Petite introduction aux REGEX

Hier

Si vous n’avez jamais programmé, ou si vous débutez tous juste, alors peut-être avez-vous envie de savoir ce que sont les regex.

Le mot regex est une contraction d’un terme anglophone qui se traduit par « expression régulière ». Une expression régulière est en réalité une suite de caractères (i.e. une expression) dont le format est connu, bien précis (i.e. régulier).

Si je dis que je veux une phrase composée de 3 mots séparés par des espaces et possédant 2, 5 et 4 lettres, alors j’ai crée une expression régulière : le format de la phrase étant connu et bien précis.
Une telle phrase pouvant être aussi bien « Il court vite » ou « je mange bien », car ces deux phrases satisfont l’expression régulière « 3 mots de 2, 5 et 4 lettres ». Cette expression régulière marcherait aussi sur « le chat mange », car il n’est pas écrit que la taille des mots doit être dans un ordre précis (même s’il est tout à fait possible d’en faire une avec cette condition).

Un autre exemple, déjà plus concret, c’est par exemple l’expression régulière « 5 groupes de 2 chiffres, séparés du suivant par un tiret ». Vous devinez ce que représente cette expression ? C’est un numéro de téléphone comme « 01-12-23-34-45 ».

Là où ça devient très amusant, c’est quand on doit dire à l’ordinateur qu’un numéro de téléphone peut être composés de groupes de chiffres séparés par des tirets ou des espaces ou des points ! Les regex permettent de telles actions. Ils permettent même de détecter si le numéro commence par 06 (un portable), 08 (un numéro surtaxé) ou un numéro étranger !

En programmation, on a souvent recourt des expressions régulières. Par exemple, il n’est pas rare que les liens que vous cliquez sur une page web sont produits par des regex : le programme qui génère la page cherche les liens en appliquant l’expression régulière « une suite de caractères qui commence par “http://” ou “https://” ».

Évidemment, les expressions régulières dans un programme ne sont pas des phrases comme « 5 groupes de 2 chiffres, chaque groupe est séparés du suivant par un tiret », mais on écrira plutôt ça :
([0-9]{2}-){5}

Si on analyse ce bout de code, on voit effectivement [0-9], qui correspond au fait qu’on cherche des chiffres de 0 à 9, le {2} qui correspond au fait qu’on cherche des chiffres deux par deux, le tiret, qui désigne le tiret après un groupe de deux chiffres, et le {5} qui signifie qu’on cherche 5 fois un groupe de deux chiffres suivi d’un tiret.
En réalité, cette regex ne marchera pas sur 01-12-23-34-45, car le dernier groupe n’est pas suivi d’un tiret. On écrira plutôt ceci :
([0-9]{2}-){4}[0-9]{2}
(qui signifie « 4 groupes de deux chiffres + un tiret, et un groupe de deux chiffres à la fin, sans tiret »).

Comme on peut le constater, les regex deviennent rapidement compliquées à lire. En général, le programmeur commence par en écrire une partie et ajoute des morceaux au fur à mesure qu’il écrit sa regex, tout comme on écrit la phrase « 5 groupes de 2 chiffres, chaque groupe est séparés du suivant par un tiret » : on commence par traduire le terme « chiffres », puis on dit « en fait, il y en a deux », puis « je veux aussi un tiret », et enfin « je veux tout ça 5 fois de suite ».

Les regex permettent de détecter des choses (des numéros de téléphone dans une page, par exemple). Il permet à l’ordinateur de mettre un sens sur une suite de caractères (il sait que tout ce qui correspond à 5 groupes de 2 chiffres est un numéro de téléphone, et peut, si on lui ordonne, les rendre cliquables pour appeler le numéro en question).
Les regex sont utilisés partout, dans pratiquement tous les logiciels : Word arrive à souligner les liens, Firefox lit le code source de la page avec un parseur, qui contient des milliers de regex, VLC utilise également ça pour les fichiers de sous-titres, et tous les sites web : un site qui demande un numéro de téléphone ou une adresse email sait si ce numéro est correct ou pas grâce aux regex.


Tout ceci n’est qu’une petite introduction aux expressions régulières, destinée aux débutants. Si vous vous lancez là dedans vous verrez rapidement que les possibilités sont énormes, mais également de toute la complexité des expressions représentant une regex.
Vous saurez alors dire à quoi sert ceci :
[a-z]{1,}@[a-z]{1,}\.[a-z]{1,3}
(ça détecte les emails du format simpliste « nomprenom@site.fr » — cette regex est à bannir cependant, car elle interdit des adresses avec des chiffres, des majuscules ou bien d’autres adresses valides…) ; ou bien ceci :
#<\s*/?\s*([a-zA-Z0-9-]+)(?: ((?:\s*\w+=(['\"]?)(?:(?!\g{3}).|(?:(?<=\\\)\g{3}))+\g{3})|(?:\s*[\w-\d]+=[^ >/]+))*(?:[\s\w\s]*))*/?>#S
(qui je l’avoue est vraiment très compliquée, mais qui détecte des choses simples : des attributs dans les balises HTML.

Quelques liens d’aide :
  • Regexper, qui permet de dessiner graphiquement ce que font les regex, par exemple pour le numéro de téléphone : http://www.regexper.com/#%28[0-9]{2}-%29{5} ;
  • Regulex, même genre que Regexper (le même outil est également hébergé chez moi, si vous avez peur d’aller dehors :p) ;
  • un mémo sur les regex ;
  • un autre mémo, celui du site-du-zero.
  • la Regex complète pour valider les emails, toutes les emails, rien que les emails ;
  • une regex étonnement simple pour tester si un nombre est premier ;
  • une page que les références arrière/avant dans les regex (c’est un domaine assez avancé des regex) ;
  • un jeu style Sudoku avec des regex.

The Pirate Bay et le trafic p2p après sa fermeture…

Jeudi 18 décembre 2014

— 4 décembre : il est annoncé que The Pirate Bay sera bloqué en France ;
— 5 décembre : quelques centaines de méthodes de contournement du blocage sont publiées, dont certaines par le PPF ;
— 9 décembre : la police Suédoise a fait un raid contre les serveurs et le site lui-même est définitivement hors-ligne.
— 14 décembre : IsoHunt remet en ligne une archive du site et qui fonctionne.

Le site The Pirate Bay a été bloqué dans une dizaine de pays au fil des années, mais ça n’aura jamais servis à rien : quelques pays (dont les Pays-Bas, en 2014) ont même suspendu le blocage à cause de l’inefficacité, ce qui n’a pas empêché les lobbies du show-biz de continuer à dire que The Pirate Bay était responsable de la faim dans le monde…

Pour terminer, voici (en gros) l’évolution du téléchargement illégal avant et après la fermeture du site (graphique plus complet disponible ici) :


Efficace, non ?
Je trouve aussi.
Mais la lutte contre ce site sera tout de même continuée avec l’argent public (ne déconnons pas : les artistes ont faim, c’est pour ça qu’ils vont tous en Suisse ou en Belgique : il y a plus à manger là-bas).

Et concernant les « méfaits » de The Pirate Bay sur l’industrie du show-biz, des pratiques mafieuses de cette dernière, ou de l’inutilité du combat entre les deux, je vous laisse lire ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça

Que signifie Noël pour un non-croyant athée comme moi ?

Lundi 08 décembre 2014

Pour ma part, il n’a jamais été question de Jésus, de crèche de religion ou de messe.
C’est juste une fête avec des cadeaux, de la neige, un sapin, un père Noël, du chocolat et de la bouffe. Voilà.

Parce que je ne suis pas croyant, ça m’interdirait d’avoir le droit de m’amuser ? Non.
Parce que je "fais partie" des non-croyants, dois-je refuser de participer à l’euphorie collective ? Non. D’ailleurs, ceux qui pensent que je devrais répondre « oui », ils me font penser à des courants sectaires, où tout est imposé et où on n’a le choix de rien…

Je suis de ceux qui pensent que tout le monde fait bien comme il veut : que ce soit Noël, Hhanouka, le Ramadan ou quoi que ce soit d’autre.
Et surtout, c’est pas parce que la fête est d’origine religieuse que tous ceux qui s’amusent ce jour là sont obligatoirement des extrémistes religieux.

Oui Noël, tout comme le nouvel an, sont des fêtes d’origine religieuse, mais franchement, est-ce un crime ? Quel pourcentage des enfants qui reçoivent des cadeaux ou des gens qui se retrouvent pour manger un repas vont à la messe spécialement parce que c’est Noël ?
Je pense que Noël de nos jours n’est qu’une fête, dénuée d’esprit religieux pour la plupart des gens : pour ces gens là comme pour moi, il s’agit de la fête des cadeaux ou du chocolat.

S’il fallait que tous les non-croyants retirent tout ce qui d’origine religieux de leur vie, il ne resterait pas grand chose : par exemple, les jours de la semaine sont nommés à partir des divinités romaines ou encore tous les livres sont imprimés grâce à une invention destinée à imprimer avant tout les textes religieux, ou enfin le terme « ordinateur » dont l’étymologie évoque la religion.

Concernant la laïcité de l’État (ça par exemple), je ne suis pas vraiment choqué que les communes financent la mise en place des décorations de Noël : comme je l’ai dit, Noël est une fête qui n’a actuellement de religieux que son origine. Il serait bien plus scandaleux que l’État interdise la célébration de fêtes de quel-qu’origine que ce soit, et ça, ce n’est pour le moment pas le cas. Être laïque ne signifie pas être athée.

À mon avis on n’avancera à rien en interdisant tout signe religieux : ça ne fera qu’attiser la peur et les haines raciales. Il serait bien plus bénéfique culturellement et humainement d’autoriser à tout le monde tous les signes qu’il souhaite (dans la limite du respect), sans pour autant laisser les institutions publiques prendre partie de façon active.

image de Jennifer Lamb

Tout naturellement.

Mercredi 03 décembre 2014

Regardez ça :



C’est une pomme.
C’est bon, c’est beau, c’est naturel.

Maintenant regardez ça :



C’est du lait.
C’est bon, doux, c’est blanc, c’est naturel.

Et ça :



C’est un lapin mort dans la gueule d’un jaguar. La lapin a été tué sans qu’il ait demandé quoi que ce soit à personne. La mort du lapin laisse probablement tout un terrier de bébé lapins sans parents, destinés à une mort très proche dans le froid hivernal. C’est la nature.

Ou ça :



C’est un serpent corail. Il est joli, hein ? Pourtant son venin est un violent neurotoxique et l’un des plus mortel au monde. Ce serpent pourrait vous tuer. Mais c’est naturel, non ?

Et enfin ça :



C’est de la pechblende, un minerai contenant de l’uranium. C’est ce minerai qui a (en grande partie) été responsable de la mort — entre autre certainement — de Marie Curie, qui a passé une partie de sa vie à étudier la radioactivité.
Ce minéral est donc assez dangereux, radioactif et hautement toxique. Mais c’est une roche naturelle.


Pourquoi tout ça ?
Parce qu’il faut bien dire à un moment ou à un autre que rajouter « naturel » à un ingrédient ou un produit ne suffit pas à rendre ça bon pour la santé.

Si je vous donne un bout de pechblende radioactif avec du venin du serpent corail et un tigre affamé en vous disant sans mentir que « c’est naturel », vous en mangeriez ?

Alors : que vous soyez Mc Donalds, Nutella ou n’importe quelle autre industrie agroalimentaire ou pharmaceutique, arrêtez de dire « c’est naturel » ou « c’est bio » pour vendre votre bazar. Ça sert à rien, ça ne justifie rien du tout et ça ne veut absolument rien dire concernant l’impact sur ma santé. Si vous voulez vraiment coller des étiquettes partout, ajoutez plutôt « merde » ou « cancérigène » sur les produits qui le sont.

Merci.

Navigateurs : deux alternatives à Ghostery

Lundi 17 novembre 2014

Ça fait des années que j’utilise les bloqueurs de publicité et de trackers, notamment à cause de ça. J’utilisais Ghostery pour les trackers.

Mais pour ceux qui n’aiment pas, en voici deux autres, qui sont Libres :

  • Disconnect, disponible sur tous les grands navigateurs ;
  • Privacy Badger, produit par l’EFF et disponible sur Firefox et Chrome.

Personnellement, j’aimais bien Ghostery, mais son côté non-libre me dérangeait un peu. Disconnect est pas mal mais à mon avis pas assez personnalisable. Privacy Badger n’est pas plus complet de ce côté là (même moins), mais il permet de choisir le blocage total des éléments d’une page ou seulement des cookies (ce qui permet par exemple d’avoir les plugins Facebook dans une page sans les cookies persistants). En revanche il bloque bien moins de choses (il ne semble ainsi pas bloquer Gravatar).


Concernant le bloqueur de publicités, j’avais toujours utilisé AdBlock Plus (ABP), mais son passage du côté commercial de la force m’a envoyé voir AdBlock Edge : c’est ABP comme il était avant : il bloque les publicités indépendamment du fait que les sites le payent ou pas.

Facebook a placé des micros sur tous les sites et ne s’en cache même plus…

Samedi 15 novembre 2014

Bam, c’est officiel : maintenant que les boutons Facebook sont implantés sur une vaste majorité des blogs et de sites, Facebook va s’en servir pour vous suivre à la trace et vous profiler.

Oh, ne vous leurrez pas : Facebook fait ça depuis très longtemps, mais là il ne s’en cache même plus. Comment croyez-vous qu’ils se fassent tous ces milliards ? Et j’imagine que la CNIL (lol) ne peut rien faire…

Facebook déclare clairement qu’il vous espionne partout où vous dit bien-sûr que c’est « pour votre bien » et que c’est « pour vous offrir des publicités ciblées ». Quelle charmante attention. Et si je ne veux pas de publicité du tout, je peux ?

Oh, pour les fan de Google ou de Twitter, n’ayez pas peur : ils font exactement la même chose, avec le même type de plugin « +1 » ou « retweet » partout. Ça vous dit quelque chose ces icônes :

capture d’écran des plugins des réseaux sociaux
La solution ? Installer les modules comme Ghostery ou AdBlock Edge (les liens sont pour les modules de Firefox, mais vous trouverez les même pour Chrome ou les autres) : ça bloquera tous les spywares et les publicités en prime (pour AdBlock Edge). Il est intolérable que les sites web laissent Facebook et les autres nous espionner comme ça.

Au passage, si vous avec un blog et que vous voulez laisser vos lecteurs partager votre article en un seul clic, vous pouvez le faire avec de simples liens sans tracker.

Source. Un site lui-même bardé avec près de 14 pisteurs différents dont ceux de Facebook. M’enfin.

ÉDIT : L’annonce officielle est .

Firefox a 10 ans !

Dimanche 09 novembre 2014

image d’un panda roux dans un arbre Le navigateur Firefox, de Mozilla a 10 ans depuis la version 1.0 (on en est à la version 33 à ce jour).

Bon anniversaire, Firefox !

Pour rappel, Firefox est l’un des seuls grands navigateurs qui milite en faveur d’un web ouvert et libre. Tous les autres (Internet Explorer, Chrome, Safari…) ne sont pas libres et sont là uniquement pour permettre à des entreprises de faire du profit.

Si le web n’était pas ouvert comme il l’est actuellement (mais pour combien de temps encore ?), alors ce site n’existerait pas. Beaucoup de sites n’existeraient pas. En fait, l’immense majorité des sites web n’existeraient pas, car il aurait fallu débourser plusieurs millions pour avoir le droit d’apprendre à coder et à faire des sites web (comme c’est le cas pour le plugin vidéo H264, par exemple, que seuls quelques navigateurs ont le droit d’utiliser parce qu’ils ont les moyens de payer).

Heureusement, le web est quand même ouvert aujourd’hui.

La fondation Mozilla, au moyen de Firefox et de ses autres projets est une des rares entreprises à essayer de garder le web ouvert et accessibles à tous.

Essayez d’y penser et d’en tenir compte la prochaine fois que vous choisissez un navigateur, pour vous ou pour quelqu’un d’autre. L’avenir du web en dépend…

image de Louis Engival

Comment nettoyer son ordinateur portable ?

Samedi 08 novembre 2014

Un ordinateur, ça s’entretient. À deux niveaux : au niveau logiciel (suppression des logiciels obsolètes, des fichiers temporaires, défragmentation, etc.), mais aussi au niveau matériel : oui, il faut parfois passer un coup de balai, sinon on risque d’en arriver à quelque chose comme ici !

Vu que je vais parler du démontage d’un ordinateur portable, il peut-être intéressant de disposer du guide de démontage de votre PC : en voilà une énorme liste. Il peut-être intéressant de l’enregistrer sur votre téléphone ou un autre ordinateur que celui que vous allez démonter.

La première chose à faire, c’est déjà de débrancher et d’éteindre son ordinateur.
Pour commencer, retournez l’ordinateur (clavier vers le bas) et secouez-le doucement en tapotant sur le dessous histoire de faire tomber les miettes et autres poussières se trouvant entre les touches du clavier. Il peut être aussi utile d’utiliser un petit aspirateur.

Ensuite, selon votre ordinateur, il sera possible de le démonter plus ou moins entièrement. Le plus important ici, c’est d’arriver à accéder au ventilateur de l’ordinateur : il constitue en effet en un aspirateur à toute la poussière qui traîne dans le bureau, et il faut absolument le nettoyer au moins une fois par an, surtout si vous l’utilisez souvent.

L’ordinateur avec lequel je fais ce guide est un Packard Bell EasyNote MH36. Il est facilement démontable, car il suffit de démonter la batterie puis de dévisser toutes les vis que vous voyez sous l’ordinateur, y compris les deux petites vis qui se trouvent sous la batterie :

dévisser un ordinateur portable Packard Ball MH36
Ensuite, vous pouvez soulever le capot, en faisant attention aux fils qui peuvent être reliés du capot à la carte mère (c’est le cas du EN MH36 qui a son fil d’alimentation accroché au capot : il suffit de pivoter le capot sans trop le soulever, car on veut juste accéder au ventilateur).

Pour retirer le ventilateur, il faut dévisser les vis qui le maintiennent en place (en rouge), ainsi que le fil qui l’alimente (en bleu). On peut aussi dévisser le caloduc et son radiateur car il est particulièrement encrassé ici :
démonter le ventilateur du Packard Ball MH36
Le nettoyage peut se faire selon les cas avec : un coton-tige légèrement humide, un pinceau, un petit compresseur à air. N’y allez pas à la lance à haute pression non plus, ça reste de l’électronique très fragile… Le mieux est d’utiliser un coton-tige humide : l’eau piégera la poussière, ce qui ne peut pas être mal si vous faites le nettoyage à l’intérieur de la maison.

Sur le EN MH36, la grille n’est reliée à aucun composant électronique. On peut donc la passer sous un filet d’eau, et utiliser un pinceau ou une vieille brosse à dent pour frotter. N’oubliez pas sécher longuement et soigneusement les parties mouillées après ça (en le posant plusieurs heures sur un radiateur par exemple ; un sèche cheveux risque au contraire de souffler de l’eau dans les recoins) :

radiateur d’ordinateur portable encrassé
Vérifiez que toutes les sorties et ouvertures sur la coque de l’ordinateur sont propre : grilles d’aération diverses, lecteur CD, lecteur de carte mémoire, ports USB… Si c’est le cas, vous pouvez ré-assembler et revisser tout ça, en faisant attention à bien rebrancher les câbles et à ne pas forcer sur les vis : le vissage doit être simple et les vis doivent être en face des trous.

Une fois le PC assemblé, on peut nettoyer le clavier et l’écran : utilisez pour cela un chiffon légèrement humide. Le mieux ce sont les tissus doux utilisés pour essuyer les lunettes : trempez-les d’eau tiède et essorez-les fortement : ils ne doivent être qu’humides. Essuyez ensuite tout l’ordinateur, de l’écran au clavier en passant pour la coque avec un chiffon sec en évitant les ports USB et les autres prises de branchements. Enfin, attendez quelques instants que toute l’humidité se soit évaporée.

Rebranchez enfin la batterie et le câble d’alimentation.

La SACEM : « je veux être dédommagé pour un préjudice fictif ! »

Mercredi 05 novembre 2014

logo du copyreich Non mais regardez-moi ça :

Les titulaires de droit ne peuvent réagir qu’a posteriori aux contrefaçons commises […]. Ils ne peuvent en revanche, avant toute notification d’un contenu illicite, ni obtenir la réparation du préjudice subi du fait de l’utilisation des œuvres et objets protégés, ni négocier auprès de ces intermédiaires sur un plan contractuel une rémunération en contrepartie de ladite utilisation.

En gros, ils se plaignent de ne pas pouvoir être payés à cause d’un crime qui n’a pas été commis, ni encore été commis selon eux, et de seulement avoir le droit de demander réparation après le préjudice.

C’est moi où c’est là une logique de gros connards bourrés-de-fric-mais-pas-encore-assez ?

Si moi j’annule un voyage important demain car il est possible que je me fasse écraser par une voiture juste avant, et que je demande 1'000'000€ pour le préjudice subit du fait d’avoir annulé le voyage, on va me prendre pour un malade, non ? Alors pourquoi pas eux ?
Et pourquoi (bordel de merde) j’ai le sentiment que ces abrutis auront encore une fois ce qu’ils veulent, c’est à dire une taxe sur ces préjudices fictifs ?

Y a plein de monde qui utilise un service d’hébergement pour faire des backup de leurs fichiers, y compris ceux qui sont sous licence, y compris ceux copiés à des fins de copie de sauvegarde, chose prévue par la loi (en faveur de l’utilisateur) et chose pour laquelle ces connards d’ayants droits ont déjà été payé plusieurs fois (par une taxe sur les disques dur, ordis, téléphones, routeurs, etc. — car oui, ils sont payés par nous pour que nous puissions user d’une liberté que la loi nous accorde)…

Que fait la Hadopi contre ça, sérieux ? Que fait la police contre ces voleurs ?

Mais bien-sûr : une (deuxième) taxe sur l’encre d’impression pour financer le centre national du livre

Vendredi 24 octobre 2014

Un livre ouvert dans l’herbe Ils ne savent plus quoi inventer, au gouvernement.

La ministre veut une taxe (de plus, car il y en a déjà une, en fait) sur les consommables d’impression pour financer le centre national du livre.

La bonne blague.
C’est pas comme si l’encre d’impression était déjà trois fois plus chère que le Chanel n°5, deux fois plus chère que le sang humain (celui des hôpitaux), 1000 fois plus que l’essence et ainsi beaucoup plus que pratiquement n’importe quel autre fluide.

Après vient la taxe… Meh. Ce ne serait pas plutôt l’argent public qu’il faille utiliser pour cela ? Il n’y en a plus ? Ben vous n’avez qu’à demander aux députés de payer leurs putain d’impôts, comme tout le monde, vu qu’ils ne le font pas, pour une bonne proportion, ça vous fera de l’argent.

Sérieux, est-ce qu’ils vont aussi taxer les écrans tactiles pour sauver les constructeurs de souris d’ordinateur ?
Est-ce qu’ils vont taxer les écrans plats pour financer les constructeurs de tubes cathodiques ?
Est-ce qu’ils vont taxer les stylos pour éviter la mort des éleveurs d’oies, vu que le business des plumes d’oies doit être en train de s’effondrer : on vient tout juste d’inventer le stylo bille en 1919, le changement va être difficile, vu que certaines institutions Françaises semblent encore en être restées là (je me demande s’ils ne sont sont pas même restées à Louis XVI, à bien y penser).

Rhaa®…

image de Floringorgan

Ce que je pense des mots-dièses, mégadonnées, arrière-guichets

Jeudi 23 octobre 2014

La technophobie à la française passe ces temps-ci par la nomination des mots nouveaux pour remplacer les mots issus de la langue de Secouejavelot. Depuis au moins deux ans, on ne dira plus les insultes procapitalistes américains « hashtag », « back-office », « bigdata » mais respectivement « mots-dièse », « arrière-guichet », et « mégadonnées ».

On pourra également prétendre que je suis en train de publier sur un blogue (et non plus ni un blog, ni même un web-log) et que une petite image se nomme une imagette et non « thumbnail » (terme dont l’énonciateur risquera bientôt la prison).

Cela me semble un peu poussé, mais j’entrevoie déjà un temps où, rentrant du travail et filant sur le canapé pour regarder un film, on m’interdira d’ouvrir une boîte d’un DVD pour en glisser le disque dans le lecteur BluRay. À la place, j’ouvrirais plutôt la boîte contenant le disque numérique polyvalent pour l’insérer dans le lecteur de rayon-bleu (appareil fonctionnant sur le principe de l’ALESR, je le rappelle), ou alors visionner directement le dit film via le inter-réseau grâce à la boîte-directe de mon FAI (fournisseur d’accès à inter-réseau) pas du tout favori.

M’empêchera-t-on ensuite d’écouter un fichier GE3, téléchargé depuis l’inter-réseau, sur mon ordiphone (au moyen d’un câble BSU, d’un réseau FiSF ou Dentbleue). De toute façon, après ça, j’irais naviguer sur la toile et envoyer des minimessages sur mon parta-lien après avoir ouvert mon logiciel RenardDeFeu sur LinuxMenthe (PetitMou Fenêtres ou Pomme Mac SE 10, c’est selon).

N’est-ce pas ridicule ?

Espèrent-ils vraiment nous forcer à utiliser ces mots, sous prétexte qu’ils sont approuvés par le ministère ?
Alors oui, je suis d’accord que la langue française évolue, qu’il faille intégrer des mots nouveaux, en inventer d’autres. Mais est-il vraiment nécessaire d’en créer dans le but — que dis-je : l’espoir ! — qu’ils remplaceront un jour les mots d’origine étrangère qui circulent dans la langue courante depuis des décennies ?

Surtout que, n’oublions pas, que la plupart des mots simples sont, orthographiquement parlant, complètement massacrés sur les réseaux sociaux, comme livre-visage ou trèsgrandnombre+ voire Piouteur… Les usagers de ces sites-toile ne savent ainsi même épeler les mots « ça », « comment », « salut » ou « bien ».
J’ai du mal à comprendre cet acharnement à tuer et complexifier la langue française avec des terminologies ridicules alors que les mots simples de la langue plus que courante ne sont pas maîtrisés.

À part tenter de vouloir rendre la langue française ridiculement barbare, je ne vois pas, non…

Statistiques de joueurs de jeux vidéos et des sénateurs

Samedi 18 octobre 2014

L’image d’un joueur de jeux vidéos est typiquement le jeune homme geek asocial criminel. Vraiment ?

En France, le syndicat national du jeu vidéo (SNJV) a publié les statistiques suivantes pour 2013 :

  • âge moyen : 41 ans (nouvelle source)
  • pourcentage de femmes : 52% (48% aux USA)
  • (pourcentage de la population qui joue : 48% ; 60% aux USA)

Maintenant la même chose pour les sénateurs :

  • âge moyen : 62 ans
  • pourcentage de femmes : 25%


Pour info, la population française se décompose ainsi :

  • âge moyen en France : 40,8 ans
  • pourcentage de femmes en France : 51,4%

C’est marrant, ça ressemble incroyablement aux statistiques des joueurs de jeux vidéos et pas du tout à celles de ceux qui sont là pour nous représenter.

ÉDIT : Florent me signale ce lien qui modère un peu les chiffres du SNJV. Ceci dit, les deux chiffres dont je parle ici sont modérés dans l’article par… le SNJV lui-même.
Dans tous les cas, je suis d’accord pour mettre un bémol quand aux types de jeux vidéos dont on parle : il est clair que certains jeux PC ciblent d’avantage un public masculin et jeune, mais le PC est loin d’être la seule plateforme de jeu actuelle, et il est certain que les jeux sur la Wii, la DS et surtout sur les smartphones (candy-crush & co, jeux FaceBook) ne sont pas joués uniquement par des ados.

Il y a ceux qui sont assez fort pour Internet, et il y a les autres

Vendredi 17 octobre 2014

chat qui se lèche la patte L’ado qui avait été condamné et purgé sa peine pour avoir filmé et massacré un chat et avoir posté ça sur le net s’est suicidé récemment.

Comment dire… Je pense que le premier commentaire sur Numérama résume assez bien ce que je pense : «  J'ai du mal a avoir de la pitié pour lui. », même si j’ai bien conscience d’être parfaitement odieux et dur.

Je pense pas pour autant que « justice a été faite » : elle avait déjà été faite lors du procès et de sa peine, mais même en ayant purgé sa peine, un voleur connu de tous restera toujours « le voleur » au yeux de la société. Ce genre de choses ne partent pas comme ça… Et sûrement pas sur Internet, qui n’est que le reflet de la société. En fait, Internet vous renvoie dans la gueule en 100 fois plus fort ce que vous faites vous-même, que ce soit en mal ou en bien. Il y a ceux qui sont assez fort pour survivre à ça et les autres.

Maintenant, je n’en doute pas une seconde : on va encore voir déferler tous les élus et les éducateurs pour dire que Internet est dangereux et que ça pu, alors que c’est faux : un voleur à la tire qui prend le sac à main d’une mémé se prendra lui-aussi des coups de poing dans la gueule, en plus d’être arrêté. La place du marché serait donc aussi dangereuse ? Non. Il n’y a pas de différence entre Internet et le monde réel : comme j’ai dit, Internet est le reflet du monde réel. C’est le monde réel. La réaction des gens est la même, c’est juste qu’il y a plus de gens pour regarder…

Et comme il y a des morts et des suicides, il y a aussi des choses magnifiques, comme quand les internautes du monde entier se cotisent pour donner 3000$ à un sans abri. Ou alors tous les animaux sauvés par des gens de bien, qui eux aussi mettent leur exploits sur le net. Ce sont plutôt eux qu’il faudrait médiatiser et encourager, non ?

Mais ça, malheureusement, les médias n’en parleront pas. Ils préfèrent bien-sûr alimenter la haine, la peur, la destruction, plutôt que les choses admirables qui se font de part le monde. La peur, c’est bien plus vendeur…

image de Tambako

Hadopi vire de bord (un peu)

Jeudi 02 octobre 2014

La Hadopi a toujours été vue comme une autorité anti-partage, pro-majors et pro-business. Et c’est bien vrai.

Mais… il se pourrait que la vent change un peu : la Hadopi qui devait (selon la ministre et les ayants-droit) uniquement sanctionner les internautes avec des courriers de manace, pourrait maintenant réfléchir à autre chose, en l’occurence la rémunération des artistes en fonction du nombre de partages fait sur les réseaux de téléchargement.

Le fait est, en fait, que dans l’industrie de la culture, il y a quelques acteurs/groupes très grassement payés, et beaucoup de gens peu voire pas payés du tout par les labels de disques. Ceux qui sont beaucoup payés sont ceux dont le nom pèse dans le domaine, bien souvent grâce aux choix faits par les labels eux-mêmes. C’est donc un cercle bien vicieux : les artistes les plus riches sont les mieux payés et les autres ne décollent jamais.
Certains groupes ont d’ailleurs quitté leur labels depuis longtemps et distribuent maintenant leurs chansons sur les réseaux P2P où sur leur sites directement.

La Hadopi pourrait chercher des méthodes de rémunération en fonction du nombre de partages et de téléchargements : les plus téléchargés sont plus rémunérés, ce qui est bien logique et plus « juste ».
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle veut faire ça.

Notons bien que les ayants-droits ne sont pas du tout ce cet avis…
Les PDG des gros majors critiquent cette décision : selon eux, cette institution payée par le contribuable devrait ne servir que les intérêts des majors, selon leur règles uniquement.

Je ne pourrai que féliciter ce changement. Il reste bien-entendu à voir ce que cela peut donner dans les faits, mais c’est une bonne chose qu’ils manifestent la volonté de solutions plus progressistes que la simple répression et l’interdiction d’un acte de partage.

J’espère juste qu’un éventuel retour de ce cher $arko ne va pas tout flinguer, mais ne soyons pas pessimistes.

À tous les connards payés à pas faire leur boulot correctement

Mardi 30 septembre 2014

fu face
Putain, ça m’énerve ça, les gens qui me prennent sciemment pour un con avec trois tonnes de mauvaise foi en prime…

Mon coup de gueule va aux transporteurs de colis (GLS en l’occurrence mais c’est pas le seul, dont une recherche sur un moteur de recherche vous donnera un avant goût édifiant).

J’ai commandé un colis sur le net, avec numéro de suivi et tout le bordel. Aujourd’hui, je devais avoir la livraison du colis. Je travaille : s’il passe durant mes heures de travail, tant pis, c’est moi le fautif, il repassera demain je ferais en sorte d’être là.

Sauf que là, coup de chance : il est passé 30 minutes après que je sois arrivé chez moi.

Du moins… C’est ce qu’indique le site internet ; et en dessous « colis non livré : absent ». Wtf ? Je suis chez moi, personne n’a frappé à la porte, ils m’ont pas appelé (alors que leur email de prévis de passage m’indique bien qu’ils ont mon numéro).

Ils mettent ensuite « avis de passage déposé ». Ah ? Où ça ? Sous une tuile derrière l’église ? Parce qu’il n’y a rien dans ma boîte aux lettres, hein (pourtant mon nom est écrit clairement dessus). Rien non plus dans les e-mails, pas de SMS non plus, ni coup de fil.

Je les appelle (déjà faut être con pour les appeler, à 1€35 l’appel et 0,35€/min…) : c’est juste un répondeur qui nous demande de rappeler dans quelques minutes et qui finit par raccrocher tout seul. Fait chier.

Sérieusement ?
C’est possible de faire son boulot aussi mal, de raconter de la merde (« avis de passage déposé » alors que c’est pas vrai) ?

Oh, et je gueule contre GLS, mais la poste (ou plutôt son équivalent hollandais, Post-NL) c’est pas vraiment mieux : combien de fois j’ai pas attendu, me suis levé plus tôt que d’habitude pour attendre qu’on sonne à la porte et découvrir beaucoup plus tard un avis de passage dans la boîte aux lettres ?

Faut faire quoi maintenant : attendre dehors, armé, avec un gilet jaune fluo et une pancarte ?

Après on dit que je râle, mais ça ce sont des choses qui m’énervent : payer un service qui au final ne nous rend pas service du tout. Ce serait aussi stupide que de devoir payer un docteur qui ne nous soigne pas, vous voyez ? (c’est sûrement pour ça que j’y vais jamais…).

Vivement que tout ça soit remplacé par des drones robotisés, hein, au moins on aura plus tout ce foutage de gueule.

Fu.

Pas de fusion entre le CSA et la Hadopi

Mardi 23 septembre 2014

pirates légo
Et c’est une bonne chose. On n’a pas besoin de la CSA là où il n’a aucune compétence ni autorité (Internet n’est pas une télé, c’est beaucoup plus que ça).

Je trouve aussi plus juste qu’ils s’attaquent aux sites pirates plutôt qu’aux utilisateurs. C’est comme ça qu’il faut agir.
Après tout, faut bien remonter à la source, même si ça coûte plus cher : si quelqu’un distribue gratuitement de la drogue dans la rue, les flics ne verbalisent pas les passants, mais bien celui qui distribue, non ? Bon alors.

Après, j’ignore comment ils vont s’y prendre, mais je préfère qu’ils taxent les revenus des sites de partage plutôt qu’ils fassent fermer tout ça.

Pourquoi ?
Tout simplement parce que Mega, ThePirateBay, PopCorn-Time et tous les autres sites de partage comme ça sont de très loin plus pratiques, plus rapides à utiliser que n’importe quelle offre légale.

L’offre légale est d’ailleurs lui-même merdique à cause à cause du cadre légal vieilli, totalement inadapté à Internet : la loi dit qu’un film ne peut être diffusé à la TV (et donc au plus grand nombre) qu’après 2 ou 3 ans d’attente après sa sortie. Vous pensez qu’on va attendre tout ce temps pour aller chercher ce film en ligne ? Bien-sûr que non : le film existe, tout ce qui nous retient de le voir c’est le fait qu’un ancêtre a décidé un jour qu’on devait attendre pour ça…

Je suis d’avis que tout le travail fait par les hackers et les programmeurs derrière Mega ou TPB, c’est un travail que les États devraient encourager. En plus, ça rapporte beaucoup d’argent : rares sont les sites de partage qui ont fermés par manque de moyens (à vrai dire je n’en connais aucun, par contre, je connais des gens devenus riches grâce à ça). D’ailleurs, contrairement à ce que disent les ayants-droits, pas mal de producteurs, d’acteurs et d’autres personnels sont contre cet acharnement contre les sites de partage, car c’est un combat qui coûte cher pour ne rien rapporter alors que s’allier avec ces sites pourrait rapporter sans rien coûter.

Le problème c’est juste que ceux qui font les lois ne voient pas tout ça. Là où on peut voir des créateurs de richesses (taxables en plus !), eux ne voient que des criminels. Il est là le soucis.

Et dire « oui mais ils sont hors la loi » ou « ils ne font que leur devoir » n’est pas une excuse : si quelque chose de hors la loi est quelque chose de bien, c’est que c’est la loi qui est mauvaise, c’est tout, et j’ai le souvenir que certaines personnes sont payées très chers pour s’occuper de ce genre de choses.

image de Joriel

Pourquoi Hollande ne s’abrite pas quand il pleut

Jeudi 18 septembre 2014

Une journaliste demande à François Hollande pourquoi il ne s’abrite pas quand il pleut, alors que ça fait plusieurs cérémonies qu’il choisit de passer sous la pluie sans parapluie.
Déjà, je pense qu’il y a des questions plus importantes qu’on aurait pu lui poser, mais bon passons, car ça reflète le journalisme « pipole » et le niveau de sérieux de la politique actuel…

J’aime bien sa réponse, même si je ne pense pas qu’il soit la personne qui puisse parler comme ça. Je n’en sais pas plus sur José Mujica, président de l’Uruguay, mais Hollande devrait prendre exemple lui :

Délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, "au bout d'un chemin de terre" en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucia Topolansky, à des fins commerciales, et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des "petits entrepreneurs", conservant pour lui-même l'équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme. Le patrimoine du couple présidentiel provient pour la majeure partie de madame (Mujica n'ayant comme seul bien qu'une Coccinelle de 23 ans) et est évalué en 2012 à 4,2 millions de pesos uruguayens (environ 170 000 euros).

Son engagement va encore beaucoup plus loin : lors de la vague de froid qu'a subi le pays en juin 2012, il a immédiatement inscrit la résidence présidentielle sur la liste des refuges pour les sans-abris.


(Source : Wikipédia)

Après seulement je pourrais écouter ce bonhomme donner des leçons de « respect ».

La France adopte la censure arbitraire du web Français

Jeudi 18 septembre 2014

Hop, maintenant les autorités pourront faire bloquer n’importe quel site web sans passer par la case « justice ».

Dit autrement : le gouvernement peut faire taire n’importe quel citoyen de façon arbitraire ; considérant que le web en 2014 constitue en réalité le médium qui permet à un individu de s’exprimer aussi largement que les média traditionnels le permettent aux politiciens.

Actuellement les sites web seront bloqués au niveau des DNS. C’est donc aussi efficace que bloquer un nuage avec une passoire : Sebsauvage liste d’ailleurs quelques méthodes assez simples pour contourner tout ça.
Mais dans le futur, ça sera par blocage par DPI, donc par espionnage généralisé des communications, par l’interdiction et la criminalisation des services VPN ou de TOR et des autres méthodes de chiffrement et d’anonymisation sur le net.

Et actuellement, malgré quelques députés lucides, le gouvernement est totalement paumé sur la question Internet, ou alors semblent s’en ficher complètement, ce qui les intéresse serait alors véritablement le flicage et la dictature 2.0 (parce que franchement, c’est pas possible d’être aussi paumé et de s’abstenir de consulter quelques experts sans y mettre de la volonté de vouloir censurer les citoyens et contrôler tous les média y compris Internet).

Hadopi s’attaque aux sites de streaming

Lundi 15 septembre 2014

le veritable visage de la hadopi
Dans une interview d’Éric Walter (secrétaire général de la Hadopi), ce dernier donne plus d’explications sur les méthodes qu’ils comptent employer pour ça. Je vous laisse lire tout ça sur Numérama.

Je reviendrais juste sur le dernier mot de l’interviewé :

Nous ne sommes plus aujourd’hui dans un monde où nous pouvons contraindre l’utilisateur à une suite de frustrations. Ce sont ces frustrations qui l’incitent à utiliser des services escrocs. L’action que nous allons essayer de commencer à besoin de l’aide des offres pour réussir. Ce seront toujours elles qui feront la différence.

En gros, la Hadopi reconnaît que l’offre légale est merdique à telle point que même les derniers utilisateurs ayant encore une once de volonté à rester dans l’offre légale finissent par s’enfuir pour aller sur les sites de téléchargement illégaux, bien plus rapides et simples à utiliser et au catalogue largement plus complet.

C’est marrant, car en ce qui concerne le streaming, l’actualité ne cesse de parler de… quoi donc déjà ? Ah oui : Netflix qui arrive en France. Et quoi d’autre déjà ? Ah oui : que Netflix se heurte aux dispositions légales française concernant le catalogue qui lui est permis d’offrir aux internautes : les plus grands succès de Netflix aux USA ou ailleurs seront tout à fait indisponibles en France (comme Game Of Thrones), et Netflix sera forcé à proposer les séries françaises aux internautes (Plus Belle La Vie, typiquement).

C’est bien Hadopi. Vous comprenez où est le problème (le matraquage des internautes et des blogueurs ne doit pas y être pour rien, si ?). On vous attend au tournant, parce que ça fait bien 5 ans que vous existez, l’offre légale n’a pas changée et à chaque fois vous (et les ayants-droits en général) avez condamné les solutions innovantes mises en place par les entrepreneurs qui réussissent et les internautes, tels que Netflix, Mega ou encore PopcornTime alors que vous auriez pu faire concurrence à ces acteurs là avec des plates-formes potables mais légales…
Vous auriez largement eu le temps en plus : Netflix existe depuis 17 ans, tout de même. Alors que vous n’avez même pas su prendre un stagiaire pour coder un site web de streaming potable, Google est passé de deux gus dans un garages à l’une des plus grandes entreprises du monde (juste à titre d’exemple, hein, et c’est pas le seul empire monté durant ce temps).

Pour finir, voici une autre citation (de Walane, à propose du piratage en Norvège, qui s’était effondrée grâce à une bonne offre légale) :

Le jour où l’on entendra « c’est plus facile pour moi de regarder un film légalement que de le pirater », le piratage s’effondrera.


image de Geoffrey Dorne

C’est un criminel : il joue aux jeux vidéos !

Vendredi 05 septembre 2014

Lu dans la presse les ragots nationaux : « un ado tue sa sœur et blesse son petit frère avec un couteau ». C’est un drame horrible, on est d’accord.

Comme d’hab, la presse s’est jetée sur la preuve irréfutable qui fait de n’importe qui un tueur sangunaire violent pédo-nazi pirate : le fait de jouer aux jeux-vidéos.
C’est sûr que jouer au jeux vidéos fait de vous un monstre. Bien plus que tout le reste : santé mentale, situation familiale ou scolaire, violence dans la société…

De toute façon c’est typique :

  • la père buvait t-il un café tous les matins ? Oui, mais ça n’a rien à voir.
  • ses copains à l’école mangeaient à la cantine plutôt que de rentrer à la maison ? Oui, mais ça n’a rien à voir.
  • la pelouse était tondue ? Oui, mais ça n’a rien à voir.
  • l’ado avait-il un smartphone ? Oui, mais ça n’a rien à voir.
  • l’ado joue-t-il sur son ordinateur ? OUI, OMFG ! ÇA DOIT VENIR DE LÀ ! VOILÀ UNE PREUVE QU’IL EST COUPABLE ! IL FAUT INTERDIRE ÇA ! C’EST LA FAUTE AUX JEUX VIDÉOS© !

Dans ce cas, je me rends : j’ai moi aussi un stock d’armes chez moi. Voyez vous même :

quelques jeux vidéos
Ça y est, je suis un terroriste…

Pour le PDG de SACD, ouvrir un blog c’est être un pirate

Lundi 01 septembre 2014

Pour Pascal Rogard (PDG de la SACD, un collectif d’ayants-droit), la neutralité du Net, c’est mal.
Pour lui, le problème c’est que : « chaque internaute peut devenir diffuseur et dès lors qu’il devient diffuseur, il porte atteinte naturellement aux droits de propriété intellectuelle ».

Et diffuser ses propres écrits, des fichiers personnels, des photos à soi et des documents en partage libre (licence CC), c’est de l’atteinte à ton copyreich, con@!#* ?

Ils m’énervent ces anti-libertaires qui veulent conserver le monopole de la propagande et du marché de temps de cerveau ! C’est pas croyable.

Ils ont pas encore compris que certaines personnes n’en ont rien à foutre du show-biz et préfèrent diffuser leur art librement ? Et que parallèlement certains diffuseurs (les blogs, quoi) sont bien content de ça car ils ont à disposition une banque d’œuvres pour agrémenter leur blog ou site web (mais aussi affiches, livres, films…) avec comme seule condition un petit coup de pub à l’artiste en retour ?

Y a vraiment des connards qui voudraient interdire le gratuit et toucher des taxes sur tout. Surtout sur les œuvres et le travail des autres.

Bientôt, refuser une puce dans le cou vous coûtera cher…

Dimanche 31 août 2014

cochon tirelire santé Je vous laissez d’abord lire l’article de Walane La garantie d’une assurance maîtrisée au détriment de l’assuré : tout est dit concernant le début d’une ère où la vie privée devient un produit qu’il faut mieux vendre à ceux qui savent quoi en faire pour vous entuber.

Si avant les données personnelles se cantonnaient aux préférences de site web, aux produits consommés (boisson gazeuse préférée, ou marque de téléphone favorite) vendue à des publicitaires, maintenant ça va beaucoup plus loin. Trop loin selon moi.

Les applications pour smartphone, et les constructeurs de ces derniers captent votre rythme cardiaque, analysent les photos de votre bouffe ou comptent le nombre de pas que vous effectuez dans le but de vendre ces informations aux compagnies d’assurances, publicitaires, professionnels de la « santé ».

Si vous prenez trop de photos de hamburger, que votre téléphone ne bouge pas et que vous ne marchez jamais, la compagnie d’assurance déduira que votre régime de vie est malsain (bouffe mauvaise, assis toute la journée, etc.) et votre police assurance sera plus chère : assurer un client qui risque de faire un AVC dans 3 jours est plus risqué pour eux.

Voilà où on en est.
Ce n’est pas le futur. C’est le présent. Certains assureurs ont déjà des contrats comme ça.

Et tout ceux qui n’ont pas de smartphone ou de bracelets-mouchard voire bientôt de puce dans le cou payeront plus cher, tout simplement car votre silence envers les compagnies d’assurances sera perçu comme un « quelque chose à cacher » qui pourrait leur coûter cher, même si vous êtes en bonne santé.

Et vu que les assurances sont une escroquerie obligatoire, il y a fort à parier que beaucoup de monde va accepter de plein gré d’être espionné…

Mais c’est pour notre bien, notre santé. Paraît-il.

image

Non, non, non, une pompe à chaleur n’a pas un rendement sur-unitaire.

Dimanche 31 août 2014

danger high tension logo
Combien de fois faudra t-il le dire : les machines à énergie surnuméraire c’est du charlatanisme (et les charlatans qui les présentent le savent très bien).

Le truc inévitable dans les débats après ça, c’est qu’il vient toujours la question des pompes à chaleur. En effet, on présente les pompes à chaleur comme une machine avec un rendement de 4 ; 5 voire de 10.
Cela est bien-sûr totalement faux. En physique, le rendement n’est jamais supérieur à l’unité. Il l’est sur la carte-bleu peut-être, mais pas en physique.

La grandeur que vous regardez là et qui est plus grand que 1, c’est le coefficient de performance de la pompe à chaleur. Ce nombre correspond à la réduction de la facture d’électricité.

La pompe à chaleur utilise un système mécanique de pompes et de compresseurs pour déplacer un fluide d’un endroit où se trouve de la chaleur (le sol de votre jardin) vers un endroit où on veut que cette chaleur soit (l’intérieur de votre salon). Pour qu’une pompe à chaleur fonctionne, il faut l’alimenter en électricité.
Le coefficient de performance, c’est le rapport entre la chaleur extraite du jardin et restituée à votre salon et de l’électricité que vous avez dû fournir pour effectuer cette extraction, autrement dit, ça informe sur la quantité d’électricité que vous avez économisé par rapport à chauffage électrique (la coefficient de performance d’un chauffage électrique est de 1).

Si le coefficient de performance est plus grand que 1, ça signifie juste qu’il est plus rentable d’un point de vu économique d’utiliser une pompe à chaleur que d’utiliser un radiateur électrique. C’est tout.

Il n’est pas question de production énergie, mais de transport de chaleur. La pompe à chaleur va chercher des calories (de la chaleur) dans le sol (il y en a toujours, même en hiver) et les déplacer dans votre maison au moyen d’un fluide que l’on va forcer à capter et libérer cette chaleur quand on veut. On ne produit pas d’énergie, on ne revend pas d’énergie à EDF, on ne gagne pas d’argent : on en dépense juste beaucoup moins car on prend la chaleur du sol (que personne n’utilise) pour l’utiliser dans la maison, et ce transport coûte moins cher qu’utiliser un chauffage électrique ou à gaz.

