus un retour au contact direct entre auteur et consommateur (voyait les chiffres des concerts) mais aussi l'industrie du cinéma (un bon phénoménal cette année quand à la fréquentation des cinémas) pourquoi si subitement les cinémas ce sont vu remplir ? Parce que d'une on a eu du contenu plus ou moins correct (parce qu'on bon payer 8 euros pour aller voir de la daube :x)et que même si l'internaute DL c'est toujours mieux le cinéma :), et surtout POURQUOI allez acheter un dvd 20 euros (selon mes derniers achat de DVD)alors que la plupart du temps on ne regardera que UNE fois ? Les seuls DVD que j'achète ce sont ceux que je veux dans ma vidéothèque (HP, LOTR, série ... oui c'est une vidéothèque restreinte ^^ ), et pour moins cher le consommateur peut allez voir au cinéma un film qu'il ne désire pas forcément revoir en plus dans les meilleurs conditions (ben ça sa dépends les ciné et la séance ^^) le calcul est vite fait (en plus sa prends pas de place dans les rangements ^^)et AUCUN DRM ... danger FBI et autre (un peu de pub stout).

Donc oui encore une fois c'est l'intermédiaire qui pourrit encore et toujours la filière.

J'ai ptéte été un peu long non ? ^^

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Le Hollandais Volant a dit :

Un peu long, mais parfaitement vrai et clair.
Je suis bien d’accord.

Et +1 aussi pour le cinéma : j’ai moi aussi quelques DVD de films que j’aime voir et revoir. Que ce soit tout seul, ou pour une « soirée LOTR » ou une « soirée HP ». Mais des films normaux, qu’on voit un fois sans plus, oui, le cinéma est une bonne chose.

Récemment d’ailleurs, une loi ou autre a été voté ou proposée pour interdire aux agricultures de ressemer ce qu’ils récoltent.

Bientôt on sera aussi interdit d’avoir son propre potager, tu verra. Idem pour l’arrosage : interdit d’utiliser l’eau de pluie.
Pour vérifier, ils vont mettre un produit dans l’eau du robinet, et si il ne se retrouve pas dans les légumes du jardin, c’est que l’arrosage aura été fait avec l’eau de pluie.

On en est pas encore là. Pas encore.
(la taxation de l’eau de pluie a déjà été proposée, me semble t-il).

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Guenhwyvar a dit :

À propos du potager, y'a pas une loi genre potager perso autorisé uniquement pour consommation personnelle (en gros, interdit de cultiver un peu plus pour en revendre un bout au marché du coin et arrondir les fins de mois) ?

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Edhy a dit :

@ Timo : la taxation sur l'eau de pluie, ou comment faire payer ce qui appartient à tout le monde. Je me souviens à l'époque avoir eu du mal à comprendre pourquoi on payer l'eau, après explications parentale on m'as expliquer que c'était l'extraction ... qui été payante, mais petit à petit j'ai l'impression que l'on nous fait payer les biens naturels :x, concernant les semences non seulement la loi a été proposé (voté je sais pas) mais en plus de ça Mossanto dérrière ne produit que des semences stériles donc y a déja pas grande possibilité de resemencer ces semences. Après faut être réaliste aujourd'hui vraiment très peu de personne peuvent ce passer de ces semences, mais c'est l'intention qui gène ici.

@ Guenhwyvar : ben "normalement" tu n'as pas le droit de vendre sur le marché sans payer ta place (à un prix assez élevée selon les villes et place)et surtout sans avoir les autorisations ... (selon ton domaine tu dois avoir des patentes (autorisations) délivrés par un vétérinaire) donc normalement non. Après je sais que les personnes vendant par exemple des jonquilles au printemps devant les supermarchés ne sont pas "illégaux" donc à voir.

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Pepper a dit :

@ Edhy : je suis tout à fait d'accord avec ton raisonnement.
intermédiaire nous ont toujours pourris; l'alimentaire sont montre très bien ce cercle vicieux.
l'industrie du disque est un intermédiaire; surtout en vue des carences : créateurs = consommateurs.