L’utilisation d’une pompe à chaleur ne vous permettra pas de vous passer d’une facture d’électricité (ou alors vous devez pédaler…). Elle réduit juste la dite facture.

Image de Paulina Clemente

[MAJ] Le Parisien qui se croit tout permis…

Jeudi 28 août 2014

are you fucking kidding me Elles me font marrer les entreprises qui découvrent l’Internet. Elles ne comprennent pas que sur le Net tout le monde est un peu à égalité quand il s’agit de déposer un nom de domaine ou d’ouvrir un site, créer un blog et publier du contenu.

C’est le cas du journal « le Parisien », qui attaque le blog « theparisienne.fr » pour contrefaçon.

S’en suit évidemment un gros effet flamby contre le Parisien. Mais ça ne s’arrête pas là : le directeur du journal ment ouvertement pour se défendre (je cite Nikopik, lui-même d’ailleurs dans une affaire du genre) :

  • Quand Jean Hornain prétend que la blogueuse a voulu déposer sa marque The Parisienne, il ment puisque ce n’est pas le cas.
  • Quand il prétend qu’il y a eu discussions infructueuses, il ment puisqu’il a refusé le dialogue. Un des synonymes du mot « discussion » est « échange », or Monsieur Hornain a jusqu’à présent ignoré la blogueuse incriminée.
  • Quand il affirme qu’ils sont toujours ouverts à la discussion, il ment pour la même raison que précédemment. Sauf qu’ils sont maintenant bien obligés de tenter de discuter suite à l’ampleur que prend cette affaire et à la mauvaise image qui est maintenant associée au journal.

Et comme tu dis, les journaux et autres boîtes armées d’avocats n’ont même plus honte de raconter des conneries.

J’aimerais qu’ils se mettent dans la tête qu’on n’est plus à l’ère où la divulgation d’informations est réservée à une élite payée par l’état, mais que tout le monde peut le faire (et on ne s’en prive pas). Ils devraient aussi se mettre dans le crâne que tout ce qui est publié sur Internet y restera indéfiniment : les blogs sont recopiés partout à l’infini, la censure est impossible : il restera toujours quelque part une copie du document censuré (c’est l’effet Streisand, et plus la censure est féroce, plus le document visé sera divulgué). Enfin, sachez que les webmasters et les internautes ne sont pas abrutis (en partie parce qu’on lit sûrement moins vos feuilles de chou que la génération précédente, qui ne pouvait s’informer qu’avec les médias devenu désuet), et les prendre pour des cons se retournera forcément contre vous.

Ça me gave que certains gogos se croient tout permis, partout et tout le temps.

Mais tout ça n’arriverait pas s’ils ne prenaient pas comme marque un nom commun comme « le parisien ». Attaquer les gens parce qu’ils utilisent un nom commun, faut quand même pas être net.
C’est quoi la prochaine étape ? Attaquer la municipalité de Paris pour avoir un nom qui ressemble au journal ?


[MAJ] 30/08/14 : non content de causer droit-d’auteurs, le journal n’hésite pas à utiliser des photos de tout le monde sans rien demander. Pas de bol, la photo n’était pas libre de droits…

image du parisien avec la photo volée
Juste retour des choses, je trouve.

Mais la photo a depuis été changée… sûrement par une autre photo non libre de droits…

[MAJ] 16/11/14 : Finalement le journal arrête son action en justice.

En vrac août 2014

Samedi 23 août 2014

chat assis sur un ordinateur portable Il se passe plein de choses, beaucoup de bordel dans le monde politique et social (comme d’hab en fait), donc voilà un petit récapitulatif.

  • Rightscorp, une société du style de TMG qui chope les vilain pirates veut que les internautes payent une amende sinon leur connexion ne sera pas rétablie une fois coupée. Ce serait déjà oublier que (ici en tout cas), tout le monde paye déjà l’amende avant même d’avoir téléchargé quoi que ce soit : ça s’appelle la taxe copie privée. On paye en effet parce que les éditeurs estiment qu’un support de stockage (clé USB, disque dur…) va forcément servir à contenir des contenus piratés.
  • Même principe pour Google et d’autres ayants droit : les ayants droit de combats de catch demandent à Google de déréférencer les futures vidéos de catch. En général, on attends qu’un crime soit commit avant de chercher les coupables et prononcer une sentence, ben dans le monde du Copyreich, non : on puni avant même que le crime ne soit commit. Avant même qu’il ne soit possible.
  • Il semblerait que les élèves un peu trop intelligents et qui remettraient en cause le rôle de la propagande l’éducation dans la rédaction de leur copies doivent mériter un 0/20. C’est marqué dans les barèmes de correction du brevet des collèges.
  • L’armée est sensée défendre un peuple contre les envahisseurs. Là, elle défend les gouvernements contre leur propres citoyens.. Aux USA, comme d’hab, où les policiers portent des armes lourdes. Il semble que ça parte un peu en guerre civile par contre. TF1 en parle de ça ?
  • Étape 1 : Microsoft décide d’installer une de ses filiales à Munich, ville symbole du passage des administrations sous GNU/Linux. Étape 2 : Munich songe à repasser sous Windows. Bien-sûr, tout ceci n’est que pur hasard…
  • À partir d’aujourd’hui, l’Homme a déjà épuisé toutes les ressources que la nature lui permettait jusqu’au 31 décembre. L’Homme consomme plus que ce que la nature peut donner.
  • Parce que Java c’est sans bug, totalement sécurisé et très léger, le gouvernement Français a décidé de conserver cette merde dans le système de vote par Internet.
  • Vous avez une Box Internet avec une offre TV que vous n’utilisez pas mais quand même reliée à votre écran pour y diffuser vos DVD ? Vous payerez quand même la redevance (130€/an) ! En fait, si vous avez un seul appareil contenant un tuner TV, vous payez. Faites comme moi : prenez un FAI sans offre TV et un video-projecteur.
  • En France, Netflix sera un acteur comme les autres : si vous comptiez chercher des films récents, ce n’est pas la peine, la législation Française l’interdit et Netflix ne compte pas se battre. Bref, tout le monde restera sur un autre service, avec des films récents, gratuitement, rapidement et en HD… Mais illégal, paraît-il.
  • Nikopik fait maintenant partie des blogueurs ayant aussi reçu des menaces pour une supposée enfreinte au droit du Copyreich. Visiblement, c’est un gamin qui s’amuse à envoyer des e-mails de menaces.
  • Après la police, la gendarmerie et d’autres, l’armée aura maintenant aussi son système de fichage fermé et opaque. L’excuse ? Le terrorisme, bien-sûr. Parce que tous les citoyens sont à la base des terroristes.
  • Il n’y a qu’aux USA où un collégien peut-être arrêté par la police pour avoir écrit un devoir où il raconte avoir tué le dinosaure de ses voisins. Meh. Même chose pour Steven Spielberg, maintenant critiqué pour avoir tué un tricératops.

Sinon les Connards Professionnels nous ont gratifié d’un excellent article sur les banques.

Image de Byron Chin

Cosmos : A Spacetime Odyssey

Samedi 16 août 2014

Cosmos est une série TV culturelle débutée en 1980 par Carl Sagan. Ce fut durant longtemps une des émissions documentaires les plus vues sur Terre (par plus de 500 millions de personnes dans 60 pays différents).

À sa mort en 1996, sa veuve ainsi que Neil deGrasse Tyson décident de continuer la série. En 2014, le projet est diffusé à la TV sous le nom Cosmos : A Spacetime Odyssey.

J’aimerais partager cette série avec vous : ce sont 13 épisodes d’environ 45 minutes chacun qui parlent de l’univers, de l’espace-temps, de la vie, de l’évolution, de l’homme, de l’exploration spatiale, des trou noirs et des grandes découvertes scientifiques (pourtant pas les plus connues) : de G. Bruno et Copernic à Faraday, en passant par Newton, Herschel, Halley ou encore par le français Mouchot.

Outre l’incroyable travail de vulgarisation fait dans cette série, les images et les animations d’explications sont magnifiques et très prenantes.

Il existe une version disque aux USA (zoonée (!)) disponible en import plus ou moins simplement, sinon on trouve aussi l’émission ailleurs sur la toile — et les sous-titres (à défaut de pouvoir le trouver en France autrement à ce jour).

Si vous aimez les émissions scientifiques, les documentaires sur l’univers ou la place de la vie et de l’homme en son sein, je vous conseille d’y jeter un œil. Ça vaut vraiment le coup :

cosmos a spacetime odyssey
Un résumé des épisodes est disponible sur Wikipédia, si un épisode en particulier vous intéresse.

Renard… Panda… Firefox… Logique ?

Vendredi 15 août 2014

un renard de feu qui dort Le navigateur Firefox a pour logo un panda roux, et bien que le nom « fire fox » peut se traduire littéralement par « renard de feu », ce n’est pas un renard.

Certains de crient à l’illogique des anglais ou du navigateur pour ça.


Ben voyons voir un peu :

  • Un cochon d’inde : c’est un rongeur qui n’a rien d’un cochon et ne vient pas d’Inde mais d’Amérique du Sud. Logique ?
  • Le lion de mer : ce n’est pas un lion. Même chose pour pour le léopard des mer, le cheval de mer, l’éléphant de mer. Logique ?
  • Le thé rouge n’est pas du thé mais une toute autre plante. Logique ?
  • La chauvesouris : pas une souris et pas chauve. Logique ?
  • Le Poisson chat : pas un chat. Logique ?
  • Le hollandais volant : pas hollandais, pas volant. Logique ?
  • Le petit-suisse : pas suisse, mais normand. Logique ?
  • L’étoile du berger : pas une étoile. Logique ?
  • La pile rechargeable : pas une pile, mais un accumulateur. Logique ?
  • La tomate cerise : pas une cerise. Logique ?

Alors non, le nom « Firefox » pour un panda n’est pas plus inapproprié que que celui pour cochon d’inde pour un rongeur venu des Andes.
C’est juste le nom qui est comme ça en fait. L’animal « Firefox » (nom anglais) est un « Panda Roux » en français.

image de Raphaël Quinet

D’où sort tout l’argent de Facebook ou Google ?

Vendredi 08 août 2014

facebook hq photo En 2013, Google a généré un chiffre d’affaire de 60 milliards de dollars (13 milliards de bénéfices net) et Facebook de 8 milliards (2,8 milliards de bénéfices). Pas mal pour des services gratuits…

D’où vient tout cet argent ? Qui paye Google et Facebook ?

Si les sources de revenus de Google sont aujourd’hui monstrueusement diversifiées, tout comme la firme (qui fait maintenant aussi bien de la robotique, du lancement de satellites en orbite, des voitures sans pilotes et de la bio-ingénierie) il a commencé par le même modèle économique que Facebook le fait encore aujourd’hui : la publicité.

Les services que proposent Google et Facebook aux internautes sont des services gratuits : on ne paye pas pour s’inscrire ni pour utiliser le site (en tout cas, pas avec de l’argent, et pas le grand public).

Le modèle économique de la publicité fonctionne dans une sorte de boucle, et celui qui la paye, c’est l’internaute, le consommateur, vous et moi par exemple (même si je bloque la publicité, personnellement, mais ça ne change rien).
Il faut savoir que quand vous achetez une bouteille de Coca-Cola par exemple, une partie du prix sert à financer les campagnes de publicité faites par la firme. Ces campagnes sont les pancartes dehors, les spot à la télé ou… les encarts publicitaires sur le web. Coca-Cola paye des sites pour qu’ils affichent une image « buvez Coca-Cola ! ».

Ce site web, ça peut être Google ou Facebook, surtout qu’on parle là des deux sites les plus visités au monde, avec chacun plus d’un milliard de visites par jour. Coca-Cola n’est pas la seule entreprise à payer Google et Facebook pour qu’ils parlent d’eux. En fait, toutes les marques le font. Toutes les entreprises ont besoin de se faire connaître et sont prêtes à payer beaucoup d’argent pour ça.

Là où ça devient encore plus intéressant dans le cas de Facebook, c’est que ce dernier sait exactement qui sont chacun les utilisateurs. Quand vous « likez » la page de Coca-Cola, Facebook sait que vous aimez ce produit et va donc vous afficher les derniers produits de la marque. Pour Facebook, ce profilage des utilisateurs est d’une grande valeur : vu que Facebook sait exactement qui aime quoi, il va pouvoir dire à Coca-Cola qu’il peut cibler la publicité pour la rendre beaucoup plus efficace, et donc demander beaucoup plus d’argent à Coca-Cola.

En donnant à Facebook vos informations comme le nom de vos amis, vos styles musicaux, votre boisson favorite ou même votre lycée fréquenté, vous contribuez à la puissance de Facebook : chaque information est utile pour Facebook qui peut alors faire des statistiques en enquêtes en direct non plus un échantillon de personnes, mais sur toute la population (en France, ce ne sont pas 1'000 ou 5'000 personnes qui sont sur Facebook, mais 26'000'000, soit pas loin d’un français sur deux). Ceci lui permet de faire des analyses très poussés et très précises (bien plus que ne pourra jamais le faire l’INSEE) sur la consommation, le niveau d’études, la localisation et plein d’autres paramètres.
Facebook vends ensuite ces études aux entreprises qui peuvent alors faire des publicités plus efficaces et augmenter leurs bénéfices à leur tour en vendant d’avantage de produits à nous, consommateurs et porte-feuilles.

C’est la vente de ces informations et leur traitement statistiques servant à cibler la publicité qui génère de l’argent à Facebook et les autres. Facebook prend donc de la valeur aux yeux des investisseurs, et c’est pour ça que ce qui était un simple site web est à ce jour un empire estimé en bourse à 189 milliard de dollars.

image de Marco Paköeningrat

#Netflix : aux FAI, fermez-la et fibrez !

Vendredi 01 août 2014

photo d’une pelure d’orange Orange dit qu’il ne fera rien pour permettre à Netflix (service de séries + films en illimités pour 10€/mois) de s’installer en France. Ce qui en langage clair donne : « si vous avez Orange, Netflix sera volontairement bridé et impossible à avoir, même si vous payez pour du 100 méga ». Orange dit qu’il préfère un Netflix franco-français (Net-Flic, plutôt, non ?). Ce qui est assez logique, vu qu’Orange possède Daylimotion qui diffuse également des vidéos, et qui va bien dans la tendance actuelle de renfermement de la France sur elle-même (mais ça c’est mon avis).

Ça commence à faire les FAI qui veulent faire plus que FAI.

Personne n’en a rien à foutre que les FAI français s’occupent de faire leur propre Netflix, ce n’est pas leur boulot ! Si on a un abonnement à l’Internet, c’est pour en faire l’usage qu’on veut, pas celui qu’ils veulent.

Alors, Orange, tais-toi et occupes-toi de planter de la fibre partout pour que tout tes clients aient le débit pour lequel ils payent et puissent voir Netflix si ils veulent et comme ils veulent.

Ce n’est pas à toi de choisir si oui ou non on a le droit d’avoir Netflix. Tu transporte des octets et puis c’est tout : c’est pour ça que tes clients te payent.

image de Bruce Guenter

Ça y est, les pratiques de merde sont là aussi en HTML5…

Lundi 28 juillet 2014

fffffuuuuuuuuuuuu
C’est le genre de conneries qui me gave : les tous petits trucs qui font qu’on a l’impression qu’il y a un connard quelque part sur Terre qui a dit un beau jour « tiens, ajoutons cette option qui va fait chier tout le monde, tout le temps ».

J’avais déjà mentionné plutôt gentiment qu’on devait toujours éviter d’empêcher de zoomer un site web sur mobile : empêcher le visiteur de zoomer, c’est juste chiant et ça ne sert strictement à rien du tout.

Maintenant, je parle de l’attribut « autocomplete="off" » sur les champs des formulaires qui est utilisé n’importe comment (allez voir la page de connexion de Pixmania.com, pour constater ce crime contre le HTML).

Ce code sert à quoi ? Il dit au navigateur qu’il ne doit pas activer la suggestion du contenu quand on commence à taper du texte dans un champ de texte d’un formulaire. En général, la suggestion dans les formulaires est plutôt utile dans le champ d’un pseudo, d’une adresse email ou d’un site web : ces données ne changent pas à chaque fois qu’on se connecte à un site et dès qu’on commence à taper son email, la suggestion s’affiche et on gagne du temps. En revanche, cette option doit être présente (et à "off") dans les champs où le contenu varie tout le temps : captcha ou code à usage unique par exemple.

Et bien devinez quoi ? Certains le mettent à "off" et partout : même sur les champs texte d’adresse email et de pseudo (ce qui oblige les gens à se farcir la frappe de l’adresse email en entière). L’utilité est aussi grande qu’un feu tricolore en pleine ligne droite sur une route isolée en plein désert.

Je ne sais pas comment les gens arrivent à vivre sans savoir utiliser les outils développeurs et virer en direct ce putain d’attribut autocomplete du code source (manip à faire à chaque fois qu’on rencontre une page codée par un cochon) : ces gens subissent les conséquences des codeurs qui savent pas coder à longueur de journée. Ça me fait presque de la peine :(.

Dans le même genre, on retrouve les sites qui empêchent le clic droit, empêchent les raccourcis claviers ou empêche le redimensionnement des champs texte.


MÀJ 2014-09-01 : voilà un script greasemonkey (pour Firefox donc, mais marche aussi en tant qu’userJS dans les autres navigateurs) qui envoi tout ces sites chier et qui remet les autocomplete à on et les resize à both.

Le paradoxe de Braess, ou comment aller plus vite en allant plus lentement

Dimanche 27 juillet 2014

Je viens de tomber sur cet article qui explique qu’en ayant réduit la limite de vitesse sur le périf parisien de 90 km/h à 70 km/h, la nombre de bouchons a diminué de 40%, et qu’au final la circulation est plus fluide. Ils comptent laisser cette limitation de façon définitive à partir de janvier 2015.

Ceci est un exemple du paradoxe de Braess appliquée au réseau routier, qui dit en gros que pour accélérer le trafic d’un réseau il faut en retirer les portions les plus rapides.

Comment c’est possible ?

Pour expliquer ceci, il faut conjecturer que tous les automobilistes adoptent un comportement égoïstes et pensent d’abord à arriver rapidement à leur point de destination plutôt que penser au trajets des autres et à la fluidité du trafic : chaque automobiliste va d’abord et avant tout emprunter les routes les plus rapides pour lui, tant pis si ça ralentira tout le monde avec des bouchons. En effet, les gens prennent généralement l’autoroute, mais s’ils préfèrent les petits chemins, ce n’est jamais pour que les autoroutiers aient moins de bouchons, n’est-ce pas ?

Regardons cet exemple avec des routes et des villes (A, B, C, D) :

situation paradoxe breass
Le but est d’aller de la ville A à la ville D.
Les chiffres indiquent la durée qu’il faut pour aller d’un bout à l’autre de la rue :
  • la route jaune est une voie rapide : il faut 1 minute pour aller d’un bout à l’autre.
  • la route verte est une voie lente : il faut 6 minutes pour y aller
  • la route rouge est une voie rapide, mais très étroite et dangereuse : il faut autant de minutes pour y aller qu’il y a de voitures dessus en même temps.

Si vous êtes tout seul sur la route, il faudra emprunter le chemin ABCD, et vous mettrez alors 1+1+1 = 3 minutes pour aller de A à D. Ceci est effectivement plus rapide que de passer par le chemin ACD en empruntant la voie verte et où vous mettrez 6+1 = 7 minutes.

À présent, imaginons qu’il y a beaucoup de trafic : 4 voitures doivent emprunter la route pour aller de A à D. Évidemment, ils vont tous passer par le chemin ABCD, pensant que le passage sur la voie rapide jaune va les aider à aller beaucoup plus vite. Or, avec 4 voitures sur les routes rouges, il faudra 4 minutes pour aller d’un bout à l’autre. Pour aller de A à D, il faudra donc 4+1+4 = 9 minutes.
Ceci est déjà beaucoup plus long qu’avec une seule voiture, mais ça sera toujours plus rapide que passer par la voie verte (où il faudra 6+4 minutes = 10 minutes).

On se dit que la voie rapide jaune, malgré le fort trafic aide tout le monde à aller plus vite malgré les voie lentes rouges qui mènes à elles. En fait, il s’agit d’une fausse impression.
Regardons ce qui se passe quand on bloque cette route et qu’on oblige les gens à choisir une autre route :

situation paradoxe breass
Dans cette configuration, si vous êtes le seul sur la route, il vous faudra 6+1 = 7 minutes pour aller de A à D. Ceci est beaucoup plus long que les trois minutes qu’on avait quand la voie rapide jaune était ouverte.

Mais maintenant ajoutons les autres voitures et revenons à un trafic important de quatre voitures. On peut supposer que vu que les chemins ACD et ABD sont symétriques, les automobilistes voyant qu’une des routes est déjà congestionnée vont emprunter l’autre route. Pour une partie des voitures il faudra donc 2+6 = 8 minutes et pour l’autre partie des voitures il faudra 6+2 = 8 minutes pour aller de A à D.

On remarque qu’avec quatre voitures, cela prend plus de temps d’emprunter une route avec la voie rapide qu’emprunter un détour si cette voie rapide est fermée.

Ceci est très intéressant : en supprimant les voies les plus rapides (les plus utilisées, en fait), le trafic routier est plus fluide ! Non pas vraiment à cause de la voie rapide, mais plutôt parce que les voies menant à la voie rapide sont lentes (mais tout aussi empruntées).

Ceci a d’ailleurs été remarqué (source PDF (fr)) sans l’avoir fait exprès, à Séoul en Corée du Sud (une mégapole six fois plus grande que Paris) : la ville avait 3 tunnels en 2002 et il passait 168'000 véhicules chaque jour. Lorsqu’ils ont fermé un des tunnels pour remettre une rivière à cette endroit, le trafic des autres tunnels à diminué, le trafic s’est dilué dans toutes les routes partout autour et les tunnels n’accueillaient « plus que » 30'000 véhicules par jour.

À l’origine, ce paradoxe a été établit pour la congestion des nœuds du réseau pour Internet : si on met un gros câble en fibre optique très rapide entre deux points, toutes les données voudront l’emprunter et ça se fera sans problèmes pour le gros câble… mais avec des problèmes pour les petits câbles tout autour, et au final c’est tout le trafic qui est perturbé. La solution est donc de ne pas construire de « voie rapide », mais plutôt de faire plein de voies « normales » en parallèle.

C’est également pour ça que le partage de gros fichiers via la technologie P2P est si rapide par rapport à des solutions comme Mega ou 4Shared : si un fichier est très demande, les sites Mega ou 4Shared seront saturés, mais avec le P2P, le fichier étant partagé directement d’un internaute à un autre sans passer par un point central, c’est tout le réseau qui est utilisé pour partager le fichier, pas seulement le réseau de Mega ou 4Shared.

(L’exemple et le schéma de cet article sont inspirés de cette vidéo)

#streisand : GeekHard.fr menacé par le CNAM

Samedi 26 juillet 2014

[MAJ] : voir la mise à jour de l’article à sa source, datant du 1/8/14.

L’article d’origine, donnant les impressions d’un rédacteur de GeekHard sur le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), une école supérieure. L’article écrit était critique, ça n’a pas plu à l’établissement qui envoi leur troupes d’avocats sur le site de GeekHard en leur demandant de supprimer l’article, article que je copie ici :


En informatique il y a une règle que j’ai toujours entendu c’est « il faut perpétuellement se former ».
Du coup je me suis dit : « Allez ! Je vais faire une formation au CNAM du coin sur le développement de site web (niveau bac, en certificat professionnel) ».
Résultat ? Plus qu’une honte à mon goût !

Déjà sur la page du CNAM Rhône-Alpes sur ma formation, une UE apparaît, mais sans informations (noms, ECTS). Réunion obligatoire où l’on note son nom sur une feuille, si l’on ne se note pas dessus, impossible d’avoir un RDV pour l’inscription. Au menu de cette réunion : présentation du CNAM, tarifs, avertissement sur la non-possibilité de s’inscrire en ligne sans date de retour à la normale.
Y’a pas à dire, ça donne envie…
Une fois tout ceci passé, réunion individuelle avec laquelle j’apprends que si je voulais passer ma certification en un an je devrais payer 1370 euros, si c’était ma boîte environ 6200 euros. Par contre si je suis en recherche d’emploi je ne paie que l’inscription, à savoir 140 €.

Alors pourquoi est-ce que je trouve que c’est une honte ?

1— Cours à distance.
Proposer uniquement des cours à distance, autant sur un cours base de données je veux bien, autant sur le graphisme j’ai plus de mal.
Vous vous imaginez “mailer” votre professeur “je n’arrive pas à faire l’effet de flou sur mon arrondi sur le dessin là, vous voyez le rond, rhooo”

2— Le prix.
Passons sur la différence pour moi impardonnable, entre le prix « entreprise » et « personnel », le prix de la formation à distance HORS région est majoré (compter 20 ; 30 ; 40 € de plus en fonction du temps ECTS).
Soit disant qu’il faut ouvrir des accès sur les centres à distance.

Rahh merde alors, sachez que toute personne qui regardera notre site hors Pays de la Loire, Rhône-Alpes (la région de Davinaz et moi) devra payer… Comment ça, c’est intolérable ? … Vous comprenez il faut ouvrir les accès…

3— Les logiciels.
Pour une des unités d’enseignement j’apprends qu’il faudra utiliser Photoshop et Dreamweaver.
Je demande : « Mais ce n’est pas gratuit, il me semble ? »
Réponse magique : « Mais si. On prend la version d’évaluation. »
Donc pour créer un site il faut absolument des logiciels propriétaires et les installer en version d’essai. Il est vrai que GIMP (pour ne citer que lui) ne doit pas suffire.

4— La plateforme.
J’ai dit que je n’étais pas certain que les cours passeraient sur mon ordinateur et (point fort positif) la personne est allée me chercher leur responsable informatique. Après avoir parlé avec lui j’en ressors que la plateforme utilisée permet de visualiser des diaporamas, des vidéos, du tchat le tout sans plug-in. J’avoue avoir du mal à y croire.
Réponse miracle : “Sinon vous mettez Wine et c’est bon”.
Excusez-moi d’avoir pensé qu’un groupe qui se dit « ouvert à tous sans distinction (d’âge, de diplômes, etc.) » utiliserait des technologies valides pour tout OS.

Conclusion

Je trouve que les formations au CNAM ont une réputation trop élevée par rapport a ce que j’en ai vu.
On gueule sur le fait que les entreprises ne forment pas leurs employés, mais vu la différence de prix (pour cet organisme connu par exemple), je les comprends.
Un prix qui varie en fonction de la zone de connexion, sur internet, je trouve ça inadmissible.
Préférer utiliser des logiciels en version d’évaluation plutôt que d’utiliser du libre (surtout pour l’utilité de la chose), il faudra me donner une vraie raison valide !
Une plateforme magique que même le responsable informatique (donc qui devrait la maintenir) ne peut pas expliquer, avec comme solution de créer une VM ou d’installer Wine, juste risible.

Je réfléchis donc à d’autres solutions, notamment l’achat de certains livres de openclassroom (anciennement site du zéro) car à titre personnel, je ne recommanderai pas le CNAM.


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Ce qui m’inquiète un peu, c’est que ça commence à devenir assez récurent, ces temps-ci, les demandes de retrait d’articles.
Les entreprises préfèrent de plus en plus envoyer les avocats à tout bout de champ plutôt que de discuter ou se remettre en cause. Va falloir monter des sites dédiés à l’effet Streisand un peu partout, ça commence à être inquiétant là…

6 termes scientifiques pour faire flipper votre entourage à propos de votre état de santé

Jeudi 17 juillet 2014

Envie de sécher les cours ? Ou juste de troller votre entourage ?
Voici une liste de quelques termes scientifiques que vous pouvez sortir à la place d’un autre terme familier juste pour étaler la culture.


La myoclonie phrénoglottique
Ce n’est pas une infection tropicale, mais c’est seulement du terme médical pour le hoquet. Rien d’alarmant donc, mais sorti comme ça il peut surprendre. C’est parfait si vous avez envie de sortir de cours quelques minutes prétextant une maladie grave attrapée subitement.
Je pense que c’est aussi pas mal à sortir au restaurant un premier avril, la bouffe provoquant parfois une myoclonie phrénoglottique.

La pandiculation
Ce n’est pas ce que vous croyez, car il s’agit uniquement l’action de s’étirer. Mais on peut toujours se la péter en déclarant être un grand adepte de la pandiculation matinale, sport extrême s’il en est un.

L’Éructation
Beaucoup moins propre ou poli (selon les cultures), cette action est celle de roter. Là aussi, il peut être marrant de prévenir les gens que leur boisson gazeuse favorite est sûrement responsable d’éructations incontrôlées…

La sternutation
Si je vous dis que le pollen ou le poivre provoquent la sternutation, vous devinerez sûrement qu’il s’agit d’un simple éternuement.
Pire, si comme environ 30% des individus la sternutation est produite par la lumière du soleil, alors vous êtes sujet au réflexe photo-sternutatoire, qui serait d’origine génétique. Encore quelque chose que vous pouvez ajouter à votre CV… sûrement.

Le réflexe pilo-moteur
C’est le réflexe qui agit généralement quand vous avez froid : la chair de poule. La pilo-érection est la situation dans laquelle vous êtes quand vous vous avez la chair de poule.

La nictation
C’est une maladie très grave et mortelle (toute personne ayant déjà eu des nictations sont vouées à une mort à la fin de leur vie) de la paupière : chaque clignement de cette-ci est en effet une nictation.
Les scientifiques ont à ce propos remarqués que plus on passe de temps devant un ordinateur, plus la fréquence des nictations diminuent…

Si tous ces termes sons vrais et correctes, ce n’est pas le cas de la xyloglosie, qui est parfois employé de façon humoristique et qui sont des mots fictifs.

Mise en demeure de Captvty : ça recommence, cette fois avec Canal+ et toujours aussi peu de preuves

Samedi 12 juillet 2014

Il y a un an (à quelques jours près), le très bon logiciel qui permet de lire les vidéos en replay de toutes les chaînes de TV subissait une mise en demeure de la part de TF1.

Évidemment, la mise en demeure en elle-même était un tissu de conneries, avec des approximations techniques grosses comme la Lune et bien-sûr complètement fausses : le logiciel en lui même ne contourne aucune DRM, ne pirate absolument rien et le site web, lui, ne fait que permettre le téléchargement du logiciel et absolument pas de la diffusion de vidéos.
Suite à tout ça et avec la popularité du logiciel, il y eut un bad-buzz conséquent sur la blogosphère Française et TF1 n’a plus rien dit…

Aujourd’hui, l’auteur me recontacte pour dire que ça recommence. C’est maintenant Canal+ qui met le site en demeure, avec les mêmes approximations techniques et mensonges. Le PDF montrant la discussion entre Captvty et les avocats de Canal+ est disponible sur le PDF lié ici : canalplus-captvtyfr_20140712.pdf (c’est du lourd, et il y a aussi une précédente plainte de Canal+ datant de 2012…).

Notons bien que contrairement à TubeMaster qui a contourné des DRM de Deezer et a été condamné en justice pour cela récemment, Captvty ne contourne rien du tout, ce qui fait qu’ils sont en soi inattaquables.


Enfin, je me permet de rappeler à tout le monde (y compris Canal+) les articles Art. L.331-9 & Art. L.331-11 du CPI qui disent en gros qu’ils n’ont pas le droit d’empêcher quiconque de récupérer les fichiers vidéos d’un programme télévisé pour leur usage personnel avec des DRM par exemple (sûrement pour cela qu’ils n’en mettent pas — et c’est aussi pour cela qu’ils s’incriminent eux même en disant dans le PDF qu’ils en mettent), mais également par de l’intimidation et la censure, comme l’indique la loi, Article 6-I-4° de la loi LCEN n°2004-575.


Édit : comme le dit Sebsauvage, l’existence même de Captvty tient du fait que les sites de replay officiels fonctionnent mal et ne plaisent pas aux internautes. Ceci rejoint d’ailleurs ce que disait Walane concernant le P2P : le jour où le téléchargement légal sera aussi facile que le P2P, le premier embrassera le marché et le piratage s’effondrera.

Cachez-moi toute cette technologie bien trop pratique !

Jeudi 10 juillet 2014

Ayé, Amazon n’a plus le droit de proposer des livres pas chers et d’offrir la livraison (pour ne pas pénaliser les libraires qui refusent de passer le cap de l’Internet, alors que ça fait à peine 20 ans qu’il est démocratisé dans les foyers). Ils arrivent a contourner plus ou moins tout ça, mais le client est bien emmerdé quand même.

À côté de ça, les VTC qui offraient la possibilité aux clients de géolocaliser les véhicules (alors que les taxis refusent cette technologie) n’auront plus le droit d’utiliser cette technologie non plus (justement pour empêcher qu’ils prennent le marché des taxis, qui eux ont le droit d’utiliser la géolocalisation s’ils le veulent — égalité devant la loi, mon cul oui).

Deux exemples en un jour qui montrent que la France massacre la technologie et le confort des clients simplement pour sauver deux économies ancestraux qui refusent d’évoluer et de franchir le cas du XXIe siècle.

C’est quand même incroyable. Je peine à croire qu’on en soit arrivé là.

Facebook et l’expérience de manipulation de masse : vous l’avez bien profond et j’espère que ça fait mal

Mardi 08 juillet 2014

facebook troll face profile image Facebook a récemment avoué avoir fait une expérience sur ses utilisateurs.

Le mur Facebook se présente comme une suite d’actualités postées par vos contacts. Toutes les actualités n’y figurent pas. Facebook a remarqué au cours d’une expérience sociale qu’un utilisateur à qui on ne fournit que des postes positifs ou de bonne humeurs poste lui aussi d’avantage des choses gaies. Au contraire, un utilisateur à qui on ne donne une majorité d’articles tristes sera à son tour aussi posteur de choses tristes.

Le truc, c’est que la publication de cette expérience menée sans avertissement sur un large panel d’utilisateur prend maintenant les proportions hors-normes d’un scandale mondial. Même les ministres s’en mêlent et dénoncent cette pratique, et des plaintes sont déposées.

Et ben vous savez quoi ?
La prochaine fois que vous vous inscrirez sur un site comme Facebook, vous n’aurez qu’à lire les conditions générales d’utilisation du service (CGU) avant de cliquer bêtement sur « j’accepte ».

Râler c’est bien, mais à un moment faut prendre ses responsabilités : Facebook est peut-être gratuit pour le portefeuille, mais pas pour votre cerveau. C’est marqué dans les CGU et l’ignorer est votre propre choix qu’il faut assumer.

Je rappelle que Facebook est une entreprise américaine et qu’ils sont là pour amasser du fric, pas pour faire de la charité et que tous les utilisateurs sans exceptions ont accepté de façon active les conditions d’utilisations du site lors de l’inscription. Il n’y a pas d’excuses possible.

Image de WaaySheGoes

Le droit à l’oubli, porte de la censure

Lundi 07 juillet 2014

Récemment, l’Europe força Google et les moteurs de recherche à devoir faire disparaître les résultats de recherche concernant les particuliers, si ces derniers le demandent. C’est le droit à l’oubli appliqué à Google.

Ceci permet par exemple à quelqu’un qui a été victime d’une blague sur Internet d’arriver à faire oublier tout ça, ou même permettre à tous de ne plus être aussi facilement trouvable en ligne. C’est plutôt pas mal, non ?

Ouais…

Mais que se passe t-il si une personne très connue fait valoir son droit à l’oubli sur Internet ? Une personne connue, comme une star de la musique qui ne vit qu’au travers de son succès et de sa visibilité dans les médias ? On peut se dire que c’est un peu bizarre, mais ok : peut-être que la personne peut avoir envie de changer et de passer à autre chose, c’est son droit…

Et si c’était un politicien qui faisait valoir son droit à l’oublie ? Un politicien qui croule sous les affaires de corruption, d’espionnage, d’argent sale ou de financement de campagne à partir d’argent des dictateurs africains (je ne cite personne :-°) ? Ne serait-ce pas une aubaine qu’une loi votée par les élus puisse rendre ces mêmes gens le plus discret possible dans leur magouilles alors que les médias s’acharnent sur eux ?

On pourrait croire à une forme de censure massive, destinée à masquer la corruption et le bordel ambiant de la politique actuel, non ?

D’ailleurs, la presse le craignait, ça : que ce « droit à l’oublie » allait être utilisé à des fins de censure.
Ben… ils ont eu raison de le craindre… Car c’est en train de se passer. Et c’est loin d’être terminé : après viendront le droit à l’oublie pour que les entreprises puissent étouffer les scandales ou que les gouvernement puissent taire les critiques ou les opposants. Vous verrez.

Heureusement, on vit dans un monde où l’élu est là par et pour les citoyens et que nous n’avons rien à craindre d’eux. N’est-ce pas ?

Pourquoi il faut arrêter de mettre des MP3 dans des Zip !

Vendredi 04 juillet 2014

Ça n’a échappé à personne, les fichiers de vacances partagés sur le net le sont souvent dans des « archives » Zip, 7z, Rar. Il faut arrêter tout ça : dans 80% des cas, ça ne sert à rien ! Il existe le format Tar, qui peut parfois être plus utile.

J’ai déjà énoncé le cas du format Rar, que j’aimerais voir disparaître. Pour les autres, je pense que le monde se porterait mieux avec moins de formats pour la même chose, mais bon. Pour l’article je garderais donc Zip, 7z et Tar.

Zip est le format de compression qui est à mon avis le plus largement supporté : Windows le supporte nativement, ce qui aide pas mal.
7-zip fait la même chose que Zip, mais il a besoin du logiciel libre, gratuit et multiplateforme 7-zip pour être utilisé. Son avantage : le ratio de compression est plus efficace et produit des fichiers plus petits (en contrepartie, les opérations de compression/décompression sont un peu moins rapides).
Le dernier, Tar, ne sert pas à compresser des fichiers (il ne permet pas un gain de place sur le disque), mais il permet de réunir au sein d’un seul fichier .tar plusieurs fichiers plus petits. Un seul gros fichier est en effet plus pratique à manipuler et à archiver que des millions de petits fichiers : c’est donc un format d’archivage.

Grosso-modo, les formats de compression fonctionnent sur le principe suivant : le fichier présente par exemple les mots « pomme.pomme.pomme.pomme. » et la version compressée est simplement « 4×pomme. » : on passe donc de 24 caractères à 8 caractères et on divise la place occupée par 3. C’est bien.

Par contre, si on a « pomme.abricot.pêche.banane » la version compressée sera « 1×pomme.abricot.pêche.banane ». On perd donc 2 caractères et c’est mal. Compresser le fichier ne sert donc à rien du tout ici.
Malheureusement, les cas où la compression ne sert à rien est utilisé très souvent, par exemple pour les fichiers musicaux, les images et parfois les vidéos.

Voici un exemple qui parle bien, avec l’album Good Luck du groupe Coréen Beast, que j’ai en MP3 320k sur mon ordi.

taille du fichier en fonction du format
Si le but recherché est la diminution du temps de téléchargement, alors au lieu de mettre 1 minute, vous mettrez 58,2 secondes avec du format 7z. La décompression du fichier prends ensuite une dizaine de secondes.
Pour le fichier Tar, le temps de téléchargement est allongé de 6 millisecondes, mais l’extraction des fichiers se fait presque instantanément (disons 1/2 seconde).
Pour le format Zip, le ratio de compression est pratiquement nul, mais vous perdez également prés de 10 secondes lors de l’extraction et de la compression des fichiers.

Au final, il est mieux un format d’archivage plutôt que de compression pour des fichiers multimédias : c’est peut-être 0,01% plus long à télécharger, mais c’est 20 fois plus rapide à décompresser !

La compression des données multimédias dans un fichier Zip, 7z ou Rar est inutile. La raison à cela est que ces fichiers sont en fait déjà des données compressés : ils ont un algorithme de compression interne (algorithme Jpeg pour les images du même format). Recompresser à nouveau par dessus ne sert donc à rien et vous fera juste perdre du temps…

Utilisez plutôt le format Tar pour simplement regrouper les fichiers. Il est natif sous GNU/Linux et OS-X (et Android) et existe sous Windows avec le logiciel 7z ; il ne compresse pas mais (on l’a vu, c’est inutile) mais est beaucoup plus rapide à utiliser.

Les formats de compression Zip et 7-zip sont en revanche utiles pour d’autres applications comme la compression des fichiers textes, de codes sources d’un programme, ou encore des documents archives CSV ou XML, où le ratio de compression atteint facilement 50%, 70% voire 90% dans certains cas. Le gain de place et de temps de téléchargement sont donc réels.

Il est également possible d’utiliser l’archivage suivi de la compression. Le format est alors en .tar.zip ou .tar.7z. L’intérêt de tout ça c’est que le format Tar a des fonctionnalités que Zip ou 7z n’ont pas, comme la conservation des permissions des fichiers (les « chmod/chown »). Le passage de Zip ou 7z par dessus est lui, là pour compresser.

Sélection d’applications pour Android (2)

Samedi 28 juin 2014

logo de google play Ma précédente liste d’applis pour Android commence à dater un peu puisqu’elle avait été rédigée en 2012 et concernait un téléphone que je n’ai même plus.

C’est sur l’appel de l’ami Bronco que je me décide à faire cette liste. Néanmoins, si vous êtes nouveaux sous Android, le plus utile c’est quand même plutôt de savoir quoi supprimer (prudemment) du téléphone avant. J’ai là aussi une sacrée liste. Je conseille enfin la lecture des ces techniques « saines » pour gagner en autonomie, sachant que les applications tierces qui promettent de gagner en rapidité ou en autonomie sont souvent du flan.

Voici ma liste :

En remplacement d’applications par défaut :

  • Opera Mobile Classic et Firefox comme navigateur (chrome non merci et le navigateur par défaut ne sera jamais mis à jour)
  • K9-Mail pour les e-mails : plus complet, plus ergonomique que l’application par défaut.
  • Quick Pic pour les images : il est plus léger, plus complet que le truc par défaut et parfaitement intégré.
  • VLC pour les vidéos : de plus en plus complet, ce lecteur devient très bon (bien que ce soit une bêta).
  • Alarm Clock Plus : très joli, ergonomique et facilement configurable comme réveil/alarme.
  • Root Browser : pour gérer les fichiers (téléphone rooté)
  • Aptoide : app-store alternatif, permet aussi de récupérer ses propres APK, les « .deb » d’Android depuis le site web.
  • Nova Launcher : pour paramétrer le bureau Android plus finement : j’étais dubitatif au début, mais il est vraiment très léger et rapide)

Les indispensables :

  • AirDroid : pour gérer le téléphone depuis un PC en Wifi, y compris envoyer des SMS, prendre des photos, écouter de la musique par Wifi…
  • Barcode Scanner : pour lire les QR-Code et les code barres ;
  • SoundHound : Shaazam alternatif : permet de trouver le titre d’une chanson à partir du microphone ;
  • MuPDF : pour lire les PDF ;
  • SwiftKey : un clavier où on glisse le doigt, même approximativement, plutôt que de tapoter les lettres : c’est bien plus rapide ;
  • Widgetsoid pour faire des widgets et pouvoir activer 4G/Wifi/Flash photo/Rotation de l’écran/Bluetooth en un tapotement (et bien plus !) ;

Les autres logiciels :

  • Memrise : pour apprendre des langues étrangères (cf mon article) ;
  • OSM-And : pour le GPS et les cartes hors ligne ;
  • XKCD Browser : permet d’avoir tous les XKCD en local ;
  • Pokedex Pour Android : le meilleur du genre ;
  • Puzzles de Simon Tatham : Plein de minijeux de logique et de réflexion ;
  • LBE Security Master : pour limiter les droits des applications (un lecteur de PDF n’a pas à accéder à mon GPS). Attention cependant : ce logiciel n’est pas très stable, est chinois et mal traduit et peut foutre en l’air votre téléphone selon les versions, vous êtes prévenus et je déconseille son utilisation si vous ne savez pas ce que vous faite ;
  • Tumblr : j’adore ce site, et l’application est particulièrement facile à utiliser (l’un des rares dans ce cas…) ;
  • Google Play Music : s’il permet de synchroniser sa musique avec Claude, il est aussi un très bon lecteur de musique (le meilleur et le plus ergonomique selon moi) ;


Sinon, pour les Wiko et le GPS, pensez à cette astuce si votre GPS met toujours 10 minutes à trouver la position (téléphone rooté uniquement, et pas forcément nécessaire sur les derniers modèles).

Enfin, concernant le Root, sachez que ce n’est pas illégal et que ça ne vous prive en rien de la garantie, même si le constructeur déclare le contraire. La loi est claire : la garantie s’applique au matériel et tant que votre rootage ne modifie que le logiciel, c’est bon (le rootage peut affecter le matériel par exemple dans le cas où vous overclockez le CPU : un risque de surchauffe peut alors l’endommager et ne sera pas couvert par la garantie).

France, pays ministériellement attardé

Jeudi 26 juin 2014

Mais qu’ils sont cons sérieux !

Sous prétexte que les libraires n’ont pas su s’adapter à l’arriver d’internet (au bout de 4 ou 5 siècles, c’est sûr que sortir de sa grotte doit être dur), les sites internet n’ont plus le droit de proposer des livres à prix bas. Ils devront être au moins 5% plus cher que les prix en librairie.

À côté de ça, la France (les chaînes TV) vont combattre bec et ongles le site Netflix, qui proposera des films et séries pour moins de 10$ par mois (attendons nous à ce que ces crétins fassent monter les prix à ~30€/mois), et la même chose se fait avec les taxis : ils existent depuis si longtemps qu’eux aussi sont restés à l’âge de pierre et préfèrent tuer toute forme de concurrence (les VTC, Uber…) plutôt qu’évoluer un peu et proposer des choses nouvelles.

Mais ceci n’a rien de vraiment étonnant : les élus sont restés au moyen âge : on est en 2014 et pour la première fois ils constatent que l’informatique (attention : ce mot est nouveau !) peut potentiellement créer des emplois.

Des intérêts de l’État…

Mercredi 25 juin 2014

Pfff…

Le magasine 60 millions de consommateurs (édité par un organisme public) risque de disparaître car l’État ne veut plus le financer. Ce magasine serait-il trop indépendant ? Serait-il trop bon pour les consommateurs et pas assez rentable pour l’économie (le magasine est édité sous la tutelle du ministère de la consommation) ?

Non parce que… C’est quand même un peu honteux de faire ça alors que d’autres titres de la presse (dont des privées) reçoivent au total 5 milliard d’euros de fonds public (ainsi un titre bien connu de la presse poubelle reçoit quatre fois plus de fric que 60 M de consommateurs — et Le Monde en reçoit 40 fois plus).

Dingue quand même que l’argent public va dans les intérêts privés au lieu de rester public.

M’enfin après, la presse est là pour plaire au public. Je suppose qu’il n’y a rien à faire quand le public préfère lire des conneries dans Paris Match ou dans Closer plutôt que comprendre comment l’économie les entube…



image de Nicolas Vadot

Non, je ne retournerai pas sous Opera

Mercredi 25 juin 2014


Il y a quelques années, je faisais d’Opera mon navigateur principal, voyant que Firefox était devenu lent et lourd. J’aimais beaucoup Opera : très rapide et très complet, il comportait tous les éléments de Firefox ainsi que des dizaines de fonctions annexes (bloqueur de pub, lecteur RSS, synchronisation des données…).

L’an dernier, Opera (la société) annoncait un virement radical dans leurs produits : il en était terminé de Presto et d’Opera tel qu’on le connaissait. Ils avaient décidé de jeter tout ça et de refaire un navigateur tout neuf basé sur… Chromium !

Chromium est un très bon navigateur, en avance sur tous les autres en termes de performances et de supports HTML5. Mais il est édité par Google… Opera contient donc des éléments internes qui viennent de chez Google. Outre les éventuels problèmes de vie privée que ça peut entraîner (Google est bien connu pour faire tout ce qu’ils peuvent pour traquer les utilisateurs), ça posait un autre problèmes : la surdomination du moteur de rendu Webkit/Blink.
En effet, Webkit présent dans Chrome et Safari domine le web, et donc les webmasters ne font des sites pour Webkit et pour personne d’autre (souvent par paresse). En plus, à sa sortie, Opera Nouveau était vide et ne ressemblait à rien.

Du coup j’avais décidé de repasser sous Firefox. Je suis toujours sous Firefox actuellement, et je pense que je vais y rester.
Il faut le dire : autant j’avais beaucoup râlé sur la lenteur de Firefox il y a quelques années, maintenant les choses ont changés. Firefox est rapide de nouveau et il contient pas mal de choses sympas (les outils de développeurs sont pas mal du tout, et l’interface du navigateur en XML permet de le modeler à sa sauce avec quelques connaissances ou modules complémentaires).

Aujourd’hui, Opera est un peu mieux : il commence à reprendre ses atouts d’antan. Mais cela ne fait plus tout, pour moi. Firefox est un logiciel édité par la fondation Mozilla, qui est le seul éditeur d’un grand navigateur web à faire vraiment des choses en faveur d’un web et d’un internet ouvert et libre (les autres font tout pour leur seuls intérêts commerciaux).
Oui, Opera fait aussi pas mal de choses en faveur d’un web libre, mais leur navigateur est et a toujours été tout sauf libre, ce qui fait un peu tache (et vu que j’aime parfois bidouiller au cœur des logiciels, un code source libre est très avantageux).

Bref, j’utilise Firefox parce qu’il est bon et que j’ai envie de soutenir Mozilla et un web ouvert.
Tant pis pour Opera…

Image de Mozilla

Bloquer c’est voler ? Publicité c’est violer.

Jeudi 19 juin 2014

Ce matin, une fausse affiche a circulé sur les réseaux :



L’affiche est une fausse, on est d’accord.

Mais quand on voit des dizaines de sites web nous supplier de retirer les bloqueurs de publicité, je me dit qu’on n’est pas bien loin du réalisme.
J’ai déjà proposé qu’on reformule ces petits messages de malvenue anti-anti-pub, laissez-moi proposer un texte alternatif à ce qui est visible sur cette affiche :

Publiciter, c’est violer.
Violez-vous la vie privée des internautes sans le savoir ?
Afficher ou diffuser de la publicité sur internet entraîne une une violation de la vie privée considérable pour les internautes honnêtes et vos visiteurs qui vous font vivre.


Explications quand même : la publicité sur internet ce sont avant tout de gros annonceurs, comme Google. Ces annonceurs détectent exactement qui clique sur les publicités, qui visite la page (même sans cliquer) et profilent les visiteurs à travers leur présence sur de nombreux sites (Google possède plein d’autres moyens que juste la publicité, par exemple).

Même chose avec tous les boutons « Like » ou « Tweet » de Facebook et Twitter. Le problème est tel qu’après quelques mois, une personne qui ne s’est jamais inscrite sur Facebook et qui veut le faire a déjà un profil complété et précis : tout y est concernant vos habitudes de navigateur, vos logiciels, votre famille (vous achetez un biberon sur eBay ? Facebook sait que vous avez un nouveau bébé), votre travail, vos habitudes de vie, vos vacances… Facebook ou Twitter vendent alors ces informations aux annonceurs pour proposer des publicités ciblés (si vous recherchez « mon ordinateur est vieux et rame », vous aurez des pubs pour des ordinateurs, vous poussant à dépenser votre argent inutilement, alors qu’une simple défragmentation de disque suffirait à redonner vie à votre ordinateur).

Ce genre des choses n’est possible qu’avec l’aide des sites internets qui utilisent ces boutons « Like », « Tweet », la publicité et plein d’autre chose (jQuery et fonts hébergés chez Google, lecteurs vidéo intégrés, Discus, Analytics…).

Voilà la raison pour laquelle j’essaye au maximum de bloquer les publicités, les cookies, les scripts externes sur les sites web et que j’encourage tout le monde de le faire. Un site n’a pas à faire le travail des services de renseignement.

Comment je fais mes lignes de dégradé en bas de la page de mon site sans images ?

Dimanche 15 juin 2014

On m’a demandé où était l’image pour faire la petite ligne de dégradé en bas de la page de mon site :

la ligne de dégradé en CSS en bas de la page de mon site

Il n’y a ni images, ni script, juste une ligne de CSS.

En fait, je mélange ici deux choses désormais largement supportés par les navigateurs :

  • les images multiples
  • les dégradés linear-gradient()

Le principe est le suivant : un dégradé, au niveau du navigateur se comporte comme une image de fond. On peut donc en mettre plusieurs et les décaler les un des autres :

background: linear-gradient(to right, transparent, red), linear-gradient(to right, blue, transparent);

Se comportera (presque) comme :

background: linear-gradient(to right, blue, red);


Après, les images sont décalées avec background-position.
C’est de là que vient mon astuce : il suffit de mettre un premier dégradé (la ligne noire), un deuxième (la ligne blanche) décalée de 1px vers le bas, et un troisième faux dégradé monochrome décalé de deux pixels vers le bas. Le faux dégradé n’a qu’une seule couleur, celle du fond du reste de la page.

Pour résumer, ça fait ça (où le rouge-bordeaux est en fait la couleur de fond du reste de la page, ne laissant alors apparaître que les deux lignes bleue et noire) :
images déclalé en CSS
Il suffit alors de remplacer les couleurs pleines par des dégradés avec 3 couleurs (le transparent sur le côté, une couleur pleine au centre).

Note importante quand même : dans la liste des 3 dégradés de fonds, c’est le premier qui est placé au dessus, les autres sont placés en dessous. Sur mon exemple ci-dessus, il faudra donc déclarer le rouge-bordeaux d’abord, le bleu ensuite et le noir en dernier.

Concernant la ligne de dégradé sur mon site, le code est là :

background: linear-gradient(to right, #212121, #212121) 0 2px no-repeat, linear-gradient(to right, #212121, #646464, #212121 ) 0 1px no-repeat, linear-gradient(to right, #212121, #010101, #212121 ) 0 0px no-repeat;

Remarquez que le premier dégradé est celui qui est unicolore et au-dessus, le second est le blanc et en dernier est la petite ligne noire du haut.

GNU/Linux : améliorer le terminal

Dimanche 15 juin 2014

Sous GNU/Linux, le terminal est un programme central pour les utilisateurs, pour sa rapidité et sa simplicité. Il peut donc être intéressant de le personnaliser et de l’améliorer un peu.

Ces astuces ici sont pratiquement toutes inspirées de ce qui se fait dans la distribution Linux Mint, qui intègre tout ça par défaut.

Les couleurs dans le terminal


Par défaut sous Ubuntu (et ailleurs), le texte dans le terminal est tout de la même couleur. C’est difficilement lisible. Il est possible, entre autre, de mettre en couleur le texte au début d’une nouvelle ligne, le « nom@machine ~ $ » pour le rendre plus visible.
Pour cela, éditez le fichier caché .bashrc qui se trouve dans votre dossier personnel et ajoutez tout à la fin sur une nouvelle ligne :
PS1='\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'

Résultat :

terminal with another PS1 colors
Personnellement, j’ajoute même une nouvelle ligne avant un nouveau prompt, pour bien espacer chaque ligne (remplacez la ligne précédente par celle là) :
PS1='\n\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'

Pour que ça marche, éditez le fichier .bashrc, sauvegardez les changements puis ouvrez un nouveau terminal. Chaque changement dans le fichier n’est pris en compte qu’en ouvrant un nouveau terminal.
ÉDIT : pas besoin de relancer le terminal, Nono me signale la méthode où il suffit de lancer « . ~/.bashrc »

En plus, je préfère que le titre du terminal affiche le chemin courant (PWD) plutôt que « Terminal » :

PS1='\[\e]0;\w\a\]\n\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'[/code]
Si vous voulez changer de couleurs, sachez que ce sont les « 35 » et « 32 » que vous voyez qui font référence aux couleurs. La liste est donnée sur cette page. Le « 1; » devant la code couleur correspond au gras. Pour que les caractères ne soient pas en gras, mettez « 0; ».

ÉDIT : Kyriog me signale ce site pour créer des lignes PS1 pour bashrc. Glissez-déposez les éléments dans la ligne au dessus et récupérez le code en bas !

Command not found


Lorsque vous tapez une commande qui n’existe pas, le terminal affiche une erreur. Il est possible de lui faire suggérer l’installation d’un paquet logiciel qui contient cette commande.
Par exemple, si Firefox n’est pas installé et que vous tapez « firefox », il vous proposera alors d’installer Firefox.

Installez les paquets suivants :

sudo apt-get install command-not-found command-not-found-data

Puis ajoutez le à votre bashrc (si ça n’est pas ajouté tout seul par le fait de l’avoir installé) :

# if the command-not-found package is installed, use it
if [ -x /usr/lib/command-not-found ]; then
	function command_not_found_handle {
	        # check because c-n-f could've been removed in the meantime
                if [ -x /usr/lib/command-not-found ]; then
		   /usr/bin/python /usr/lib/command-not-found -- $1
                   return $?
		else
		   return 127
		fi
	}
fi


Cowsay


Cowsay couplé à Fortune permet d’afficher un petit dessin en ASCII qui affiche une citation. Quand j’ouvre un terminal, je vois affiché une citation au hasard énoncée par un animal au hasard : une vache, un renne, un hellokitty ou un tux.
Il faut pour cela avoir installé les paquets cowsay et fortune (et activé les paquets universe) :
sudo apt-get install cowsay fortune

Puis placer cette ligne dans le bashrc :
fortune -a | cowsay -f $(shuf -n1 -e hellokitty default tux moose)

Normalement, quand vous ouvrirez le terminal, ça fera quelque chose comme ça :

cowsay + fortunes trick

L’autocompletion


Sous Ubuntu ça semble avoir été corrigé dans la version 14.04, mais avant l’autocomplétion avec la touche de tabulation ne marchait pas ou de façon incomplète. Pourtant, en ajoutant ceci à votre fichier .bashrc, vous pouvez activer l’autocomplétion qui est quand même très pratique.

# enable bash completion in interactive shells
if [ -f /etc/bash_completion ]; then
    . /etc/bash_completion
fi

Maintenant, au lieu de taper « sudo aptitude install firefox », vous taperez « sudo apti<tab> i<tab> firef<tab> » ce qui fait gagner pas mal de temps.

Voilà, avec tout ça vous aurez un terminal plus joli.
Une petite astuce finale : il est possible d’ajouter n’importe quelle commande au lancement du terminal. Pour cela, il suffit de placez la commande dans le fichier .bashrc. C’est aussi simple que cela.
Par exemple pour afficher l’heure d’ouverture du terminal tout en haut, mettez « date » tout seul sur une ligne. Pour afficher les dernières commandes tapées, mettez « cat .bash_history | tail »

France OS

Mardi 10 juin 2014

minitel 1980 Ça y est, Arnaud Montebourg craque et veut son système d’exploitation Français.

Très logique.

Surtout quand ça vient tout juste un an après que l’armée Française ait renouvelé son contrat avec Microsoft et alors que toute l’administration (ou presque) tourne sous Windows et que les écoles apprennent aux élèves à n’utiliser qu’un système fermé, payant et cher (100€) alors que des systèmes gratuits, libres, sans backdoors et même Français existent déjà.

Et pour en revenir à France OS, je vous laisse avec l’ami Korben qui a eu le privilège de tester tout ça : Test de FranceOS – Le système d’exploitation Franco-français.

Espérons que la version finale et officielle sera mieux que les sites du service public Français.

image de CBerthel

La coupe du monde c’est ça…

Jeudi 05 juin 2014

Ah, le Brésil, grande nation du Football depuis très longtemps.

C’est beau la coupe du monde non ? Ils ont dépensé plus de 12 milliard d’euros pour cet événement, c’est pas rien quand on sait que ça représente environ 60€ par brésilien). Surtout pour un pays où les 3/4 de la population a faim et pourrait vivre une semaine entière avec cette somme. Mais ne croyez pas qu’ils verront un seul rond de cet investissement forcé pris sur leur impôts.

Mais on s’en fout de la population : pour construire les stade, ils ont rasé les villes et viré leurs habitants. Maintenant ils envoient les forces de l’ordre tirer sur les populations pour les éloigner et éviter qu’ils fassent trop de bruit.

Oui, ils tuent des hommes et des femmes au nom du football.

Mieux, le président de l’UEFA — Michel Platini — a même réclamé que les brésiliens arrêtent leurs manifestations pour ne pas faire tache durant la coupe du monde.

Et tout ça pour quoi ? Pour que dans un mois tout ce fric dépensé en stades se retrouvent abandonnés, comme ici avec Sotchi devenue une ville fantôme seulement un mois après les JO d’hiver.

Cette année je ne regarderai pas le foot. Avant je regardais parfois quelques matchs, mais plus maintenant. L’envers du décor est trop triste et trop révoltant pour pouvoir en apprécier quoi que ce soit.
Sous cet angle de vu, même la plus grosses des coupes en or (creuse et fausse) n’est rien qu’un vase rempli de sang.

La coupe du monde n’est pas sport et ne se joue pas avec un ballon. Il est violence et corruption et il se joue avec du fric.

illustration de Paulo Ito

image

Du foutage de gueule dans la sécurité des sites web

Mardi 03 juin 2014

password on a computer On ne rigole pas avec la sécurité. Il paraît.

Alors pourquoi certains sites nous pondent des blagues pareille ?

Un ordinateur qui fait grève :


Vu sur le site de ma banque :
Le service 3D-Secure est disponible du dimanche matin au vendredi soir.

Le service 3D Secure (certicode), c’est l’envoie d’un SMS avec un code qui renforce la sécurité lors des virements et achats en ligne. Ouais… Sauf le samedi. Car le samedi — comme tout le monde le sait — l’envoie des SMS n’est pas possible, bien-sûr Internet est également fermé le samedi tout la journée.

Un code d’authentification à 6 chiffres (aucune lettre) :


On apprend aux enfants que les mots de passe doivent être forts, mais ma banque utilise un mot de passe à 6 putains de chiffres. Vous savez combien de temps il faut pour décrypter un tel mot de passe avec un million d’essais par seconde ? Statistiquement, une demi seconde.
Oh bien-sûr, ceci uniquement dans le cas où la base de données de la banque est chiffrée et le mot de passe n’est pas stocké en clair (autrement c’est même pas 1/2 seconde qu’il faut, mais c’est instantané).
Et je ne parle même pas des trackers XiTi dans l’espace de gestion « sécurisé ». Putain…

Un mot de passe de 6 à 8 caractères, sans ponctuation :


Sur un autre site :
mot de passe entre 6 et 8 caractères
Pire, sur le site on peut taper dix ou douze caractères, c’est coupé à 8. Du coup, on pense avoir un long mot de passe alors qu’il est simplement coupé à 8 caractères, sans rien nous dire.

« Désolé le formulaire a expiré… »


À l’inverse des sites mal sécurisés, il y a les sites qui n’ont jamais été testés. Ça ne vous est jamais arrivé de remplir un formulaire à rallonges sur un site et au moment de poster, hop, il vous sort que le formulaire a expiré et vous devez tout remplir à nouveau ?
Le délai d’expiration est bien trop court pour qu’on puisse remplir le formulaire entièrement…

Autres foutages de gueule traduisant une incompétence de la part du programmeur


  • demander le type de carte bancaire (alors qu’il est trivial de le deviner à partir du numéro de carte : Mastercard a les cartes commençant par 51 à 55, Visa par 4, American Express par 3, etc.).
  • demander de retaper l’email (encore le mot de passe, ça peut se comprendre — même si y’a des méthodes —, l’adresse mail c’est juste chiant)
  • demander l’âge : qui donc va dire qu’il a moins de 13 ans pour aller sur Facebook ?
  • demander de taper son mot de passe à chaque étape d’une commande en ligne (panier, payement, validation…) : ça sert à quoi franchement ? À rien !

Image de Victor Bayon

Ubuntu 14.04 : partager l’image et le son sur une télé en HDMI

Samedi 31 mai 2014

Il est particulièrement pratique d’utiliser son ordinateur pour regarder un film sur un écran de télévision ou simplement pour avoir deux écrans de travail.

Voici comment réaliser cette manœuvre sous Ubuntu 14.04 « Trusty Thar ».

1. Sur votre télé : configurez la source de l’image pour « HDMI ».

2. Branchez le câble HDMI sur votre ordinateur. Normalement l’image s’affiche directement sur la télé, mais il y a de grandes chances que l’image soit coupée : les deux écrans (la télé et celui de votre ordinateur) n’ayant pas la même définition.

Il suffit pour corriger cela d’ouvrir les propriétés de l’affichage en cherchant « affichage » dans le menu d’Unity.
Dans la fenêtre, cliquez sur l’icône représentant l’écran de la télé (1), de changer la définition pour la même que celle de votre écran d’ordinateur (2 — si elle ne figure pas dans la liste, prenez celle qui rogne le moins l’image) et enfin de valider votre choix (3) et confirmer votre choix s’il vous convient :

changer la définition de l’écran
Voilà, l’image possède la même définition que sur votre ordinateur.

3. Maintenant que l’image est bonne, il faut changer le son. En effet, pour l’instant, le son sort toujours des hauts-parleurs de votre ordinateur.
Allez pour cela dans les paramètres du son :

ouvrir les paramètres du son
4. Dans l’onglet « Sortie » il suffit de cliquer sur la ligne représentant la carte HDMI (l’autre ligne étant les hauts parleurs) :

changer sortie sonore
5. Voilà, c’est tout !
Notez que les deux écrans sont complémentaires : l’image est partagée entre les deux écrans et n’affichent pas la même chose. Si vous lancez une instance de VLC pour voir un film, n’oubliez pas que vous pouvez glisser la fenêtre de VLC d’un écran à un autre.

Notez également que si vous souhaitez uniquement regarder un film sur un écran large, il est préférable de n’activer que le grand écran dans sa définition la plus grande et d’éteindre l’écran de l’ordinateur.

Enfin, quand vous débranchez le câble HDMI, n’oubliez pas de rétablir la sortie son sur les hauts-parleurs si le son ne revient pas tout seul.

Le hoax du jour : les panneaux solaires épuisent le Soleil

Mercredi 28 mai 2014

un panneau solaire
Les sites satyriques (du style du Gorafi.fr) sont de plus en plus nombreux mais ce n’est pas sans quelques petits problèmes.

Si parfois un canular est déguisé en véritable information (je tombe moi-même parfois dans le panneau), ces sites racontent des blagues simplement pour l’humour. Encore faut-il le comprendre et quand on ne sait pas et que personne ne sait… Ben… ça fait mal.

Le site National Report avait partagé une blague selon laquelle l’usage des panneaux solaires épuisaient le Soleil, et qu’il ne resterait que quelques siècles au Soleil avant que celui-ci soit complètement épuisé, mettant alors fin à toute existence de vie sur Terre.

L’article a été partagé en masse sur les réseau sociaux…

Ce genre de phénomène arrive très souvent, mais il faut avouer que celui-ci est quand même vraiment très gros.
Après, certains disent que plus c’est gros, mieux ça passe… Mais bon y’a des limites quand même.


Pour le côté scientifique : bien-sûr que non, l’usage des panneaux solaires n’a aucune incidence sur l’épuisement du Soleil !
Tout comme le fait de retirer une casserole du gaz (en laissant le gaz brûler) n’aura aucune incidence sur la consommation de gaz : casserole ou pas, ça brûlera autant jusqu’à ce que vous coupiez l’arrivée de gaz.

En fait, l’énergie solaire qui arrive sous forme de lumière et rayonnement électromagnétique sur les panneaux solaires arrive dans tous les cas sur Terre : les panneaux ne sont que des capteurs qui attrapent cette énergie pour la transformer en électricité au lieu de la laisser filer sur le sol.

(Via Nagumo)

Sinon voilà deux autres sites satyriques, en plus du Gorafi cité plus haut :

image de Chandra Marsono

Les touches de clavier devenues inutiles avec le temps

Lundi 26 mai 2014

Vous savez vous servir d’un ordinateur et donc d’un clavier. Mais savez-vous à quoi servent toutes les touches ? Par exemple la touche Syst ou Pause ? Je parie que non : en effet, ces touches ne sont plus jamais utilisés sur les ordinateurs actuels…
Je vous liste ici quelques-unes de ces touches et leur usage.


Touches de fonction : F1, F2, F3…


Ces touches sont rarement utilisées, mais quand on les utilise c’est souvent encore dans le sens originel : alors que les touches A ou Z affichent toujours une lettre à l’écran, les touches de fonction de F1 à F12 sont utilisées par les programmes pour effectuer des actions prédéterminées et propres à ce programme. Généralement la touche F1 correspond à l’interface d’aide, mais ce n’est pas systématique.

Par exemple, dans le logiciel Htop (sous Linux), l’action associée à chacune de ces touches est affichée en bas, tel un menu :
capture d’écran de htop en console
Sur un ordinateur portable, elles ne sont pas à confondre avec les touches bleues qui s’utilisent en combinaison avec la touche Fn qui signifie fonction aussi, mais qui sert à activer le son ou la lumière de l’écran : ce sont les touches de fonction matériel propre à l’ordinateur (quelque soit le système d’exploitation) et souvent reliés au Bios directement.

Les touches Pause et ArrêtDéf


Ces deux touches ne sont pratiquement jamais utilisées non plus. La touche ArrêtDef signifie « arrêt défilement » et active une Del du clavier (comme les touches de verrouillage numérique et majuscule).
La touche de pause est très ancienne et remonte à l’époque du télégraphe : il permettait au récepteur d’une communication de signaler à l’émetteur qu’il désirait une pause dans la transmission.

Quand les ordinateurs n’avaient pas encore d’interface graphique, les lignes défilaient à l’écran très rapidement. Les touches Pause et ArrêtDéf permettaient de stopper temporairement le défilement pour pouvoir lire ce qui est écrit : il était souvent impossible de remonter le texte pour lire ce qu’il y avait au dessous.
Appuyer de nouveau sur la touche permettait de reprendre le défilement du texte.

Aujourd’hui ces touches fonctionnent encore dans les terminaux GNU/Linux ou Unix (les TTY) et peut-être aussi dans Windows sans interface graphique. Certains jeux utilisent aussi la touchent Pause pour mettre le jeu en pause.

La touche Attn


Cette touche — dite « Attention » — est également très peu voire pas du tout utilisée. Sur certains systèmes d’exploitations presser ce bouton permettait de lancer la procédure de connexion.

Sous Windows il faut parfois faire la combinaison CtrlAltSuppr pour afficher l’écran de connexion et taper le nom d’utilisateur de le mot de passe. Cette combinaison a le même rôle que la touche d’attention.

La touche Syst


À l’instar des touches des pauses du défilement, la touche Syst date également des vieux ordinateurs : elle permettait de donner la main au système d’exploitation quand les ordinateurs n’étaient pas encore multitâches en envoyant directement une instruction au Bios (et non au pilote logiciel du clavier).

Cette touches n’est pratiquement plus utilisé aujourd’hui. Les systèmes Linux l’utilisent dans la combinaison de touches dite « magiques » pour envoyer des instructions directement au noyau Linux, par exemple pour redémarrer l’ordinateur d’urgence ou pour arrêter tous les accès disque.

La touche AltGr


Cette touche est le raccourcis de « alternate graphic » (il y a aussi une touche Alt « alternate »). Sur les vieux claviers, cette touche (comme la touche majuscule) permettait d’afficher un caractère différent de celui affiché sur la touche. C’est avec cette touche qu’on affiche le croisillon « # » sur la touche 3.

Il était à l’époque considéré que les caractères affichés à l’aide de cette touche était plus fantaisistes, plus « graphiques » que les caractères normaux comme les lettres ou la ponctuation.
Aujourd’hui, sous Windows et par défaut, il permet d’afficher les caractères en bas à droite des touches numériques au dessus des lettres, ainsi que le signe de l’euro « € ».
Sous GNU/Linux, il permet d’ajouter beaucoup plus de caractères, comme les points de suspensions « … » avec AltGrMaj; ou la ligature A-E « æ » avec AltGrA.


Outre les touches d’un clavier, il y a quelques autres éléments que les ordinateurs ou les systèmes d’exploitation actuels ont hérités des vieux systèmes.
Citons par exemple les économiseurs d’écrans (qui n’ont rien d’économique) : sur les écrans cathodiques l’image était affichée à l’aide d’un faisceau d’électrons qui excitaient une couche de poudre fluorescente. Si l’écran affichait toujours la même image, c’est toujours la même zone qui est bombardée par les électrons et ceci finissait par abîmer l’écran.
Il était donc préférable d’afficher une image bidon et qui changeait souvent en forme et en couleurs lorsque l’ordinateur n’était pas utilisé depuis un certain délai : l’économiseur d’écran sert à ça.
Parlons aussi des caractères de fin de ligne (que l’on ne voit jamais en fait, mais que les programmeurs utilisent parfois) : « \r » ou « \n ». Les deux datent de l’époque de la machine à écrire : le premier les l’abréviation de « carriage returns » dans le sens du retour chariot : le chariot (la partie qui tient le papier) de la machine à écrire se remettait au début de la ligne ; et le second vient de « newline » qui signifie « nouvelle ligne » : en plus du retour chariot, il fallait descendre sur une nouvelle ligne du papier. Logiquement donc, un retour à la ligne correspond donc à la séquence « \r\n », mais les systèmes d’exploitation informatique actuels ne s’accordent pas tous sur quel caractère utiliser pour coder un retour à la ligne : « \r\n » (Windows), « \r » (Mac-OS) ou « \n » (Unix).

[PHP] Faire plusieurs requêtes HTTP simultanées avec cURL

Mardi 20 mai 2014

two elephants Toujours en développement de mon lecteur RSS en PHP, je me suis heurté au problème de la mise à jour des 154 flux auquel je suis abonné. Si le file_get_contents() fonctionne avec les URL, il ne peut les télécharger que les uns après les autres. Ainsi, même en ne mettant qu’un délai d’attente d’une seconde, la mise à jour prendrait au minimum 2 minutes 34 secondes. C’est bien trop long.

Une solution aurait pu être de faire 154 requêtes depuis les navigateur, pour ouvrir 154 instances de file_get_contents(), mais ça me semblait trop lourd.

La meilleure solution est à mon avis d’utiliser le module curl : lui, il peut faire 154 requêtes simultanées, et la durée de l’opération totale sera simplement la durée de la plus longue des requêtes et non la somme de toutes les requêtes. Avec cette méthode, je met à jour tous mes flux en moins d’une minute, toutes opérations incluses.

En pratique, pour récupérer le contenu de plusieurs URL, ça se présente comme suit.

On initialise une liste de sessions curl « $multihandler » : chacune correspondra à une instance de curl qui ira se connecter à une URL :
// init multi handler
$multihandler = curl_multi_init();
$handlers = $result = array();

On peuple la liste des sessions : chaque session est initialisée individuellement (avec une option CURLOPT_RETURNTRANSFER qui force curl à retourner le contenu plutôt que de l’afficher) puis on ajoute la session $handler[$i] à la liste des sessions $multihandler
// init each url
foreach ($urls as $i) {
	$handlers[$i] = curl_init($i);
	curl_setopt($handlers[$i], CURLOPT_RETURNTRANSFER, TRUE);
	curl_multi_add_handle($multihandler, $handlers[$i]);
}

Il n’y a plus qu’à établir toutes les connexions aux URL et télécharger les données.
Le $pendingConnex est une variable donnée par curl qui donne le nombre de connexions actives. Ce nombre diminuera progressivement jusqu’à zéro quand toutes les URL auront été téléchargées.

Les 10 ms d’attente sont là pour éviter que PHP ne fasse trop de tests, et permet de réduire la charge serveur (si on ne le met pas, la charge serveur explose — une méthode plus propre, mais dont le gain par rapport au sleep() n’est pas énorme est visible dans la doc).
10ms, pour un temps d’exécution de 10 seconde sur un processeur qui fait une boucle par nanoseconde (proc à 1 GHz) permet de réduire le nombre d’itérations par un facteur 10'000'000, ce qui est colossal : le serveur a dix millions de fois moins de puissance à allouer.

Dans mon lecteur RSS, je mets dans cette boucle do/while le code qui m’affiche à intervalle régulier le nombre de requêtes restantes.

// exec connexions + download
do {
	curl_multi_exec($multihandler, $pendingConnex);
	usleep(10000); // 10 ms
} while ($pendingConnex > 0);

À ce stade, les requêtes sont faites, les données récupérées en mémoire.
Il suffit de les parser et de les récupérer dans le tableau $result. Ce tableau contiendra les données en valeur et les URL en clés :

// parse responses
foreach ($urls as $i) {
	$result[] = curl_multi_getcontent($handers[$i]);
}

Le code ci-dessus devrait être suffisant.
Néanmoins, je conseille d’ajouter quelques options, avec curl_setopt() :

  • Pour suivre les redirections 302 et 301 de façon transparentes :
    curl_setopt($handlers[$i], CURLOPT_FOLLOWLOCATION, TRUE);
  • Pour réduire la durée d’attente de connexion à 10 secondes :
    curl_setopt($handlers[$i], CURLOPT_CONNECTTIMEOUT, 10);
  • Pour réduire la durée d’attente de téléchargement des données à 30 secondes
    curl_setopt($handlers[$i], CURLOPT_TIMEOUT, 30);
  • Pour accepter les cookies de sessions :
    curl_setopt($handlers[$i], CURLOPT_COOKIESESSION, TRUE);

image de Jim Frost

Ceci n’est pas un drone

Mardi 20 mai 2014

Depuis des mois, les médias et tout le monde en général utilise le terme « drone » pour un peu n’importe quoi, et surtout de façon totalement incohérente.

En général, ce qui est appelé drone, c’est quelque chose comme ça :

quadricopter
Cela n’est pourtant pas plus drone que ceci :

rc plane
Les deux sont des appareils radio-commandés, volant, destinés au grand public. Aucun des deux n’es muni de capteurs de vision nocturne, de cameras, de stabilisateurs, de détecteurs d’obstacles/de cibles ou de capteur GPS qui lui permettraient de prévoir de façon autonome une trajectoire et d’effectuer des opérations tout seul.

Ce ne sont donc pas des drones au sens propre.
Ce que vous voyez sur la première image, c’est un quadricoptère radio-commandé, et sur la seconde image un avion miniature radio-commandé.

Bien que l’ICAO désigne par le terme drone tout appareil volant inhabité, le terme désigne originellement un appareil autonome ou semi-autonome et à usage militaire.
La définition de l’ICAO inclurait t-il donc les avions, hélicoptères, quadricoptères, insectes radio-commandés miniatures, y compris ceux pour les enfants ? Ce n’est clairement pas le cas de la définition qu’en ont fait les médias et l’inconscience collective qui se sont mis à désigner par « drone » uniquement les multicoptères radiocommandés et les appareils volants inhabités militaires…

À défaut d’avoir une définition claire du drone il y a bien une réelle incohérence dans l’emploi du terme « drone » par tout le monde.

Au passage, l’utilisation des quadricoptères radio-commandés n’est pas interdite en France : du moment que l’appareil survole un espace à vous, qu’il n’y personne en dessous et qu’il n’y a pas de camera vous pouvez envoyer à 150 mètres de haut un bolide de 25 kilogrammes d’une puissance de 15kW (soit 20 CV, donc plus qu’une moto 125 cc) : personne ne pourra vous dire quoi que ce soit.
S’il y a une caméra, en revanche, vous ne pouvez pas dépasser 0,01 kW en puissance, 600 grammes de poids… et il vous faudra un diplôme et demander l’autorisation d’exploitation des clichés ou des films de toute personne figurant sur les vidéos (source)…

Copyreich : on peut toujours faire plus ridicule…

Lundi 19 mai 2014

jesus everywhere swimming pool Un livre écrit par une personne qui se dit possédée par Jésus Christ tombe t-il sous le droit d’auteur de cette personne ou de Jésus ?

Telle est la question qui a secoué la Haute Cour régionale de Francfort qui considère que c’est la personne qui écrit physiquement le texte qui est l’auteur légal.

Concernant la paternité du texte on s’en fiche un peu, mais je trouve quand même délirant que certains se prennent la tête pour ce genre de trucs : la New Christian Endeavour Academy (en Allemagne) avaient en effet considéré que le texte était libre de droits car écrit par Jésus (et donc dans le domaine public) alors que la Foundation for Inner Peace (aux USA) qui est détentrice des droits du livre l’a attaqué en justice…

Bon.
Et si Jésus ressuscite il reprend ses droits d’auteurs ou pas, alors ?

Vous avez deux heures.

source image

Blocage de TPB en France ?

Mercredi 14 mai 2014

L’Australie s’était mise à bloquer des sites et a fait marche arrière car c’était trop cher.
Les Pays-Bas avaient bloqué The Pirate Bay mais l’ont débloqué car c’était inutile.

En France, on doit faire des économies mais ils seront quand même prêt à balancer des millions dans un blocage qui ne servira à rien, juste pour que le gouvernement fasse plaisir à môsieur CD en plastique.

Ils sont désespérant, à la fin.

Hé oh, réveillez-vous : on en est en 2014 : votre blocage, tout comme votre Hadopi ne servent à rien du tout, il faut maintenant évoluer !

La blague du permis Internet

Samedi 10 mai 2014

facepalm head in hands Ça y est, sur l’initiative de la compagnie d’assurances Axa, le gouvernement proposera un « permis Internet » aux élèves de CM2.

Selon les premiers constats, ce permis serait basé sur la peur : l’internet est dangereux, bardé de pédo-nazis-terroristes-voleurs et il faut surtout ne rien y dire si on veut rester sain d’esprit.

Étrangement, tout ceci est très vendeur pour les offres « protection Internet » du même vendeur d’assurances…

Pfff…

Internet n’est pas dangereux.
Pas plus qu’un couteau entre de bonnes mains. C’est quand on s’en sert n’importe comment que des risques peuvent apparaître. Les réseaux sociaux, forums, blogs, la webcam ne sont pas plus dangereux non plus : il suffit de les utiliser correctement et ne pas partager n’importe quoi avec n’importe qui.

Internet n’est pas plus un repère de pédo-nazis que la rue.
L’avantage des réseaux sur Internet, c’est qu’on peut bloquer (et signaler) les gens qui nous font chier : apprenez à bloquer quelqu’un sur Skype, Facebook, Twitter. Mais c’est pas parce qu’une seule personne dans une liste de 300 amis vous importune qu’il faille se replier sur soi.

Ça commence à bien faire là avec leurs campagnes de FUD sur tout : Internet c’est mal, les réseaux sociaux c’est mal, acheter en ligne c’est dangereux…
Ah… par contre ils se tiennent bien de dire pourquoi il y a des dangers, où ils sont réellement et surtout : comment les éviter. Ça ça serait de la vrai pédagogie : expliquer pourquoi et comment.

Parce que là, leur propagande par la peur dans un contexte politique déjà très anti-Internet, ça me rappelle une définition bien précise : celle du terrorisme : « Le terrorisme est l'emploi de la terreur à des fins politiques. ».

Il serait pas mal aussi d’apprendre aux gens les côtés techniques de l’informatique : installer des mises à jour de sécurité, utiliser un antivirus, détecter un site contrefait (merci WOT) et accessoirement à se protéger des gouvernements trop curieux avec Tor, GPG ou des VPN.

Bref, ce permis Internet me semble encore une bonne bouse pondu par et pour des intérêts privés et qui arrange pas mal un gouvernement de vieux technophobes.

image de Proimos

Sites de ressources pour développeurs web

Mardi 22 avril 2014

Je suis sûr que tout ceux du milieu connaissent les sites que je vais lister ici, mais en guise de note ou pour les nouveaux, je les poste quand même. On trouve des pages d’explications pour le HTML5, le JavaScript ou le CSS.

L’avantage d’avoir de multiples sources pour ça est que les exemples sont variés aussi et qu’on peut comprendre les choses plus facilement en croisant toutes les sources.

Quirksmode.org : (JS, CSS, HTML5)
Des tutoriels qui vont à l’essentiel mais qui n’en sont pas moins précis, avec des démos.

Mozilla Developper Network : (JS, CSS, HTML)
Des pages d’explications avec beaucoup d’informations (sur les compatibilités navigateurs, ou l’historique), très pro et très complets.

Microsoft Developper Network
Le même chose que le Mozilla DN, aussi complet et pro, mais souvent plus orienté IE (et non orienté vers les standards officiels du W3).

Alsa Création : (JS, CSS, HTML5)
Site en français avec de long tutoriels très illustrés avec des claires démos.

W3 School : (JS, CSS, HTML5)
Site très complet et presque exhaustif dans la doc.

W3C Doc
Le documentation du W3C lui-même : si vous voulez l’information officielle sur les standards CSS/HTML, c’est là qu’il faut aller, vous y trouverez tout.
Par contre, les infos ne seront pas forcément utiles si vous souhaitez savoir ce que les navigateurs peuvent réellement utiliser.

Can I Use ?
Vous voulez savoir si une propriété CSS ou HTML fonctionne dans un navigateur particulier ? Ce site affiche les compatibilités dans tous les navigateurs et toutes leurs versions, y compris mobile.


Dans tous les cas, si vous voulez quelque chose en particulier dans une page web, apprenez à lire le code source des pages. Ok, celui de Facebook ou GMail ne sera pas pratique (ils sont tout en JS illisibles), mais celui de petits sites ou de petits scripts sont beaucoup plus lisible. C’est en codant qu’on devient codeur et pas autrement.
Utilisez aussi les outils de développeurs disponibles dans les navigateurs (via Ctrl+Alt+I, que ce soit dans Firefox, Chrome ou Opera) : ils permettent de lire et analyser les sources des pages web en séparant les scripts, les styles et le HTML.

Et pour ceux qui n’ont jamais touché à du code HTML de leur vie et qui veulent commencer tout en bas, j’avais un jour créé ce fichier. Vous pouvez le télécharger, l’ouvrir avec un navigateur pour le voir, et un éditeur de texte pour le modifier. N’hésitez pas à changer ce que vous voulez dedans, comme intervertir des balises, changer les attributs ou les couleurs…

Le problème des consoles Nintendo

Lundi 21 avril 2014

J’aime bien les consoles portable Nintendo. Je les ai pratiquement toutes eu de la Game Boy Color à la 3DS actuellement.

Mais y’a quelque même une évolution dans ces consoles qui me semble inutile :

graphique présentant l’évolution du nombre de contrôles sur les consoles nintendo
(En considérant l’écran tactile comme 1 bouton, le bouton multidirectionnel comme 4 boutons et le pad multidirectionnel de la 3DS comme 16 boutons.)

Certes, peut-être qu’il y en a besoin dans quelques jeux, mais les jeux que j’ai (y compris sur DS et GB-Advance) ont tous des touches inutilisées. Du coup je me demande un peu si tout ces boutons sont bien nécessaires à autre chose qu’à emmêler les pinceaux de l’utilisateur : je me souviens sur la DS, la touche d’alimentation était à une place qui incitait très fortement à appuyer dessus à la place du bouton « start », heureusement sur les autres consoles le bouton d’alimentation a depuis été placé sur le côté de la console.

Putintin de copyreich !

Samedi 19 avril 2014

Il y a quelque jours j’étais tombé dans le panneau du poisson d’avril de Gee sur sa (fausse) demande de censure d’un article mentionnant un personnage de Tintin par l’éditeur Moulinsart.

Maintenant, c’est un utilisateur de Twitter qui, pour illustrer un tweet poste une image d’une BD de Tintin. Moulinsart demande à Twitter de censurer le tweet pour ça et Twitter collabore sans broncher.

Qu’on m’explique une bonne fois en quoi copier UN SEUL CADRE d’un livre (équivalent à une citation d’un bouquin) porte atteinte à l’éditeur dudit livre ? Il est où le préjudice subit ? Et où est le droit de citation de l’internaute : n’importe qui a tout à fait le droit de citer n’importe quoi dans un but d’illustration.

OUI je peux citer un extrait littéraire !
OUI j’ai aussi le droit de citer un extrait d’une publication !
OUI cela vaut aussi pour le contenu audio-visuel : si je fais une vidéo, je peux mettre un (petit) bout d’un film dedans !
OUI je peux même mettre l’intégralité d’une vidéo quand ça concerne une représentation publique d’un événement !
… le tout sans même avoir à demander l’autorisation aux ayant-droits et aux auteurs.

Ce sont des exceptions au droit d’auteur prévues par le droit Français (article 122-5 du CPI).

Ce qu’il faut retenir ici, c’est surtout que Twitter (et tous les autres) se fichent de vos droits et que les ayants-droit le savent : ils peuvent demander à censurer tout ce qu’ils veulent sous n’importe quel prétexte et ça sera censuré.
On a vu des cas où des majors réussissent à faire censurer des œuvres Libres, comme récemment Sony qui fait censurer l’animation Sintel de la Blender Foundation, alors que Sony n’a aucun droit sur l’animation…

Néanmoins, tout n’est pas perdu : il suffit de ne pas utiliser les services comme Youtube ou Twitter pour diffuser du contenu, mais un site personnel.

Ça fait cinq ans que mon site existe, ça fait autant de temps que je ne prive pas pour y répliquer des citations, images, photos, captures d’écran et extraits de contenus en tout genre. Cependant, je le fais dans un cadre légitime (du moins il me semble) : je n’ai encore jamais reçu de demande de censure ou de lettre d’avocats. Il y a sûrement plusieurs raisons à ça, mais celle sur laquelle je compte rend les demandes de censures illégales si elles ne sont pas justifiées ; et je m’arrange toujours pour être dans ce cadre (prévu par la loi).
Mon site héberge même quelques films et de la musique. Sauf que leur accès est privé et protégé par un mot de passe qui n’est pas diffusé : leur accès est restreint et réservé à un usage personnel, ce qui est autorisé n’est pas interdit.

Oh, et juste à des fins d’illustration, voici une capture d’écran du tweet censuré :

capture d’écran du tweet censuré pour Moulinsart
Il est intolérable que les éditeurs fassent ce qu’ils veulent avec n’importe quoi. L’effet Streisand est une arme efficace, faire valoir ses droits et savoir ce qu’on a le droit ou non de faire en est une autre (c’est le but de cette page).


(via)

Le CSA veut que les sites soient de « bon censeurs »

Samedi 12 avril 2014

Le CSA commence à sortir ses idées de vieux cons avec des morceau de censure dedans : ils veulent que les sites reçoivent un label « site de confiance ».

Les prérequis pour avoir ce label seraient bien-sûr une auto-censure disciplinée et le respect d’une charte, en échange de quoi le site labellisé ne sera pas bloqué dans les logiciels de contrôle parental (trop sympa, on en attendait pas tant). Ils veulent aussi que les logiciels de contrôle seront basés sur une liste blanche, et non plus une liste noire.

Ils veulent que le Web devienne comme la TV : que seul ce qui est approuvé par le gouvernement soit visible par le consommateur. C’est lamentable.

Mais ils pourront toujours aller se faire voir pour que je censure quoi que ce soit pour eux.

À quand l’heure où l’ouverture d’un nouveau site se fera contre la signature d’une charte imposant la censure au doigt et à l’œil et une allégeance inconditionnelle à la République et interdisant toute publication contraire au régime, comme en Chine en fait ? À quand aussi que la liste blanche soit imposée aux FAI ?

Finalement la bonne vieille blague du « Hadopi-explorer » risque de devenir une réalité :

capture d’écran des sites GNU.org, Wikipédia et lehollandaisvolant.net dans le Hadopi-Explorer

ÉDIT : Goshu me signale qu’en fait ce ne seraient que les sites de diffusion multimédia qui soient concernés. Mouais, l’expérience avec la Hadopi et tout ces trucs idiots me pousse à penser que ça ne sera peut-être effectivement que ces sites là au début, puis ça sera élargi à tous les sites (d’ailleurs, n’importe quel site qui diffuse une vidéo intégrée de Youtube pourrait entre temps être concerné par « site de partage audio-visuelle »)…

Pourquoi vider la Ram sous Android est une mauvaise idée

Vendredi 04 avril 2014

On ne compte plus les applications censées « optimiser » ou « accélérer » Android en supprimant toutes les applications en cache.
Ces programmes sont inutiles et ont bien souvent l’effet inverse de ce qu’ils disent faire : ils ralentissent le fonctionnement du téléphone.

Qu’on soit clair : Android est assez grand pour gérer la mémoire vive tout seul, il n’a pas besoin de l’utilisateur pour ça. Si le téléphone a 2 Go de mémoire vive, c’est pour que ça soit rempli, pas vide.
Et c’est ce qui se passe : le système conserve un instantané de l’application dans la mémoire vive pour pouvoir l’ouvrir très rapidement lorsque l’utilisateur le souhaite.
Si vous supprimez cet instantané de la mémoire (en utilisant un programme de vidage de la mémoire), alors ça libèrera de la mémoire vive, mais ça prendra beaucoup plus de temps lorsque vous voudrez rouvrir l’application.

Exemple sur mon ordinateur (du GNU/Linux) : sur les 6144 Mo de mémoire vive de mon ordinateur, un $ free -m me dit qu’il reste 351 Mo de libre. Pourtant, 3495 Mo sont disponibles ! La différence des 3144 Mo correspond à des données restées en cache pour une éventuelle utilisation ultérieur. Ces données sont déjà en mémoire et n’auront pas a être rechargées depuis le disque dur. Conséquences : la rouverture d’un programme précédemment fermé est bien plus rapide !

Si j’ouvre une application lourde qui n’a jamais été ouverte, alors elle prendre de la place sur ces 3144 Mo comme elle l’aurait fait si la place était vide. C’est le job du système d’exploitation de gérer l’espace mémoire, pas celui de l’utilisateur.

Les problèmes viennent plutôt des programmes qui démarrent en tâche de fond et qui tournent en permanence : les applications des réseau sociaux par exemple, sont tous constamment connectées et à l’affut de la moindre mise à jour à notifier : c’est ça qui bouffe de la batterie.
Configurez plutôt vos applications pour qu’elles font moins de mises à jour, ne démarrent pas toutes avec le téléphone ou supprimez celles qui ne savent pas se tenir.

Soulagement pour la neutralité du net en Europe

Jeudi 03 avril 2014

Ouf, aujourd’hui l’UE a adopté le rapport Pilar Del Castillo sur la neutralité du net.

La définition de la neutralité du net retenue est la suivante :

"neutralité du réseau", le principe selon lequel l'ensemble du trafic internet est traité de façon égale, sans discrimination, limitation ni interférence, indépendamment de l'expéditeur, du destinataire, du type, du contenu, de l'appareil, du service ou de l'application;

Cela signifie que :

  • quelle que soit la personne (l’internaute)
  • quelle que soit le site visité, ou le type de contenu (vidéo, audio, texte, image…)
  • quelle que soit le terminal (ordinateur, console de jeu, téléphone…)

Les requêtes faites doivent être faites de la même façon. Un opérateur n’a donc pas le droit de brider la vidéo, de favoriser certains internautes, de bloquer des pages en fonction de l’appareil.

C’est une très bonne nouvelle, surtout quand certains opérateurs brident Youtube (Orange, Free), brident le protocole P2P (tous), font payer Skype (Orange) ou les email (Bouygues, sur mobile) en supplément.

Reste maintenant à appliquer ça, et c’est pas gagné : car certains sites s’y mettent d’eux-mêmes : Youtube bloque des vidéos en fonction de l’appareil par exemple. On verra aussi comment les opérateurs réagiront : ils pourront très bien proposer une offre expressément bridée (dans le contrat avec l’abonné) sous une appellation autre que « Internet » pour pouvoir vendre un accès internet foireux. On verra.

Non à la censure du Geektionnerd

Mardi 01 avril 2014

Mise à jour 2 avril : finalement c'était un blague. Très reussie et réaliste.


… et non à la dictature du Copyreich, commise par les descendants du créateur de Tintin.

Le Geektionnerd, blog-BD a reçu un courrier lui demandant de censurer certaines images, par exemple une illustration tout à fait originale reprenant le mot « Haddock ». Les images des bandes-dessinés de Hergé ne sont pas reprises en elles-mêmes.

Avec ça, c’est sûr que Gee (l’auteur du Geektionnerd) est maintenant un dangereux terroriste à cause de qui l’auteur de Tintin va mourir de faim (après être mort depuis plus de 30 ans déjà -_-).

Et effet Streisand oblige, voilà des copies des images incriminées, armes de cet odieux crime digne de Super Crapule :

Sabord :

image
image du geektionnerd


Alfred :

image du geektionnerd
image du geektionnerd
image du geektionnerd


Rascar Capac :

image du geektionnerd
image du geektionnerd


(ces images sont la création de Gee et sont sous Licence CC)

Quant à ceux qui se plaignent parce que le fric leur est sûrement monté à la tête : parler de droit d’auteurs quand l’auteur est mort, c’est juste une honte. Voilà.

WTF ! Mais c’est seulement demain le 1er avril, hein !

Lundi 31 mars 2014

Aujourd’hui semble être « wtf-monday », ou alors certains se sont trompés de de jour, c’est vraiment n’importe quoi dans mon fil de news :



PS : un seul de ces liens — malheureusement — est un fake, saurez-vous le trouver ?

CSA : Censure Supérieure de l’Audiovisuel… et bientôt de l’Internet.

Samedi 29 mars 2014

Ce sera donc bien le CSA qui aura le pouvoir de réguler les Web en France.

À la base, le CSA, ce sont ceux qui font qu’on ne voit que de la merde à la TV et que tout ce qui est un peu trop intéressant, trop humoristique et trop violent est censuré.
Ça va être du joli quand ils vont pouvoir choisir ce que Orange ou Free aura le droit de nous laisser voir sur le net (le Royaume-Uni bloquait l’accès aux sites openbsd.org ou linux.com…) avec des mesures similaires :(.