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Pasta curli a dit :

Tout est une affaire de dépendance. Prenez le pétrole: aujourd'hui il est impensable d'arrêter son exploitation parce que nous avons créé tellement d'industries, de moyens qui nécessitent énormément d'énergie dont nous avons tous besoin pour vivre. Si du jour au lendemain il n' y a plus de carburant, non seulement il y aurait des famines mais plus grave des conflits armés. Ça me rappelle d'ailleurs un livre que j'ai lu parlant du conflit de l'eau dans un futur proche. Tout ceci pour dire que dans la plupart des cas, les intermédiaires sont nécessaires pour faire son commerce. En effet, il permettent aux agriculteurs de vendre leur productions dans tout le pays/monde.
Cependant bien conscients de la dépendance qu'ils suscitent, ils en profitent pour faire leurs choux gras. Les prix qu'ils proposent aux éleveur et agriculteurs sont scandaleux. Ils diminuent les prix au maximum et s'il n'obtiennent pas gain de cause vont tout simplement voir la "concurrence": vraiment très bas. Comme en Afrique et en Amérique du Sud où Jacque Vabre et autres achètent pour une bouchée de pain ce qu'ils vont vendre ici comme un produit de "luxe". Leur image est ternie bien qu'ils essaie de se montrer plus équitables.
Je ne sais pas vous mais je pense que les intermédiaires dans la musique sont inutiles. Certes ils font de la pub aux artistes mais ce sont eux qui récoltent tout le bénef. Les artistes devraient plus faire confiance à leur fans, trouver des donateurs (sortes d'actionnaires) et vendre leurs oeuvres en ligne.

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Edhy a dit :

@Pasta Curli : ta phrase : "Certes ils font de la pub aux artistes mais ce sont eux qui récoltent tout le bénef" me fait penser à une phrase concernant Apple (phrase critique ^^) : "Apple (voir Jobs) rends indispensable ce qui ne l'est pas" eh ben sa donne cette impression les majors, les mecs qui ne servent quasi à rien, enfin qui seraient le plus facilement remplaçable dans la chaine de la musique ont su tout simplement donner l'illusion qu'ils sont indispensable et on même réussi à ce faire le plus gros salaire. Dingue nn ? Enfin ptéte qu'il me manque quelques infos :)

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Titus Crow a dit :


Bientôt on sera aussi interdit d’avoir son propre potager, tu verra. Idem pour l’arrosage : interdit d’utiliser l’eau de pluie.
Pour vérifier, ils vont mettre un produit dans l’eau du robinet, et si il ne se retrouve pas dans les légumes du jardin, c’est que l’arrosage aura été fait avec l’eau de pluie.



Ne rigole pas, c'est déjà *un peu* le cas : renseigne toi sur les cultures de pommes de terre, tu te rendras compte que nous ne sommes pas autorisés à faire pousser n'importe quel type de variétés (en gros, chaque année, un service de l'administration française met à jour un catalogue de variété de patate, et toute celles ne figurant pas sur le catalogue sont interdites), et ce, pour des raisons obscures...

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Non a dit :

Je pense qu'on est face à un problème qui dépasse le cadre du droit d'auteur. La vérité c'est qu'aujourd'hui les systèmes mis en place par nos aînés sont vidés de leur substance et détournés de leur usage premier.

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Little Bob a dit :


j’appelle ça du raquette



Moi j'appelle plutôt ça du racket ;)

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DrEagle a dit :

Est-ce que le couché de soleil que je regarde appartient à l'opticien qui à fabriqué mes lunettes ?
Est-ce que les pensées que je pose sur le papier appartiennent à BIC et CANSON ?

Les idées ne peuvent être brevetées, question de droit (je parle de législation française)... alors pourquoi l'europe des financiers veut-elle changer ça ?

Relisez, ou découvrez, ce petit récit de Stallman; Le droit de lire

Bonne soirée...

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Noviant a dit :

Idem pour les brevets ! Initialement prévu pour protéger les petits inventeurs sans moyens devant les industriels. Il se sont retrournés contre les auto-entreprenuer et petites entreprises au profit des Grands groupes et sociétés internationales qui font travailler des avocats en nombre contre ceux qui n'ont pas les moyens de se défendre.

Par son coût, la justice est devenus l'arme des plus forts contre les plus faibles et les citoyens...

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Alain Ternaute a dit :

Clap clap clap (j'applaudis) Bis ! Bis ! ou plutôt MOAR! MOAR! comme on dit sur le Net. :)

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