Vous pensiez que la censure en Turquie sur le blocage de Youtube et Twitter, deux des plus gros sites du monde, était loin ? Ça va venir en France (Twitter a déjà des connexions avec le gouvernement pour censurer l’humour un peu trop noir).

Vous pensiez qu’il n’y avait qu’en Chine que la création d’un site web devait être déclarée au gouvernement ? C’était le cas en France aussi, jusqu’en 2000, où il fallait déclarer tout nouveau site au gouvernement et au CSA. On pari que ça va revenir au goût du jour ?

En termes de solutions à toutes ces pratiques, on peut par exemple utiliser un proxy, un VPN (tuto à venir) ou utiliser le navigateur Tor, pour d’une part accéder au net virtuellement depuis un autre pays et d’autre part, pour ce qui est du VPN et Tor, de chiffrer toutes les communications sur une partie du réseau.
On peut aussi commencer à choisir un fournisseur d’accès à Internet associatif et respectueux de la neutralité (qui auront déjà beaucoup plus de réticences à se plier aux industriels derrière cette volonté de régulation).

Juste pour rappel…

Vendredi 21 mars 2014

Vu qu’en France c’est bientôt les votes, rappelons quelque chose :


Dans le premier cas, ce type a utilisé un moyen pour faire revoter les gens plusieurs fois de suite jusqu’à ce que le parti nazi soit en tête, et dans le second cas les gens peuvent doivent voter pour une seule personne nommée par le régime en place.

Donc non, le droit de vote ne suffit pas pour faire une démocratie, et pas non plus à garantir le respect des libertés individuelles pour tout le monde.

Oui, oui, Google, Facebook et les autres savaient, selon la NSA

Jeudi 20 mars 2014

Ayé, la NSA a confirmé que les géants du net coopéraient avec l’agence de renseignement américaine, à votre insu.

Rien de nouveau jusque là.

Sauf qu’on se souviendra de ces entreprises qui avaient dénoncé au début (juste après que Snowden ait levé le voile sur Prism) dans de belles lettres qu’ils ne laisseraient personne toucher à vos données.
Bref, de beau tissus de mensonge, encore une fois.

Voilà voilà~

Oh, et en France, Orange fait la même chose avec les services d’espionnage britanniques.

Désolé les gars, on n’arrête pas l’innovation !

Dimanche 16 mars 2014

Il y quelques semaines naquit le logiciel Popcorn-time.

Ce logiciel permet de regarder des films en VO, en streaming d’une façon simple, sans emmerdes, en HD quelque soit le système. En plus, utilisant le réseau P2P pour obtenir les vidéos, il n’engorge pas les réseaux, il fonctionne rapidement chez tous les FAI et cerise sur le gâteau, plus un film est demandé plus il sera chargé rapidement chez tous les utilisateurs (alors que Netflix, iTunes, Google Play et tous les autres font exactement le contraire : étant centralisé, sur ces plates-formes, plus un fichier est demandé plus le serveur sature et finit par planter).

Les majors n’ont évidemment pas aimé et ont décidé de faire interdire tout ça. Le site du projet a été fermé.

Sauf que… Le projet est open-source et depuis il a été dupliqué (à l’heure actuelle) plus de 1 800 fois, et le projet continue de fonctionner chez tout ceux qui l’ont installés.
Autrement dit : ce bon projet innovant continue de vivre et ne sera jamais arrêté.

Selon les auteurs du programme eux-mêmes : le succès extrêmement rapide du projet est dû à un manque : les gens veulent quelque chose de simple, de rapide et qui marche.
Peu importe le prix : tant que ça marche.

À tous les ayants droits à la con : vous n’arrêterez pas l’innovation. Vous ne faites peur à personne. Tant que l’offre légale ne sera pas plus simple à utiliser que l’offre illicite, vous n’aurez aucune chance d’arrêter le piratage.
Si vous voulez un conseil : commencez donc plutôt par sponsoriser les projets comme Popcorn-time qui font le boulot à votre place, au lieu de les attaquer et de rester dans votre modèle d’offres légales « PUR » merdique.

StartPage : le respect de la vie privée avec la pertinence de Google

Lundi 10 mars 2014

Pas mal de monde utilise le moteur de recherche DuckDuckGo (DDG) en remplacement de Google pour son respect de la vie privée. Le problème souvent remonté alors, c’est le manque de pertinence des résultats, qui sont ceux de Bing. On finit alors par retourner sur Google pour avoir de meilleurs résultats de recherche, et on a plus perdu de temps qu’on en a gagné.

Alors pourquoi ne pas utiliser StartPage ?

Page d’accueil de StartPage
Ce moteur de recherche a la même optique que DuckDuckGo concernant le respect de la vie privée, mais utilise les résultats de Google et non ceux de Bing. Du coup, vous avez de bons résultats de recherche et la vie privée. Que vouloir de plus ?
De plus, StartPage est une entreprise implantée en Europe (aux Pays-Bas) et est certifiée par divers organismes indépendants comme respectant bien la vie privée depuis des années.

Concernant l’utilisation, vous avez la possibilité d’activer certaines options (safe-search, langue de recherche, taille de police…) : ceux-ci sont alors enregistrées dans un cookie, ou bien directement dans l’URL de recherche.

Dans les résultats, vous avez également la possibilité de cliquer sur un lien proxyfié :

lien proxyfié dans les résultats de StartPage
Ceci est assez pratique : les pages sont même accessibles en cas de censure par votre gouvernement, votre entreprise, votre école.

Après, StartPage n’est pas parfait : il manque par exemple les !bang qui font la force de DDG. Mais vous pouvez bien faire comme moi et continuer d’utiliser DDG pour les !bang et utiliser StartPage pour tout le reste. Ça me semble un très bon compromis : j’utilise alors un double !bang dans Firefox : il suffit de configurer le navigateur pour rechercher sur DDG avec « !ddg » puis de chercher par exemple « !ddg !lhv hadopi » (ce qui recherchera « hadopi » sur mon site, via mon !bang dans DDG).

Pour faire un !bang personnalisé dans Firefox (pour n’importe quel site avec un champ de recherche) : cliquez droit dans le champ de recherche et faites « ajouter un mot clé pour cette recherche », puis mettez votre mot !bang dans le champ « mot clé ». Il vous suffira alors d’utiliser ça pour recherche n’importe quel terme sur le site voulu :

ajouter un !bang à Firefox

Non, contrôler l’Internet ne changera rien à l’antisémitisme ambiant !

Jeudi 06 mars 2014

Encore une fois, le gouvernement Français ne comprend rien à l’Internet. Sous prétexte qu’il y a des messages haineux sur les réseaux sociaux, il faut réguler le net. Voilà à peu prés où va le gouvernement.

Ceci est une grosse connerie.

Ils oublient un peut vite que l’Internet n’est pas juste un truc virtuel fait par des robots et des extra-terrestres. L’Internet est un média construit par des humains. S’il y a des messages racistes dessus, c’est parce que ce sont des gens qui sont assez cons pour les écrire sur internet et non dehors dans la rue (sentiment d’anonymat oblige).
L’Internet n’est que le reflet de la société et changer le reflet ne changera rien.

Je dirais même au contraire : les abrutis de racistes qui postent sur Internet le font parce qu’ils se croient anonymes. Les lois actuelles permettent déjà aux services de l’ordre d’aller les cueillir et de les traduire en justice (encore faudrait-il que ces services sachent allumer un PC, ce qui est loin d’être acquis).

Censurer l’Internet ne fera qu’aggraver les choses : les réseaux d’extrême-droite et néo-nazi encore plus sur des réseaux cachés « underground » et là les messages ne seront en effet plus visibles du tout, mais les réseaux de personnes eux prolifèreront d’autant plus.

Vouloir censurer l’Internet pour arrêter ce que les gens font dessus, c’est insensé. L’Internet n’y est pour rien du tout, ce sont les gens les responsables.

Mais on sait tous que le rêve de tout dirigeant est de voir s’éteindre tout ce qui permet à la masse populaire de communiquer, d’apprendre, de s’informer librement. Enfin, j’espère…

Mise à jour : +1 Mitsu

Pourquoi les sites des services publics sont-ils tous aussi pourris ?

Mardi 04 mars 2014

Ffffuuuu, mais c’est pas possible à la fin !
Les sites des services publics (pas qu’en France, hein) ou des grosses entreprises de tous les jours (SNCF, la poste…) sont tous autant à la ramasse, bardés d’informations inutiles, avec des moteurs de recherches qui ne fonctionnent pas, un arrangement illogique des menus…

Comment on peut faire subir ça à ses clients, franchement ?
Ces sites sont inutilisables et ressemblent plus à des prospectus publicitaires qu’à autre chose (il manque plus qu’un « ne pas cliquer sur la voie publique » pour faire vrai).

Juste pour voir, voici ce que je ferais sur les sites de la Poste, de la SNCF et des services publics :

  • La Poste :

site de la poste
Non, je veux pas la Banque Postale, non je veux pas créer un site web ni découvrir votre application mobile ici ! Et si vous avez des liens à mettre, utilisez soit un menu, soit un pied de page pour les mettre dedans, ou créez un blog !
Quand je vais sur le site de la poste c’est 99% du temps pour suivre un colis ou calculer un tarif, ces deux fonctions sont certes présentes mais pas mises en valeur correctement : ces fonctions sont primaires, pas secondaires.

  • La SNCF :

site de la SNCF
Niveau informations inutiles, c’est le top. Rien que voir le pied de page montre qu’ils ont tellement de pages qu’ils ne savent pas les organiser correctement. Autant faire une page « plan du site » et mettre le lien en bas.
On notera aussi tous les liens en double sur la page : deux onglets pour les avions, pour les hôtels… Ainsi que pour les promos.
Quand je vais sur le site de la SNCF, c’est pour voir les horaires et prix des trains (si possible dans la même page, bordel !), je m’en fiche des prix des billets d’avions ou du ski.

  • Les services publics :

site des services publics
Le syndrome ici, c’est que le concepteur a voulu à tout prix remplir l’espace blanc avec des widgets de toutes les couleurs possibles, aussi peu intuitives qu’esthétiques.
L’autre problème, ce sont les informations en doubles. Pourquoi la partie centrale reprend exactement les liens du menu ? Si c’est pour y ajouter des liens plus précis, autant mettre un menu déroulant…

De plus, la partie de gauche est là aussi typique. Il y a autant de situations différentes que de gens sur Terre : 90% des gens ne trouveront pas exactement ce qu’ils cherchent. Un site internet comme ça ne remplacera jamais un humain à qui parler et lui expliquer la situation.

Ça ne sert à rien ce genre de liste, d’autant plus qu’il y a déjà un formulaire de recherche, qui devrait fonctionner par mots clés. Oui, je pense qu’un site aussi vaste que les services publiques devrait être un moteur de recherche, où on peut chercher des pages correspondant à ce qu’on veut ; pas une liste forcément incomplète de liens.

Si vous voulez un exemple de site web qui marche bien et qui est clair, prenez exemple sur ça :


C’est un moteur de recherche : il y a un champ de recherche et un bouton pour valider. L’utilisateur ne peut pas se tromper.


ÉDIT : pour éviter d’utiliser le site de la SNCF, vous pouvez passer par le site Capitaine-Train. Il est agréé par la SNCF pour vendre des billets, permet de chercher des trajets et des tarifs. Le tout sans pubs et sans emmerdes.

Ukraine : la police tire sur la foule avec des snipers

Jeudi 20 février 2014

La police ukrainienne tire sur la foule avec des AK-47 et des fusils-snipers, ainsi que sur les secours (attention, images sanglantes).

Et pendant ce temps là l’Europe laisse faire.
Oui, elle laisse faire : quand on voit ça, y’a pas besoin de « réfléchir » pour décider arrêter ça : les ordres reçus par les policiers vienne bien de quelque part.

Des images et des vidéos qui ne seront malheureusement pas diffusées à la télé.


Liens via Reddit et tech-services.


Mise à jour du 22/02/2014 : Le régime est tombé.

Mise à jour du 05/03/2014 : on me signale que ce n’étaient peut-être pas les soldats qui tiraient sur la foule, mais un sorte de troisième camp qui tiraient sur les manifestants comme sur les forces de l’ordre. Après, le lien ne dit pas qui étaient ces tireurs d’élite, ni n’est sûr. Ce qui est sûr, c’est que des snipers tuaient.

Navigateurs : arrêtez de masquer le protocole !

Lundi 17 février 2014

Une URL, par exemple celle de cet article c’est ça :
http://lehollandaisvolant.net/index.php?d=2014/02/17/16/05/23-navigateurs-arretez-de-masquer-le-protocole

Ce n’est pas ça :
lehollandaisvolant.net/index.php

Pourtant, presque tous les navigateurs maintenant masquent le « http:// » devant et parfois les éléments après le nom du fichier. C’est quoi la prochaine étape ? Virer le « .net » ?

Ce comportement dans les navigateurs est à chier.
Je sais que les utilisateurs se fichent majoritairement du protocole utilisé pour leur page web, mais putain dans ce cas masquez toute l’URL, ne faites pas les choses à moitié ! Une moitié d’URL ne sert absolument à rien

Mozilla, Google, Opera : vous cassez l’internet avec vos conneries.
C’est trop demander que d’afficher l’URL en entier et pas juste la fin ? Ou au moins d’avoir une option pour ça (dans Opera Mobile, il n’y a aucune option de ce genre) ?

Je sais pas qui a eu cette idée à la con, mais il m’emmerde.
Et si je commençait à parler comme, moi aussi, en masquant la moitié des ? Vous pensez que c’est ? Bien-sûr que. Pourtant, d’un point de vue technique, c’est exactement ce que vous.
Bandes de.

ÉDIT : dans Firefox, vous pouvez désactiver cette connerie en allant dans « about:config » et en cherchant browser.urlbar.trimURLs puis de mettre cette valeur à false.

Pour le fisc, il faut mieux licencier tout le monde mais payer que se sacrifier et sauver des emplois

Dimanche 16 février 2014

*facepalm*

Le mec, patron de sa boîte en difficultés, ne se donne pas de salaire afin de pouvoir continuer à rémunérer ses employés et éviter de devoir licencier tout le monde.

Sauf que… l’URSSAF lui réclame du pognon pour avoir travaillé lui-même de façon non rémunéré…

Alors-là, bravo.
Je crois qu’on a atteint des sommets.

Visiblement, il faut mieux être un gros connard sans cœur qui licencie froidement (du moment qu’on paye ses impôts), plutôt que de se sacrifier, payer ses employés et pas soi-même afin d’éviter de licencier des gens.

Plutôt qu’un redressement fiscal, c’est une médaille que ce type mérite !

Question : vu que c’est l’URSSAF qui paye (en partie) les chômeurs, faut-il mieux licencier et payer l’URSSAF pour que ce dernier paye ceux qu’on vient de licencier ? Ou ne pas payer l’URSSAF mais payer les employés qui n’auront donc pas à être pris en charge ?

Condamné pour avoir utilisé Google

Jeudi 06 février 2014

Dans un État où la justice vit avec 70 ans de retard, il semble « juste » qu’un internaute soit condamné pour avoir trouvé un document librement accessible via Google.

Bluetouff a en effet été condamné parce que certains sites web avaient laissés traîner des documents en accès libre partout sur la planète, qui ont naturellement fini par être indexés par les moteurs de recherches.

Je rappelle que si vous ne voulez pas que les moteurs de recherche indexent vos fichiers, vous pouvez leur dire avec deux mots dans un fichier. Il est aussi possible de protéger ces fichiers par un système d’authentification.

Ne pas savoir ça, surtout pour des personnes dont c’est le métier, c’est de l’incompétence de base.
Attaquer et faire condamner quelqu’un à cause de sa propre incompétence et utiliser à son avantage l’incroyable ignorance des juges, c’est tout simplement scandaleux.

Bluetooff, on est avec toi.

[MÀJ] Les préfixes CSS obsolètes

Dimanche 02 février 2014

Ceci est une mise à jour et une version plus complète de ce post.

Sur les CSS, il est commun d’utiliser les préfixes -moz-, -webkit- ou -o- pour cibler tous les navigateurs.
Ceci dit, on n’en est plus du tout au début des CSS3 et pour pratiquement tout les navigateurs à jours, les préfixes sont totalement inutiles. On peut vérifier le support d’une propriété CSS sur le site caniuse.com.

Voici un petit récapitulatif.

border-radius
Border-radius est supporté par tous les navigateurs maintenant, et depuis plusieurs versions. Pour Opera et IE, ces préfixes n’ont jamais existé.

box-shadow
Même remarque que pour border-radius : les préfixes sont maintenant inutiles.

animation
Mettez la version normale (sans préfix) et la version webkit. Celles de Firefox et d’Opera ne sont plus nécessaires et celle d’IE n’a jamais existé.

transition
Même chose que pour animation.

linear-gradient
La nouvelle spécification — avec « to bottom » ou « to left » au lieu de « top » et « right » — est prise en compte dans tous les navigateurs à jour (Firefox 24+, Chrome 27+, Opera 12+, IE11+).

L’ancienne spec est tout de même encore supportée, avec préfixe uniquement, et la très ancienne spec de Webkit est parfois encore nécessaire pour les vieux iPhone.

box-sizing
Box-sizing est supporté dans tous les navigateurs, sauf Firefox qui a besoin du préfixe.

background-size
Pas besoin de préfixe non plus. Les seuls préfixes qui ont existé n’existent d’ailleurs plus depuis des années.

calc
Cette propriété n’a plus non plus besoin de préfixes, sauf si vous ciblez les Backberry auquel cas il faut le préfixe de webkit. Opera 12 ne le supporte pas, avec ou sans préfixe.

rgba
Pas besoin de préfixes ici, depuis bien longtemps.

border-image
Sauf pour le navigateur par défaut d’Android qui a besoin du préfixe de webkit et d’Opera 12x qui a besoin du -o-, plus personne n’a besoin des préfixes.

background-image
Je parle ici des images multiples : plus pas besoin de préfixes.

word-wrap
Jamais eu besoin de préfixes non plus.

box-sizing
Firefox < 28 avait besoin d’une ligne supplémentaire avec -moz- devant. Depuis, ce n’est plus utile.


C’est à peu prés tout ce que j’utilise en CSS3, et dont je sais que les préfixes sont utiles ou non.
Bien-sûr, ajouter les préfixes permet de supporter d’autres versions de navigateurs. Mais est-ce franchement encore utile de tripler la taille de son fichier CSS pour supporter Firefox 3.5 alors qu’on est à 33 ?

MÀJ 2014/11/09 : ajout de box-sizing.

Les opérateurs légalement juges de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas voir

Mercredi 29 janvier 2014

Fffuuu, bon ça y est : le gouvernement Français a adopté un texte qui donne aux opérateurs FAI le pouvoir de censurer les blagues sexistes sur le net.

Autrement dit, une simple blague de travers (par exemple sur les blondes, qui sont quand même nombreuses), et hop, c’est tout le site qui risque d’être censuré dans le pays parce que M. Orange ou M. SFR aura décidé que ce contenu dépasse les bornes qu’il aura lui même fixé. Il peut aussi décider d’être plus laxiste pour ses propres sites et forums que pour celui du concurrent, ou alors de choisir les sites en fonction de son auteur, son bord politique, son fournisseur internet…

C’est pas comme si les débordements n’auront pas lieu : le site Linux.com ou celui d’Amnesty International sont bloqués par le filtre anti-porno au Royaume-Uni.


Et pendant ce temps là, les bonbons Haribo de couleur noir (ceux en réglisse) sont interdits au Danemark et en Suède car jugés racistes. Non, ce n’est pas une blague.

Poussez pas, on va l’avoir notre société édulcorée, purifiée de tous les vices à la Demolition Man.

[CSS] faire des menus sans flottants avec “display: inline-block”.

Mercredi 29 janvier 2014

Pour faire des menus en CSS, il est d’usage d’utiliser une liste non-ordonnée <ul> et de mettre les éléments de listes <li> en flottants avec float: left;.

Cette solution malheureusement toujours très rencontrée en 2014, c’est du bricolage et ne doit plus être utilisée. Elle n’a que des inconvénients :

  • les éléments étant flottants, ils sortent du flux et ils passent au dessus du reste de la page. Cela oblige donc d’utiliser un <br> bidon juste pour le « clear » ;
  • de plus, il faut spécifier une hauteur minimale pour la liste, sinon elle vaut tout simplement 0px : c’est très chiant pour les images de fond ;
  • si l’écran est trop petit, le dernier élément passe en dehors du menu et surplombe la page… Sans que le menu lui même n’est redimensionné ;
  • si l’écran est trop petit, un flottant un peu trop grand sort du cadre de l’écran et déforme tout l’affichage ;
  • le flottant est un placement compliqué à maîtriser et dont le comportement devient très vite imprévisible si plusieurs éléments flottants se rencontrent ;
  • comment tu fais pour centrer un flottant ?

Pour y remédier, une solution très simple et supportée dans tous les navigateurs jusqu’à IE7 : mettre les éléments de liste <li> en affichage « inline-block; ».
Vous pouvez alors :

  • les dimensionner comme vous le voulez et ils seront les uns à côté des autres ;
  • ils ne sortent plus du flux de la page : si le dernier passe sur la ligne suivante, il repousse le bloc suivant au lieu de le masquer et agrandit le bloc parent au lieu d’en sortir ;
  • il est possible de centrer le menu ;


Dans le futur, on pourra utiliser des solutions beaucoup plus puissantes. Les CSS3 on en effet une nouvelle disposition nommé « flexible » (flex). Celle-ci permettra d’afficher les blocs plus simplement sans se soucier de marges ou quoi que ce soit, par exemple comme les mots dans une ligne de texte justifiée (avec « space-between »), ou en faisant en sorte que les x derniers éléments se partagent la place restante alors que les autres ont une taille fixe.

Mais pour le moment, le module flexbox n’est ni finalisé (il y a au moins trois spécifications différentes) ni supporté uniformément par tous les navigateurs (voir le module Flexbox sur Alsacréations).

En attendant le modèle flexible, je vous conseil donc grandement d’utiliser le inline-block pour vos menus : inline-block est fait pour placer en ligne des éléments de type bloc, contrairement à float qui a un autre but.
Vous vous rendrez également un service immense lorsque vous voudrez faire un site responsive : le modèle des blocs-en-ligne s’adapte parfaitement à un écran de taille variable.


En CSS, soyez logique et évitez de composer des positionnement absolues avec des flottants et d’autres affichages en tableau. Pour mettre des éléments de type blocs en ligne, utilisez simplement « display: inline-block; ». C’est là pour ça.

Aux sites qui me demandent de désactiver mon bloqueur de pub

Vendredi 24 janvier 2014

Vos messages sont bien mignons, à me dire « vous allez me tuer », « vous êtes inconscients », « si le web est gratuit c’est grâce à la publicité ».

Mais quand je vois en plus des tas de messages de ce genre là :

La majorité des internautes qui bloquent la pub n'ont pas conscience du rôle essentiel qu'elle joue. Éduquez-les avec le message qui s'affichera sous forme de barre pour les convaincre de désactiver leur bloqueur de pub.

J’ai envie de faire pareil, mais dans l’autre sens. Comme cela :

La majorité des webmasters qui mettent de la pub n’ont pas conscience du rôle psychologique qu’elle a sur les enfants, ni de son impact désastreux sur la vie privée, ni de son pouvoir sur les dits-webmasters eux-mêmes. Éduquez-les avec un commentaire sur leur blog pour les convaincre de changer de modèle économique.

Car quand Mediapart nous demande de nous poser la question « à qui appartient votre journal ? », et qu’on a vu certains blogs finir par s’autocensurer juste pour ne pas que Môsieur Google leur coupe les vivres, ben je me dis que la question est particulièrement pertinente.
Car avec la pub, le blog n’appartient plus à celui qui écrit : celui qui propose les publicités a aussi un pouvoir sur ce que vous avez le droit de dire.

Et sérieux, si l’argent est vraiment important pour votre site, ne misez pas tout sur Paypal, Flattr, Visa/Mastercard ou une autre plate-forme unique : ces derniers n’hésiteront pas à vous couper les vivres aussi.

Et à ceux qui n’aiment pas les blogs et préfèrent les journaux classiques : vous savez qui donne l’argent aux journaux ? L’État.
Tu parle d’une indépendance.

(j’en avais déjà parlé , mais visiblement le message passe mal)

Changer l’user-agent dans Firefox

Dimanche 19 janvier 2014

L’user-agent est une chaîne de caractères que votre navigateur envoie au site que vous visitez, et qui contient diverses informations sur le navigateur et l’ordinateur.

Bien que je ne le recommande pas si vous ne savez pas ce que vous faites, vous pouvez modifier l’user-agent de Firefox assez facilement.

Allez sur la page « about-config » et tapez « useragent » dans le champ de recherche.
Si la clé general.useragent.override n’existe pas déjà (auquel cas un double clic dessus suffit), faites un clic-droit sur la page, puis « nouvelle » puis « chaîne de caractères » et mettez general.useragent.override pour le nom.
Pour la valeur, mettez ce que vous voulez.

Si vous voulez vous identifier comme Chrome sous Windows 8, mettez :
Mozilla/5.0 (Windows NT 6.2; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/32.0.1667.0 Safari/537.36

Pour Firefox Mobile sous Android, mettez :
Mozilla/5.0 (Android; Mobile; rv:26.0) Gecko/26.0 Firefox/26.0

Pour Opera sous GNU/Linux :
Opera/9.80 (X11; Linux x86_64; Edition Linux Mint) Presto/2.12.388 Version/12.16

Pour revenir à la valeur par défaut, faites un clic droit sur cette clé et « réinitialiser ».

Vous pouvez tester ce que ça donne sur cette page.


(source et pour d’autres navigateurs)

Des fréquences contre des emplois

Samedi 18 janvier 2014

Mais putain c’est n’importe quoi !

Le gouvernement souhaite accorder des fréquences 4G aux opérateurs en échange qu’ils emploient du monde… C’est n’importe quoi bordel de merde !
Ils vont faire quoi les employés, si les opérateurs n’ont pas besoin de travailleurs supplémentaires ? Compter les mouches, peut-être ?

Rhaaa®…

Ils mettent le doigt en plein dessus en plus :

  • les operateurs se font du fric mais ne se gardent tout ça pour eux
  • les gens n’ont pas d’emploi car… pas besoin en fait.

ET L’IDÉE DU REVENU DE BASE FINANCÉ PAR CEUX QUI BRASSENT DES MILLIARDS AVEC DE MOINS EN MOINS DE MONDE, T’EN FAIS QUOI, CRÉTIN ?

(source)

1,8 Tera-flops pour jouer à Tetris

Vendredi 17 janvier 2014

La PS4, c’est :

  • 8 Giga Octet de mémoire vive DDR5 ayant une vitesse de transfert de 176 Go/s ;
  • Un processeur 8 cœurs de dernière génération produite par AMD ;
  • Une carte graphique dotée de 18 unités de calculs ;
  • Un disque dur de 500 Go ;
  • Un lecteur BluRay 6x ;
  • Une prise ethernet gigabit ;
  • Bluetooth, Wi-Fi, HDMI ;
  • Une sortie vidéo en 3840x2160p pour des images en UltraHD.

Et bientôt, on pourra jouer à Tetris dessus.

Que c’est beau le marketing.

Pour info, Tetris a été inventé en 1984 par un chercheur soviétique nommé Alexei Pajitnov et on pouvait déjà y jouer sur la première Game-Boy de Nintendo, doté de seulement le millionième de la mémoire de la PS4, avec un processeur tournant à 4 MHz sur un écran de quatre nuances de gris en 160×144.

L’avantage cependant de la Game-Boy, c’est qu’elle démarrait en 3 secondes et on pouvait jouer tout de suite, avec ou sans connexion internet.

La neutralité du net est enterrée aux USA…

Mercredi 15 janvier 2014

La neutralité du net c’est le principe selon lequel certaines informations ne sont pas privilégié sur d’autres concernant la vitesse de transfert ou le l’accès à cette information par exemple.

Ainsi, si vous avez un fournisseur d’accès qui bride l’accès à Youtube ou à un autre site ou vous interdit d’utiliser le P2P ou bien les services de VoIP, ça signifie que les autres sites sont privilégiés sur celui là. La neutralité du net n’est alors pas respectée.

En gros, votre fournisseur d’accès ne doit agir que comme un transporteur de l’information, pas comme un juge qui décide si telle ou telle information a ou non le droit de passer (c’est comme si la Poste se permettait de refuser un colis en fonction du contenu, du destinataire ou de l’expéditeur : ce serait inadmissible).

Les USA viennent de refuser d’imposer ce principe de neutralité aux fournisseurs d’accès américains.

Ceci est :

  1. une gêne pour les internautes : certaines sites seront lents (les sites concurrents par exemple — même si ça ne sera pas avoué), d’autres peut-être rendus payants par le FAI et non le site lui-même (5€ par mois pour Wikipédia, 5€ par mois pour Youtube, 5€ par mois pour Google…).
  2. une atteinte à la liberté, et une possibilité de censure.

Pour le seconde point, c’est subtile mais bien réel : imaginez qu’un site aux idées contraire au régime en place deviennent soudainement très lent car les FAI auront décidés de le brider.
Que vont faire la majorité des internautes ? Ils vont zapper et ne reviendront pas. Le site sera comme censuré indirectement.

Imaginez maintenant que tous les FAI (ou les plus gros) appartiennent au gouvernement (tout ou en partie) ou ont tout intérêt à aller dans la direction imposée par le gouvernement… Il devient alors clair que les gouvernement auront un contrôle absolu sur tous les transferts d’informations : si un site ne leur plaît pas, ils peuvent discrètement brider l’accès à ce site et le censurer indirectement. L’internaute ne verra rien, juste que le site est lent et ne reviendra plus…

Cette décision des USA va dans le mauvais sens pour un internet Libre et ouvert. Espérons que le principe de neutralité du net (un principe de non-censure sélective, en fait) soit inscrite dans les lois de nos contrées.
C’est déjà le cas au Chili, aux Pays-Bas, en Slovénie… et c’est tout…

Affaire Dieudonné et la décision du conseil d’État

Vendredi 10 janvier 2014

Alors que la polémique autour de Dieudonné grandit, le gouvernement a voulu censurer un de ses spectacles à Nantes. Le tribunal de Nantes a rendu un verdict : le spectacle du 9 janvier (hier) ne sera pas annulé.

Valls a alors décidé de faire passer de force l’interdiction en demandant au conseil d’État (la plus haute juridiction administrative de la république). Le conseil d’État s’est alors couché devant le ministre et a finalement interdit le spectacle.
Le Conseil d’État a rendu sa décision en quelques heures (alors qu’on imagine qu’elle doit avoir bien d’autres sujets à traiter, non ?).

Ce que cela signifie, c’est que la justice se plie devant le gouvernement en place. Il n’y a donc plus de justice : t’es pas d’accord avec le gouvernement ? On va te réduire à silence. Point.
On est pas loin d’une situation où le ministre exerce un plein pouvoir sur le pays.


Et comme j’ai dit hier : censurer a priori, c’est mal : car dès qu’on censure pour un truc minuscule, ça ouvre la porte à des tas de censures bien plus graves (c’est pour ça que je suis pour la liberté absolue d’expression).

Si Dieudonné tient un discourt raciste dans un lieu public, c’est après qu’il faut déposer plainte contre lui et le faire rendre des comptes.
Si on censure avant, on passe de la liberté à la dictature, du principe de présomption d’innocence à la présomption de culpabilité (sur un crime qui n’a même pas encore été commis, qui plus est).

Ce n’est pas comme ça que ça doit se passer dans un État de droit.
La censure n’a pas sa place dans un État libre.

(Via Sammy Fisher Jr et via Libé)

Quelques clauses abusives utilisées contre les consommateurs

Mercredi 08 janvier 2014

objection meme J’avais déjà fait un article pour montrer qu’un commerçant ne peut pas refuser des billets de 500€, et que toute affichette qui dirait le contraire en magasin est une clause abusive.
Voici quelques autres points qu’il peut être intéressant de savoir, en tant que consommateur.

Le propriétaire de votre appartement loué vous interdit de laisser loger une tierce personne chez vous

Ceci est une clause abusive : si vous payez votre loyer, vous pouvez héberger qui vous voulez autant que vous voulez, tant que vous ne générez aucun trouble.

Votre hôtel se déclare non responsable en cas de vol

Là aussi c’est du pipo : l’hôtel est responsable en cas de vol. L’hôtel est en réalité même responsable si le vol est commis depuis votre voiture stationnée sur leur parking (et les remboursements peuvent atteindre jusqu’à 100 fois le prix de la nuit, voire beaucoup plus si le personnel de l’établissement est directement en cause).

Le supermarché n’est pas responsable des sac volé que vous laissez à l’entrée

Certains supermarchés (ou tout autre magasin) vous demandent parfois de laisser vos sacs à l’entrée du magasin. S’ils vous le demandent, alors ils sont responsables en cas de perte, de vol, de dégradation…
Si vous acceptez (car aucune loi ne vous oblige à laisser votre sac comme ça à l’entrée), alors vous pouvez exiger un papier signé comme quoi le magasin est responsable. Si vous ne voulez pas laisser votre sac et qu’on vous refuse l’entrée, alors c’est assimilable à un refus de vente, voire de la discrimination basée sur le physique (vos accessoires, sacs à main).

Un transporteur vous refuse l’inspection du colis avant la signature

Quand on envoi un colis, le destinataire est en droit de vérifier l’état du colis avant la signature, pour s’assurer que le transporteur n’a pas détérioré la marchandise (même si la poste déclare le contraire, à priori, et selon la jurisprudence).
Le transporteur est responsable de l’état du colis durant la phase de transport. Si l’expéditeur envoie un colis endommagé dès le départ, c’est lui qui doit le refuser.
Si à l’arrivé votre colis est endommagé, vous avez le droit de le refuser.

Faire payer un verre d’eau du robinet dans un café

Le verre d’eau n’a pas besoin d’être gratuit.

Enfin, juste pour rire : sachez que vous avez le droit de goûter le vin (et l’huile) avant de l’acheter ou de ne pas l’acheter. Même dans un supermarché. Je conseille quand même, comme la source le dit, de vous munir des références légales, sous peine de vous voir essuyer un refus.

Se faire rembourser un produit

Comme pour le verre d’eau, aucun commerçant n’est tenu de vous rembourser si vous voulez rendre un article (en dehors d’un article que vous avez constaté comme étant défectueux ou abîmé une fois arrivé chez vous).
Les magasins qui vous remboursent le font uniquement pour garder leurs clients ou par geste commercial.

On m’a arrêté car je n’avais pas mes papiers sur moi

Là aussi, c’est abusif.
Aucune loi n’oblige le port de papiers d’identités sur soi. La seule chose obligatoire, c’est de pouvoir être en mesure de prouver son identité (qui passe en général par la présentation de papiers). Si vous n’avez pas vos papiers, un document administratif quelconque avec nom et photographie est légalement suffisant (carte d’électeur, carte de séjour… Même la carte d’étudiant ou d’employé).
Si vous n’avez rien mais que vous êtes accompagnés, alors la personne qui est avec vous peut présenter, lui, ses papiers et prouver votre identité.

Si vous n’avez rien, alors les forces de l’ordre (Police, Gendarmerie, Douanes) peuvent vous demander de les accompagner au poste pour faire des vérifications (mais ne peuvent pas vous garder plus de 4 heures sur place).

Le rootage des téléphones annule la garantie

C’est plus technique, et j’espère que ça mettra fin à toutes les rumeurs : le rootage d’un téléphone n’annule, en soi, pas le téléphone. Même chose pour l’installation d’un logiciel alternatif sur un ordinateur.
La Directive européenne 1999/44/CE déclare que les constructeurs doivent garantir le bon fonctionnement du matériel. Le rootage est une modification (non sans risques tout de même) du logiciel.
Le seul cas où un rootage peut entraîner une perte de la garantie, c’est si un hack dans le programme a pour effet de modifier le matériel (sur-cadençage du processeur ou augmentation des limites des enceintes par exemple). Mais dans ce cas là, c’est au SAV de fournir les preuves du lien entre le rootage et la panne (avec intervention d’un expert, et tout le reste).

Tout ceci reste vrai, quoi qu’en disent les constructeurs, bien-entendu.


Voir aussi :

Créer un Gif animé à partir d’une vidéo en ligne de commandes

Mercredi 01 janvier 2014

Une astuce pour la nouvelle année — la sixième bientôt entamée pour ce site \o/.

Vous avez une vidéo et vous voulez faire un gif animé d’une scène, sous GNU/Linux ?

Il faut avoir installé avconv (le nouveau nom de ffmpeg) et des outils de manipulation d’images Imagemagick), puis il suffit de lancer ces commandes :

Prenez la séquence vidéo que vous voulez, avec après -ss le temps de début et après -t la durée de la séquence :
avconv -i "video.avi" -f avi -vcodec copy -acodec copy -ss 00:13:00 -t 00:00:5 "temp.avi"

On fait un dossier temporaire :
mkdir frames

On extrait les images de la vidéo, on mettant la largeur à 480 pixels et à raison de 10 images pour une seconde de film :
avconv -i temp.avi -vf scale=480:-1 -r 10 frames/ffout%03d.png

On convertit ces images en un seul gif animé :
convert -delay 5 -loop 0 frames/ffout*.png output.gif

Supprime les fichiers temporaires :
rm temp.avi
rmdir -r frames


Astuce : il est préférable de choisir une fenêtre de temps plus large pour la scène lors de la première commande, par exemple avec 10 secondes avant et 10 secondes après. Juste après la troisième commande, vous pouvez aller dans le dossier frames et voir grâce aux vignettes les images précises qu’il vous faut.

Notez que cette commande (plus complexe) donne des gif animés de bonne qualité, contrairement à certaines autres commandes du genre.

G, H, 3G, H+, E… À quoi correspondent les lettres sur les réseaux mobile ?

Dimanche 22 décembre 2013

Sur mon téléphone, quand j’active la « data » (l’internet le web mobile), j’ai tout un tas d’icônes qui apparaissent au dessus de la connexion réseau. Je parle des H+, H, 3G, E là :

h h+ 3G icons
Peut-être est-ce innée chez certains, mais pas chez moi. J’ai donc fait quelques recherches sur leur signification.

Ces icônes représentent le type de réseau mobile auquel le téléphone est connecté :

  • G : Il correspond à une connexion GPRS (General Packet Radio Service). C’est un réseau appartenant à la dénomination commerciale 2G.
  • E : C’est l’abréviation pour EDGE (Enhanced Data-rates for GSM Evolution). C’est un réseau presque 3G. Il est entre le 2G et la 3G.
  • 3G : Techniquement, ça correspond au réseau UMTS (Universal Mobile Telecommunications System). Quand on parle de 3G, c’est bien de lui que l’on parle.
  • H : C’est l’abréviation du HSPA (High Speed Packet Access) : c’est une évolution de la 3G (parfois nommée 3G+), plus rapide.
  • H+ : Pour HSPA+. C’est une évolution du HSPA, plus rapide encore (parfois nommée 3G++).
  • LTE : C’est l’acronyme de Long Term Evolution. On l’entend beaucoup en ce moment : il s’agit de la 4G.

Les codes ci-dessus sont listés dans l’ordre de vitesse de transfert croissants : la G est la moins rapide et la LTE la plus rapide. Après, le réseau peut être plus ou moins saturé, les vitesses de transferts varient donc très fortement (et on est toujours loin des débits annoncés par les opérateurs).

Mon top des articles de blog de cette année

Samedi 21 décembre 2013

christmas me gusta Parfois, sur le net, on trouve des perles. Cette année, comme les autres années d’ailleurs, j’ai réussis à faire un joli collier, que je vous laisse (calembour) ici.

Il y a vraiment de tout : des trucs amusants, choquants, des choses qui m’ont marqué, impressionné, amusé, surpris… Les articles viennent de nombreux blogs différents (vous n’avez pas le droit de me taper si vous êtes pas dedans >_<), donc les gars : continuez d’écrire !

(Notez que les articles ne datent pas tous de cette année, mais je les ait (re?)découvert cette année.)

Le Père Noël est un peu mytheux
Compte de Noël… pas comme les autres.

33 of Life’s Most Powerful Lessons
Quelques leçons de vies très profondes.

20 Things I Should Have Known at 20
Et 20 de plus !

The story of mankind
Une histoire profonde, qui donne à réfléchir sur la place de l’homme sur Terre.

Qu'un petit point bleu pâle (l’histoire originale)
Même chose, mais ce texte là, plus scientifique est encore plus beau.

La culture geek
Tout est dans le titre.

Écoute moi bien, espèce de pétasse !
Même genre, sur la redéfinition de ce qu’est la culture Geek (attentions aux gros-mots).

Vous êtes un geek
Tout est dans le titre (oui là aussi) !

Les passionnés sont chiants
Un autre article de Walane. Très marrant, mais tellement, tellement juste.

Laissez-leur au moins ce choix
Article de Korben : quand on a un enfant, faut-il réellement publier des photos partout et ruiner son identité numérique avant l’heure ?

La vie existe: je l’ai rencontrée
Une belle expérience, contée par le très bon JC-Frog.

Paradoxes probabilistes
Aaah les maths… Si vous avez envie de vous triturer la cervelle… Si en physique, je finis en général assez rapidement à me trouver une représentation d’un concept et que j’arrive à accepter, en math (et avec cet article), je suis toujours complètement perdu. Bonne chance !

#Cyberdéfense : ceci n’est pas un manifeste, ceci est Internet
Tout ce que vous cliquerez pourra être retenu contre vous.

Les gamins ne savent pas utiliser les ordinateurs... Voici pourquoi ça devrait vous inquieter.
Vous pensez savoir utiliser un ordinateur ? Savez-vous configurer votre routeur pour activer le pare-feu ? Savez-vous combien d’antivirus il faut obligatoirement installer sur votre machine ? Savez-vous comment éviter de recevoir un virus via votre smartphone ? Non ? Alors nous ne savez pas utiliser un ordinateur.

Pourquoi je me suis résolu à boycotter massivement les “Médias traditionnaux”
Tout est dit là aussi : la télé, ça pu car on ne peut rien choisir, du coup on est prisonnier de son rythme et de ce qu’elle nous propose. Libérez-vous.

We, the Netizens
Un très beau texte de Mitsu sur la communauté des internautes, une communauté libre, égale et fraternelle (tiens, tiens), qui a le pouvoir de changer son propre destin.

Enfin, puisque les lister tous risque d’allonger la liste beaucoup trop, voilà quelques liens d’un blog où je sais que je ne lis pas tout (faute de prendre mon temps), mais que le peu que je lis est à chaque fois extra-ordinaire, quelques articles de Ploum : Joyeux Noël, La lettre d’Anton, Changez de vie, apprenez à lire, Regagnez votre vie, éteignez votre télé ! et un article sur la science Pourquoi ne peut-on pas dépasser la vitesse de la lumière ?.

Joyeux nowel :)

Ce qu'il reste d'Internet en France après ces derniers jours

Vendredi 13 décembre 2013


C'est quand même incroyable. En temps normal la technologie et les politics ce n'est pas ça mais alors ces dernier temps, c'est du très très lourd...


ÉDIT 14/12/13 :


ÉDIT 17/12/13 :


ÉDIT 18/12/13 :

Il ne manquerait plus que le retour des brevets logiciels et les accès internet scindées (chaque site est une option payante) et ce sera la totale.

C'est vraiment du gros n'importe quoi.

C'est absolument pathétique d'incompétence de la part de gens qui sont censés voter des lois. Une chose est sûre concernant le numérique : il n'y a rien qui est fait pour le citoyen. Tout est fait contre lui. Et je trouve ça quand même très grave.

Les ayants-droits tuent la création sur Internet

Mercredi 11 décembre 2013

copyreich Haha, un certain nombre de Youtubers ont vu leurs vidéos bloquées du jour au lendemain sur Youtube.

La raison ? Des problèmes d’ayants-droit : les Youtubers utilisent souvent des contenus tiers dans leur vidéos en guise d’illustrations ou comme sujet de discussion. Si avant Youtube leur fichait la paix pour ces reprises, il a décidé de ne plus leur ficher la paix. Du coup, des chaînes sont bloquées, des vidéos interdites ou des bandes son cachées.

Doxa explique tout ça très bien : Pourquoi YouTube bloque nos vidéos ? Quelles questions cela soulève ?
Et il en vient (vers la fin) sur le problème principal : celui des droits d’auteur.

Leur coup de gueule envers Youtube est donc injustifié : Youtube est tenu par la loi de bloquer leurs vidéos. Je vous invite à lire l’article de Nikopik à ce sujet : Les Youtubers outrés devraient arrêter de se plaindre auprès de YouTube, tout y est dit.

Il en vient à la même conclusion que Doxa et moi même : le problème ce sont les ayants-droit. Les lois actuelles sur le droit d’auteur tuent la création artistique.
Le Copyreich bien trop restrictif quand à la réutilisation de la culture existante et la création d’œuvres dérivées.

Est-ce que citer cinq fois dix secondes d’un film en vue d’en faire une critique ou une analyse est de la « piraterie » ? Selon toute personne normalement constituée, non. Selon les ayants-droit, oui : et ces pseudo-crimes sont même pires qu’un homicide.

Je pense qu’ils devraient essayer de communiquer à ce sujet : ils ont des millions de fans. À leur niveau ça ne doit pas être dur de toucher du monde. La culture est l’affaire de l’humanité depuis toujours, ça va bien au delà de la rémunération par la publicité de leur chaîne vidéo.

Youtube n’y est pour rien, mais leurs pétitions et coup de gueule montrent que certains intérêts sont prioritaires...

Non, brûler un billet de banque n’est pas illégal

Mercredi 11 décembre 2013

Par rapport à mon poste sur SCMB, où quelques personnes affirment (sans sources) que détruire un billet de Banque est illégal, je déclare le contraire : la destruction de monnaie n’est pas illégal.

Elle l’a été, par l’article 439 du code Pénal et datant de 1810 qui déclarait :

Quiconque aura volontairement brûlé ou détruit […] des titres, billets, lettres de change […] sera puni d'un emprisonnement de deux à cinq ans et d'une amende de 500 F à 8.000 F […].

Cet article a été abrogé par l’article 372 de la Loi n° 92-1336 du 16 décembre 1992 et en vigueur depuis 1994.

La jurisprudence à ce sujet va d’ailleurs dans ce sens depuis bien avant ça, car en 1975 elle déclarait que :

les billets de banque […] ne rentrent pas dans la catégorie des pièces dont l’incendie ou la destruction volontaire sont réprimés par l’article 439 du code pénal

De plus (voir le second lien ci-dessous), la même jurisprudence déclarait la destruction d’un billet n’était pas considéré comme de la destruction d’un bien d’autrui : elle considère donc que le billet appartient à son porteur, et non pas à la Banque Centrale, bien que cette dernière en soit l’émettrice.

Autres liens :

Promesse sur la vente liée ? Pas tenue.

Mercredi 11 décembre 2013

linux tux troll face La vente liée en informatique, c’est le fait de vendre de force les logiciels en même temps que l’ordinateur (le logiciel est installé sur l’ordinateur, que vous les vouliez ou non). Ces logiciels ne sont pas gratuits : on estime leur prix à environ 1/4 à 1/3 du prix de l’ordinateur, soit tout de même 100 à 200€ !

La vente liée est interdite par la loi.
Cependant, les constructeurs et les vendeurs continuent de pratiquer cette escroquerie à grande échelle et profitant bien souvent à Microsoft (les logiciels concernés étant surtout les différentes versions de Windows).

Cela fait des années que les associations comme l’Aful se battent pour interdire la vente liée (bien qu’elle le soit déjà). Monsieur Hollande avait fait la promesse de faire quelque chose de positif sur ce sujet.

Aujourd’hui, le législateur a décidé de ne pas faire bouger les choses : les fabricants et vendeurs d’ordinateurs pourront tranquillement continuer à escroquer les utilisateurs.


Une solution reste d’acheter son ordinateur à un bon vendeur d’ordinateur. Personnellement je vous conseille la Boutique Airis France (mais leur site ne fonctionne plus) et Clevo.fr. J’ai acheté deux ordinateurs chez eux (le premier chez Airis en 2011 et le second en mars dernier chez Clevo) : c’est un succès, rien à redire. Service impec, ordinateurs solides, configurables, démontables facilement et l’OS est en option (option Linux Mint à 0€). Ceci — bien-sûr — si vous ne voulez pas de Windows.


ÉDIT : depuis 2011 la vente liée est légale, sauf dans certains cas où ce serait une pratique déloyale.
Je suppose que comme les principales alternatives à Microsoft Windows sont des distributions GNU/Linux gratuites, il n’y a donc pas de concurrence. Et donc la vente liée de Microsoft Windows est légale… Merde.
Et si je me fais vendeur de systèmes GNU/Linux du jour au lendemain, je peux les attaquer ? À voir.

Il reste cependant également le cas du CLUF de Microsoft : les mentions légales des logiciels de Microsoft stipulent que le logiciel est sujet à un possible remboursement de la part du constructeur. En général, ça marche (avec certaines marques), mais le remboursement est une bouchée de pain et il faut accepter que son matériel soit envoyé à vos frais à l’autre bout du monde durant des mois pour en effacer les logiciels. Minable.

Quoi qu’il en soit Hollande ne tient pas ses promesses (mais nous attendions nous vraiment à quelque chose de ces gogos ?).

Harry Potter et la publicité de la Mort !

Mardi 10 décembre 2013

harry potter légo Ce soir, à la TV en Hollande, il y avait Harry Potter et les reliques de la Mort : première partie.

du moins… Un peu.

Car toutes les 15 minutes de films, on a droit à 10 minutes de publicité (j’ai compté).
En plus des 2 h 20 minutes de film, on a eu droit à 80 minutes de pub : pratiquement une heure et demi de pub dans la soirée. Oui, c’est du délire total.

Pas étonnant donc que la diffusion dure de vingt heures à plus de minuit.

Et les gens trouvent encore bizarre que je préfère regarder mes films sur mon ordi ? LOL.




Sinon, très bon film quand même. Mieux que les précédents :-).

image de Spielbricks Films

À propos du blocage de The Pirate Bay aux Pays-Bas

Lundi 02 décembre 2013

the pirate bay logo Un lecteur (Pierre) m’a questionné et proposé de faire un post à propos du blocage de sites comme The Pirate Bay aux Pays-Bas.

Avant tout, il faut savoir qu’il n’y a pas de police du copyreich à la Hadopi aux Pays-Bas : l’offre légale est considérée insuffisante, constatant que certains films ou séries ne sont disponibles qu’avec le téléchargement illégal, et que par conséquent le téléchargement « illégal » est bénéfique à la culture et à l’expression.
Tout comme en France donc, le téléchargement n’est pas illégal, mais le partage de fichiers protégés le reste, lui.

Ensuite concernant The Pirate Bay, contrairement à la Belgique qui bloque le site uniquement au niveau des DNS, ici le site est complètement bloqué : le lien direct ne marche pas, l’adresse IP est injoignable, divers miroirs sont bloqués. Utiliser OpenDNS ou n’importe quel autre serveur DNS ne changera rien : la page n’est pas accessible et on tombe sur une page appartenant à mon FAI disant que le site est bloqué suite à une décision de justice.


D’ailleurs, le domaine original (.net) était bloqué, mais les autres ont été bloqués aussitôt : le .se, le .sx, le .gl… Et ne sont plus accessibles non plus.

Est-ce que cela change quelque chose au problème du téléchargement ? Non : tous les autres sites de torrent sont encore là et accessibles, et les sites de partage de fichiers également.
Aussi, un simple proxy situé hors des Pays-Bas suffit à contourner le blocage. Si vous utilisez par exemple le navigateur Opera et que vous utilisez le mode Turbo, le site est visible et navigable : les serveurs d’Opera Turbo sont localisés en Norvège et le site n’est pas bloqué là-bas.

D’autres miroirs sont aussi encore disponibles (comme PirateProxy).

Le blocage est donc totalement inefficace… C’est ainsi que la France veut un blocage similaire, pour compenser la loi qui interdit les sites légaux d’être de bonne qualité.

Du pouvoir de la presse et de l’importance de leur neutralité

Dimanche 01 décembre 2013

Voyez cette image (partagée par Daniel Buteau sur Google+) :


L’image en bas et à gauche est prise par un particulier (je présume) et de loin.
L’image en haut à droite a un cadrage différent. C’est l’image de TF1, donc vue par environ 5 millions de personnes.

Cette image ne représente pas la réalité.

Cinq millions de personnes auront donc une information représentant une importante déformation de la réalité.

Si vous doutiez du pouvoir de la presse… Ben le voilà à l’œuvre, ce pouvoir.
Ils peuvent vous montrer ce qu’ils veulent : vrai ou pas vrai, tout passe. L’image n’est pas truquée, mais elle ne représente pas du tout la réalité pour autant.

On peut donc dire clairement que la presse ment.

Oh, et quand je m’insurge contre le fait que Facebook, Microsoft ou Google ainsi que des fournisseurs d’accès internet (Orange, SFR…) se mettent à vous filtrer l’information avec leur critères, sachez que c’est la même chose : des milliards de personnes utilisent les services de ces entreprises pour s’informer, s’instruire et se faire une opinion sur le monde.

Vous voyez l’importance de la neutralité des services en ligne ? Du réseau ? De la presse ?

De la liberté de la presse et de la neutralité du réseau et des services en ligne dépendent la vision du monde par les peuples. Par exemple, c’est grâce aux journaux qu’on sait que les USA sont en guerre au moyen orient.
Le saurions-nous s’ils voulaient le cacher ? Non.

Ils sont donc responsable de l’information du public sur l’état du monde (et parfois du contenu de nos assiettes) et plus largement des droits de l’homme et de la démocratie.

Et la France se trouve à la 40e position dans le monde (selon RSF, sur un total d’environ 170 pays) en ce qui concerne liberté de la presse. Ça vous donne une idée, j’espère.

NSA, France : même combat (bis)

Vendredi 29 novembre 2013

Le monde entier fustige contre les USA et la NSA qui est accusée d’espionner espionne le monde entier, ben en France l’assemblée vient de légaliser tranquillement la collecte en temps réel et à grande échelle d’à peu prés tout au nom… du terrorisme !

Franchement, ils ne pouvaient pas faire mieux pour se faire détester, c’est délirant.

C’est une loi martiale numérique, qui leur autorise à faire à peu prés ce qu’ils veulent, y compris obliger les FAI à coopérer dans l’espionnage.

La France est donc en guerre. Contre ses citoyens.
Et comme dit B. Bayart, un pays où les citoyens doivent entrer en résistance contre leur gouvernement n’est pas démocratique.

Je regarde des idées, pas ceux qui les ont !

Jeudi 28 novembre 2013

mac donald ghost witch wtf Parfois on m’a fait la remarque du genre « hé, mais tu as vu qui tu cites ? l’idée que tu propose vient d’un gros faschiste-pédo-tueurs-nazi-pirate-communiste-traître ! ».
On me dit que je cite tantôt le FN, tantôt les Verts, puis les Africains, les Russes, les Aztèques, les pingouins, les Pokémon… que ça ne tient pas la route, qu’il n’y a pas de « logique ».

À ceux qui se demandent à quoi je joue, qui pensent que je me contredis, qui ne comprennent pas pourquoi je change toujours mes sources d’idées (voire d’inspiration), sachez juste que je ne regarde pas qui propose une idée, mais que je regarde l’idée en elle-même.

Ceux qui me font ces remarques sont — selon moi — ceux qui refusent d’attribuer une bonne idée à un salaud et une mauvaise idée à un génie. Et ça, c’est dommage : car même un crétin peut un jour avoir une idée qui va améliorer la face du monde.

La nature m’a donné un cerveau me permettant de réfléchir par moi-même et d’imaginer des choses d’une grandeur infinie. Et je devrais l’éteindre et suivre les autres aveuglément ? Navré mais non.

Je veux pouvoir être libre de penser par moi-même et pas par les autres. Je veux pouvoir être libre de dire quelque chose sans que l’on me sorte « ah t’as des idées de communistes » ou « ah tes idées sont capitalistes ». Stop ! J’ai des idées à moi, j’ai des idées qui me vont : on s’en fiche si elles ont été émises par untel ou par un autre : je les trouve bonnes.

On ne peut pas créer un monde meilleur en n’écoutant qu’une seule personne, qu’un seul groupe, qu’un seul parti politique ou un seul gourou. Le monde est construit parce que l’humanité toute entière est là ou a été là, parce que chacun peut donner ses idées et parce que le monde conserve celles qu’elle juge bonnes et rejette celles qu’elle juge mauvaises.

Je pense que la société devrait prendre ce qu’il y a de bon de tous les côtés plutôt que de prendre le bien et le mal se trouvant d’un seul côté (en politique, par exemple). La perfection du monde devrait être le but recherché constamment, sans avoir à accepter quelque chose qui ne va pas.

Et c’est bien ce que je fais ici : partager des choses que j’estime être digne d’intérêt pour moi, peu importe leurs origines.

image de Vipez

XBox One « ta gueule » Edition

Mardi 26 novembre 2013


Haha, elle est énorme celle-là : dites un gros mot devant votre XBox One et vous ne pourrez plus l’utiliser.

La XBox One, avec sa camera et son micro, le tout relié à Internet et connecté avec votre compte Microsoft, est un système de vidéo- et audiosurveillance très sophistiqué : elle reconnaît même ce que les joueurs disent !
Du coup, si vous jurez durant un jeu ou une vidéo, ben Microsoft vous banni d’une partie de ses services, dont Skype et le service de capture de vidéo durant le jeu.

C’est magnifique.

Bienvenue dans la nouvelle génération de consoles, celle où ce sont les consoles qui vous regardent.

(Lien via Yome)

image de Jim

Comme une lettre à la Postazi

Samedi 23 novembre 2013

Après Loppsi et Hadopi permettant aux autorités (privées y comprises) d’analyser les communications électroniques au nom du Copyreich, après la volonté de donner à l’État la possibilité de bloquer arbitrairement et sans jugement une activité quelconque en ligne au nom de la lutte contre la prostitution…

… voilà que la France adopte le fichage global des échanges postaux : nom du destinataire, de l’expéditeur, date, contenu… Tout ça sera fiché au nom de… la lutte contre la contrefaçon, bien-sûr !

Cette loi est ouvertement une violation des droits de l’Homme (article 12). Les droits de l’Homme ne sont plus respectés nul part depuis bien longtemps, mais pour les violer si ouvertement, faut quand même le faire.

Du coup mon coup de gueule de la dernière fois contre mon courrier ouvert n’était qu’un avant goût.

image de Johan J.Ingles-Le Nobel

TVA réduite pour les ebook libre ? Nope !

Lundi 18 novembre 2013

livre dehors sur une table avec une fleur Imaginez que Dupuis, Hachette ou tout autre grand éditeur de livres faisaient des raids chez les gens et reprenaient les bouquins que vous aviez acheté. Ce serait inadmissible, n’est-ce pas ?

C’est pourtant ce qui se passe avec les livres électroniques.

Quand on achète paye un livre numérique (ebook) pour une liseuse comme le Kindle, le livre ne nous appartient pas : on paye en fait un droit de lire, et le fichier reste la propriété du vendeur et il peut-être supprimé à distance, rendu illisible ou perdu à jamais si la liseuse tombe en panne.

Une proposition de loi avait été votée pour appliquer la TVA réduite uniquement aux livres numériques « Libres » qui nous appartiennent vraiment (sans DRM, ni contrôle de la part des éditeurs) justement pour poussez les éditeurs à proposer des livres libres pour que l’utilisateur en soit réellement propriétaire. Les livres avec DRM, donc dont on ne dispose que d’un droit de lecture, resteraient à TVA élevée.

Mais c’était trop beau pour être vrai : le gouvernement change d’avis et rejette la proposition.

Le résultat ?

  • Les utilisateurs resteront emmerdés.
  • Les éditeurs et constructeurs continueront de garder le contrôle sur vos appareils, sur vos fichiers, sur vous.

Merci, cher gouvernement, au nom des géants américains comme Amazon, que vous encouragez du coup à tuer encore plus les libraires plus modestes.
Oh, et tant que j’y suis, laissez-moi vous assurer que ce n’est pas en taxant la revente des livres d’occasion que vous résoudrez le problème.

Édit : Amendement Attard, par Gee.

image de Zitona

Quelques attributs HTML5 à connaître et à utiliser

Dimanche 17 novembre 2013

Les nouveaux attributs HTML5 permettent d’ajouter des fonctionnalités pratiques avec peu d’efforts.
En voici quelques uns.

spellcheck

Par défaut, les navigateurs d’utilisent le correcteur orthographique que sur les champs de texte (textarea). En mettant l’attribut « spellcheck » à « true », vous pouvez activer le soulignement des fautes d’orthographe pour n’importe quel champ de saisie (input…)

On peut aussi le placer à « false », mais je déconseille de forcer la désactivation du correcteur orthographique. Dans ce cas, retirez cet attribut et laissez l’utilisateur choisir.

placeholder

Pour les champs de saisie (input, textarea) l’attribut « placeholder » permet d’afficher une valeur d’exemple dans le champ. La valeur est masquée quand on tape notre propre texte.
Normalement il ne devrait pas remplacer le label, mais il permet de se passer de JavaScript, dans pratiquement tous les navigateurs maintenant.

required

L’attribut « required » rend le champ obligatoire. Le navigateur n’envoie pas le formulaire tant que les champs obligatoires ne sont pas remplis.

autofocus

« Autofocus » permet de placer le curseur directement dans le champ auquel cet attribut est appliqué. Très pratique pour faire gagner du temps.

autocomplete

Mis à « off », « autocomplete » désactive la complétion automatique des champs basée sur l’historique de saisie. C’est pratique pour le désactiver sur le champ d’un antispam par exemple.

Concernant les types de données


  • email, url, search, number : ces valeurs pour l’attribut « type » ont la propriété de modifier le clavier sur un écran tactile : il ajoute plus facilement le « @ » sur un champ de type « email », de plus ils offrent une méthode validation : ils vérifient qu’un champ « email » contient bien une adresse email valide. Le type « search » ajoute des fonctions propre à chaque navigateur, comme dans Chromium et dans Safari.
  • Pour le type « number » : pensez à mettre un attribut « max », « min » et « step ». Ils permettent de limiter le nombre qu’on peut saisir : il serait par exemple utile si on doit saisir une heure : on limiterait l’heure à 0 et 23, et les minutes de 0 à 59.
  • color, date : ces types là sont très peu implémentés encore. Je crois que seul Opera 12.x les avait ajoutés (Chrome aussi, à ce que je vois, en plus rudimentaire) : le type « date » ajoute une mini-calendrier pour saisir la date, et le type « color » affiche un moyen de choisir une couleur et, à défaut, ouvre le sélecteur de couleur du système. date picker Opera

Deux attributs HTML4, qu’on peut aussi rappeler


  • readonly : rend un champ non modifiable. Il reste néanmoins actif : le serveur recevra la valeur du champ quand le formulaire est envoyé. On peut l’ajouter sur les champs texte, mais aussi toutes les autres, y compris les listes d’options. On peut ainsi par exemple faire une liste exhaustives des 12 mois de l’année, et désactiver celles que l’utilisateur n’a pas le droit de choisir. C’est mieux que de ne pas le mettre, par l’omission pourrait être signalé comme un oublie ou un bug.
  • disabled : rend un champ de formulaire inactif. On peut écrire dedans, mais il ne sera utilisable que dans le navigateur (par exemple avec JavaScript) : le champ n’est pas transmis au serveur.

Et si Google fermait mon compte ?

Lundi 11 novembre 2013

lego starwars google Les services web (Youtube, Gmail, Facebook, Paypal…) sont bien sympa à utiliser, mais ces services peuvent à tout instant fermer, changer leur conditions d’utilisation, exercer un pouvoir sur vous et s’il y a un problème avec votre compte alors vous perdez tout et ils vous laissent crever.

J’ai déjà eu quelques problèmes avec des comptes bloqués ou fermés, mais jamais un compte « important » comme celui de Google ou Amazon.
La fermeture peut-être due à une erreur informatique de leur part, mais aussi une panne de leur serveur, un incendie, un employé de Google qui ne vous aime pas, ou tout simplement la fermeture du service.

Du coup, je me suis posé la question. J’ai réfléchit aux conséquences que pourrait avoir la fermeture de mon compte Google (et d’autres sites). Le constat est assez effrayant, mais d’un côté je suis moins dépendant qu’il y a quelques années.

Si Google fermait mon compte :

  • je ne pourrais plus aller sur Gmail. En notant ça de zéro à cinq, où 0/5 correspond à « je m’en fous » et 5/5 à « je suis vraiment dans la merde », je dirais 4/5. Je ne me sers de Gmail que pour les inscriptions sur les sites, mais tous les sites où je suis inscrit deviendront inutilisables à moins de faire un autre compte… Et ça en fait un paquet. J’ai commencé à changer tout ça et à modifier les adresses emails un peu partout, mais je suis inscrit sur tellement de sites que ça prendra du temps…
  • je ne pourrais plus aller sur Google Plus. Note : 2/5. J’utilise G+ pour trouver des infos intéressantes plus qu’autre choses. Je pourrais m’en passer, même si ce serait dommage.
  • je ne pourrais plus aller sur Google Documents. Note : 1/5. Google Docs est parfois utilisé pour partager des fichiers. Je n’utilise personnellement pas ça, donc à la limite je m’en fous complètement, mais j’ai des contacts qui s’en servent.
  • je ne pourrais probablement plus commenter ou poster des vidéos sur Youtube. Note : 2/5. Ça me gênerait, mais bon, je partagerai ailleurs, y compris ici. Et les commentaires, franchement ne me manqueront pas.
  • je ne pourrais plus utiliser mon téléphone Android. Note : 5/5. Il faut un compte Google pour télécharger des applications sur Google Play et utiliser diverses fonctionnalités d’un téléphone sous Android. On peut trouver un moyen pour obtenir les applications quand même, mais c’est chiant. Je peux aussi utiliser CyanogenMod ou d’autres systèmes alternatifs, mais ils ne seront pas forcément supportés à 100% par mon téléphone, donc oui : ça fait chier.
  • Google Maps, Google Search, Google Traduction : tout ça j’utilise parfois aussi. Mais il n’y a pas (encore) besoin de compte pour utiliser.

Pour tout le reste des produits Google, je ne les utilise pas ou plus (Google Reader, iGoogle, Picassa…).

Comme j’ai dit en intro : le constat est assez effarant. J’utilise encore beaucoup de services de Google. Ce n’est pas un problème en soi pour moi, je peux les utiliser sans problèmes et de façon raisonnée, mais je garde à l’esprit qu’ils ont le pouvoir de fermer mon compte et ainsi m’interdire l’utilisation de ces services à tout instant.

Je ne parle ici que de mon compte Google. Et j’ai un compte Amazon aussi : je n’utilise pas leur service de musique en ligne, ni d’eBooks, mais imaginez : un compte fermé, et hop : plus aucun livre, plus de musique.

Paypal ? Un compte ferme et ce sont des milliers de boutiques qui deviennent inaccessibles, dont surtout eBay.
Microsoft ? Sans son compte on n’a plus accès à sa xBox, son Windows Phone, son ordinateur sous Windows 8, son stockage en ligne SkyDrive.
Yahoo ? Plus d’emails, plus de photos sur Flickr, bientôt plus de blog sur Tumblr non plus.
Facebook ? Plus de discussions avec les amis, plus de photos, plus de news de leur part. Pour ces amis, partir de Facebook correspond d’ailleurs bien souvent à ne plus exister du tout.

Pensez-y, sérieusement. Si Google fermait votre compte, que deviendriez-vous ? Êtes vous à l’abri de perdre l’accès à votre ordinateur, votre blog, vos emails, vos photos de vacances, vos vidéos, vos fichiers dans le cloud ?

image de Kristina Alexanderson

Quelques animations Pixar, Blender, Dreamworks méconnues

Samedi 09 novembre 2013

for the birds
Tout le monde sait que Pixar a produit Nemo, Les Indestructibles, Toys Story ou Cars… Mais qui connaît For The Birds ou Geri’s Game ?

Voici une petite liste de quelques animations dont certaines déjà anciennes, mais hilarantes produites par ces grands (et un peu moins grands) studios d’animation.


Pixar


Blender Foundation


Dreamworks


image issue de « for the birds » de Pixar

Mise à jour de mon e-mail : bye bye MyOpera, bonjour RoundCube !

Lundi 04 novembre 2013

mail box under the snow Suite à l’annonce de la part de la Team d’Opera d’une fermeture prochaine de MyOpera, et donc du service de webmail que j’utilise, j’ai décidé de changer d’e-mail (oui encore…).

Ma nouvelle adresse est donnée sur ma page de contact.

Merci de ne plus m’envoyer de courrier à l’adresse @myopera.com : j’y répondrais encore, mais après la fermeture de mon compte, ça ne sera plus possible. Autant passer directement à la nouvelle adresse, le plus tôt possible.
N’oubliez pas de mettre à jour votre carnet d’adresses, ainsi que de télécharger (si besoin) ma clé GPG mise à jour avec la nouvelle adresse dedans (voir page de contact).



Bon, voilà pour l’annonce, maintenant parlons de la solution que j’ai retenue pour avoir une adresse e-mail.

Pour moi, GMail, Yahoo, Hotmail et les autres : c’est non. Pas forcément à cause de Prism et consort, mais aussi parce que leur webmails sont devenus des usines à gaz.
GMail marche très bien, mais son interface est immonde, Hotmail est immonde et leur serveux IMAP/SMTP sont en rade 50% du temps (ils doivent tourner sous Windows, c’est pas possible autrement). Yahoo, bof aussi…
Je n’ai rien essayé d’autre.

MyOpera proposait une interface fraîche et utilisable, et c’était la seule que j’ai adoptée rapidement.

Bref, tout ça m’a poussé — enfin — à prendre une adresse personnalisée et hébergée sur mon service d’hébergement.

Mon hébergeur est Webou-Pro : ils proposent un nombre illimité d’adresses e-mail. Je viens de voir qu’ils proposent également une webmail (Roundcube, ainsi que deux autres), avec des filtres, des transferts, et tout ce qui va avec.
La webmail est disponible en SSL, et les transferts IMAP/SMTP également : il faut juste accepter le certificat des serveurs de mon hébergeur y compris dans le client e-mail et si au besoin dans l’OS (le cas d’Android par exemple, avec le client K9-Mail, qui ne retient pas le certificat : méthode là).

Tout y est donc.
C’est la solution que j’ai choisie pour mes e-mails, à l’avenir.

Mes e-mails sont par ailleurs hébergés en Europe avec un nom de domaine hors de contrôle (légal en tout cas) des États-Unis.

Bon, ça a été un peu chiant à mettre en place (je ne connaissais pas du tout RoundCube, ni vraiment les filtres e-mail dans cPanel), mais au final j’ai pu tout régler et ça marche (merci à Mike, la personne chez Webou-Pro, qui a répondu rapidement à toute mes questions).

Ce n’est toujours pas de l’auto-hébergement, mais c’est déjà mieux que d’avoir ses e-mails exploitées commercialement par Google ou par Microsoft.

Si un hébergement complet vous semble encore trop chiant à mettre en place, j’ai découvert que Gandi (régistrar Français) propose une webmail incluse avec tout achat d’un nom de domaine (environ 12€/an, selon le domaine).

Il y a aussi pas mal d’autres services e-mail qui semblent pas mal, ici, , ici

image de Jenny Downing

Peut-on refuser un billet de 500€ ?

Vendredi 01 novembre 2013

billets de francs On voit parfois certains commerçants afficher une note disant qu’ils n’acceptent pas les grosses coupures : 100€, 200€ et presque toujours 500€.

Cette pratique est illégale et punie par la loi.

Les billets de banque et les pièces ont cours légal dans un État : c’est le moyen de paiement officiel de cet État, et personne ne peut les refuser. Un refus est même passible d’amende, selon l’article R 642-3 du Code Pénal.
Néanmoins, la loi prévoit que c’est au client de faire l’appoint (article L.112-5 du Code Monétaire et Financier) : le commerçant peut donc tout à fait refuser de vous rendre la monnaie, ou refuser votre paiement.

Ainsi, si vous devez payer 10€, on pourra vous refuser un billet de 100€, et même de 20€ ! En revanche, si vous devez payer 501€, le commerçant ne pourra pas refuser un billet de 500€ accompagnée d’une pièce de 1€ (mais pourra refuser un billet de 500€ accompagnée d’une pièce de 2€ — même si vous lui dites de garder la monnaie, j’imagine.)

Concernant les paiements en espèce, il y a cependant quelques limites : on peut vous refuser un paiement quand on paye avec plus de cinquante pièces (sauf au trésor public, donc faites vous plaisir pour les impôts ^_^) et une limite de 3 000€ est fixée pour tout paiements en espèces, excepté pour les paiements entre particuliers.

Notez quand même que le commerçant peut tout à fait vérifier l’authenticité du billet. Faites cependant gaffe : exigez qu’il le fasse devant vous, et ne quittez jamais le billet des yeux ! Il peut très bien vous prendre votre billet, le remplacer par un faux qu’il a accepté par erreur un peu plus tôt et vous donner celui-là en disant qu’il s’agit d’un faux.

Enfin, sachez qu’un billet annoté reste valable. Un billet abîmé aussi et un billet coupé également. Dans ce dernier cas, le billet doit présenter au moins plus de 50% de sa surface intacte.

Concernant les chèques et les cartes bancaires


Un commerçant est en droit de refuser les chèques ou cartes bancaires, ou de fixer un montant minimum, ou de demander une pièce d’identité (ces moyens de paiement n’étant pas de la monnaie « légale » mais seulement un moyen que tout le monde s’accorde à accepter), mais à la seule condition d’afficher les conditions clairement et visiblement.

Si rien n’est marqué dans le magasin : partez du principe que les chèques sont acceptés, y compris les chèques sur papier libre, si votre banque vous autorise à faire ça (ou plutôt ne vous l’interdit pas dans son contrat).

Fichiers utiles : Les billets et les pièces en euros : les connaître, les utiliser (pdf).

image : personnelle

MyOpera va fermer

Jeudi 31 octobre 2013

Opera a annoncé ce matin que la plateforme MyOpera va fermer : les blogs, les comptes, les emails.
On a jusqu’au 01.03.2014 pour partir.

Et merde.

Comme dit Seb, c’était la seule webmail qui était utilisable et qui ne faisait pas chier son monde avec des publicités, des options farfelues ou d’autres conneries.

Va falloir trouver autre chose maintenant… Et changer d’adresse email, évidemment.

Je pense que je vais installer quelque chose sur mon hébergement personnel.

Des technologies utilisées sur le web et pourquoi je refuse de m’en priver

Mercredi 30 octobre 2013

On vient de me faire remarquer — assez justement — que certaines parties du code source des pages de mon site (de BlogoText y compris) ne respectent pas les règles d’accessibilité.
La raison à ces remarque concerne la nécessité d’utiliser un navigateur graphique avec le CSS, le JavaScript et les Cookies activés pour pouvoir utiliser mon site à 100% de ses capacités.

Je passerai sur le fait que ces conditions sont remplies — ou peuvent l’être — sur environ 99,99% des postes informatiques et je vais uniquement me justifier sur mon droit et mon besoin en tant que webmaster/créateur du site d’utiliser ces technologies.

Déjà : si vous lisez mon site dans une console avec le navigateur Links, une partie sera inaccessible et le captcha ne marchera pas. Si vous désactivez le JavaScript, pareil : les boutons de formatage seront désactivés et (jusqu’à encore récemment) vous ne pouviez pas poster un commentaire sans activer les cookies pour l’ensemble de mon site.

Je suis désolé… Ou pas.

Les CSS, les Cookies ou le JavaScript sont des composants des langages utilisés dans l’affichage d’une page web : ce sont des standards très largement répandus et très largement supportés par la très vaste majorité des navigateurs (et parmi eux, la totalité des navigateurs graphiques).

Pourquoi je m’en priverai alors ?

Une page web devrait pouvoir s’afficher uniquement avec du HTML, et devrait être lisible et navigable : je suis d’accord.
Mais quand je veux offrir des fonctions comme les commentaires, le formatage de ces derniers et la protection de mon site contre le spam, le simple HTML ne suffit plus. C’est triste, mais c’est comme ça.

Concernant les commentaires, les cookies ne sont déjà plus nécessaires (j’ai trouvé une parade et ça marche), mais pour le formatage avec des boutons, le JavaScript est obligatoire (à moins de faire ça en Flash/Silverlight :O) et pour la captcha je préfère utiliser diverses astuces CSS/JavaScript qui fonctionneront sur 98% des ordinateurs qu’utiliser une image illisible avec un code à recopier (qui poussera 10% de mes lecteurs à la dépression nerveuse). À un moment il faut bien faire des compromis.

Je suis parfaitement conscient que certains sites abusent des cookies, des scripts, des plugins, des images pour vous espionner ou exécuter des fonctions malveillantes sur votre ordinateur, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
Et si on bloque les script ou les styles (ou même les images) dans les pages web, il faut bien assumer qu’on se prive d’une partie des possibilités offertes par ces pages web. Idem pour les publicités : les bloquer sur les sites qu’on aime, c’est assumer qu’on les réduit à leur perte (et les débloquer, c’est assumer que ce sont les sites qui nous poussent à notre perte, par la vente de renseignements sur nous).

Donc oui : je continuerais d’utiliser des astuces CSS, des scripts JavaScript, des cookies afin que mon site soit fonctionnel pour le plus grand nombre, tout en résistant au mieux aux attaques des spammeurs. Je peux aussi m’en passer, mais dans ce cas je devrai fermer les commentaires, ce n’est pas ce que je veux.

Tant pis pour ceux qui bloquent tout ça, désolé pour ceux qui utilisent un navigateur en mode texte.

NSA, France : même combat contre les citoyens

Mercredi 23 octobre 2013

nsa guy lego
Alors que le monde s’offusque toujours un peu plus de la surveillance du monde effectuée par les américaine, c’est la France elle-même qui vient d’ouvrir les vannes de la surveillance généralisée.

Alors qu’avant il fallait demander l’autorisation pour espionner un suspect à une commission qui vérifiait la légalité de la demande, bientôt il sera possible aux autorités d’espionner n’importe qui hors de tout contrôle : la commission ne vérifiera qu’après (si la vérification a lieu, bien-sûr).

En somme : on tire d’abord et on pose les questions après.

Les données dont on parle comprennent la liste des communications, des connexions (pages visitées), la géolocalisation des appareils et leur identification.

Tout ça n’est évidemment rien à côté de ce que font les entreprises privées comme Facebook ou Google (qui aspirent toute votre vie en continu), mais ici on parle d’un droit légal et sans consentement du citoyen (la seule solution serait de s’exiler) : une surveillance généralisée, de plus en plus complète et qui va de plus en plus à l’encontre du citoyen, donc.

image de Regonold

Quelques astuces pour l’autonomie sous Android (sans applications spéciales)

Mercredi 16 octobre 2013

Il y a des tonnes de pages comme ça, mais je tiens à y ajouter la mienne.

Le principal truc c’est de limiter le nombre d’applications qui tournent, de limiter l’utilisation des ressources logicielles, réseau et matérielles.

Si vous avez un logiciel pour limiter les permissions des applications, vous devriez vous en servir (à défaut de pouvoir faire ça dans les applications elles-mêmes pour désactiver les connexions data pour le plus de logiciels possibles et ne laisser que le Wifi au besoin. Désactivez aussi le démarrage en même temps que le téléphone pour les logiciels dont ce n’est pas un besoin.

N’utilisez pas d’applications qui tuent les processus en arrière plan : ces processus redémarreront tout seuls après et ça consomme des ressources en plus au lieu d’en économiser.

Désactivez les fonctions réseau inutilisées

Désactivez le bluetooth, le Wifi, le GPS, la 3G/4G quand vous ne vous en servez pas. C’est souvent possible d’un seul clic.

Désactivez les fonctions secondaires

Votre téléphone se déverrouille quand vous le regardez ? Quand vous fermez le clapet de sa pochette ? Sachez que ces options demandent une mise en marche et une alimentation constante des détecteurs de proximité et de la caméra faciale, qui sont très gourmandes en ressources.
Désactivez également le vibreur : le vibreur, c’est un petit moteur électrique dans votre téléphone : et ça consomme beaucoup plus de courant qu’un petit bip sonore, qui lui-même est plus gourmand d’un simple clignotement de la DEL de notification.

Limitez aussi la luminosité quand vous pouvez, mais ne vous privez pas d’un confort de lecture quand même.

Désactivez les accès réseaux inutiles et les synchronisations abusives

Rapport d’erreurs dans les programmes, mise à jour automatique des timelines sur les réseaux sociaux, push email, synchronisation automatique et constante : tout ça consomme des ressources réseau également.
Pour la synchronisation de base dans Android, ça serait plus simple si il pouvait ne synchroniser les contacts ou le calendrier qu’un fois par jour.

Désactivez la recherche de mise à jour

Sur mon Wiko, le processus de recherche de mise à jour système était marqué comme consommant 35% de la batterie. C’est beaucoup trop : il y a au maximum une mise à jour par mois : pas la peine de vérifier tous les quarts d’heures.
J’ai du coup carrément interdit l’accès réseau à ce processus.

Désactivez la mise à jour de l’heure

Par défaut, Android est configuré pour mettre à jour l’heure du téléphone constamment, en recherchant sur le réseau. On peut désactiver ça aussi.

Il faut aller dans les options de Date et Heure et décocher la case « Fuseau horaire automatique ». Si vous voulez pousser, cliquez sur « Date/Heure automatique » puis choisissez « désactivé » au lieu de « heure du réseau/GPS ».

Désactivez le Wi-Fi durant la veille

Ça me semble être l’option qui améliorera le plus l’autonomie, mais au coût d’un accès réseau qui n’est pas activé 24/7.
Allez dans « Wi-Fi » cliquez sur le bouton d’Android « options » puis « options avancées » et sur le menu « Wi-Fi actif en veille » choisissez « Uniquement si l’appareil est branché ».

Quand l’écran s’éteint, le téléphone se met en veille (délai de veille dans l’affichage). C’est après ce délai que le Wi-Fi sera désactivé automatiquement. Le Wi-Fi se réactivera et le téléphone se connectera à un réseau connu dés qu’il sera déverrouillé de nouveau.

Utilisez un bloqueur de publicités

Les pubs utilisent le processeur graphique et le réseau, donc pas mal de ressources et donc de l’énergie de la batterie.
En revanche, le bloqueur de publicités peut lui, consommer des ressources en grande quantité, ce qui peut au final être mauvais. Je privilégie ainsi les applications sans publicités et au besoin je débourse 1€ pour la version payante si c’est vraiment une app que j’utilise beaucoup : ça vaut bien 1~2 h sur l’autonomie de mon téléphone.

Utilisez moins de widgets

Comme les pubs : les widgets sont très gourmands en ressources en tout genre. J’aurais tendance à utiliser un widget tout en un plutôt que plusieurs widgets monofonctions.

Désactivez les animations et le fond d’écran animé

Tout ça aussi consomme constamment des ressources graphiques et CPU : les animations sont jolies mais les réduire permet d’augmenter l’autonomie ; pour les fond d’écrans animés c’est encore pire : ce sont des vidéos affichées en arrière plan et qui consomment beaucoup d’énergie.

Fermez les programmes au lieu de les masquer

Android gère très bien le multitâche. Trop bien même : beaucoup d’applications restent en cache, pour être opérationnels directement quand on reclic dessus.
C’est très bien, mais ça consomme de la mémoire et ça donne au système plus de travail concernant la gestion des processus, qui n’est pas forcément rentable si l’application en question est bien codée et rapide à se lancer (Opera Mobile par exemple).

Certains programmes peuvent être fermés en un clic quand on ne s’en sert pas (il y a un bouton pour ça : le cas d’Opera, Memrise et d’autres). J’ai tendance à quitter mes applications de cette manière si je ne m’en sers pas pendant un moment.

Enfin…

Évitez de maltraiter votre téléphone : températures trop froides, trop chaudes : ces changements sont assez mauvais à long terme pour la batterie. Évitez aussi de descendre sous les 15%.

Retirez (ou désactivez) la carte SD ou une des deux cartes SIM (sur un dual-sim) si vraiment vous manquez de batterie.

Pourquoi l’E-mail est et reste mon moyen de communication numérique préféré

Samedi 12 octobre 2013

Je suis présent sur MSN, disponible par téléphone et par SMS, j’ai une adresse Skype et un compte Facebook… Mais mon moyen de communication numérique préféré reste l’E-mail.

L’E-mail est vieux. D’un point de vu technologique, il est même très vieux, puisque les premiers courriels dateraient de 1966, à l’époque où le nombre d’ordinateurs dans le monde se comptaient sur les doigts d’une main et faisaient la taille d’un étage.
Pourtant l’E-mail fonctionne toujours, très bien même.

Si je préfère l’E-mail à la place des SMS, des messages Facebook ou de n’importe quel autre moyen de communication, c’est parce que c’est un protocole ouvert, fiable, sûr, pratique et complet.

L’E-mail est fait pour envoyer du texte, même formaté (gras, italique, couleur…) ou des fichiers. Les correspondants sont repérés par des noms qu’ils choisissent et pas des numéros attribués de façon arbitraires et on peut envoyer des messages à plein de personnes à la fois.

Mais surtout à l’époque des SMS, de Whatsap et des conversations Skype ou Facebook, l’E-mail est gratuit et illimité en taille et en nombre (seule la connexion Internet est payante) ; l’E-mail est le seul de tout ça qui ne dépend pas de la plate-forme : il existe des applications pour envoyer un E-mail sur toutes les plate-formes : ordinateurs, consoles, téléphones, smartphones… sous GNU/Linux, Windows, Android, iOS, Backberry… Qu’on soit en 4G, 3G ou en 2G et même en Wap, on peut envoyer un E-mail qui arrivera à destination (essayez le tchat Facebook ou Skype en Wap pour voir).
Et les E-mails seront visible depuis partout : un E-mail envoyé depuis un ordinateur arrivera sur un téléphone.

Les E-mails sont fais pour afficher les conversations et être répondues clairement (paragraphe par paragraphe), ce qui n’est pas le cas des SMS.

On est en 2013 et les SMS ne sont toujours pas gratuits ; encore moins quand on est en déplacement dans un autre pays : ils sont facturés pour couvrir un coût artificiel et pas qu’un peu : envoyer une photo de 5 Mo par SMS reviendrait à 35 714 € (à dix centimes les 140 octets).

À l’heure où pratiquement tout le monde dispose d’un téléphone capable de se connecter à l’Internet, il n’y a selon moi aucun avantage à utiliser les SMS limités.
Certains essayent de ré-inventer la roue, comme What'sApp, et c’est pas mal : ça montre qu’on est capable de détrôner ce qui est en place, mais je pense que l’E-mail ne doit pas être enterré pour autant : je pense qu’il devrait être remis au goût du jour, même pour les discussions rapides et courtes : l’E-mail peut tout faire, le SMS non.

Pour l’instant on ne peut que fantasmer sur des idées de forfaits téléphoniques téléphonique/SMS/3G mondial, mais ce n’est pas pour demain, tant que ça rapportera de l’argent en masse (Free a montré qu’ils pouvaient faire de la marge avec un forfait à 2€)…

Je pense que l’E-mail, comme le RSS ou le peer-to-peer, sont de ces technologies super pratiques, pensées pour le mieux depuis des décennies et qui sont largement sous-utilisés. Le Minitel-2.0 que représente les réseaux (as)sociaux n’aident pas à vouloir attirer tout le monde vers eux au lieu de laisser les gens créer leur petit réseau libre et personnel.

Non, insulter une femme-noire-handicapée ne fait pas de moi un sexiste-raciste-intolérant !

Mercredi 09 octobre 2013

affiche banania y a bon
Rhââaaa®, que je déteste cette mentalité où l’on ne peut plus rien dire sans être fiché soit raciste, soit sexiste, soit homophobe, soit n’importe quoi d’autre considéré comme socialement pas bien.

Aujourd’hui, un député fait le poulet à l’assemblé, alors qu’une députée parle et tout de suite : « sexisme à l’assemblée ».

Qu’ils fassent le con avec l’argent public, c’est une chose, ils sont là pour ça et tout le monde trouve ça normal. Mais faut-il toujours que n’importe quelle action soit sexiste/raciste/homophobe ? Et si c’était juste une moquerie sans aucune raison (sinon la connerie de ceux qui votent les lois) ?

Putain…

C’est pas parce que je gueule sur un noir qui manque de m’écraser que je suis raciste !
C’est pas parce que j’insulte un handicapé dans un fauteuil roulant parce qu’il fonce dans mon vélo que je suis intolérant¹ !
C’est pas parce que je dis à une femme d’aller se garer ailleurs qu’en plein milieu du chemin que je suis sexiste !

Sérieux les gars, arrêtez de raconter n’importe quoi.

Oh et pardon hein, j’ai dit « noir » au lieu de « personne de couleur » ? Allez-vous faire foutre aussi avec votre politiquement correcte à la con. C’est pas parce que j’emploie l’un ou l’autre des termes que ma pensée varie et la vôtre non plus, vous le savez très bien.

Et laissez-nous nous insulter sans que ça fasse la une du canard à chaque fois.

(¹ : j’avais mis « homophobe » au début, mais on me fait remarquer que sa définition actuelle ne désigne que le rejet des homosexuels, ce qui n’est pas le sens que je voulais lui donner ici)

image de just.luc

Pourquoi le flat design tel qu’il est utilisé actuellement sux

Lundi 07 octobre 2013

Le flat design dans les interfaces des sites-web, des logiciels et même ailleurs, c’est assez à la mode en ce moment.

En fait, ça consiste tout simplement à supprimer les dégradés, les arrondis et bien souvent à l’usage d’icônes monochromes et sans détails :

Depuis peu, le logo de Google a changé :

logo de google avant et après flat design
Dans Android, par exemple, entre la version 2.3 de 2010 et 4.1 de 2012:

comparaison entre android 2.3 et 4.1

À première vue, ça semble joli : c’est la suppression du bruit visuel apporté par les dégradés et arrondis, les détails, les ombres et les bordures et tracés inutiles.

Sauf que, pour l’interface d’Android par exemple, c’est utilisé sur des téléphones dont la coque est arrondie, avec des reflets (donc dégradés), des dessins et bordures partout. Au final : ça loupe tout : une interface flat-design dans un appareil au look fancy. J’aime pas du tout : c’est moche.

Pour moi, dans le design, il faut que tout suive. Autrement, ça donne des contrastes visuellement contestables. Regardez par exemple le design entre le Samsung Galaxy S3 et le Sony XPeria S : le premier est arrondi avec une interface flat, et le second est flat avec une interface flat. Je ne possède aucun des deux téléphones là, ni ne projette de les prendre, mais visuellement parlant, je trouve quand même le Sony est beaucoup plus adapté à son interface logicielle.

Pour une interface flat, il y a aussi le Nokia Lumia et il aurait pu y avoir l’Ubuntu Edge, que je trouve très classe.

Il y a des choses qui ne vont pas ensemble, et parmi ça il y a le design fancy et le flat qui — à mon avis — donnent quelque chose d’horrible quand on les mélange.


Pour les interfaces sur ordinateurs, il n’y a rien à faire : entre une interface flat et une interface plus classique, je préfère largement le deuxième. L’autre me donnant toujours cette impression de travailler sous Windows 95.

Le web reviendrait-il un peu aux internautes ?

Samedi 05 octobre 2013

porte monnaie en forme de pierre avec des pièces Tiens tiens, un blog que je suis pas mal, Hackaday, demande gentiment aux internautes de désactiver le bloqueur de publicité.
Ils sont très loin d’être les seuls : que ce soient les forums d’entre-aide, blogs, grands sites… ils passent pratiquement tous par un article pour demander la désactivation des bloqueurs de publicité disant que bloquer les pubs car ça tue leur économie.

Comme c’est mignon.

Pendant des années ils ont maltraité les internautes avec des publicités clignotantes, des gifs, des liens vérolés et des popup intrusifs…
Maintenant qu’Ad-Block est très connu et disponible pour pratiquement tous les navigateurs et toutes les plates-formes, ils se rendent compte que ce sont les internautes qui leurs donnent leur pain et ils nous supplient de les respecter ?

J’aime bien Hackaday, et j’aime ce qu’ils font, et je veux qu’ils continuent. Donc je ferais un effort de laisser quelques pubs, mais si c’est trop intrusif, je m’en irai : le contenu compte, mais le respect des internautes également.

Oui, c’est bien qu’ils se rendent compte que ce sont les internautes qui posent les règles. Au moins ils comprennent maintenant qu’un site dépend de ses lecteurs quand il s’agit des revenus publicitaires, et qu’ils faut mieux respecter un maximum ceux qui les font vivre.

(Oui je sais, le principal problème des pubs sur les pages web ce n’est plus trop le dérangement visuel, mais le tracking, et ça c’est un autre problème, résoluble autrement.)

image de Aaron Shumaker

Le cloud le plus simple qui soit

Vendredi 04 octobre 2013

Adobe et son cloud se sont fait pirater : trois millions de comptes sont compromis.

Le cloud c’est cool, hein ? Tellement « cool » que ça me refroidit toujours plus dans l’idée de laisser mes fichiers sur les serveurs d’une grande entreprise bien souvent américaine.

La solution est pourtant très simple : prendre un service d’hébergement en ligne (plus simple et coûte quelques euros par mois) ou installer votre propre serveur à la maison (plus sûr, plus libre, mais faut le laisser tourner 24/7 et la maintenance est pour vous).

Tous les services d’hébergement proposent un accès FTP (protocole de transfert de fichier) : c’est la base de la base, ils ont tous ça.
Tous les systèmes d’exploitation « desktop » on nativement un client FTP : que ce soit Gnome, KDE, Unity, Windows ou OSX. Idem pour Android : les clients FTP ne manquent pas (pour iOS, un jour ou l’autre il faudra bien assumer qu’Apple vous prive de votre liberté).

Ce client FTP vous permet d’avoir accès à vos fichiers distants comme si ils étaient dans un dossier normal :

capture client FTP Mate
Avec votre propre espace d’hébergement, vos fichiers sont accessibles n’importe où, n’importe quand, sans limite ni de nombre d’accès ni de type de fichier, ni de moyen d’organiser vos fichiers, ni de moyen d’y accéder : que ce soit via un autre serveur (en PHP), vie un script (Batch, Bash, Python, C…) ou n’importe quel programme : ça marchera tout le temps.
Et vu qu’il est visible comme un simple dossier, il est même possible de configurer son lecteur multimédia pour qu’il aille chercher sur les fichiers hébergés ailleurs.

Si vous le voulez, vous pouvez chiffrer les fichiers avant (avec l’algorithme de chiffrement de votre choix), manuellement ou à la volée via un script.
Pour partager un fichier il suffit simplement de partager son lien (fichier public) ou le lien avec un couple identifiant/mot de passe (fichier privé).

Un simple service d’hébergement (ou un serveur d’auto-hébergement) basique comme tout vous permet d’avoir votre cloud personnel illimité en fonctionnalités. Plus personne ne vous fera chier pour quoi que ce soit.

Que demander de plus ? Franchement ?

Selon le gouvernement : « taxer les gens va les rendre heureux »

Mardi 01 octobre 2013

La ministre de la culture pense que « adapter l’économie au numérique » c’est équivalent de « tout taxer ». Et par dessus, elle nous dit que ça va rendre les gens heureux.

Je vois que les drogues sont déjà légalisées en France : même les ministres sont complètement défoncés.
C’est bien : les drogues sont bonnes pour l’économie, enfin une idée raisonnable pour pomper de l’argent et la mettre dans les caisses (vides) de l’État.

Ah pardon, j’ai dit quelque chose de mal ?

Pourtant quand je lis que « taxer les gens va les rendre les gens heureux » j’ai plutôt l’impression qu’on se fout légèrement de ma gueule et qu’il s’agit d’une mauvaise blague, faite sous le coup de l’alcool ou des stupéfiants.

Taxer la connerie, c’est pas possible ? Ça me semble l’avenir !
Au moins il y aura 577 + 348 contribuables, plus une autre trentaines, plus leur président : ça profiterait à tout le monde.

Oh et comme j’aime les calculs : si on place le salaire des députés, sénateurs, des ministres et du PDF de la France au Smic, alors ça libérerait légèrement plus de 2€ par français par an.

Ça ne semble pas beaucoup, pourtant il y a plus de 60 000 000 de Français et moins de 1 000 gogos payés à dix fois le Smic, sans compter les autres avantages bien acquis — y compris fiscaux (par exemple, les ex-président sont payé environ 20 K€/mois + protection + transport + …) — dont ces bons-gens disposent.

Ça parle plus, là ? 120M d’euros chaque année, qu’ils nous coûtent, uniquement en salaires.

Je crois que certains ont parlé d’économies à faire et de temps difficiles ? Qu’ils nous montrent comment faire.


Les trucs qui manquent nativement à Android 4.1

Vendredi 27 septembre 2013

wallpaper android in space Android n’est pas parfait.
Voici quelques points qui pourraient lui permettre de s’approcher de la perfection.

Déjà, deux trucs triviaux (je me tape la tête contre les murs en sachant que ça n’existe pas par défaut) :
  • Le réglage fin du volume (actuellement ça se fait par palier de ~5%)
  • Le réglage fin de la luminosité en dessous de 5% (en dessous de 5%, ça bloque et remonte à 5%)

Oui, pendant que certains veulent s’exploser les oreilles en boostant le volume à 199%, perso je préférerais pouvoir le mettre à 1% ou 2%… À une époque j’avais des écouteurs avec un petit potentiomètre physique dessus : idée géniale mais pourquoi c’est pas plus répandu ?
Pour la luminosité, pareil : 5% c’est trop dans le noir.

Ensuite des trucs manquent, mais qui ne seront sûrement pas dans les releases officielles d’Android :

  • Le réglage des permissions des applications. Mais il faudrait déjà que les éditeurs deviennent honnêtes avant ça, et ne demandent pas les droits système ou le GPS juste pour afficher une page web.
  • désactivation stricte des applications au démarrage : navigateur, musique : pourquoi ça se lance au démarrage ça ?
  • Suppression des fonctions d’Android inutilisées (calendrier, calculatrice, fond d’écrans animés…), surtout quand on a nos propres alternatives (navigateur, appareil photo, client email…)…
  • Pouvoir choisir le nombre de bureaux (les Samsung permettent ça avec un pincement à deux doigts, pas mon Wiko) : je n’utilise pas beaucoup de widgets, et j’ai 5 bureaux vides : pourquoi on ne peut plus les supprimer ?
  • Pouvoir désactiver le glissement du fond d’écran (sous 2.3 on pouvait en prendre un fixe, plus sous 4.2). Wtf.
  • Moins de dépendance de Google : la moitié des services en arrière plan sous du Google (coucou CyanomodGen : à quand une release pour les Wiko ? Les sources des firmwares sont fournies !)
  • Pouvoir organiser les applications autrement que par ordre alphabétique (comme sous 2.3, encore une fois).
  • Pouvoir désactiver le zoom par défaut de la caméra : en mode vidéo, il active un sorte de zoom. Seule l’application par défaut ça, d’autres permettent un mode normal.

Je sais qu’il y a des applications pour certains de ces bugs, mais ça ne fait toujours que ralentir encore plus le système. Ce que je cherche, c’est changer ça dans les paramètres ou les fichiers systèmes.

Android est libre, on peut modifier tout ce qu’on veut, et j’ai essayé, mais c’est sans succès actuellement. Et mon téléphone n’est pas encore dans la liste des appareils supportés par CyanogenMod (et sûrement pas encore, à cause d’un problème de pilotes matériel propriétaire)…

image uploadée par Fallen Leave

Apprendre à coder à un sans-abri

Mercredi 25 septembre 2013

coder clavier mains J’ai déjà parlé de ce que l’Internet arrive à faire quand on le combine à l’humanité des gens.
Voici un autre exemple : ce jeune homme a proposé à un SDF le choix entre 100$ et des cours de programmation à raison d’une heure par jour pendant deux mois avec un ordinateur et des bouquins pour apprendre la programmation. Le choix s’est porté sur les cours.

L’aventure a été partagée sur les réseaux sociaux et hier il en était à la moitié du parcourt. À cette occasion, le sans-abris Léo et son prof Patrick ont fait une conférence vidéo sur Google+ où ils répondent aux questions des internautes.

Une chose ressort : il se trouve que Léo est un élève particulièrement doué, avec de bonnes idées. Il a maintenant pour projet de créer une application mobile sur le dérèglement climatique.

Ce qui est merveilleux dans cette histoire, en dehors du fait d’aider un sans-abri, c’est que ça montre qu’il y a un génie dans chacun de nous, le plus souvent dans un domaine qu’on ne connaît pas encore, dans un domaine dont on n’a peut-être même pas entendu parler !

On revient également sur un problème sur l’éducation : l’école nous apprends les maths et la chimie (quoique), mais quid de cours au collège en programmation ? en économie ? en sociologie ? en histoire de l’art ? En France, ces domaines ne sont enseignés qu’à partir du post-bac, alors qu’on enseigne les mathématiques à 7 ans et la chimie à 12 ans ! L’éducation actuelle est un gâchis de la société, il perd énormément de talents dans tout ce dont elle prive les élèves. L’école, qui devrait être une ouverture sur le monde s’est transformée en quelque chose qui aveugle les jeunes dans un monde de plus en plus numérique mais de moins en moins compris : le monde s’est agrandit mais l’école est restée la même.

Cette expérience ça montre que la programmation peut-être apprise au même titre qu’une langue étrangère, un sport ou une autre discipline. La programmation n’est pas difficile : écrire un programme ce n’est rien d’autre qu’écrire une suite de mots sur un écran. On n’a pas besoin de faire 10 ans d’études pour programmer quelque chose : il suffit d’être curieux et patient.

Linuxiens, ouvrez votre terminal et tapez « ls --all / » : c’est une commande ! Vous venez de dire à l’ordinateur qu’il doit lister (ls) tous (--all) les fichiers du dossier racine (/) ; Windowsiens, lancez l’invite de commande « cmd » puis faites « dir C:\ » pour la même chose.

La programmation, c’est juste une suite de ce genre de commandes. Il est dommage que penser que seuls quelques génies en mathématiques peuvent faire ça ! Tout le monde le peut, si vous le voulez.
Et qui sait, peut-être que vous aimerez ça au bout de quelques essais, puis que vous commencerez à faire des programmes un peu plus complexes, que vous partagerez au monde… Peut-être même changerez-vous le monde : Facebook, Google, Apple… ces titans sont nés dans des garages, de gens qui n’avaient peur ni d’échouer ni du regard du monde.

(merci à Nono pour l’info)

image de Rachel Johnson

GTA5 rend aussi violent que Docteur Maboule fait de vous un chirurgien

Lundi 23 septembre 2013


Le jeu vidéo GTA 5 est sorti il n’y a même pas une semaine (et il a déjà généré plus d’un milliard de dollars), et certains neuneux commencent déjà à critiquer la violence dans le jeux vidéo, dire que les joueurs vont finir en prison, devenir des psychopathes…
La presse adore nous rappeler que le tueur d’Oslo (il y a deux ans) ou le tueur de Chicago (l’an dernier) ou même Merad étaient tous des fans de jeux vidéos, et donc que les jeux vidéos font de nous des tueurs-pédo-nazis sanguinaires.

C’est la même chose. À. Chaque. Fois.

Je n’aurais qu’un mot : si les jeux vidéos faisaient de nous ce que nous jouons, alors tous ceux qui jouent à Farmville sur Facebook seraient des fermiers, et tout ceux qui jouent à Mario seraient des plombiers.

Est-ce que jouer à docteur maboule vous donne t-il votre doctorat en médecine ? Non.
Alors s’il vous plaît, messieurs dames les journalistes : cessez de répandre des inepties : GTA ne fera pas de vous un terroriste.

On trouve la violence partout : dans les films, dans les séries, dans les livres, dans les JT, dans la vie réelle, dans les publicités, dans la culture, dans la musique et dans l’histoire (relisez les paroles de la Marseillaise, pour voir). Et bien-sûr dans les jeux vidéos.
Alors si tout ce qui fait la culture d’un enfant est responsable de ce qu’il est… Pourquoi ne s’en prendre qu’aux jeux vidéos ? Parce que vous ne le comprenez pas ? Bah.

Dire que GTA5 fait de vous une racaille vous rend pas plus crédible que ceux qui voient en Pokémon l’appat de Satan pour attirer les enfants au côté obscures

Mais bon : il y aura toujours des tarés pour traiter les gens normaux de malades. Heureusement certains préfèrent en rire

image uploadée par WallpaperManiac

Quelques rapides codes PHP, JS ou HTML

Vendredi 20 septembre 2013

J’ai déjà une page où je met quelques fonctions PHP qui peuvent resservir au cas où, ici je vais mettre quelques codes beaucoup plus courts.
Idleman avait fait un article comme ça aussi, avec quelques petites astuces PHP.

PHP : Trier un tableau selon une sous-clé

Admettons qu’on ait un tableau $tableau à deux dimensions, dont une des sous-clés soit la_cle.

On veut trier ce tableau selon les valeurs de la_cle. Pour ça, on va créer un tableau $cles_tri ne contenant que les valeurs de la_cle, puis trier ceux-là en leur associant les valeurs de $tableau :

$cles_tri = array();
foreach ($tableau as $key => $entry) {
    $cles_tri[$key] = $entry['la_cle'];
}
array_multisort($cles_tri, SORT_DESC, $tableau);

On dispose maintenant de ce tableau, trié selon la valeur de la sous-clé la_cle et ré-indexé.

JavaScript & HTML5 : récupérer le code Base64 d’un fichier

Là aussi, ça se fait en quelques lignes avec le HTML5 :

Le HTML :
<input id="file" type="file" onchange="loadFile(this.files)" />

Le JS :
function loadFile(files) {
    var filename = files[0];
    var fr = new FileReader();
    fr.onload = function(e){alert(e.target.result);};
    fr.readAsDataURL(filename);
}

Ce qui importe ici, c’est le « readAsDataURL » : c’est lui qui permet de lire le fichier comme du code Base64.
Il est aussi possible de le lire comme du code binaire ou comme un arrayBuffer ; voir la doc pour ça.

Prenez note que le code Base64 d’un fichier pèse 33% plus lourd que le fichier lui-même. Mais ça peut être sympa quand même pour envoyer des fichiers sur un serveur sans utiliser le $_FILES. C’est le code que j’utilise sur cette page.

HTML5 : rendre instantanément vos pages lisibles sur les smartphones

Ajoutez juste ceci dans le <head> :

<meta name="viewport" content="initial-scale=1.0, user-scalable=yes" />

Ceci fixera le niveau de zoom et la largeur de la page pour qu’il soit à l’échelle de votre écran (le navigateur faisant un calcul avec la résolution de l’écran).
Attention, le premier qui me met un « no » au user-scalable je lui jette une malédiction digne du nom de ce site.

JavaScript : simuler un clic de la souris

Comment créer un clic de la souris sur un élément htmlElement, par exemple lors d’un :hover ? Comme ceci :

var evt = document.createEvent("MouseEvents");
evt.initMouseEvent("click", true, true, window, 0, 0, 0, 0, 0, false, false, false, false, 0, null);
htmlElement.dispatchEvent(evt);
evt.preventDefault();

Si vous voulez qu’un simple :hover déclenche le clic, placez le code précédent dans htmlElement.onmouseover().

HTML & CSS : afficher une image au maximum de sa taille dans une lightbox

Voici une astuce CSS que j’ai mis au point il y a un petit moment, qui permet d’afficher une image dans une page :

  • sans que l’image ne perde son ratio
  • sans qu’il ne dépasse de l’écran (ni verticalement, ni horizontalement), donc s’affichant au maximum à l’écran.
  • sans sur-zoomer l’image
  • sans JavaScript

HTML, CSS :
<div id="d1">
  <div>
    <img src="image.jpg"/>
  </div>
</div>
#d1 {/* dans le cas d’une lightbox, j’ai ça pour pas que ça dépasse de l’écran */
   position: fixed;
   top: 5%; right: 5%; bottom: 5%; left: 5%;
}

#d1 div img {
   max-width: 100%; max-height: 100%;
   width: auto;
   height: auto;
}

#d1 div {
   width: 100%; height: 100%;
   display: inline-block; /* lui il est important */
}

C’est ceci que j’utilise dans BlogoText pour le slideshow.
Seule impossibilité : centrer verticalement l’image. Là, il faut du JavaScript, je n’ai pas trouvé comment faire autrement.

Les formats de fichier à bannir

Dimanche 15 septembre 2013

Il y a des formats de fichiers qui commencent à me casser les #@%*.

Le pire, c’est le format RAR pour les archives. Mais arrêtez d’utiliser ce format pourri !
Il est mauvais, son logiciel est payant, il ne gère ni les encodages de caractères, ni les droits sur les fichiers, et son pseudo-système de mots de passes est mauvais : on le fait sauter en deux secondes.
Ok, je comprend que l’excellent logiciel 7-zip vous déroute un peu (il n’est pas intuitif je trouve), mais utilisez le format Zip, qui est utilisable pratiquement partout et au moins les noms des fichiers ne seront pas massacrés et remplacés par des « ? » (et qu’on ne me dise pas que c’est dur à utiliser : juste un clic droit !).

Les formats .xlsx, .docx… Là aussi : ces machins ne sont lisible que par les personnes qui ont Microsoft Office 2007+ et Windows. Le support dans LibreOffice est moyen (il permet de lire, mais la mise en forme est foireuse).
Si vous voulez partager un document, bordel apprenez vos classiques et utilisez un PDF : c’est un format standard, utilisable partout (même sur les smartphones).
Oh, et ceux qui me font le plus rire avec ça, ce sont les DRH : ils te demandent un CV+Lettre en PDF u-ni-que-ment. Eux, ils ne se gênent pas pour répondre avec un fichier Excel 2010. Ça mériterait un châtiment…

Vient ensuite le format d’images BMP (et ICO).
Non, ce format n’est malheureusement pas mort. Il est néanmoins très largement en déclin, grâce à Windows qui, depuis Vista, propose le PNG comme format par défaut dans MsPaint. Le bitmap est horriblement lourd alors que le PNG est suffisant pour le remplacer.
Oh, et apprenez aussi à choisir un format d’images correct pour les applications : le JPG, c’est pour les photos et les dessins, le PNG pour les logos et les captures d’écran.

Ce n’est pas vraiment un format, mais dans les pages web, j’en ai raz le bol aussi de Flash. Putain, pourquoi faire ça en Flash ? HTML5 et JavaScript permettent de tout faire maintenant.
Flash c’est lourd, à la sécurité incertaine, et ça plante à la moindre occasion. Et par dessus de le marché, ce n’est plus disponible sous GNU/Linux (sauf si on installe Gogole Chrome).

Un vrac de la rentrée

Samedi 14 septembre 2013

Un peu occupé en ce moment, je vous met ici quelques liens en vrac, concernant le numérique et la politique depuis la rentrée :

  • Pendant qu’on demande aux français de payer plus d’impôts, les grandes entreprises américaines elles ne payent rien : Facebook ne paye que 2% de ce qu’il doit, Google, Microsoft, Apple et quelques autres géants du net et brassant des milliards ne font guère mieux. La palme revient quand même à Orange, qui n’a rien payé durant 10 ans.
    Le gouvernement a déclaré qu’il n’allait rien faire pour arranger ça (pour changer…).
  • Après avoir bloqué les sites porno (pour protéger les nenfants), on s’y attendait : les FAI britanniques bloquent maintenant les VPN anonymisant. Bientôt ce sera le tour de Tor, des proxys, puis viendront les blogs citoyens et les sites opposants : les journaux se font déjà attaquer.
    Rien à foutre que ce soit pour protéger les enfants : ce n’est pas au gouvernement de faire ce travail. Bloquer ne serait-ce qu’un seul site est une grave atteinte à la liberté d’expression et celle d’information et de circulation (des données). Si un site est illégal, alors il faut le fermer : pas le bloquer. Le blocage est un prétexte à la censure et une excuse aux bavures à venir et ne sert strictement à rien.
  • Paypal va partager vos informations privées avec des régies de publicité et Facebook qui lui les partage à BigBrother.
  • En France : Hollande avait promis des mesures concernant la vente liée. Son ministre de la con-sommation sabre tout ça : la vente liée, bien qu’illégale dans la loi, restera donc praticable par les vendeurs, au détriment du client.
  • Le même ministre s’oppose à la liberté des clients des opérateurs mobiles, en n’interdisant pas le simlockage des téléphones. Le simlockage consiste à bloquer un téléphone pour qu’il ne soit utilisable que chez un seul opérateur. Si vous voulez changer d’opérateur : vous êtes dans la merde. Encore une fois, c’est le client qui l’a profond.
  • Restons dans le mobile : les opérateurs pourront continuer à nous traire quand on va à l’étranger : les frais d’itinérances (surcoût artificiel créé par les opérateurs quand on va dans un autre pays) resteront là, contrairement à ce que l’UE avait promis.
  • Une petite bonne nouvelle de 1% quand même : la taxe (une de plus) de 1% sur les appareils numériques est reportée. Mais bon, hein : perso je prends mes disques durs en Allemagne, où ils coûte parfois 50€ de moins…
  • Une autre nouvelle : celle sur l’obsolescence programmée, qui consiste à faire en sorte qu’un appareil tombe en panne au bout de six mois, histoire que les gens achètent, sera peut-être encadrée légalement. Je n’y crois pas trop, mais on espère.

concernant l’image

L’origine des suggestions Google qui n’ont pas de sens

Lundi 02 septembre 2013

Vous êtes sûrement déjà passés à côté de ce genre d’images qui reprennent des suggestion Google pour le moins étranges :

I hate it when voldemort hides in my turban
I hate it when I lose my black friend in the snow
I hate it when the lock ness monster asks me for 3.50
why do velociraptors throw bananas at me
En fait, l’origine de tout c’est… Facebook.
Certains créent en effet des pages avec des titres humoristiques, comme ceux des suggestions. Ces pages deviennent assez populaires et finissent par être indexées par Google, d’où les suggestions.

Les pages Facebook sont par exemple celles , , et .

Il y a même des blogs qui regroupent ces suggestions débiles.

L’algorithme JPEG

Mercredi 28 août 2013

spirale de couleur J’ai le plaisir de vous proposer ici une page sur le fonctionnement de l’algorithme JPEG, le format d’image bien connu.

La page a entièrement été rédigée par Clément Masson, qui a dû faire une sorte de « micro-thèse » sur le format JPEG pour valider ses études (math spé). Cette page en est une version simplifiée, plus accessible.

Voilà !

image de Marcello

Justice et Égalité pour tous ?

Mardi 27 août 2013

drapeau et parlement européen Ah tiens, je ne l’avais pas vu, mais au début de l’année les euro-dépités ont fait passer un texte sur leur retraite et celle des fonctionnaires européens ils toucheront donc 9000€ par mois, à partir de leur 50 ans, pour cinq années de fraude non imposées.

En plus de quelques autres bonus, faut pas déconner hein.

Et quand il y a un illuminé qui veut changer tout ça, ils refusent tous. Logique, en même temps…

Mise à Jour : Dash me signale qu’il faille prendre ça avec des pincettes.

image de TPCOM

Quelques astuces utilisées par les supermarchés pour nous pousser à consommer

Lundi 26 août 2013

apples in supermarket C’est bien connu : le but des vendeurs, c’est de vendre… Ou plutôt nous pousser à acheter tout et n’importe quoi. On estime que 30 à 40% des achats sont des achats faits sans besoin, sous l’effet de l’émotion. Imaginez donc, si vous dépensiez 40% de moins à chacune de vos sorties au supermarché…
Évidemment, les clients ne se mettent pas à acheter n’importe quoi comment ça. Non, tout est calculé, et il y a des techniques pour nous pousser à dépenser notre argent.

Commençons par entrer dans le supermarché : vous prenez un cabas à roulette. Mhh… le cabas qu’il fallait porter à la main n’existe plus ? Normal : le client passait à la caisse quand il était trop lourd. Avec les roulettes, on continue de le remplir et on ne se rend plus compte de rien…

Avançons dans le magasin : tout de suite sur la droite (ou même directement à l’entrée), vous trouverez le rayon de l’électronique et l’informatique. Hasard ? Non : ces produits sont les plus chers. En entrant dans le magasin, le client (et son chariot encore vide) a une tendance naturelle à aller sur sa droite : là déjà, le client est forcé à aller là où il n’avait pas prévu d’aller.

Continuons un peu dans le magasin, et nous arrivons au rayon des fruits et légume frais… Vous avez peut-être vu la couleur des lampes : ils sont souvent orangés/jaune, alors que le reste du magasin est éclairé avec des néons blancs. La raison ? Le jaune est une lumière qui se rapproche le plus de la lumière naturelle, et donc font ressortir des couleurs plus naturelles des légumes : ces derniers ont l’air plus frais et donc meilleurs.

Autre tromperie : les magasins de vêtements placent des miroirs bombés dans les cabines d’essayage. En effet, ces miroirs vous donnent l’impression d’être plus minces et donc que le vêtement vous va beaucoup mieux.

La vue n’est pas le seul sens qui est trompé, loin de là.
Certains magasins diffusent également des musiques lentes, pour pousser le client à ralentir sa marche et à regarder partout. Parfois ce sont même des sons en boucles, qui lancent une ambiance de calme et de « zen » qui nous pousse à acheter car on se sent bien.

Côté odeurs, c’est pareil : les magasins diffusent des parfums. Parfum de café vers les cafetières, odeur de « propre » vers les lave-linges, odeur de fruits, de chocolat, parfums marin l’été vers les jouets de la plage ou parfum de sapin à Noël…
On retrouve également souvent les chariots de pain frais, en plein milieu du magasin, juste à côté du pain emballé. Coïncidence, vous pensez ?

Continuons… Le lait, le vin et l’eau par exemple, des produits très communs… Vous n’avez jamais remarqué qu’ils sont toujours placés tout au fond du magasin ? Ça c’est pour que vous traversiez tout le supermarché (aller et retour) en passant devant toutes les têtes de gondoles et leur « promos » qui n’en sont pas.
En parlant de ça, ce sont systématiquement des piles, des stylos, des post-it qui sont en tête de gondole. Pourquoi ? Parce que ce sont des trucs dont on a toujours besoin, et il est donc presque certain que le client en mette dans son chariot.

En rayon, les produits les plus chers sont toujours placé à hauteur d’homme et les produits « premiers prix » tout en bas donc chiants à atteindre.
D’ailleurs, un autre truc : la différence de prix entre le produit et le consommable : une imprimante ne coûte pas cher, par contre les cartouches
Même chose pour les cartouches d’encre, le ruban adhésif (scotch®) ou les mines de porte-mines (criterium®) : il m’est déjà arrivé de voir un set de mines plus cher qu’un lot de portes-mines + mines (au prix de la mine, hein — surtout que sur une mine y’en a toujours le quart qui termine à la poubelle). À la fin je me retrouve avec 20 porte-mines, contenant chacun 5 mines pour moins cher que les recharges. Faites-y gaffe pour la rentrée scolaire et munissez-vous d’une calculatrice ;-).

À la caisse : celles-ci ne sont jamais vides, il y a toujours une queue. Ça, c’est pour faire attendre le client et pour qu’il achète un dernier truc avant de sortir : un paquet de chewing-gum ? Une boite de bonbons ? Un magasine ? Bien-sûr, les enseignes vous diront qu’on attendra jamais plus de 10 minutes… Mais qui vérifie ? Et surtout… qui se plaint de devoir attendre 5 minutes devant tout plein de bonbons ?

Enfin, quand on sort il n’est pas rare de recevoir une liste de coupons de réductions (surtout quand on a les cartes de fidélité). En général, ils incident souvent à acheter des produits qu’on achèterait pas en temps normal, et toujours des produits de grande marque, qui plus est.

Et je ne parle même pas de l’obsolescence programmée, des phénomènes de modes, des publicités qui flashent ou qui restent dans la tête, de la culture de marques…

D’autres astuces utilisés par les magasins sont listés ici (avec un reportage d’une heure) : Courses au supermarché, les pièges à éviter pour économiser votre argent.

image de David Schofield

Les gouvernements ont des choses à craindre, car ils cachent des choses

Mercredi 21 août 2013

Il y a un film que j’ai beaucoup aimé (j’aime les films historiques), car il lève un peu le tabou sur certaines parties sombres de l’histoire, et la côté obscure de ce que l’homme est capable de faire : Hitler : la naissance du mal.

Une des scène que me rappelle l’actualité, c’est quand Fritz Gerlich se font arrêter par les SS et les locaux de son journal se faire detruire, à cause de la révélations de renseignements sur le parti nazi.

L’actualité qui me fait penser à ça ? Celle où le gouvernement britannique fait des interventions dans les locaux du Guardian pour détruire des informations à propos de Snowden, avec intimidations et menaces.

Pas que je ne le fasse exprès, mais le parallèle est notable…
Hasard ? Non : des circonstances identiques avec des néo-dictatures similaires, qui emmènent à des actions identiques.

Ils nous disent au peuple que si nous n'avons rien à cacher alors nous n'avons rien à craindre. Pourtant, eux, sont les premiers à craindre pour ce qu'ils cachent. C'est donc si gros, ce qu'ils cachent ?

Seulement voilà : maintenant, l'intimidation ne marche plus. Assange, Snowden, ici Greenwald et d'autres : même combat. Ils continueront, menaces ou non.
Il ne reste plus que l'un d'eux soit assassiné par la CIA et on sera dans une vraie dictature, sans libertés ni de presse ni d'expression.

ÉDIT : on me prend mal sur mon point Godwin. Ce que je rapproche ici, c’est le côté totalitaire du régime hitlérien, pas les horreurs de la déportation, etc. J’aurais pu prendre l’exemple stalinien, ça aurait marché aussi. Cependant, je n’ai pas pensé à un film sur Staline, mais sur Hitler.

ÉDIT : autres liens en rapport :

Correspondance privée ?

Lundi 19 août 2013

enveloppes Quelle désagréable sensation que de recevoir un courrier dont l’enveloppe est à moitié ouverte.

La déchirure est suffisante pour regarder ce qu’il y a à l’intérieur, mais pas assez grande pour faire tomber ce qu’il y a dedans : mon courrier est tout de même intacte (la chance que le courrier se trouve dans une double enveloppe, cette fois-ci).

En tout cas, ça commence à me faire chier de plus en plus. C’est pas la première fois que c’est soit déchiré, soit plié, soit ouvert, soit scotché… Je ne sais pas qui fait ça, peut-être la poste ? un gus bossant à la poste ? les douanes ? le facteur ?

Il faudra à l’avenir qu’on prenne une photo de notre colis avant de l’envoyer ? Et déposer une plainte contre les services postaux ? On en est vraiment arrivé là ?

Est-ce trop demander, un respect de la vie privée des gens et de leur correspondance, comme indiqué dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, article 12 ?

Des choses à cacher ? Ben oui figurez-vous : c’est ma vie, ma correspondance et personne n’a à se mettre en travers de ça.

Si des abrutis pensent que j’envoie du plutonium, de l’anthrax ou de la drogue, qu’ils passent par un juge. Ils n’ont pas à regarder tout ce que s’envoient les gens. Simplement pour cette gigantesque blague qu’est le terrorisme.

Oh, et… C’est pas parce que l’Europe n’est pas le plus à plaindre que je n’ai pas intérêt à le faire.

image de Donovan Beeson

Mon top de chansons J-Pop et K-Pop

Samedi 17 août 2013

japan flag Je n’écoute de la musique japonaise (J-Pop, J-Rock) que depuis 4 ou 5 ans, et coréenne (K-Pop) depuis un peu plus de 2 ans, et j’ai décidé de faire mon top aujourd’hui.

Je vous préviens : autant on s’imagine très bien ce qu’est du « métal » ou du « reggae », la musique asiatique est encore méconnue par le grand public, même si ça arrive peu à peu.
Le genre est spécial, et beaucoup de groupes sont (de ce que je l’ai pu lire, et surtout pour les groupes de K-Pop) formés par les majors et non vraiment par les groupes eux-mêmes, mais le résultat est parfois surprenant et j’aime beaucoup certaines chansons.

Et non, la musique coréenne ne se limite pas à PSY et Gangnam Style, même si les clips vont au delà de tout le WTF que vous connaissez : certains chanteurs – surtout coréens – sont accoutrés d’un style entre celui de Micheal Jackson et Lady Gaga avec le maquillage de Marylin Manson.

Bref, voilà la liste.

En japonais :

U-Ka Saegusa IN dB
ジューンブライド (June Bride) de l’album ジューンブライド ~あなたしか見えない~ (June Bride ~Anata Shika Mienai~)

Garnet crow :
春待つ花のように (Haru Matsu Hana No You Ni) de l’album The Twilight Valley,
Maizy de l’album Terminus,
Rainy Soul de l’album Stay,
Mysterious Eyes de l’album Sparkle 〜筋書き通りのスカイブルー〜,
今日と明日と (Kyou To Asu To) de l’album Parallel Universe,

Mai Kuraki :
Tonight,I feel close to you de l’album If I Believe
Just a little bit de l’album If I Believe
Your Best Friend de l’album Future Kiss
Sound Of Rain de l’album Future Kiss
Revive de l’album Future Kiss

SNSD :
Mr Taxi – Remix de l’album The Boys - repack (Jap)
Let it Rain de l’album The Boys - repack (Jap)
Time Machine de l’album The Boys - repack (Jap)
Divine du single Divine
Galaxy Supernova de l’album The Best

Stereopony :
星屑カンテラ (Hoshikuzu Kandelaar) de l’album Over Drive
ヒトヒラのハナビラ (Hitohira No Hanabira) de l’album Namida Ni Mukou
ツキアカリのミチシルベ (Tsukiakari no Michishirube ) de l’album Over Drive

Leo Ieiri
Hello de l’album Leo
Shine de l’album Leo
Wake You Up de l’album Message

T-ARA
Breaking Heart (Jap. ver.) de l’album Jewelry Bow
Cry Cry (Jap. ver.) de l’album Jewelry Bow

2PM
I’ll be Back (Jap. Ver.) de l’album Republic of 2PM

Boyfriend
瞳のメロディ (hitomi no melody)


En coréen :

Bang Yong Guk
I remember
Going Crazy

B.A.P :
빗소리 (Rain Sound) de l’album One Shot
One shot de l’album One Shot
음성메시지 (Voice Message) de l’album No Mercy
Coma de l’album One Shot
Punch de l’album One Shot

Beast :
When I Miss You (니가 보고 싶어지면) de l’album Midnight Sun
Beautifull Night (아름다운 밤이야) de l’album Midnight Sun
Midnight (별 헤는 밤) de l’album Midnight Sun
How to Love de l’album Hard to love,How to love
Shadow (그림자)' de l’album Hard to love,How to love
You de l’album Fiction and Facts
Back to you de l’album Fiction and Facts
Fiction de l’album Fiction and Facts
(Breath) de l’album Mastermind
Mastermind de l’album Mastermind
내 여자친구를 부탁해 (Say No) de l’album Shock Of The New Era

Big Bang :
Monster de l’album Still Alive
Ms Liar de l’album BigBang2
Tell Me GoodBye de l’album BigBang2
Tonight de l’album BigBang2
Make Love de l’album Number 1
What is right du 4th Mini Album
Blue de l’album Still Alive

BTOB
Insane de l’album Insane

Henry
Trap

Infinite :
Amazing de l’album Over the Top
그 해 여름 (in the Summer) de l’album Infinitize
Julia de l’album Over The Top

MBLAQ :
전쟁이야 (This Is War) de l’album 100 % Ver.

Nu'est :
Face de l’album Face
Not Over You de l’album Action

Phantom :
Burning de l’album Phantom City
Phantop City de l’album Phantom City

SHINee :
Love Pain de l’album Hello
1000 Years Always By Your Side de l’album Boys Meet U (Jap)

SNSD :
Sunflower de l’album The Boys
Honey de l’album Girls Generation
Complete de l’album Girls Generation
T.O.P de l’album Girls & Peace
Vitamin de l’album The Boys

Top Teen :
To you de l’album aRtisT
Beautiful Girl de l’album Roman
aRtisT de l’album aRtisT
No More Perfume On You de l’album Roman
긴 생머리 그녀 (Miss Right) de l’album No.1

U-Kiss
Believe de l’album The Special to Kiss me
Time To Go de l’album Stop Girl
0330 de l’album Bran New KISS
Kiss Me Forever de l’album One of You
On The floor de l’album Neverland
Someday de l’album Neverland
Baby Don’t Cry de l’album Neverland
Neverland de l’album Neverland
It’s Time de l’album Bran New Kiss


Il y a beaucoup d’artistes / groupes, mais peu de chansons : je suis comme ça, c’est souvent une ou deux chansons par album qui me branchent, le reste beaucoup moins. Il me reste beaucoup de groupes à découvrir, mais je peux pas tout voir à la fois…

N’hésitez pas à poster aussi, si vous avez des chansons de ce genre que vous aimez !

Chrome et les mots de passes en clair, comment s’en protéger

Jeudi 08 août 2013

lock door Chrome semble afficher les mots de passe enregistrés en clair dans les préférences. Et c’est loin d’être le seul idiot à enregistrer les mots de passes en clair : Pidgin le fait également et je crois que FileZila aussi.

Solution :

N’enregistrez pas mots de passes dans votre navigateur, ni dans n’importe quel logiciel.


C’est clair là ?

Si vous voulez enregistrer vos mots de passe quelque part, il me semble que c’est encore plus sécurisé de les noter sur un calepin (oui le truc avec du papier, là). Pour augmenter la sécurité : notez une indication pour retrouver le mot de passe, et non pas le mot de passe.

L’idéal restant quand même de tout retenir de mémoire ; et à l’aide de méthodes mnémotechniques on y arrive très facilement.

image de Toni Verdú Carbó

Supprimer les bloatware (logiciels préinstallés) d’Android 4.x

Mardi 06 août 2013

Les bloatware sont les logiciels inutiles et prenant de la place que les constructeurs d’ordinateurs intègrent sur les appareils. Les smartphones sous Android ne sont pas épargnés.

Si certaines marques de téléphones s’en tirent mieux que d’autres (je connais Wiko, qui n’a que Facebook, et Samsung… qui… aheum), il y a peut-être aussi des composants d’Android que vous voulez voir disparaître de votre téléphone.
Il y a divers logiciels, comme Titanium Backup, qui permettent de désactiver ces bloatware, cette façon fonctionne aussi très bien et au moins on sait exactement ce qu’on fait.

Vous avez besoin de trois choses avant de commencer :
  • un Android 4.x rooté ;
  • le logiciel Root Browser ;
  • de bon sens : ça c’est pour ne pas faire n’importe quoi vu que la manip est quand même risquée (d’ailleurs si vous faites une connerie, je ne suis pas responsable).

Le principe est d’aller dans le dossier d’Android où sont enregistrés les fichiers .apk des applications systèmes, puis de les rendre inaccessibles en lecture. On peut aussi les supprimer complètement, mais ma méthode permettra de revenir en arrière très facilement en cas d’erreur. Il m’est par exemple arrivé de perdre l’appareil photo en désactivant un composant dont il avait besoin ; et j’ai mis une journée à trouver quel paquets je devais restaurer. Je vous conseil fortement de suivre ma méthode.

Note importante : si vous voulez désinstaller un logiciel interne à Android comme Chrome ou Gmail, allez dans la gestion des applications et désinstallez les mises à jours d’abord. Ne désactivez pas le programme, désinstallez juste les mises à jours. Ensuite vous pouvez passez à la suite de ce tutoriel.

Commencez par ouvrir Root Browser, et par naviguer jusqu’au dossier /system/apps :

android root explorer
Ce que nous allons faire pour « neutraliser » l’application, c’est changer le CHMOD du fichier. Le CHMOD, c’est le « rw-r--r-- » attribué à chaque fichier :

android root explorer
Je n’entre pas dans les détails, mais sachez que s’il est à « rw-r--r-- », alors il est visible, et s’il est à « --------- » alors l’application est invisible.
Choisissez une application, comme par exemple ChromeWithBrowser.apk (le navigateur Google Chrome). Faites un appuie long dessus et choisissez « Permissions » :

android root explorer
Désactivez avec toutes les cases cochées, puis faites OK :

android root explorer
Vous voyez alors que le CHMOD du fichier a changé :

android root explorer
Il ne vous reste qu’à redémarrer le téléphone (certaines désinstallations d’applications n’ont pas besoin de ça, mais pour Chrome, il me l’a fallu). Regardez ensuite : Chrome a disparu !

android root explorer
Pour le remettre, il faut réactiver l’application dans Root Browser, en lui remettant les permissions comme elles étaient avant. Chrome sera de nouveau visible après ça (au besoin réinstallez les mises à jours via le Google Play, ou redémarrez le téléphone).

Notez que toute cette méthode permet de désactiver les bloatware et les applications systèmes. Ne désactivez donc pas n’importe quoi : certains paquets sont essentiels au système ou à d’autres paquets.

Pour terminer, voici la liste des fichiers .apk (et .odex s’ils sont là) que j’ai désactivé personnellement de cette façon :

  • Books.apk (Google Play Livres)
  • Browser.apk (Le navigateur par défaut d’Android)
  • Calendar.apk, CalendarImporter.apk, CalendarProvider.apk (le calendrier que je n’utilise pas)
  • CellBroadcastReceiver.apk (un outil pour partager la connexion 3G en Wifi).
  • ChromeBookmarksSyncAdapter.apk, ChromeWithBrowser.apk (Google Chrome)
  • DeskClock.apk (un widget pour l’heure je crois. Je préfère une alternative)
  • DigitalClockWidget.apk (un widget pour la pendule dont je n’ai pas besoin)
  • DownloadProviderUi.apk (l’interface pour la gestion des téléchargements faits avec la navigateur) : attention à désactiver que DownloadProviderUi et pas DownloadProvider.
  • Email.apk (l’application Email par défaut, étant un utilisateur de K9-Mail — d’ailleurs, si quelqu’un sait comment activer les notification de K9 sur le lockscreen…)
  • Exchange2.apk (un truc pour Microsoft Exchange, inutile pour moi)
  • Facebook.apk (Pas besoin de ça non plus)
  • FaceLock.apk (le truc pour déverrouiller le téléphone en faisant des grimaces au téléphone)
  • FileManager.apk (le gestionnaire de fichiers : vu que j’ai RootBrowser, je n’ai pas besoin de ça)
  • Galaxy4.apk (l’un des fond d’écrans animés d’Android)
  • GenieWidget.apk (le widget qui donner des astuces Android)
  • Gmail.apk (Gmail, même remarque que pour Email)
  • GMS_Maps.apk (???)
  • GoogleTTS.apk : le moteur de synthèse vocale de Google.
  • GoogleBackupTransport : le service de synchronisation global de Google.
  • GoogleCalendarSyncAdapter.apk : le service qui permet de synchroniser le calendrier avec les serveurs de Google
  • GoogleContactsSyncAdapter.apk : le service qui permet de synchroniser les contactes avec les serveurs de Google (pensez à les exporter avant, puis de les ré-importer ensuite)
  • GooglePartnerSetup.apk : des trucs tiens, sans doute (???)
  • HoloSpiralWallpaper.apk : un fond d’écran animé.
  • LiveWallpapers.apk : quelques fond d’écrans
  • LiveWallpapersPicker.apk : l’application qui permet de choisir un fond d’écran animé.
  • MagicSmokeWallpaper : encore un fond d’écran animé
  • MediaUploader.apk : c'est Picassa
  • MtkWeatherProvider.apk et MtkWeatherWidget.apk : je crois que c’est un widget par défaut pour la météo
  • MtkWorldClockWidget.apk : un widget pour la pendule mondiale
  • Music.apk : le lecteur de musique par défaut d’Android. Perso j’utilise un autre lecteur, celui là est superflu.
  • NoiseField.apk : un autre fond d’écran animé…
  • PartnerBookmarksProvider* : des liens commerciaux de Google, je crois
  • PhaseBeam.apk : encore un fond d’écran
  • PlusOne.apk : Google Plus
  • ProTips.apk : le widget avec les astuces pour Android
  • Street.apk : Google Street View
  • Talk.apk : Google Talk
  • Todos.apk : L’application « choses à faire »
  • Velvet.apk : la barre de recherche de Google en haut du bureau.
  • VideoFavourites.apk : un truc pour les vidéos (inutile pour moi).
  • VideoPlayer.apk, Videos.apk : le lecteur vidéo par défaut et Google Play Vidéo ; j’ai VLC, donc pas besoin de tout ça.
  • VisualizationWallpapers.apk : des fond d’écrans.
  • Weather3DWidget.apk : un widget pour la météo.

Les réseaux sociaux deviennent asociaux

Mardi 06 août 2013

Bon, je me lance aussi : rendez nous les flux RSS !

Le RSS est une technologie qui permet aux internautes d’un site de s’abonner facilement aux dernières nouveautés du site. On utilise pour cela un agrégateur RSS : un logiciel à qui on donne la liste des sites dont on veut les news et il va aller les chercher sur tous les sites, en un seul clic.

De plus, le RSS est simple à utiliser grâce à son format et ses spécifications ouvertes : on peut les combiner, les partager, les dupliquer, les trier… On peut créer nos propres outils utilisant RSS. RSS c’est ce qui permet de lier tous les sites entre-eux, facilement et simplement.

La tendance actuelle est que les réseaux sociaux coupent de plus en plus les flux RSS : Twitter depuis un moment, récemment l’ami Seb remarque que DeviantART et Flickr retirent le RSS de certaines pages aussi. Ce matin, je découvre via Tiger-222 que YouTube s’y met aussi… Mais pour certaines chaînes seulement (certains y ont droit, d’autres non : wtf ?).

Et n’oublions pas non plus Facebook : à une époque il proposait un moyen de publier des choses en lui donnant un fil RSS ; ni Google qui vient de tuer Google Reader il y a quelques jours, et qui pour Google+ n’a d’ailleurs jamais proposé de RSS.

La raison à tout ça c’est que le RSS est un format ouvert : la liberté et l’ouverture ne les intéresse pas. À la place, ces sites proposent des outils (API) pour s’y connecter et utilisent chacun leur technologie à eux. Conséquences ? Alors qu’avant un seul programme suffisait pour lire tous les sites, maintenant il faut autant de programmes qu’il y a de sites et l’ensemble n’est pas interopérable, ces sites peuvent alors faire des statistiques plus poussées, mais l’expérience utilisateur est totalement laissée de côté.

Les réseaux sociaux deviennent asociaux : c’est du « moi moi moi » qui n’a pas grand chose de social, et d’ouvert sur le monde : tu es sur Twitter ? Désolé, mais on va te faire chier pour publier sur Facebook et Google+. Tu es sur Youtube ? Désolé, mais si tu veux publier sur Facebook on va te mettre des bâtons dans les roues.

Les sites web liés entre eux par le RSS s’isolent donc chacun dans leur coin, rendant difficile l’agrégation des news venant de sources différentes. Cet Internet impraticable, c’est leur vision du net. Heureusement, ce n’est pas la nôtre.

image envoyée par 4chan

Voilà où en est la République

Samedi 03 août 2013

Voilà, c’est officiel : je hais les élus professionnels.

Ils ont un boulot mais ne viennent pas. Ouais, comme en classe quand les élèves sèchent. Sauf qu’eux, sont payés 10 fois le smic quand ils sèchent les séances de chahutage.

Agoravox dit tout ça très bien : 25 juillet 2013 : 577 députés absents sur 577.
Y’en a aucun pour rattraper les autres.

Mais ce que je trouve complètement honteux (envers les politiciens, hein, pas contre Agoravox), c’est que l’article nous console d’un : « au moins, s’ils ne bossent pas, ils ne bosseront pas contre nous ».

C’est désolant. Désolant de devoir se consoler avec ça. Désolant d’en être à préférer que les élus soient payés à rester chez eux plutôt que de travailler, sous-entendant que leur travail est faire des coups tordus dans le dos du peuple.

Tout aussi désolant qu’une nation, qu’un peuple monte un site comme celui là « décompte du quinquennat ». Bordel, pourquoi attendre ? Le peuple ne peut pas demander la démission sur le champ de celui qui les représente ? Parce que si ce n’est pas le cas, alors ce n’est pas une République ni une Démocratie. Mais une dictature, où le peuple attend passivement et avec impuissance que cesse cette délirante injustice, et pouvoir choisir enfin le prochain connard qui va les oppresser.

C’est désolant.

Feriez-vous confiance à une voiture piratable ?

Jeudi 01 août 2013

route déserte photo avec un panneau On a déjà vu des cas de certains voitures qui étaient bloqués à 200 km/h sans pourvoir les arrêter, et ben tout ça ne va pas s’arranger. Certaines voitures sont maintenant totalement électroniques et évidemment hautement piratables :

« Et le pire, c’est la possibilité de désactiver complètement les freins durant la conduite ! Vous pouvez bien appuyer sur la pédale, mais cela n’a plus aucun effet sur les freins du véhicule en mouvement. »

Utiliser ces voitures revient dès lors à mettre son intégrité physique entre les écrous de la machine et sa vie dans la confiance de ceux qui l’ont conçus. Une voiture contient autant de programmes qu’un ordinateur, et si l’ordinateur ne peut pas passer une journée sans subir un bug quelconque, une voiture non plus.

Je me demande si ceux qui ont participé à la conception de ces voitures choisiraient leur voiture si on leur en laissait le choix. Je connais d’autres exemples où les employés d’une marque te disent d’entrée de jeu que jamais ils n’achèteraient ce qu’ils fabriquent.

L’électronique qui nous assiste dans une voiture est bien sympa, mais elle a des limites. Certains arrivent par exemple à spoofer des signaux GPS, la voiture qui pense vous conduire au boulot pourrait très bien à la place vous conduire dans un ravin ou sauter d’un pont sans que vous ne puissiez rien faire : ni freiner, ni éteindre le moteur, ni même ouvrir la porte ou retirer la ceinture.
Le monde n’est pas un monde de poney tout roses, et il y aura des malades pour tirer un plaisir malsain à mettre les autres en danger par des inventions de ce genre.

Un hacker a récemment découvert un moyen de déverrouiller des voitures de luxe. On lui a répondu de la fermer. La faille, qui ne sera probablement jamais corrigée profitera donc aux pirates : ceux qui voudront tuer des gens au hasard avec un simple clic.

Pirater le réseau téléphonique avec un sifflet était peut-être innocent et sans danger. Pirater des millions de voitures avec un smartphone, c’est déjà beaucoup plus dangereux.

image de Zaqi

Les tirets typographiques

Dimanche 28 juillet 2013

Tout comme il existe plusieurs types de guillemets ou d’espaces, il existe aussi plusieurs types de tirets.

Les claviers normaux permettent en général d’en taper deux types : le tiret-du-6 : « - » et le tiret bas : « _ ».
Mais typographiquement parlant, sur le « - » est employé pour tous les usages de façon indifférente : pour le signe des nombres négatifs, les tirets d’un dialogue ou celui utilisé pour lier deux mots.

On distingue différents tirets, dont voici les plus courant :

Le trait d’union (U+002D).
Il est utilisé pour lier deux mots. Par exemple dans « grand-père ». C’est le tiret que le l’on trouve sur la touche 6 des claviers AZERTY, il mesure un quart de quadratin.

ÉDIT : j’apprends (merci à Arzhur dans le premier commentaire ci-dessous) que le trait d’union est en fait le caractère U+2010 ; et que celui présent sur la touche 6 du clavier étant un fait un caractère utilisé en informatique, remplaçant tous les autres, quand ces derniers ne sont pas utilisables. Le « tiret du 6 » n’a donc pas de valeur typographique.

Le trait d’union insécable (U+2011).
Même usage que le trait d’union, sauf que s’il est affiché au bout d’une ligne, les deux mots unis par le tiret se retrouveront tous les deux sur la ligne suivante, au lieu de ne renvoyer que le second mot à la ligne.
Sur un clavier AZERTY à multiple niveaux (comme dans les distrib GNU/Linux par défaut), on peut le taper avec les touches Alt Gr Shift 6.

Le trait d’union conditionnel (U+00AD).
Ce dernier permet de spécifier, dans un phrase, où doit se faire une césure de bout de ligne quand cela deviendrait nécessaire. Ce tiret est donc toujours invisible, sauf quand la césure se fait. Voir exemple sur la page de Wikipédia à ce sujet.

Le signe moins mathématique (U+2212)
L’avantage qu’il a sur le trait d’union c’est qu’il possède la même taille que le signe plus et le signe d’égalité : « + − = ».
Sur un clavier à multiple niveaux on l’obtient avec les touches Alt Gr Shift !.

Le tiret moyen (U+2013)
Ce tiret a la longueur d’un demi-cadratin, aussi la taille du N. C’est ce tiret qui est utilisé pour les listes et les énumérations.
Sur les clavier à multiple niveaux, je le tape avec la combinaison Alt Gr Shift 5.

Le tiret long (U+2014)
Ce tiret quadratin est utilisé dans les dialogues, pour marquer le changement d’interlocuteur :
[…]
— Bonjour !
— Salut !

Il est aussi utilisé pour scinder le texte — au contraire du trait d’union, qui lie — un texte ou une phrase, comme cette phrase, justement (merci Guenhwyvar pour la correction).
(Certaines sources préfèrent cependant l’emploi du tiret-demi quadratin pour les césures, dans un but esthétique.)

Pareil, sur les clavier à multiple niveaux, la combinaison Alt Gr Shift 4 permet de l’obtenir.

Le tiret bas (U+005F)
C’est le « _ », aussi nommé underscore en anglais. À l’origine il permettait de souligner une lettre en revenant en arrière sur les machines à écrire (il est plus bas que la ligne). Actuellement il est utilise pour remplacer des espaces ou pour laisser de la place libre dans un formulaire qui va être imprimé.

Info : le terme cadratin désigne une longueur, c’est la longueur de la pièce métallique sur laquelle se trouve la lettre « M » (lettre dont la taille était la référence) utilisé dans l’imprimerie. C’est d’ailleurs de là que vient l’unité « em ».
Un quadratin correspond donc à la longueur de référence dans un police à une taille donnée.

Sources :

Retour sur le smartphone Wiko Cink Five

Samedi 27 juillet 2013

Récemment je suis tombé sur la marque de téléphones Wiko. C’est une marque qui fait des smartphones pour des prix plus que compétitifs (entre 80 et 200 €).

Personnellement je me trimbalais avec un téléphone à clapet en plus d’un lecteur MP4-WiFi-GPS. Je cherchais un moyen de combiner tout ça en un seul appareil, mais je n’avais pas vraiment envie de perdre 600 € dans un Samsung ou autre Sony : c’est beaucoup trop cher.

Pour mes besoins (téléphone débloqué avec les fonctions classiques pour pas cher et solide), je n’avais pas trouvé grand chose, sauf quand je suis tombé sur Wiko. Eux ils font tout ça pour moins de 200 €.

Suite à quelques recherches, j’ai appris que certains modèles semblaient avoir des problèmes, mais des retours que j’ai eu, la grande majorité étaient très satisfaits. Je me suis finalement tourné pour le Wiko Cink Five : un 5 pouces sous Android 4.1 pour 195€ (oui pratiquement le plus cher de la marque).

Les caractéristiques n’ont pas grand chose à envier aux autres marques :
  • processeur quad-core à 1,2 GHz
  • 1 Gio de RAM
  • Appareil photo de 8 mégapixels avec flash LED (et un autre de 2 Mpx à l’avant)
  • port µSD, double SIM, Wifi, bluetooth, GPS, boussole, et tout le reste
  • écran de 5 pouces de définition 1280×720
  • Batterie de 2000 mAh

Le seul truc limite c’est le petit 4 Gio de mémoire de stockage interne. Ça rend la carte µSD pratiquement obligatoire (Wiko mettrait des mémoires internes plus faibles pour réduire la taxe copie privé, qui est très lourde et augmente rapidement, bien plus que si on prend une carte µSD externe).

Pour ceux qui veulent un test complet, voici celui des Numériques, qui est assez précis et correcte.

Dans l’ensemble, c’est un très bon téléphone : je n’ai aucun problème à signaler (le GPS est juste un peu lent). Néanmoins, voici juste quelques remarques qui sont selon moi les détails à améliorer pour le rendre encore meilleur.

Je reviens aussi sur les points qu’on peut retrouver sur les forums, et qu’en général ne sont pas dit sur les sites de ventes.

L’ergonomie, la finition

Déjà, pour ce prix là on s’attendait à de la qualité chinoise… Et ben pas du tout !

La coque plastique donne ici une impression de relativement robuste, classe et de fini. La coque reste bien en place, ne glisse pas des mains et n’est pas non plus entaché d’écritures ou de codes barres dont j’ai horreur (juste un logo « Wiko »).

Seul point à revoir dans le design : l’appareil photo à l’arrière, il sort du dos du téléphone, ce qui empêche de dernier de pouvoir être posé à plat sur une table. C’est un peu idiot, c’est comme sur le Samsung Galaxy S1, ce n’est qu’un millimètre, mais quand même : sans, ce serait mieux.

L’autonomie !

Je tiens deux jours et demi avec une charge.

Chacun a des besoins différents. Je n’utilise ainsi pas (encore ?) la 3G, mais suis pratiquement toujours connecté à du WiFi. J’aime avoir une lecture confortable, donc bien éclairé. J’ai aussi deux cartes SIM connectées sur deux réseaux différents.
Avec ça, éteignant seulement le WiFi la nuit, mais l’utilisant le reste du temps comme je le ferais d’une façon typique, le téléphone a tenu 58 heures avant de me dire de le brancher.

wiko battery screenshot
Oui, j’ai été très surpris : je peux facilement tenir deux jours sans chargeur.

J’insiste sur le fait qu’il s’agit de mon rythme d’utilisation, avec mes applications (avec la 3G à fond, il tiendra moins longtemps, si vous diminuez la luminosité et que vous n’utilisez ni 3G ni WiFi, il tiendra facilement 3~4 jours).

L’écran

L’écran fait 5 pouces. C’est grand. Presque trop grand : l’utilisation d’une seule main est limite. Il faut aussi de grandes poches.
C’est tout bête mais il faut en tenir compte : un téléphone 4 pouces est beaucoup plus simple à utiliser d’une main. Par contre, le 5 pouces offre quand même un confort de lecture beaucoup plus important.

Le test des Numériques dit que l’écran manque un peu de contraste, de réactivité, de luminosité. J’admets : pour les contrastes, certaines téléphones font mieux. La réactivité est un peu perceptible (je suis très sensible à ça, même si je m’en fout). La luminosité est très largement suffisante même en plein soleil. Ces trois points ne me dérangent absolument pas, et quelqu’un dont c’est le premier téléphone ne sera absolument pas gêné.

Mais [b]pour l’écran il y a un point noir
 : il n’a pas de protection anti-traces de doigt. Là où mon vieux Galaxy S1 avait une couche protectrice anti traces grasses, le Wiko n’en a pas, ni de verre anti-rayures (gorillaGlass par exemple).
Je suppose qu’on ne peut pas tout avoir pour ce prix, mais c’est quand même un des points qu’il faudrait améliorer (et pour lequel, après-coup, je serais prêt à ajouter quelques euros).

Les applications & Android

Bonne surprise ici : la version d’Android 4.1 proposée est nue. Il n’y a pratiquement aucun outil installé par Wiko et qu’il faut commencer par supprimer tout au début.
Android vient cependant de lui même avec Chrome (en plus d’un autre navigateur), de GMail (en plus d’un autre client mail) et de quelques trucs dont je ne me sert pas. Pas grave : Android 4.1 permet de les désactiver. Au passage, Wiko propose les sources de son firmware, sur Wikogeek.com (après faut rooter le téléphone, voir ci-dessous).

Le rootage.

Une des premières choses à faire : rooter le téléphone pour pouvoir profiter d’applications spéciales. J’ai suivi ce tuto pour y parvenir : ça marche bien.

J’ai alors installé mes logiciels préférées, comme celui pour gérer les permissions de chaque application : LBE Privacy Guard. Et là, c’est le drame ! Cette application n’est – paraît-il – pas compatible avec Android 4.1, et provoque un redémarrage en boucle.

J’ai du réinitialiser le système après seulement 1h… (Éteint, il faut appuyer sur les boutons haut+bas+power en même temps. Puis faire un appui court sur le bouton power. Ensuite choisir (à l’aide des boutons haut et bas du volume) le mode recovery, validez avec le bouton power. Prendre ensuite wipe data / factory reset et valider en utilisant l’écran tactile : il faut glisser le doigt du coin gauche-bas de l’écran vers le bouton « menu ».

Je voulais néanmoins le logiciel LBE Privacy guard, donc j’ai installé ça : LBE Security Master : la version un peu plus récente, mal traduite du chinois, mais qui marche très bien.

Conclusion

Le Cink Five est un bon téléphone, très complet en fonctionnalités, sous un Android 4.1 propre, avec une très bonne autonomie. Néanmoins il manque quelques petites options (protection anti-traces de doigts et anti-rayures sur l’écran, un dos plus plat).

On peut difficilement faire mieux pour ce prix là ; et dans tous les cas, ça laisse à réfléchir quant au téléphones à 600€ (voire plus) que nous proposent Samsung, Apple ou Sony.

La revente d’eBooks et de MP3 peut-être interdite ?

Mercredi 24 juillet 2013

clé usb en or massif Ces gogo qui ne comprennent pas ce qu’il font : appliquer une économie de rareté au numérique, et qui soit encore plus rare que le marché physique. Faut quand même le faire !

Depuis quand les éditeurs de bouquins nous interdisent-ils de revendre un livre qu’on a acheté mais qui ne nous plaît pas ? Jamais !
Alors pourquoi veulent t-il interdire la revente de fichiers achetés ? Déjà que ces fichiers sont bardés de protections et de verrous numériques mis en place parce que l’acheteur est pris pour un voleur, maintenant ils veulent ajouter un verrou légal.

Après l’illimité qui n’est pas de l’illimité, voici la vente qui n’est pas de la vente, mais une simple location. Ben oui : le livre numérique ne nous appartient pas, car on ne peut pas faire ce qu’on veut avec. Au lieu de ça il appartient à Amazon, à Apple, à la boîte chez qui vous téléchargez le fichier, et cette boîte peut vous supprimer le fichier à distance quand il le souhaite.

OK, les artistes et créateurs doivent pouvoir vivre de leur art, mais est-ce que ça doit forcément passer par des moyens qui font chier l’utilisateur ? Depuis quand les créateurs veulent-ils faire chier l’utilisateur, si c’est pour espérer lui revendre le fruit de son travail ? J’ai beau ne jamais avoir fait d’économie, mais permettez-moi de de dire que je pense que c’est une très mauvaise idée.
Qui pousse véritablement le client à se fournir sur The Pirate Bay ? Qui le pousse à rejeter le système économique actuel ? Qui le dégoûte de la culture, non pas à cause des auteurs, mais à cause des éditeurs (les ayants-droits qui ne pensent qu’au fric) qui font chier leur monde ?
Récupérer le livre sur les réseaux illégaux est très simple, et y’a aucune limite artificielle sur le fichier récupéré. Si vous voulez que l’offre légale fonctionne, il faut quelque chose d’aussi simple à utiliser (je ne parle pas du prix) : « Le jour où l’on entendra "C’est plus facile pour moi de regarder un film légalement que de le pirater !" le piratage s’effondrera. » (citation).

Je ne dis pas que le reste du monde fait mieux actuellement, mais c’est pas avec le rejet d’un bloc de tout ce que le numérique permet que la France va rattraper son retard (et accessoirement monter l’exemple, car d’une puissance mondiale, c’est un peu ce qu’on attend : une avance). Parce que oui la France est en retard dans le numérique et sur beaucoup de points, sauf dans la répression et les lois stupides : là elle est la championne !

Arrêter le progrès est impossible : inutile de chercher. Alors changez le monde pour qu’il s’y adapte et avance dans le bon sens, plutôt que d’être un frein au développement. Vos conneries suffisent amplement là.

Du coup, ça me fait douter sur l’issue de la réflexion lancée par la Hadopi sur une possibilité de la légalisation du partage, qui n’était pourtant – pour une fois – pas une mauvaise idée. Dommage…

image de Molotalk

Bye bye Opera…

Dimanche 21 juillet 2013

Il y a 3 ans je disais « Bye Bye Firefox ». Maintenant c’est Coucou Firefox !

En effet, depuis l’annonce d’Opera Soft de passer du moteur Presto à Webkit, j’avais eu peur qu’il n’allait plus être le navigateur complet et rapide que j’avais… Les premières versions d’Opera 15 ont confirmé mes craintes : il n’y a plus rien. Opera n’est plus rien. Je ne dis pas l’abandonner pour toujours, mais actuellement il ne vaut pas le coup : beaucoup trop jeune encore.

Hier, un vieux bug non corrigé a terminé de me pousser sous Firefox.

Opera a été un bon navigateur, avec plein de bonnes d’excellentes choses dedans. J’ai déjà tenté d’en porter quelques unes sous Firefox, comme la barre de signet verticale.

J’ai aussi tous mes addons, qui soit remplacent les même qu’avait Opera, soit remplacent une fonction native : VideoDownloaded (pour télécharger des vidéos flash), AdBlock (bloquer des pubs), Ghostery (bloquer les spywares dans les pages), Omnibar (unifier la barre d’adresse et la barre de rechercher), Scrapbook (sauvegarder des pages web), UserChromeJS (faire des user-JS pour l’interface de Firefox, WOT (voir la réputation des sites), GreaseMonkey (faire des scripts pour chaque site).

Je constate que depuis 3 ans, Firefox a intégré diverses choses sympas : un bloqueur de Flash, un système de synchronisation des signets, des moteur de recherche pour chaque site, un speed-dial (encore totalement bugué, mais bon je m’en passe), un moyen pour grouper des onglets et les mettre en petit.

Il reste cependant certains trucs que Firefox n’a pas : la réactivité d’Opera. Le passage d’un onglet à un autre, par exemple : il reste un petit délai, que seul l’habitude d’Opera me permet de déceler. Même chose pour le défilement vertical et le chargement des formulaires.
Autre chose : quand je reviens en arrière dans l’historique d’un onglet, Opera mettait la page en cache (et donc aussi le contenu des formulaires qu’on venait de remplir). Firefox ne le fait pas, et c’est mal. Opera mémorisait également la position de défilement dans la page.

Firefox ne permet pas non plus de régler chaque site individuellement. Et évidemment pas de lecteur RSS intégré :(.

Image de Mozilla

Clavier virtuel en JavaScript

Samedi 20 juillet 2013

Pour certains besoins personnels, je me suis concocté un clavier virtuel en JavaScript pour les sites web. En réalité, j’ai repris le code de Brian Huisman (GreyWyvern) que j’ai grandement amélioré (plus léger, beaucoup plus rapide, plus joli, plus de fonctions, code plus propre…).


Vous pouvez l’utiliser en bookmarklet. Il suffit de mettre ce lien en favori, d’afficher une page, de cliquer sur le bookmarklet, puis de cliquer dans un champ à remplir d’un formulaire :

javascript:s=document.createElement('script');s.id='r6109_vkbsgp';s.type='text/javascript';s.src='http://lehollandaisvolant.net/tout/dl/virtual-kb/keyboard.js?french';document.head.appendChild(s);void(null);

(ou alors glissez CE LIEN sur votre barre de favoris)

Notez que le « french » correspond au clavier virtuel par défaut qui est affiché. Vous pouvez le remplacer par l’un de ceux-ci : albanian, arabic, armenian-e, armenian-w, assamese, azebaijani-cyr, azebaijani-lat, belarusian, bengali, bosnian, bulgarian-ph, burmese, canadian-fr, chinese-bapomofo-ime, chinese-cangjie-ime, czech, danish, dari, devanagari, dingbats, divehi, dutch, dvorak, esperanto, estonian, farsi, faeroese, finnish, french, georgian, german, greek, gujurati, hebrew, hindi, hungarian, icelandic, irish-gaelic, italian, japanese-kana, kazakh, kannada, khmer, korean, kurdish, kyrgyz, latvian, lithuanian, macedonian-cyr, malayalam, maltese48, marathi, misc-symbols, mongolian-cyr, norwegian, pashto, pinyin, polish, polish-prog, portuguese-br, portuguese, punjabi, romanian, russian, serbian, slovak, spanish, swedish, swiss-fr, swiss-de, syriac, tamil, tatar, telugu, thai-kedmanee, thai-pattachote, turkish-f, turkish-q, ukrainian, uk, urdu, urdu-phonetic, us-int, us-std, uzbek-cyr, vietnamese, yiddish.

Notez qu’alors le clavier ne sera que cliquable.
Si vous voulez émuler les touches (encore un peu bogué) avec les frappes au clavier (en mode qwerty, un « A » affiche un « q »), il suffit d’ajouter un « ,true » après le « french » :

javascript:s=document.createElement('script');s.id='r6109_vkbsgp';s.type='text/javascript';s.src='http://lehollandaisvolant.net/tout/dl/virtual-kb/keyboard.js?french,true';document.head.appendChild(s);void(null);
(ou alors glissez CE LIEN sur la barre de favoris)

Le code Javascript et le fichier CSS sont là (licence GNU). Il sont incluables directement dans du HTML, mais dans ce cas merci de télécharger le code sur votre site plutôt que de le lier ici :
http://dl.lehollandaisvolant.net/virtual-kb/keyboard.js
http://dl.lehollandaisvolant.net/virtual-kb/keyboard.js.css

Je ne pense pas faire évoluer ce bookmarklet d’avantage. En revanche, je compte ne faire qu’une version améliorée pour le japonais (hiragana/katakana) uniquement (où quand on tape « ha » ça me sort « は »).

Le code est sous licence GNU, donc n’hésitez pas à le reprendre et à le modifier.

N’ayez pas peur des gros mots !

Vendredi 19 juillet 2013

spongebob rainbow fuck you
Durant ma séance de procrastination quotidienne, je tombe sur ce dialogue où les insultes sont masquées. Puis sur ceci, un peu plus sérieux à propos du créateur de Linux et de son franc parler qui ne plaît plus. Et enfin sur les conneries d’iOS sur iPhone qui refuse de corriger les mots comme « viol », « avortement » ou « virginité » (me rappelle d’ailleurs de ça, où Apple bannit des mots sur votre baladeur).

Arrêtez, bordel ! Arrêtez de tout censurer les gros mots comme si c’était mal. Car ce n’est pas mal.

Les insultes permettent d’exprimer des choses comme n’importe quel autre mot. Ça ne sert à rien de les cacher. Au contraire : on perd en information en censurant. Retranscrire les émotions à l’écrit est déjà très difficile, alors laissez-moi utiliser les mots que je veux. Ce n’est pas en les masquant que j’en penserai moins de toute façon, alors autant ne pas les masquer.

Je n’en ai rien à faire de dire des gros mots, des insultes, des jeux de mots et d’autres trucs peu sérieux. Tant pis si ça dérange et j’emmerde ceux qui me le reproche : est-ce que je reproche aux autres de parler comme des politiciens ? Non ! Parce que ça ne me gêne pas : ce n’est pas la forme qui compte, mais le fond, et on peut très bien se parler et se comprendre avec styles différents et c’est bien ce qui compte.

Je n’ai pas envie de me mettre une bible dans le cul pour parler comme les standards de la société le veut. À quoi ça sert de parler et de s’exprimer si on censure ce qu’on pense, sous prétexte que certains mots sont « interdits » et « mal vus » par les adeptes du politiquement correcte ? À rien. La liberté d’expression, c’est mieux quand on a aussi la liberté de penser.

Ce n’est pas en s’interdisant religieusement d’employer des insultes que vous serez quelqu’un d’apte socialement. C’est le fait de savoir comment les employer qui fera de vous quelqu’un qui sait communiquer. Quelqu’un que l’on ne risque pas de comprendre de travers.

Alors cessez cette hypocrisie ridicule. Exprimez-vous. N’ayez pas peur des mots. N’ayez pas peur de dire ce que vous pensez et tout ce que vous pensez. Osez appeler un con un con. Il n’y a pas de gros mots, il n’y a pas de mots mieux que d’autres.

On peut parfaitement utiliser des insultes sans être insultant, tout comme on peut très bien utiliser la langue de bois pour raconter de la merde.

Captvty, logiciel de visionnage des « replay » mis en demeure par TF1

Mercredi 17 juillet 2013

Avant que je commence, rappelez-vous ce que font TF1 et consorts avec votre droit d’auteur :

Bien.

Captvty est un logiciel qui permet de rattraper simplement et facilement des programmes TV que vous avez loupés en utilisant les services de streaming des sites des grandes chaines, dont M6-Replay, TF1-Replay et tous les autres :

captvty
Récemment, le site qui héberge le logiciel (via son hébergeur) a reçu une mise en demeure par TF1 : leurs disant (je vous laisse lire sur le PDF, contenant également la réponse de Captvty à TF1) que Captvty est illégal, qu’il propose le téléchargement des vidéos sur son site, qu’il contribue donc à une contrefaçon et à un piratage du site de TF1.

Lol. Rien que ça. Ce sont évidemment des conneries.

En fait, techniquement le logiciel ne fait rien de plus qu’un lecteur flash : il récupère le flux vidéo mis à disposition par le site de TF1 et l’affiche à l’écran de l’internaute. Il permet aussi d’enregistrer le fichier sur le disque dur de l’internaute. Cette dernière fonction est peut-être ce qui gêne TF1, mais elle n’est pas illégale : la loi est très claire sur ce point : les chaines de TV n’ont pas le droit d’empêcher les internautes de récupérer une émission diffusée à la TV pour leur usage privé :

L. 331-9 (loi n°2009-669) : « Les éditeurs et les distributeurs de services de télévision ne peuvent recourir à des mesures techniques qui auraient pour effet de priver le public du bénéfice de l’exception pour copie privée, y compris sur un support et dans un format numérique, dans les conditions mentionnées au 2° de l’article L. 122-5 et au 2° de l’article L. 211-3. »

Autrement dit, toutes leurs mesures de protection à eux seraient déjà complètement illégales.

Encore une fois, donc, on remarque que les chaînes de TV se permettent d’intimider les éditeurs de logiciels et les petits sites web en racontant n’importe quoi (les faits reprochés sont faux techniquement, et donc inattaquables devant un tribunal).

Guillaume (qui est derrière le site de Captvty.fr) et qui m’alerte sur tout ceci mentionne d’ailleurs très bien :

Depuis juillet 2011, Captvty a fait l’objet de quelques tentatives d’intimidation de la part de certaines chaînes TV qui sont restées sans suite puisque sans fondement.

Comme d’habitude donc : ils montrent les crocs et sortent les lettres d’avocats pour faire peur, puisque légalement ils n’ont absolument rien.

Au cas où, voilà la dernilère version du logiciel hébergé chez moi : captvty-1108.zip, et là la page de téléchargement officielle

Google Play, offre légal & foutage de gueule

Mardi 16 juillet 2013

Et de nouveau, l’offre légale en matière de séries, musique et ici les films nous montre que le client honnête est emmerdé alors que le vilain pirate peut tranquillement profiter de son film sans qu’on le fasse chier.

Aujourd’hui c’est le Play Store de Google : on peut y acheter des films ou des séries. C’est +Damien qui relève ça :


Ok…
En lisant la FAQ, on voit que la limite est de cinq appareils. Si on veut le lire sur un sixième, il faut le supprimer sur un des autres.

C’est ridicule. C’est juste pour faire chier l’utilisateur, rien d’autre.

Après on s’étonne que je n’ai plus aucun scrupule à télécharger quoi que ce soit ?
Faut arrêter les conneries des fois, hein.

Google Play ? Nope.

Wikipédia, bordel…

Lundi 15 juillet 2013

Ayant trouvé une musique sympa sur Youtube, je cherche quelque chose sur Wikipédia à propos de l’artiste : rien. Wiki anglais ? Allemand ? Hollandais ? Rien.
C’est quand même étrange, pour un groupe dont une chanson affiche plus de 20'000'000 de vues sur YouTube…

Je découvre que le groupe est indonésien et je trouve finalement une page d’eux sur le wiki indonésien.

Ok, cool : la page est courte, mais contient les infos de base : la date de formation, la liste des membres, la liste des albums.
Je la traduis en Français et deux heures après la page est supprimée car « ne répond pas aux critères d’admissibilité »

Je lol.

Bon, je revérifie les critères pour faire une page sur groupe de musique : il faut des chiffres vérifiables. Mouarf.

Tout ce que je vois, c’est que les chansons du groupe totalisent pas loin de 25 millions de vues rien que sur la chaîne officielle et uniquement sur Youtube, et sûrement majoritairement depuis l’Indonésie, donc un des pays les plus peuplés de la Terre où 80% de la population n’a pas accès au net.

Ne parlant pas un mot d’indonésien, je ne suis pas capable de chercher sur les sites locaux pour voir de quoi ils parlent : combien d’albums vendus, tout ça. Pourtant, pour un groupe qui fait des clips officiels si populaires sur Youtube, qui a produit un album, il ne doit pas être si petit que ça, mais pourrait l’être plus.

Donc plutôt que de m’aider et aider le monde en améliorant mon début de page, Wikipédia me jette dehors à coup de pied dans le cul pour des raisons que j’estime moi assez limites.

Dommage.
Tant pis.

De la liberté de faire de la merde

Vendredi 12 juillet 2013

master chief au micro Petite discussion ce midi à propos de certaines chaînes YouTube qui sont soi disant achetées par les chaînes de TV, et qui ne tournent que pour le fric en diffusant de la merde.
Les faits reprochés ? De pourrir le web, de se faire du fric, d’être à la solde des chaînes de TV, de donner une mauvaise image du Web au public.

Personnellement je n’ai rien à faire : c’est leur droit de faire de la merde, non ? C’est leur droit d’être payé pour ça, non ? C’est leur droit d’être là, non ?
Quand à l’image du Web, nous attendions-nous à autre chose venant de chaînes de TV ?

Internet est un espace de liberté. Je serais mal venu de promouvoir la liberté d’un côté, et de les interdire de parler de l’autre. Faut rester cohérent.
Qu’ils aient 200'000 abonnés, c’est cool pour eux ! Ils gagnent leur vie en faisant de la merde, qu’ils pourrissent l’esprit du peuple comme le font les chaînes de TV, et ça fait d’eux – à mes yeux – des êtres humains méprisables, mais ils ont le droit de le faire. En signant, on est censé être d’accord avec ce pourquoi on signe. On ne peut donc pas dire qu’ils aient signés sans connaissance de cause (ou alors il y a un problème beaucoup plus gros).

Après, si on ne veut pas que tout l’Internet ne soit pourri par des cons qui ouvrent leur gueule, c’est à nous de l’ouvrir. C’est à nous de remonter le niveau. C’est ce que j’essaie de faire (même si le résultat ne semble visiblement pas à la hauteur de certains).

Ouvrez un blog, ouvrez une chaîne vidéo et parlez, argumentez, dénoncez ! Si les autres ont le droit de parler, n’oubliez jamais que vous aussi vous avez le droit de parler.

On me donne ce lien, d’un internaute qui pousse un coup de gueule contre ces chaînes Youtube pourries (ce n’est pas l’internaute avec qui j’ai discuté, mais son discourt est le même). Dans le fond, je le rejoint : certaines chaînes sont pourries et sont à la botte des chaînes de TV débiles (même si je ne connais pas les chaînes qu’il cite).
Mais sur la forme, je ne suis pas d’accord du tout :

le souci c’est que le contenu proposé est vraiment très mauvais voire PATHÉTIQUE et dégradant pour l’image des YouTubers, entre Plouf, Les anges du FPS ou pire Clash Food on atteint vraiment le niveau 0 du contenu Internet, c’est même pire que la télévision.
Ben ne regarde pas !
Si ces chaînes connes ont 200'000 abonnés, ce sont les abonnés qui sont con. Comme j’ai dit : profiter de ça et faire de l’argent sur ça est immoral, mais pas interdit.

Comment ça fonctionne ? C’est très simple, la chaine paye les YouTubers en fonction de leur nombre d’abonnés, généralement ça tourne entre 500 et 1 500 euros.
C’est pas interdit. Où est le problème ?
Je l’ai dit : gagner de l’argent en exploitant la crédulité des gens fait d’eux des enfoirés. Mais le net est libre, et même les connards ont droit à la parole. Si vous n’acceptez pas ça, vous ne valez pas mieux que ceux qui nous pondent des lois liberticides et anti-égalitaires.

Cette pratique est vraiment malsaine vu que en gros plus t’a une grosse bite sur YouTube plus on te rémunère et tant pis pour les autres
Ça a toujours été comme ça. Pas juste sur Youtube.
C’est triste, ok, mais c’est pour ça qu’il faut plutôt promouvoir ce que vous aimez plutôt que dénoncer ce que vous détestez : en parlant en mal de quelque chose, vous en parlez, et ça fait de la publicité gratuite.

Acheter les YouTubers, peu importe la qualité de leurs vidéos tant que ça rapporte de l’argent et des abonnés les producteurs sont contents, vous avez saisi maintenant le concept des chaines poubelles ?

Oui. Et c’est dégueulasse, on est bien d’accord.

Et pour finir les gens qui sont sous contrat avec eux ne peuvent rien dire puisqu’ils sont censés leurs faires la promo... […] Même si c’est de la merde ils sont obligés de partager, les YouTubers ne peuvent que fermer leurs gueules et rien dire, vive la censure du 21ème siècle !
Fallait pas signer.
Si le contrat n’interdit pas d’ouvrir un blog ou une chaine personnelle à côté dénonçant la chaine achetée par les boites à fric, ben faites-le ! Au moins vous montrez que vous êtes des êtres humains respectables. Et si c’est interdit, ben fallait pas signer. Attendez la fin du contrat pour pousser un coup de gueule.

Bien sûr je ne parle pas sans connaitre j’en ai discuté avec les quelques YouTubers concernés, beaucoup regrettent aujourd’hui et c’est tant mieux.
Tant mieux s’ils regrettent ! C’est bien ça qu’il faut partager maintenant : montrer que signer avec des boites qui vous promettent du fric en échange de votre influence, c’est mal ou finira mal.

Je rappelle que les chaînes Youtube, les pages Facebook ou autres blogs ne marchent que parce qu’ils y a les fan et ceux qui font les chaînes.
Si vous n’aimez pas, n’ayez pas peur de vous désabonner.

Image de Ayton

À quoi servent les icônes dans ce cas ?

Jeudi 11 juillet 2013

Normalement on utilise des images pour représenter un concept afin de le rendre plus identifiable au premier coup d’œil et explicite afin qu’on voit ce qu’elle veut dire (accessoirement même si on n’a pas BAC+17 en thermonucléaire). Cela va des panneaux de la signalisation routière aux symboles sur les drapeaux.

Avec la technologie sont apparus d’autres icônes : celles représentant une fonctionnalité sur un objet, un logiciel, ou une propriété d’un appareil.
Par exemple, si je vois le signe de la tête de mort sur une fiole en verre, je sais tout de suite que je ne devrais pas en boire le contenu. Ce logo est — je pense — universellement reconnaissable : il est simple, explicite et la couleur orange/rouge incite tout de suite au danger (faisant ressortir le côté instinctif du « si c’est coloré, alors c’est dangereux »).

J’avais déjà fait un article à propos des icônes sur les appareils électriques. Ces logos sont tout à fait stupides selon moi. Il serait beaucoup plus simple de mettre une phrase telle que « ce produit est conforme aux normes des pays suivants : Pays1, Pays2, Pays3 etc. ».
Dans le cas présent, quel est le plus simple pour l’utilisateur : une phrase avec une énumération des pays ou toute une liste de logos que personne ne connaît ?

Bon, je trolle : l’exemple ci dessus parle de logos d’entreprises et pas d’icônes à proprement parler. Pourtant dans le même article je parle de l’icône avec les deux carrés imbriqués. Elle est joli, l’icône, vous ne trouvez pas ? Elle dit que l’appareil en question est pourvue d’une double isolation électrique.
Maintenant vous comprenez que les deux carrées représentent chacun une protection ! C’est bien ! Oh, mais attends… Le carré lui-même alors… C’est l’appareil alors ? Et Oui ! Les deux carrées représentent les deux couches d’isolation matérielle (au contraire d’un fusible, d’un disjoncteur) de votre appareil.
Vous avez mis combien de temps pour comprendre cette icône ? Cinq minutes ? C’est bien : une électrocution vous aurait déjà tué six ou sept fois.

Cette icône est donc pourrie aussi : une phrase serait là aussi beaucoup plus explicite.

Ce n’est vraiment pas simple de choisir des icônes qui veulent dire quelque chose. Parfois la difficulté peut aussi venir du fait que seul une petite partie des gens arrive à comprendre, alors que les autres sont complètement à la ramasse. Alors je me pose une question : pourquoi ne pas laisser tomber l’icône dans ce cas, et ne pas mettre une phrase à la place ?

Le pire c’est quand les logos sont tellement mal fichues qu’ils sont obligés de mettre les deux : le texte en plus de l’icône, comme sur les étiquettes de tshirt :

logo relatif au lavage sur un tshirt
Je trouve cela ridicule.

Vous allez me dire qu’une icône même mauvaise permet de s’affranchir de la barrière linguistique. Ben… Sur mon tshirt là… La température de lavage est indiquée en degrés Celsius : ils utilisent quoi déjà aux États-Unis ? Ils fournissent la calculatrice pour convertir 30°C en Fahrenheit et faire 30×9÷5+32 = 86°F ?

Dans le même genre de choses débiles : les thermostats sur les fours. Il n’y a pas deux fours où le thermostat 7 correspond à la même température ! Même chose pour les frigos. C’est combien le thermostat 5 ? Mon sandwich au jambon va rester frais au thermostat 5 ?

Si on reprend les T-shirt et les vêtements : pourquoi avoir inventé des tailles de pointure si tous les pays n’utilisent pas les mêmes (et même selon les marques : une taille M ne correspond pas toujours à la même chose) ? C’était trop dur de mettre la taille du pied en centimètres ?

Quand je disais parfois trouver le monde mal foutu, je vais finir par croire que c’est fait exprès. Et me parlez pas « des habitudes » ou « c’est comme ça depuis longtemps, on va pas changer » : ben si : si quelque chose est idiot, il faut le changer.

Pour finir, il est toujours possible de jouer au con aussi, et de se moquer de la signalétique avec un peu de mauvaise foi bien drôle.

Google Font : récupérer le fichier de la police en local

Mercredi 10 juillet 2013

Google propose Google Fonts : des polices d’écritures à utiliser pour votre site web, dans le CSS.

Seulement ils sont bien malin : le code CSS prêt-à-utiliser que vous devez mettre dans votre code contient le lien du fichier de la police d’écriture qui se trouve sur leur serveur. Voilà la marche à suivre pour récupérer manuellement le fichier et le placer en local, chez vous.

Je vais faire l’exemple avec une police d’écriture au hasard.

Rendez-vous sur google.com/fonts. Choisissez la police que vous voulez, puis cliquez sur « quick-use » :

download font step 1
Descendez un peu en bas dans la page et récupérez le lien vers le fichier CSS :

download font step 2
Ouvrez ce lien dans votre navigateur.
Vous pouvez déjà copier tout le code dans votre CSS. Il suffit juste de récupérer le lien vers le fichier de la police (fichier .woff).

download font step 3
Téléchargez le fichier .woff et enregistrez le dans votre projet.

download font step 4
Il ne reste alors plus qu’à changer le lien de la police dans le code CSS, pour qu’il utilise le fichier .woff local et pas via le site de Google.

Voilà, c’est tout.

L’avantage d’avoir le fichier de la police chez soi :
  • Pas de traçage possible par Google
  • Votre site reste indépendant : si Google ferme son service (il le fera un jour) votre CSS fonctionnera quand même.

Désavantages :
  • Le fichier de la police sera téléchargé depuis votre site, donc consommera votre bande passante.
  • Si un autre site web quelque part utilise la même police, le navigateur le téléchargera deux fois, alors qu’il ne le fait qu’une seule fois si les deux utilisent le service de Google.

Cette astuce s’inscrit dans ma politique d’un site 100% indépendant sur le plan technique. Il n’y a aucun fichier (image, script…) utilisé dans mes pages qui soit hébergé ailleurs que chez moi.

Arrêtez de dire aux internautes ce qu’ils doivent faire !

Jeudi 04 juillet 2013

De plus en plus de sites commencent à se plaindre des bloqueurs de pub, et nous imposent qu’on les désactive. Ça ne servira à rien. Au contraire : ces outils démontrent son efficacité et sa raison d’être quand vous vous en plaignez !

Si vous voulez gagner de l’argent, prenez un autre modèle, mais prenez en compte le respect de vos lecteurs : je ne parle pas de la politesse, mais je parle de l’honnêteté et de leur liberté. Les récentes affaires avec Prism ont rendu public les débats sur la vie privée sur l’Internet, et malheureusement les traceurs contenus dans les publicités font partie des éléments nocifs pour la vie privée.

Si on utilise des bloqueurs de pub, c’est parce la pub nous fait chier et nous cause du tort. Oui on veut vous aider, mais non on ne veut pas aider Adsense et les autres à nous pister (ni d’une page avec seulement 15% de contenus et le reste de publicité) !

Cessez de nous dire de désactiver la publicité, ou allez vous faire voir !

Après, y’a aussi d’autre conneries qui viennent nous hanter : les popup « abonnez-vous ». Que ce soit pour votre page Facebook, votre compte Twitter ou même la newsletter du site.

Les champions dans ce domaine, ce sont les podcasteurs sur Youtube. Quelques soit la vidéo – souvent géniale, je ne dis pas le contraire – ils la finissent toujours en nous demandant de la partager sur facebook, de s’abonner à la chaîne, au compte twitter, d’aimer la vidéo (sic).

Sérieux, mais arrêtez… C’est pas marrant pour celui qui est abonné depuis deux ans à votre chaîne (et à votre Facebook, G+, Twitter, Youtube…) : si j’ai regardé la vidéo jusqu’au bout, c’est que le contenu en vaut déjà la peine non ? Alors il y a de grandes chances que l’on va en regarder une autre, s’abonner à votre chaîne et partager la vidéo de toute façon !

Cessez de nous dire de partager : on partage déjà ce que vous faite, inutile de nous le répéter !

Dernière chose qui continue de me faire chier : les incitations à télécharger votre application de la mort qui tue.
Quand je gueule sur les « incitations à télécharger » ce n’est pas un petit lien dans un coin qui me fait chier, non, c’est le gros popup de merde sur fond noir et qui m’empêche de lire quoi que ce soit tant que je ne le ferme par et qui revient stupidement à chaque fois que je visite le site.

Oh, et concernant les applications : inutile de me demander l’accès à mon carnet d’adresses et à la localisation GPS : ces applications ne seront pas installées sur mon téléphone.

Vous avez un site web, j’ai un navigateur. J’ai pas besoin de votre spyware qui fait ce que je peux déjà faire !


Respectez un peu vos lecteurs, ceux qui regardent vos vidéos, ceux qui utilisent votre site web, et vous serez respectés et partagés en retour.

Quand appeler à l’autre bout du monde est moins cher qu’appeler dans son propre pays

Lundi 01 juillet 2013

toy caracters jumping on phone
Je vous avais déjà parlé de la connerie des opérateurs mobiles ici, mais aujourd’hui je remarque un peu par hasard que téléphoner des Pays-Bas vers les Pays-Bas coûte beaucoup plus cher que téléphoner par exemple en Amérique ou en Asie.

Voici quelques exemples si j’appelle depuis les Pays-Bas avec un mobile :

  • vers les Pays-Bas (donc en national) : 0,26 €/min
  • vers la France (et presque tous les pays de l’UE), je paye 0,39 €/min.
  • vers l’Ouganda : je paye 0,37 €/min.
  • vers le Kenya : 0,25 €/min
  • vers la Corée : 0,19 €/min
  • vers les USA : 0,15 €/min
  • vers Singapour : 0,14 €/min
  • vers le Vietnam : 0,12 €/min
  • vers l’Inde : 0,12 €/min

Je ne comprend pas comment on peut payer deux fois plus cher en national plutôt qu’à l’autre bout du monde sans que ce soit un putain d’escroquerie. Y’a pas d’autres mots.

image de JD Hancock

La HADOPI va légaliser le partage non-marchand ?

Vendredi 28 juin 2013

Ce matin, la HADOPI annonce qu’elle étudie diverses solutions pour légaliser le partage non marchant.

En gros : au lieu de punir ceux qui ne font que partager des fichiers comme ça se fait actuellement, ils cherchent à trouver un moyen de rendre le partage légal, tout en voulant permettre aux artistes de vivre.

Vu comme ça, cela s’annonce délicat : un partage non marchant ne peut par définition pas rémunérer, vu qu’il n’y a pas d’argent en jeu.

Selon la HADOPI ce sont deux systèmes différents qui sont possibles.
Soit on utilise une « carte de membre » : on fait payer tout le monde une somme fixe et on laisse les internautes télécharger tout ce qu’ils veulent : c’est l’idée de la licence globale ; soit on fait payer les intermédiaires : les sites, plateformes, réseaux qui permettent aux échanges de fonctionner, et qui font bien souvent pas mal d’argent avec des publicités.

Dans les deux cas, l’argent reçu sera reversé aux artistes et producteurs : les artistes beaucoup téléchargés/partagés seront d’avantage rémunérés.

Je trouve très bien que la HADOPI décide enfin d’écouter tout ce que l’internet leur crie depuis des années : juste navrant que ce soit si tard justement, et que la HADOPI va fermer dans quelques temps…

Ce qui suit, sont mes idées pour améliorer tout ça.

Une rémunération plus juste

Déjà, concernant la rémunération proportionnelle : un artiste dix fois plus populaire sera – à la fin – dix fois plus payé. On va se retrouver comme actuellement avec quelques millionnaires et beaucoup d’artistes qui peinent à vivre de leur métier. Ce n’est pas acceptable.

Il faudrait trouver une autre fonction mathématique, qui soit croissante (plus l’artiste est téléchargé, plus il est rémunéré) mais qui évite des disparités trop importantes et donc du même coup qu’un petit nombre d’artistes pompe tout le budget. Une fonction avec une courbe plutôt aplatie.

Richard Stallman, dans son idée de la licence globale avait proposé une courbe selon la racine cubique du nombre de copies téléchargées. Personnellement je propose de prendre la fonction arc-tangente (certains profs utilisaient ça pour arrondir les notes) : cette fonction croît pratiquement aussi vite au début, mais stagne d’avantage pour les valeur plus grandes. Elle permet alors d’équilibrer encore un peu plus pour les très grands nombres de partages :

la rémunération par la licence globale : trois fonctions idées de partage des fonds : linéairement, par une racine cubique, par une fonction arc-tangente
On mérite mieux qu’une taxe pour tous

Ensuite, et même si je trouve l’idée de la licence globale déjà bonne, elle ferait payer également les personnes qui ne téléchargent jamais quoi que ce soit (pas que cela existe, mais bon).
Quelque chose d’encore plus juste et de plus responsabilisant pour l’internaute serait de lui faire payer lui-même un montant de son choix. Soit avec un « budget téléchargement » qu’il choisit chaque mois (budget fixe) soit avec un prix par téléchargement (montant fixe par téléchargement).
Il est important que l’internaute choisisse lui même : je l’ai déjà dit, la culture est quelque chose de subjectif et il est idiot de faire payer tout le monde la même chose alors que chacun en profite différemment.

Les internautes ne sont pas des voleurs : trouver de l’argent n’est absolument pas un problème. Le problème est plutôt le modèle technique et économique à mettre en place pour que l’argent de ceux qui veulent le donner atterrissent dans les poche de ceux à qui il est destiné (et pas dans les poches des PDG de la Sacem).

Comment comptabiliser le nombre de téléchargements ?

Là aussi divers idées sont possible : on peut utiliser (comme cela se fait pour pour les mesures d’audience de la télé) un panel de familles tirées au sort et qui promettent d’aller sur un site prévu par le gouvernement pour dire ce qu’ils ont téléchargé, puis par quelques calculs statistiques on étend cela à tout le monde.
Mais je pense qu’il est possible de faire mieux : le gouvernement peut par exemple mettre en place une plateforme de téléchargement (style Mega) ou de P2P, ou même un site de streaming (beaucoup de Label ont des partenariats avec Youtube) : le comptage du nombre de téléchargement sera ainsi très simple.
Évidemment, il est important que tout ceci soit fait anonymement.

Un système qui doit absolument rester simple et efficace

Les solutions de téléchargement dites « légales » actuelles sont inutilisables : il faut s’enregistrer, installer tout un tas de logiciels, rester connecté à internet, la qualité du média n’est pas bonne, les saisons ne sont pas complètes. L’internet n’a pas besoin d’un autre système pourri comme ça.

Il faut que la solution soit simple et rapide, comme Daylimotion (qui vient de proposer plein de séries gratuites en HD) ou ThePirateBay : un lien magnet et hop on a notre film.

Il ne faut pas de DRM, il ne faut pas de système de frontières sur l’Internet. Il faut que les fichiers soit dans un format lisible partout, téléchargeables rapidement et en un seul clic, que le média soit de bonne qualité et qu’il y ait le choix.

C’est malheureux à dire (ou pas) mais le système actuellement en place qui réunissent toutes ces conditions sont le P2P, les sites de Streaming illégaux et les sites de téléchargement comme 4Shared ou Mega.
Il ne manque qu’un bouton Flattr et le créateur recevra de l’argent à chaque fois qu’on cliquera dessus.

En fait… Tout est déjà là depuis des années créé par les internautes : on n’attend plus que de travailler avec les industriels et les gouvernements pour faire un modèle complet et décent pour la culture.

Bonne chance Hadopi : faites le pour les artistes et pour leur fan, pour une fois. You can do it.

Je peux avoir une taxe moi aussi ?

Jeudi 27 juin 2013

are you fucking kidding me guy C’est indécent : Sarko avait voulu favoriser les chaînes de télé privées rendre plus neutre la télé publique en leur supprimant les publicités, il fallait trouver un moyen de la financer quand même.

C’est qui donc qui s’est vu infliger une taxe pour préserver la propagande télévisuelle publique ? L’internet, bien-sûr : ce sont les FAI (Orange, Free, SFR et les autres) qui doivent payer… Enfin… Eux…

L’Europe s’était plaint de tout ça, mais la Cour de Justice vient de donner raison à la France : les FAI seront bien taxés pour financer la télé.

On va en arriver au même point qu’avec la majors, où les industries du secteur high-tech doivent financer les entreprises restées au milieu du siècle dernier.

Du coup les fabricant de fauteuils et de piles pour télécommandes seront taxées, eux aussi ? C’est vraiment n’importe quoi : pourquoi ils taxent pas les chaînes privées à la place ?

Tirage au sort & démocratie : allocution dans le parlement Belge

Vendredi 14 juin 2013

J’ai déjà parlé du système communément nommé « démocratique » mais qui est en réalité républicain et totalement à la ramasse, ainsi que des possibles solutions à cela, tout comme avoir insisté sur le fait que les castes dirigeantes ne seront jamais prêts à accepter ces solutions.

Il y a pourtant un député belge, Laurent Louis, qui a posé le doigt où ça fait mal. Son discourt est disponible sur Youtube, mais je vous l’ai retranscrite ici :


La proposition de résolution pour laquelle je demande aujourd’hui l’urgence est une première en politique.

Comme vous le savez, les citoyens ne font plus confiance aux monde politique, ils se sentent ignorés et méprisés par une classe politique qui se considère comme une élite alors qu’elle devrait se comporter comme un serviteur du peuple.

Notre système démocratique démontre son inefficacité. Malgré les élections ce sont toujours les mêmes élus qui siègent dans cette assemblée.
Certains sont ici depuis plus de trente ans. Il faut donc du changement, un vent de fraîcheur sur ce parlement et c’est pour ça que je souhaite demander l’urgence pour cette résolution qui vous propose de remplacer l’élection par le tirage au sort de citoyens volontaires.

Par ignorance, par lâcheté, par insouciance, ou tout simplement par peur de perdre vos privilèges, aucun autre député que moi n’aurait pu proposer une telle proposition tant vous vous accrochez à votre place.

Pourtant les politiciens ne représentent plus la population, le rôle du citoyen est réduit à son stricte minimum : voter, élire un représentant. Attention : pas ceux qu’il a l’habitude de côtoyer chez le boulanger ou sur la place du village, non, il n’a le droit que d’élire une élite qui squattera une parcelle de pouvoir pendant des années.
Des individus qui feront leur plus beau sourire durant la campagne électorale mais qui renieront toutes leur promesses une fois élus.

Les politiciens d’aujourd’hui, au lieu d’être des créateurs de solutions, sont des créateurs de problèmes, des créateurs de crise, des créateurs de misère.
En outre, pour être élu aujourd’hui il faut de l’argent : l’argent c’est le nerf de la guerre. Plus vous en avez, plus vous avez d’élus, car plus vous avez les moyens de toucher les citoyens à grand coup de campagne publicitaires comme allo Flahaut. Une telle démocratie dans laquelle seuls les plus fortunés ont accès au pouvoir n’est pas une démocratie.

La population belge ne décide plus de rien, le résultat des élections n’est même plus respecté puisque dans notre pays un parti comme la NVA qui fait 30% des voix, qui est le plus grand parti du pays se retrouve de facto dans l’opposition.
Un pays où les ministres ne sont même pas choisis en fonction de leur compétences mais en fonction des places disponibles et des personnalités des différents partis qu’il faut caser à droite ou à gauche. Il faut que cela cesse.

Il faut que vous ayez enfin le courage mes chers collègues de reconnaitre votre échec et d’en tirer les conclusion.
Vous vous dites tous être de grand démocrates. Dés lors, pourquoi avez vous confisqué le pouvoir au citoyen ?

Croyez-vous que les gens de la rue sont moins capables que nous de faire notre travail ?
Certainement pas, et je peux même vous dire qu’ils feraient preuve d’un meilleur bon sens. Nous ne sommes pas supérieurs au peuple et je vous le dis en ce qui me concerne : je fais confiance au peuple car lui seul est libre alors que vous tous vous êtes avant tout les petites mains de vos partis et des intérêts économiques et occultes qu’ils défendent ; des intérêts qui sont pourtant loin d’être dans l’intérêt des citoyens ; et en ce sens je suis fier et je suis heureux d’être traité par le président de cette assemblée d’accident de la démocratie. C’est vrai : moi qui souhaite véritablement rendre le pouvoir au peuple au sein d’une assemblé dont ses membres font tout pour conserver leurs privilèges. Je suis un accident de la démocratie, de cette fausse démocratie que vous tous vous avez créé.

Aujourd’hui tout évolue dans le monde. Pourquoi notre système électoral et nos institutions ne pourraient t-il pas évoluer ? Puisque nos modèles reposent sur une base inchangés depuis 200 ans. Il est quand même temps d’évoluer.
Parce que le mot démocratie est usurpé : le pouvoir au peuple ça n’existe plus, surtout dans un pays comme le nôtre qui interdit le référendum.

Comme je l’ai dit, l’argent est prépondérant et in individu même s’il a les meilleures idées et le meilleur programme du monde, il ne parviendra jamais seul à concurrencer un parti politique traditionnel : c’est impossible.

Et les médias. Les médias manipulent aussi le résultat des élections en influençant les électeurs et il est prouvé qu’il y a un rapport parfait entre le temps de passage à la télévision et le résultat des urnes. Est-ce là la démocratie ? Je ne le crois pas.

Rajoutons le rôle des partis politiques idéologiquement marqués au point que tous les conduit à refuser l’union. Les partis, vos partis, ils divisent au lieu de rassembler. Et comme chez nous notre système privilégie les lâches coalitions, autant dire que voter ne sert strictement à rien, tant le projet gouvernemental est à milles lieux des promesses électorales. Inutile de revenir sur les innombrables exemples de promesses non tenues, demandons cela à notre premier ministre, il saura mieux vous en parler que moi.

Et enfin vous avez créé des politiciens professionnels, qui parfois se refilent les postes de père en fils alors que cette fonction en devrait pas être un métier mais un service.

Bref, il est temps de proposer une alternative et cette alternative c’est cette résolution qui propose un moyen démocratique de sélection des élus par le billet du tirage au sort. un processus qui est la condition sine qua none pour conférer au citoyen belge une égalité politique parfaite et pour atteindre l’incorruptibilité des dirigeants.


(Après ses cinq minutes de temps de parole furent écoulés, on n’entent plus ce qu’il dit, mais on peut noter la brève discussion qui s’en suit : l’argument final de Louis est excellent quand il regrette que les politiciens considèrent la démocratie véritable comme quelque chose d’abusif).

Édit : le résultat : 1 voix pour et 149 voix contre.
Vous vous dites tous être de grand démocrates. Dés lors, pourquoi avez vous confisqué le pouvoir au citoyen ?

(source)

Quand la culpabilité de pirater une œuvre disparaît

Vendredi 14 juin 2013

pirate en légo sur un banc Oui, il m’arrive de télécharger une œuvre protégée sur Internet. De la musique, un film ou autre chose. Mais actuellement, la loi ne peut rien me reprocher. Télécharger une œuvre pour son usage personnel n’est pas illégal.

Il reste quand même quelque chose, et c’est ce pourquoi la HADOPI est là (officiellement) : l’éducation de l’internaute, le faire se sentir coupable et arriver à faire comprendre que télécharger est mal pour ceux qui détiennent les droits d’auteurs, car ça leur fait un manque à gagner.

Et ben tu sais où je le te mets, le sentiment de culpabilité ?

Je me fiche complètement de télécharger un épisode d’une série ou un CD. Je n’en ai plus rien à faire. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas à avoir honte de partager.

Partager l’art ne peut pas lui nuire, c’est impossible.

Acheter un CD n’aidera pas un artiste. La majorité des artistes ne reçoivent rien de toute façon, les associations de majors gardent tout pour eux.

Il faut mieux partager soi-même la musique, et de préférence par une manière qui n’est pas encore fliquée : clé USB, par email, avec Youtube. Partagez son nom, ses clips, construisez une page Wikipédia, créez un blog de fans.
Je pense que ce qui permet à un groupe ou un artiste de vivre et de perdurer c’est la communauté de fans qu’il y a autour : ces derniers sont toujours prêts à acheter un billet de concert, un produit dérivé (du moment que le nom du groupe n’est lui non plus pas pillé par ayants-droit).

Partager une œuvre, la rendre connue, c’est cela qui permet à cette œuvre de vivre, et qui l’a toujours permis depuis des siècles.
Je l’ai déjà expliqué : l’admirateur d’une œuvre n’est pas le problème. Le problème réside avec les intermédiaires, et ça depuis la création de la notion de « droit d’auteur ».

Quand je télécharge une œuvre sous label je ne porte donc pas de préjudice à l’artiste, mais à des rapaces néfastes pour la pérennité de la culture. Rapaces qui n’hésitent pas à faire n’importe quoi pour du fric, y compris demander des royalties sur une chanson telle que Happy Birthday To You, alors qu’ils n’en auraient en réalité pas légitimement le droit ou encore profiter de la disparition des artistes pour faire de la publicité : c’est pour protéger les artistes, ça peut-être ?
Ce n’est pas plus mal, en tant que citoyen, de combattre ces rapaces.

Et pour finir : ce n’est d’ailleurs pas comme si je ne payais rien : en France en 2011, c’est presque 1 milliard d’euros de taxes en tout genre qui sont là pour les majors.
Ces taxes sont là parce que pour eux, nous sommes des voleurs. Quand on achète un CD-vierge, c’est selon eux forcément pour mettre de la musique piratée dessus, donc ils se permettent une taxe sur cette base là. Idem pour votre téléphone, votre ordinateur, votre téléviseur, votre GPS, votre clé USB, votre autoradio ou votre disque-dur externe. Pour un disque dur de 320 Go, c’est 45€ qu’il faut débourser en plus !

Et tant mieux si télécharger justifie cette taxe, c’est en gros la licence globale et je suis pour (même si l’idée d’une licence globale stipule que l’argent soit réparti de façon juste, ce qui n’est pas le cas ici).

Quelques liens :

image de Pasukara76

TF1, FR2, FR3, BFMTV piétinent aussi vos droits d’auteur

Mercredi 12 juin 2013

M6 il y a 3 mois, TF1 et les autres maintenant.
La chaîne de TV prend des illustrations sur le net, comme ça, sans aucune mention de crédit, sans demander la permission à l’auteur de la photographie (Florian Si, qui m’a contacté).

La photo originale, en grand est sur Facebook.

Voici ce qu’on pouvait voir sur le site de TF1 :

(ÉDIT : image supprimée sur demande de la personne qui y apparaissait.)

Florian est capable de prouver que c’est son image (il a les données EXIF de la photo), mais TF1 lui a répondu que l’image illustrait le reportage et que les journalistes ne pouvaient pas faire le lien avec leur source (ici), donc en gros : TF1 se fiche du droit d’auteur et leur journalistes n’ont pas besoin de faire leur boulot journalistique de remonter à la source de leur infos.

C’est bien TF1, c’est bien. Continue tes conneries, mais ne viendra pas pleurer quand tes œuvres seront dans la nature aussi. Quand on bafoue le droit des autres, faut pas s’étonner après qu’on te manque aussi du respect.

Quant au journaliste qui a fait cette erreur sans savoir ce qu’il faisait : si tu veux des images réutilisables gratuitement et sans risque de te prendre un procès ou des insultes dans la gueule, ben il y a des solutions : suffit de chercher dans Google Images avec l’option de recherche pour les images en Creative Common (une licence permissive). avec les mêmes options. Dans tous les autres cas, il faudra demander la permission à l’auteur avant de partager publiquement, et au minimum mettre la source. C’est trop demander ?

Le nucléaire et pourquoi il n’est pas (encore) envisageable de s’en passer…

Vendredi 07 juin 2013

On va vraiment finir par croire que je suis à la solde des industriels du nucléaire et je vais finir par perdre tout crédibilité, mais je m’en fiche : j’en remets une couche.

Alors ok, l’industrie du nucléaire a divers inconvénients :
  • les matières premières sont radioactives, y compris dans les mines ;
  • les déchets le sont encore plus (et il y a un problème de stockage) ;
  • quand ça pète, ça pète ;
  • les centrales consomment une part très importante de l’eau douce ;
  • les centrales rejettent une eau réchauffée (mais pas radioactive, comme j’ai entendu) dans les rivières (ce qui n’est pas bon pour la faune et la flore) ;
  • les centrales rejettent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère (gaz à effet de serre aussi).

Je ne parlerais pas plus des avantages comme le rendement gigantesque, la possibilité d’adapter la production à la demande à chaque instant et l’indépendance de toute variable climatique : personne à part les pro-nucléaires cinglés et payés par les lobbies du nucléaire ne voit ces avantages-là.

Bien. Je crois que tout le monde veut s’en passer.
Qui a des solutions ?

Le renouvelable vous dites ? Voyons voir…

Le solaire photovoltaïque n’est pas possible partout ni tout le temps (météo oblige) et la production de panneaux est loin d’être propre. Il ne faut peut-être que 5 ans pour compléter le bilan énergétique mais pas au niveau des polluants émis, comme les vapeurs d’acides et autres composés aluminés ou soufrés de la production du bore ou de l’arsenic utilisé dans ces cellules, et les quantités importantes de di- et monoxyde de carbone rejetées dans la préparation du silicium et du phosphore seul.
Il reste cependant le solaire thermique pour chauffer de l’eau mais c’est quand on en a le plus besoin qu’il est le moins productif (en hiver).

Les éoliennes ? On me parle dans mon précédent article de l’impact sur le paysage des fils électriques reliant les centrales nucléaires très productives qu’ils pourraient remplacer par plusieurs petites centrales de renouvelables moins éloignées des consommateurs. N’étaient-ce pas les mêmes qui râlaient tout le temps de l’impact d’une éolienne sur le paysage ? Et les mêmes que ceux qui se plaignent du bruit des éoliennes (ces derniers n’ont manifestement jamais vu une éolienne en vrai) ?
Et là encore : quelles zones habitées sont susceptibles de recevoir des champs entiers d’éoliennes qui tourneront toute la journée, tous les jours, de façon régulière ? Même question pour les petites éoliennes individuelles ?

La géothermie ? Excepté l’Islande qui est un exemple magnifique d’exploitation de la géothermie (>90% de l’énergie produite par l’île), les zones comme ça ne sont pas nombreuses. De plus, les zones où la géothermie est réellement exploitable ne sont pas les zones habitables (souvent des zones à forte activité volcanique) donc il faut toujours transporter l’électricité avec des câbles…
Ou alors il faudrait les utiliser pour produire de l’hydrogène (selon moi une énergie d’avenir pour le transport routier et pas assez exploitée, mais ce sont d’autres lobbies cette fois).

L’hydraulique ? Les barrages ? Encore une fois : les écologistes — premiers à prôner l’usage du renouvelable — sont aussi les premiers à râler contre les barrages et leur impact sur la nature (blocage des rivières, zones à inonder, etc.). Faudrait savoir ce que l’on veut.
Sans compter les quantités énormes de béton utilisées pour construire ces barrages (la production de béton libère dans le monde 4 à 5 fois plus de CO2 que l’aviation civile, chaque année). Mais ça tout le monde s’en fout : c’est re-nou-ve-lable et tu peux pas test !


L’un dans l’autre ça donne à mon avis quelques sujets de réflexions : ok le nucléaire cay-le-mal, mais aucune des formes d’énergie renouvelable n’est propre non plus à la construction (hydraulique, photovoltaïque), ni sans impact physique sur l’environnement (barrages hydrauliques, centrales hydrauliques marémotrices), ni toujours envisageable à proximité des zones habitées (toutes) et possibles tout le temps de façon indépendante de la météo (toutes sauf les centrales hydrauliques marémotrices et la géothermie).
Et ne me parlez pas de stocker l’électricité dans des batteries : c’est encore plus polluant que n’importe quoi d’autre.

Alors quoi faire ?
Couper le courant partout et se passer d’électricité totalement ? Se tourner vers le charbon ? Vous n’êtes pas sérieux j’espère ?

Non, je pense que le nucléaire est, à défaut d’avoir autre chose de crédible, une solution d’avenir à condition de trouver d’autres méthodes comme la technologie au Thorium, qui reste du nucléaire mais beaucoup moins polluante. Les réacteurs à fusion sont encore à étudier. Et la recherche sur le traitement des déchets n’est pas fermée non plus, je présume.

Fukushima, deux ans après.

Jeudi 06 juin 2013

Fukushima, deux ans après et réflexion sur le nucléaire
Beaucoup sont devenus complètement fous contre le nucléaire depuis l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi, parlant d’une contamination mondiale, de malades, de cancers pour tout le monde.

Cet article remet les pendules à l’heure
 : nous voilà deux ans après la catastrophe.
Y a-t-il eu des morts liés à la radioactivité ? Non, aucun.
Va-t-il y avoir des morts liés à la radioactivité ? Probablement aucun. Les mesures appropriées ont été prises à temps pour les civils, et aucun des travailleurs n’a été exposé à plus de la dose cancérigène.

Ce n’est pas rien, ok. Mais ce n’est certainement pas la catastrophe écologique ou sanitaire dont tout le monde parle.

À noter aussi que ce qui s’est déroulé était voué à produire une catastrophe :
Fukushima a été frappée par le 5e plus puissant séisme depuis l’année 1900, un tsunami deux fois plus haut que ce que la centrale devait pouvoir résister, et des séismes secondaires d’une magnitude de 7,1 et de 6,3 […].
La centrale vieille de 50 ans a été frappé par une « tempête parfaite » et personne n’est mort.


Je vous l’avais dit : le Japon en 2011 est autrement plus évolué que l’Ukraine des années 80. Les mesures de protection et des évacuations ont été prises à temps.
Notons aussi que l’article parle des émissions radioactives d’iode 131 (principale cause du cancer de thyroïde) : en un mois, 94% de l’iode radioactive a déjà disparu. Et le mois suivant, c’est donc 94% des 6% qui restent. Et nous sommes plus de deux ans après.

Enfin, et l’article en parle et je pense qu’ils ont raison de le faire : certes, le nucléaire fait très peur. Mais c’est sans oublier que l’extraction du charbon minier tue près de 6000 personnes par an, et que les régions voisines de ces mines ont un taux de mortalité 10% plus élevé que partout ailleurs. Sans compter l’effet de serre.

Bref, le nucléaire n’est pas tout propre, mais c’est loin d’être la pire des sources d’énergie, il faut arrêter de raconter n’importe quoi, donc.
On parle du stockage des déchets, mais on continue de balancer 30 milliards de tonnes de déchets de la combustion du pétrole dans l’atmosphère chaque année. Et ces déchets y restent eux aussi durant des milliers d’années. En quoi est-ce mieux que le nucléaire ? Le fait que c’est invisible et que personne n’en parle, sûrement…

(source du lien : https://links.gatitac.eu/?V1x1QQ)

image de Julius Dillier

Pourquoi la lecture des blogs est importante

Mercredi 05 juin 2013

pourquoi bloguer Bleiddwn a traduit le texte « I hate the news » d’Aaron Swarz. Je ne peux qu’approuver : au début la presse était une bonne intention : partager l’information au gens et gagner sa vie de cette manière.

Maintenant ce n’est plus une bonne intention : La presse n’est plus libre.
Elle est liée par l’argent à ceux qui lui donnent de quoi exister. Voici un exemple récent, en voilà un autre qui l’est un peu moins démontrant pourquoi la télévision publique en France n’osera plus diffuser d’émissions dérangeant les grand groupes industriels (ici, Coca-Cola).

Alors quoi faire pour s’informer ? Il faut multiplier les sources. Lire les avis des gens. Lire des blogs personnels.

Je suis pour les blogs. Les blogs sont le reflet de ce que le blogueur pense et a envie de partager.

Les blogs, contrairement à ce que doivent être les journaux, sont subjectifs et c’est bien.
Cela a selon moi plus qu’un simple média d’expression : cela doit également pousser le lecteur à analyser ce qu’il lit. Et c’est là le problème principal que rencontrent les gens avec les blogs : un blog n’est pas un journal.

Pour que les blogs deviennent un média influent pour le grand public, il faut juste que le public soit avisé de ce fait. Il faut l’éduquer à la lecture des avis personnels des autres, et non plus juste la lecture de faits relatés.
Avec la TV ou les médias traditionnels, le public a tendance à tout prendre comme vrai car c’est fait par des professionnels qui font leur métier.
Le public doit réapprendre à se faire sa propre opinion sur les faits de première main au lieu de tout gober comme il le fait avec les journaux « objectifs ».
Les médias traditionnels ne sont plus dignes de confiance. Alors on a créé des blogs, mais ce n’est pas la même chose, et le lecteur doit s’adapter à ça.

Tenir un blog va bien plus loin que juste donner son avis : cela doit permettre aux autres de se forger une capacité à séparer le pour du contre, à analyser, à vérifier les sources, à se faire sa propre opinion, à ne plus suivre le troupeau.
Il en va de la liberté d’expression de celui qui parle, mais aussi de la liberté d’information et de la liberté de penser de celui qui lit.

Oui, un blogueur fait parfois des erreurs : on est des humains, qui interprètent, et partagent ces interprétations. Mais nous, on ne vous force pas à croire tout ce qu’on dit. Avec un blog, il est très simple de trouver un autre blog avec d’autres sources, d’autres idées, d’autres interprétations.
C’est en lisant de tout que l’on arrive à se faire une idée globale sur un sujet, et que l’on peut prendre parti.

J’avoue que quand mes lecteurs sont en parfait accord avec ce que je dis sur un sujet, je suis rassuré : au moins je ne suis pas le seul à trouver que le sujet mérite une discussion ; mais je suis également très avide de savoir tout ce que pensent ceux qui ont d’autres avis : ça permet de découvrir d’autres idées et de débattre. Ça évite un enfermement de type religieux avec un gourou qui parle et tous les partisans qui gobent tout.

Enfin, et ce n’est pas forcément le plus important ici mais je l’ajoute tout de même parce que c’est une différence notable entre les blogs et les journaux : la subjectivité des blogs permet de rendre les faits beaucoup plus réels, plus touchants, plus vrais que s’ils étaient froids et objectifs. Certes, c’est un moyen pour faire passer un message plus facilement (je ne le cache pas), mais c’est aussi un moyen de partager ce que l’on ressent réellement en plus des faits, et donc de voir l’impact réel que cela peut avoir sur quelqu’un ou sur un peuple entier.

image de Icedsoul

Taxe sur l’eau de pluie : déjà en place en France

Mardi 04 juin 2013

Taxe sur l’eau de pluie Le facepalm du jour : Lypik, un lecteur, m’envoie un lien vers l’article de loi intitulé décret relatif à la taxe pour la gestion des eaux pluviales urbaines

Comme c’est expliqué sur cette page, ce décret permet à toute commune de taxer les propriétaires de terrain sur lequel tombe l’eau de pluie afin de financer la collecte (!) et le traitement (!) des eaux de pluie.

Sérieusement ? La nature a créé des rivières, le politicien a créé une taxe. C’est quoi ces loi débiles encore ?

Vous allez voir : bientôt on nous taxera aussi la respiration. Consommant de l’oxygène et rejetant du dioxyde de carbone, notre organisme contribue au réchauffement climatique, poussant les espace publics à investir dans des climatiseurs qu’il faut payer.

Vous verrez.

Après tout, la bouffe est déjà privatisée par Monsanto et l’eau de pluie par l’État. Il ne manque plus que l’oxygène.

ÉDIT : ah, ben… les élus américains y pensent déjà : taxer la respiration (merci karchnu dans le premier commentaire ci-dessous).

image de Evan Leeson

Monsanto : ou comment les « médias » taisent la révolte mondiale

Dimanche 02 juin 2013

Je ne regarde pas la TV, mais visiblement ceux que j’ai questionnés ne savaient pas ce qu’était Monsanto, donc je pense que les journaux n’en ont jamais parlé ces 15 derniers jours.

En fait, le 25 mai dernier il y a eu plus de 450 manifestations dans les rues de plus de 250 villes et mobilisant plus de 2 millions de personnes partout dans le monde, pour protester contre le géant américain de l’agroalimentaire Monsanto, et le fait que l’administration d’Obama lui a donné pratiquement les pleins pouvoirs sur la nutrition des êtres humains.


Pourquoi les @#%$µ! médias ne font pas leur @$*%&/! de boulot qui est d’informer le peuple ? Pourquoi cette réaction citoyenne face à l’injustice ne fait-elle pas la une de tous les journaux ?

Monsanto est un géant de l’agroalimentaire sans lois qui n’hésite pas à faire des raids chez les fermiers et tout saccager (sans mandat) pour protéger leur économie. Ils font aussi pressions (y compris en Europe et en France) sur les gouvernements pour imposer leurs semences partout.

Pour ceux qui se demandent pourquoi Monsanto fait seulement maintenant l’objet de marches de protestation un peu partout : la cour suprême aux USA a (en gros) donné la possibilité à Monsanto de breveter le vivant de lui-même, mettant le monde à ses genoux et empêchant l’homme de se donner la possibilité de subvenir seul à son besoin le plus vital, le plus premier : celui de se nourrir.
Oui, maintenant pour se nourrir il faudra passer par Monsanto : semer son propre potager sera bientôt illégal, l’UE va tout faire pour.

On comprend tout de suite mieux pourquoi les USA étaient le seul pays au monde à ne pas vouloir d’un droit universel à la nourriture en 2008.

1984… Soon, IRL

Samedi 01 juin 2013

1984, c’est le titre du roman de George Orwell et décrivant une société futuriste (pour l’époque où il a été écrit) où la société est ordonnée en une petite classe dirigeante et d’un peuple totalement soumis, aussi bien physiquement qu’intellectuellement.
L’ensemble sous les yeux de « Big Brother » qui surveille tout et contrôle tout.

Malheureusement, certains semblent véritablement penser que ce roman est un guide à suivre, un tutoriel.

S’il est déjà possible de repérer n’importe qui par son téléphone mobile et suivre ses déplacement avec les caméras partout, les dépenses bancaires, etc. c’est encore Google et quelques autres entreprises (Motorola, Philips…) qui veulent aller plus loin : avec l’authentification électronique d’une puce plantée dans la peau ou d’une gélule électronique d’authentification à distance.
Ceci va beaucoup trop loin pour moi : imaginez qu’on soit numériquement traçable où qu’on aille, que nos moindres déplacements, faits, paroles et visions, soient tous envoyés à une entreprises privée* et de plus être identifiable de façon certaine, partout et constamment ?

J’ai pourtant l’impression que tout ça ne soit en train de devenir une norme…

Richard M. Stallman n’a peut-être pas totalement tord de refuser d’avoir un téléphone portable, de refuser de payer par carte bancaire, de refuser de fréquenter les hôtels où il faut décliner son identité sur les registres…

Perso je préfère encore le bon vieux mot de passe. Oui, je suis sûrement vieux jeu.

* En fait c’est déjà le cas avec les smartphones :-/

L’effet Streisand, ou l’arme des internautes

Vendredi 31 mai 2013

gun pointed on innocent Une des choses à quoi on reconnait les ennemis de la liberté d’expression de la pensée sur l’Internet, c’est leur méconnaissance des internautes.

L’effet Streisand c’est quand une idée, un article, une photo ou autre se répand de plus en plus au fur à mesure qu’on veut la censurer. Elle tient son nom de Barbra Streisand qui en voulant censurer sur le net une photo lui appartenant a vu sa photo se répliquer de plus en plus. Au final, une affaire qui serait restée dans l’ombre a fait le tour du monde et des média.

Aujourd’hui, c’est Linux FR qui reçoit un courrier d’avocat de la part de Linkeo pour la censure d’un des commentaires sur leur site.
C’est bien les gars : grâce à votre agressivité, toute la France est maintenant au courant : tous les blogs francophones en parlent.
Quant à votre censure ? L’internet n’oublie pas : les messages sont là et ailleurs aussi. Fail.

EDIT : Le site s’explique : « il n’est pas toujours bon de répondre aux attaques des internautes ». Faux : répondre est toujours bien. Il suffit de répondre comme tout le monde, pas en envoyant des avocats ni réclamer n’importe quoi et finir par dire « spanou® ».

Aux autres entreprises : suivez le lien vers le site de Korben pour quelques astuces et éviter ce genre de choses : les internautes n’aiment pas vos armées d’avocats agressifs. Ils préfèrent parler à des humains normaux et discuter.

Aux internautes : lisez le lien de Ploum : l’effet Streisand est de votre côté. Le peuple dispose aujourd’hui d’un moyen extrêmement puissant pour se défendre : l’entraide et la fratrie de la blogosphère : si un seul d’entre nous reçoit des pression d’un grand groupe sans scrupules, alors tout le monde partagera, tout le monde en parlera et tout le monde saura.
Personne n’arrivera plus à nous réduire au silence impunément !

Oui, l’internet peut faire peur. Mais il faut : les riches porte-feuilles ont pris l’habitude de prendre leur aise et de poser leurs fesses sur les textes de loi. Tout ça doit changer.

image de Stéfan

Firefox : gagner de la place à l’écran avec une barre de signets verticale

Mardi 28 mai 2013

MISE À JOUR 16/10/2014 : la sortie de Firefox 33 rend cette page obsolète (l’astuce ne marche plus).
Pour continuer à avoir une barre de signets verticale, utilisez cet module : Vertical Toolbar.
Si vous mettez à jour après avoir utilisé mon astuce ci-dessous, vous pouvez masquer la barre personnelle et supprimer les fichiers userChrome.js et userChrome.css.


L’un des challenges sur un navigateur c’est d’avoir le plus de choses à l’écran pour tout avoir à porté de mains (options, favoris…) sans trop réduire la place à l’écran.

Le navigateur Opera permet d’agencer les barres d’outils dans tous les sens, y compris verticalement : les écrans étant toujours plus large que haut, je préfère mettre le plus de choses sur les côtés et ainsi avoir de la place en hauteur. très pratique.

Firefox permet aussi de le faire, en bidouillant un peu : avant d’avoir un menu unifié, je plaçais mes icônes à côté de la barre d’outils, comme ici. Maintenant, je ne peux plus : ce sont les onglets qui ont pris cette place.

L’avantage de Firefox, c’est que l’interface elle-même est un simple arbre « DOM » : donc du XML ! Et on peut y appliquer tout le CSS et le Javascript que l’on veut. C’est d’ailleurs ce que font toutes les extensions.

Dans ce qui suit, vous verrez comment avoir une barre latérale pour vos favoris, comme ça :
firefox astuce barre latérale
Ce qu’il faut avant de commencer :
  • Installer le module userChrome.js : il permet de faire des fichiers JS utilisateurs.
  • Créer un fichier userChrome.js dans le dossier « chrome » du dossier de profil de Firefox.
  • Créer un fichier userChrome.css dans le même dossier.

Ouvrez les deux fichiers (css et js) dans un éditeur de texte et copiez y ce qui suit :

Dans le fichier JS :
document.getElementById('PlacesToolbarItems').orient = "vertical";

Dans le fichier CSS :
#PlacesToolbarItems {
    width: 30px!important;
    height: 100%!important;
}
#PersonalToolbar {
    position: fixed!important;
    top: 60px!important;
    right: 0!important;
    width: 30px!important;
    height:100%!important;
}
#personal-bookmarks {
    width: 30px;
}
.bookmark-item .toolbarbutton-text {
    display: none !important;
}
#browser, #browser-bottombox {
    margin-right: 30px!important;
}

Enregistrez alors les fichiers et redémarrez Firefox.
Normalement ceci marchera partout, quelque soit la version de Firefox supérieure à la version 4.

La seule chose qui peut éventuellement demander une adaptation de votre part, c’est le top: 60px!important; : peut-être aurez-vous besoin de mettre 100px ou 80px pour éviter que la barre latérale ne déborde sur l’interface en haut.

Arrêtez avec vos produits « light » !

Lundi 27 mai 2013

juice S’il y a bien un truc dont je n’aime pas le goût, c’est l’aspartame et les édulcorants.
Je ne sais pas si je suis le seul, mais ces produits laissent un arrière-goût amèr-sucré désagréable qui reste longtemps en bouche. C’est dégueulasse.

Le problème c’est qu’on en trouve partout. Du moins en Hollande : on ne peut plus trouver un seul produit « normal » sans chercher pendant des heures.

Même le jus de fruit le plus 100% fruits, le plus sans colorants ou le plus simple contient des édulcorants et des sucres en moins. Je ne suis pas spécialement du genre à faire gaffe à ça, mais ce goût… Il se remarque tout de suite et je n’aime pas ça.

C’est vraiment du n’importe quoi : dans la magasin du coin il n’y a aucun paquet de jus de fruit sans édulcorants. Pas un seul. Même chose pour les sodas, y compris l’icetea. Et pour trouver un sirop sans édulcorants, bonne chance également.

C’est quoi ce foutage de gueule à la fin ?

Bientôt il vont aussi retirer le sucre des fruits pour le remplacer avec leurs farines au goût sucré ?

image de Mickael Porter

Conseils aux débutants qui commencent un site web

Vendredi 24 mai 2013

En webmastering, je n’ai jamais cessé d’apprendre, depuis le début, et de corriger mes erreurs du passé. Voici une petite liste de choses qu’il faut ou ne faut pas faire. Ça n’a rien d’officiel, mais croyez-moi, vous me remercierez un jour.

Ces astuces permettront une mise à jour facile de votre site, une bonne capacité à évoluer et un code propre.
Notez que je code mes pages statiques dans un éditeur de texte et que mon site ne contient pas uniquement un blog. Certaines astuces ne s’appliquent donc pas à tout le monde ou seront dures à appliquer dans certains cas.
Ajoutez que je ne parle pas des bases des langages eux-mêmes (par exemple de toujours utiliser une police générique à la fin de font-family en css), que je considère comme acquis.

Les fichiers HTML, l’organisation des dossiers

  • Gardez les noms de fichiers courts, sans majuscules ni espaces. Donnez leurs des noms clairs et explicites.
  • Utilisez seulement des lettres minuscules, des chiffres, et favorisez les tirets « - » au lieu de l’underscore « _ » à la place des espaces.
  • Si vous avez plusieurs pages : utilisez des dossiers au lieu de pages (ex /a-propos/index.html et /contact/index.html au lieu de a-propos.html et contact.html) : c’est plus pratique, surtout quand vous voudrez ajouter des images pour chaque page.
  • utilisez des URL relatives partout : liens, images, styles, scripts… (très pratique si vous changez de nom de domaine ou qu’un dossier doit être déplacé).
  • Placez un fichier favicon.ico à la racine du site.
  • Si une page devient obsolète, indiquez-le sur la page. Ne supprimez jamais une page, au pire déplacez-la.

Pour le codage des pages

  • Préparez-vous un modèle de fichier HTML (voici le mien).
  • Donnez des extensions .php à vos fichiers : perso j’ai débuté avec des fichiers .html qu’il a fallu renommer en .php quand j’ai commencé à utiliser du PHP.
  • Avec PHP : préparez un fichier head.php (contenant les <head> avec les balises classiques) et foot.php (avec un nom de l’auteur, une licence par exemple) et utilisez ensuite un include() ou un readfile() : plus pratique pour changer le header ou le footer sur toutes les pages en une seule fois.
  • Utilisez un encodage de caractère dans la page (ça évitera au navigateur d’en choisir un au hasard).
  • Utilisez l’encodage de caractère UTF-8 au lieu de tout le reste : c’est le plus puissant, le plus universel et le plus pratique (et simple à retenir, en plus de ça), même si ce n’est pas l’ASCII que le W3C recommande.
  • Donnez des versions à vos scripts et à vos pages. Ajoutez (au moins en commentaires) la date de création et la date de dernière mise à jour.
  • N’utilisez jamais des liens raccourcis (dans le genre de tinyurl.com ou de bit.ly) : ils ne sont pas pérennes dans le temps.
  • Prenez le temps de faire un code valide W3C : c’est pas compliqué à faire. Codez un site web correctement ou pas du tout.

Pour les scripts, images, fichiers liés

  • Hébergez tout vous-même. Ne liez rien sur les sites externes (même pas les polices d’écritures de Google Font, ou les images-bouton « like » de Facebook ou Flattr). Idéalement il faut que votre site fonctionne et s’affiche à 100%, même si tous les autres sites au monde sont HS.
  • N’utilisez que des formats standards pour les fichiers : png et jpg au lieu de bmp et gif dans le cas des images, par exemple.
  • Pour les PDF, si vous utilisez l’intégration de Scribd, proposez un lien de téléchargement direct (des chatons meurent tous les jours à cause de liens directs qui manquent)…
  • Mettez des balises alt aux images (obligatoire et important pour la SEO) et des dimensions qui s’adaptent !

Pour le CSS

  • Utilisez du CSS pour le design et le JavaScript pour les évènements sur la page. Le JS ne doit pas être utilisé pour la mise en page.
  • Utilisez un fichier CSS externe pour plusieurs pages. Si vous le modifiez, ce seront toutes les pages qui seront mises à jour d’un coup !
  • Dans le CSS aussi, mettez tous vos fichiers en local, pas vers des @import sur des sites externes.
  • Bannissez les @imports : c’est très mauvais pour la vitesse de chargement des pages (ça aussi, ça tue des chatons et même des poussins !).
  • Si vous ajoutez des propriétés spécifiques pour un navigateur, ajoutez aussi ceux pour les autres navigateurs (-webkit-, -o-, -ms-, -moz-, -khtml-).
  • Ajoutez une feuille de style pour l’impression.
  • Restez au courant des nouvelles propriétés CSS, ainsi que leur support dans les navigateurs.

Dans tous les cas, évitez les trucs listés ici.

Le Copyreich

Lundi 20 mai 2013

copyreich.png
Copyreich : n. m. Dictature imposée au nom de la sacro-sainte excuse du droit d’auteur par les industriels de la culture.

Que les industriels de la culture appliquent leurs règles débiles sur leurs œuvres qu’ils veulent tuer, je m’en fiche un peu pour eux.

Mais qu’ils demandent la censure de choses qui sont totalement légales mais qui les gênent tout simplement, ça commence à faire un peu chier.

La notion de « dictature du copyright » (copyreich) prend en effet tout son sens quand les industriels demandent à Google de censurer les résultats pour un documentaire concernant The Pirate Bay : le film lui-même est placé sous une licence de libre diffusion par son auteur et les industriels n’ont aucun moyen légal de le faire censurer.

La protection et la rémunération des auteurs, qu’ils disent ? Dans les faits, les industriels n’hésitent même pas à attaquer les artistes en justices, ces derniers voulant récupérer des enregistrement à eux.

La protection des artistes n’a jamais été le but de ces dictateurs.

image de Bajazet

L’origine des régions dans Pokémon

Dimanche 19 mai 2013

Tenez, vous saviez d’où venaient les formes des régions dans Pokémon ?
Regardez les régions et approchez la carte du Japon, vous verrez :

les regions dans pokemon
Certains se sont amusés à refaire toute la carte comme ça !

On trouve même les autres pays comme la France et c’est assez joli !

D’ailleurs, vous savez à quoi va ressembler la prochaine région, Kalos, des versions X et Y ? À ça :

pokemon kalos region
C’est familier non ?

Et le fait que le trailer du jeu laisse clairement apparaître Pikachu dans ce qui semble être la tour Eiffel, et son attaque venir de l’Europe, oui, ça ne laisse aucun doute !

Attention ! Cette page HTML va afficher du code HTML. Êtes-vous d’accord ?

Mardi 14 mai 2013

À l’instar de Seb, excédé, qui distribue un script pour bloquer des trucs dans les pages web, moi ce qui commence à me faire chier de plus en plus c’est ça, concernant les cookies :

cookies-accepter
Oui, les sites qui demande avec un gros popup débile (laissant guère le choix, btw) s’ils peuvent accepter les cookies me font chier, et ce site (Oracle) n’est pas le seul.

Pourquoi ?

Premièrement : Parce que les cookies font partie du Web. Est-ce que le site web vous demande s’il peut utiliser du CSS pour les couleurs ? Demande-t-il pour utiliser des scripts ? Des liens ? Des images ? Non.

Deuxièmement : c’est une question totalement hypocrite ! Ça fait des années que ces sites utilisent des cookies pour espionner les habitudes des visiteurs, et là ils nous demandent gentiment s’ils peuvent continuer ? La loi les oblige, ok, mais c’est hypocrite quand même.

Troisièmement : le site ne fonctionne pas si on refuse. C’est complètement CON : certains sites redemandent en boucle jusqu’à ce qu’on dise oui. Merde.
Est-ce que votre frigo vous colle un popup pour dire « attention ! En utilisant le frigo, vos aliments resteront froids ? Oui / Non / Annuler ».

Ouais, je sais bien que ceci est à cause d’une directive européenne, mais ceux qui ont pondu ça ne servent à rien quand il s’agit de technologie : la directive dit que tous les sites web devraient demander l’autorisation pour stocker des cookies : ben on a pas terminé avec ça…

Je vous le dis clairement dans ma page « à propos » : mon site utilise des cookies. Et il en utilisera toujours (oui j’en ai besoin : c’est pour la gestion de session). Si vous n’en voulez pas, barrez-vous ou bloquez-les vous-même !
Je vais pas me priver d’une partie des technologies mises à ma disposition pour faire plaisir à des costards cravates qui ne savent pas de quoi ils parlent. Le problème vient surtout de l’éducation des utilisateurs et ça c’est le rôle de l’école : pourquoi en 2013, les élèves de collège/lycée (qui utilisent tous un ordinateur) ne savent pas ce qu’est un cookie ? Un script ? Là est le problème.

Les gens savent qu’il ne faut pas mettre les doigts dans une prise, ou une cuillère dans le micro-onde, non ? Alors pourquoi ils apprennent pas aussi comment protéger un ordinateur ?

Non Monsieur, t’as pas compris l’Internet !

Lundi 13 mai 2013

Some faith in humanity has been restored Non Monsieur, l’Internet n’est pas un monde où règne le crime, l’Internet n’est pas un repère à nazis et à terroristes anonymes.

Bien sûr il y a des cons, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Mais ce n’est pas propre à l’Internet. L’internet est le reflet de notre société et si vous ne l’aimez pas, c’est pas le reflet qu’il faut changer.

L’Internet est un monde où chacun contribue, où chacun partage : le monde du partage y a remplacé le partage du monde. L’Internet permet de s’affranchir des préjugés quand on parle aux autres : il n’est plus question d’âge, de couleur de peau, d’origine ou de niveau social : on y est tous des personnes avec les mêmes passions, et c’est ça qui compte. Sur le net, chacun est capable de faire de belles choses, de les partager et d’aider son prochain.

On a pas besoin d’être sur place, on a pas besoin de passer à la télé, on a pas besoin de faire douze ans d’études, ni d’être fortuné : quel que soit votre talent, on peut en faire profiter les autres : partagez ce que vous faites, montrez au monde ce que vous savez faire. Ça ne coûte pas grand-chose, mais ça peut rendre les gens heureux.

L’internet permet le partage des idées et des talents, mais aussi des émotions.

Exemple avec cet homme : un sans-abris, dont une petite vidéo postée sur Youtube par quelques personnes qui croisèrent son chemin a rendu suffisamment célèbre pour créer un buzz sur le Web.
Les internautes lui ont permis de lever plus de 3000 dollars dans une campagne de dons, qu’ils lui ont donné en main propre avec quelques vêtements. La réaction de l’homme me laisse sans voix.

Je trouve ça magnifique.

Ça permet de remettre un peu de foi dans l’humanité de temps en temps.

Le CSA : nouvelle police de l’Internet Français

Lundi 13 mai 2013

cyberpirate
Ayé, le CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel ~ flics de la TV et de la radio) va remplacer la HADOPI pour envoyer des amendes à ceux qui font encore tourner l’industrie du disque.
Bien sûr, les amendes seront automatisées et toujours envoyées sur base de l’IP, ce qui reste aussi aberrant qu’avant : pas de changement dans la connerie…

La décision est due au fait que la Hadopi n’a jamais suspendu aucune connexion : ce n’est donc pas du tout rentable pour l’entreprise politique. Maintenant, les amendes vont arriver : bien plus rentable, hein. Un problème ?

Une solution si vous êtes en France et que vous ne voulez plus être fliqués et flicables : prenez un VPN à 5€/mois et toutes vos connexions seront chiffrées et sortiront au Panama ou en Islande.

PS : @maman : tu peux continuer à télécharger des MP3 sur Youtube comme je te l’ai appris, tu ne crains rien du tout.


MAJ 13/05/2013 :, concernant le communiqué de la Hadopi.

Enfin, le rapport ne néglige pas l’importance d’une fonction d’observation étendue, fortement indépendante et capable d’accéder aux informations nécessaires, placée au cœur de tout dispositif public dédié aux usages culturels sur internet.

Traduction :
  • Espionnage généralisé avec mouchard (« une fonction d’observation étendue »)
  • avec DPI (« capable d’accéder aux informations nécessaires »)
  • par une police privée (« fortement indépendante »)
  • pour les industriels de la culture (« dédié aux usages culturels »)

image de 4chan

Linux : c’est mieux ! Mais c’est moins cher…

Mardi 07 mai 2013

linux tux star wars Pourquoi installer une distribution GNU/Linux en cinq minutes sur son ordi ? Pourquoi ce système, où vous pouvez télécharger des logiciels testés et approuvés par tout le monde en un seul clic ? Pourquoi utiliser un environnement simple, stable, rapide, résistant aux virus ?

Exigez Windows ! Tellement bogué, tellement chiant, tellement fermé !
Windows est cher, oui, mais ce n’est pas un problème : vous avez trop d’argent de toute façon. Et puis entre nous : ça allègera un peu votre porte-feuilles beaucoup trop volumineux, hein ? Et ça relancera peut-être l’économie, qui sait : l’argent partira aux USA dans les poches de l’homme le plus riche du monde.

Si vous n’avez pas envie de vous délester des cent cinquante euros d’une licence unique pour Windows, qui sera inutilisable quand vous changerez de disque dur ou de clavier, vous pouvez vous rendre sur les sites de partage (comme The Pirate Bay) : des gens mal intentionnés seront plus que ravis de vous proposer la toute dernière version de Windows H4xor tout à fait gratuitement !
Le logiciel sera évidemment bourré de virus, de chevaux de Troie et autres logiciels malveillants, mais ce n’est pas grave : vous aurez un système encore plus buggé pour vous la péter devant vos potes et ça, c’est quand même la grande classe.

Par la même occasion, si vous rencontrez un ami « qui s’y connait » et qui vous propose d’installer Libre Office alors que vous vouliez Microsoft Office, refusez !
Oui, Libre Office est libre de tout droit, gratuit, disponible partout et tout le temps (même sur une clé USB), fonctionnera toujours et produira des documents que tout le monde pourra toujours lire mais il ne rivalise pas avec un logiciel payant, fermé et installable sur un seul ordinateur à la fois et qu’il faudra lui aussi réinstaller à chaque fois que vous brancherez la souris ; de toute façon vous adorez ré-installer vos logiciels depuis des CD rayés (bien que vous n’avez plus de lecteur CD).

N’oubliez pas non plus de télécharger Adobe Photoshop : soit la version légale à 3600$ et utilisable seulement depuis chez vous et connecté à Internet, soit la version Tipiak remplie de chevaux de Troie qui rendra votre ordinateur accessible aux pirates depuis la Chine ou Roumanie mais généreusement offerte sur les sites de partage.
Surtout, n’installez pas The GIMP : son homologue gratuit, libre, interopérable, léger et qui fait exactement la même chose (les virus en moins).

Concernant votre navigateur, je vous conseille d’utiliser Internet Exploser : quand une page web s’affiche correctement c’est bien, mais ça n’a pas de goût. Optez pour un affichage aléatoire de la page ! C’est quand même plus joli quand votre ordinateur ressemble à un Picasso différent chaque jour.

Bref, laissez tomber GNU/Linux, Libre Office, The GIMP et Firefox : ils sont trop gratuit, trop libre et trop bien pour vous. Choisissez un logiciel fermé, payant et rempli de virus à la place ! L’informatique ne serait pas ce qu’il est si tout se déroulait toujours comme prévu et en toute sécurité : il faut pimenter sa vie avec des messages d’erreurs, des toolbar à la con, des écrans bleus, des ré-installations tous les deux jours, des clés de produits, des antivirus (ou l’absence d’anti-virus, surtout).

En référence à :

image uploadée par 4chan

Installer une distribution Linux avec l’UEFI

Samedi 04 mai 2013

windows buster
Ceci est un article de Julien, qui résume le calvaire d’installer une distribution GNU/Linux sur un ordi bridé avec l’UEFI :

« Utilisateur de Windows 8, je remarque que le pc se met à planter régulièrement et je tente donc de trouver d’où vient le problème. Je fais une défragmentation avec l’outil par défaut de Windows 8 et ça dure quelques heures. On remarquera qu’on ne voit plus les secteurs et rien n’est indiqué quand le travail est fini. Vous ne savez donc pas si il y a des secteurs défectueux ou non… Vous savez que vous avez défragmenté, mais vous ne connaissez pas le résultat . Oui c’est formidable, ça donne la légère impression d’avoir perdu des heures pour rien. J’ai aussi essayé de faire un petit nettoyage avec CCleaner, mais toujours des freezes. J’ai regardé aussi si il y avait quelques malwares, virus ou autres conneries, mais malheureusement je n’ai rien trouvé. Je sais juste que ça a commencé à merder avec les mises à jour, mais mis à part ça rien. Quand j’ai eu quelques écrans de la mort d’une couleur magnifique bleu qui n’indiquaient rien et qui faisaient que démarrer le PC, j’ai commencé à voir vraiment rouge. Il y avait deux solutions : Ou j’en venais à exploser cette foutue machine ou je me débarrassais de Windows.

J’ai alors entrepris d’essayer d’installer Kubuntu, j’ai toujours bien aimé KDE. Je fais donc une clé bootable avec cette distribution et normalement il suffirait de booter dessus au démarrage. Oui, mais non : ceci serait trop simple.
Le pc la détecte mais refuse de la lire et lance simplement Windows. Je la refais plusieurs fois, j’essaye même d’essayer avec plusieurs distributions différentes ou d’utiliser un autre logiciel pour faire essayer de faire une foutu clé USB qui veut bien marcher.

Mais non, bordel de merde… Je n’y arrive pas et me demande, pourquoi ça na marche pas. Je me renseigne un peu et je remarque que le BIOS a été remplacé par quelque chose qu’on appelle "UEFI" ou "EFI"… Je me dis c’est quoi cette merde encore ? Et là, on remarque que c’est un truc à la con qui remplace le BIOS et qui est sert normalement pour protéger la machine. J’apprends que certaines machines peuvent à la fois utiliser la BIOS ou/et l’UEFI, je me dis donc que je vais essayer de remettre le BIOS hein.
Et bah non, je ne peux pas… Le seul choix est ce foutu truc à la con de UEFI et j’ai gentiment envie d’exploser de plus en plus ma machine contre le mur ou d’aller foutre mon poing dans la gueule de celui qui a mis ce truc en place. Je découvre donc qu’il y a un « Secure Boot » qu’il faut désactiver, mais la clé refuse toujours de se lancer. Quand je pense que c’était super simple d’installer une distribution Linux avec le BIOS… je le regrette rapidement.

Alors j’envoie un email à Timo et je lui demande s’il ne saurait pas m’aider et il me file le lien là : doc.ubuntu-fr.org/efi. Je ne saurais que le remercier, car ça m’a fort aidé pour installer Ubuntu. J’apprends donc que je dois installer Ubuntu 12.10 64 bits ou Linux-secure, je refais donc une clé bootable avec la version francophone d’Ubuntu 12.10 64 bits et là surprise… oui encore. Ça ne fonctionne toujours pas et je me dis super… C’est quoi encore qui fait chier ? J’apprends que la version francophone et la version internationale sont différente au niveau de la structure de leur ISO, c’est magnifique hein ? Je refais donc une clé avec la version internationale et je refais la procédure qui est expliqué sur le lien que m’a donné Timo.
Je vais donc dans firmware, je désactive le FastBoot et le SRT. Je n’oublie pas de désactiver aussi FastStartup dans Windows 8 qui se trouve dans la gestion d’alimentation et qui fait un sorte de redémarrage rapide directement sur Windows 8.

Et là enfin, je vois un menu qui s’affiche quand je redémarre le pc sur la clé USB. C’est un menu assez simple qui me propose soit d’installer ou de tester Ubuntu, je choisis donc d’installer Ubuntu. Là on attend un peu et on finit par se retrouver avec l’installation habituelle pour Ubuntu. Je choisis l’installation automatique, sinon je sens que je vais me compliquer la tâche avec l’installation en manuelle. Je choisis donc d’écraser Windows totalement pour le remplacer par Ubuntu et donc il m’indique le truc habituel. L’installation finit et le pc redémarre, la première chose que je fais c’est d’installer l’interface KDE au lieu de cette chose immonde qu’est Unity et que je n’aime vraiment pas. Pour ceux qui chercheraient la commande à mettre dans le terminal, c’est ça :
sudo apt-get install kubuntu-desktop
Ça vous permettra d’installer le minimum et de choisir KDE à la place d’Unity dans les interfaces qui vous sont proposées au démarrage. N’oubliez pas non plus de faire une petite mise à jour pour les langues, car vous aurez à la base KDE en anglais… Même si vous aviez Unity en français.

Il me restera une chose à trouver et je vous invite à partager vos solutions pour mon problème, si vous le voulez. Quand j’ai regardé les partitions avec le gestionnaire de partitions de KDE… J’ai rapidement vu un petit souci et je ne sais pas comment régler ça. J’ai le truc qui c’est divisé en deux parties : /dev/sda et /dev/sdb. Voici mon problème : J’ai le point de montage /dev/sda2 qui fait une taille uniquement de 20,91 Gio et j’ai d’un autre coté /dev/sdb3 qui fait 696,92 Gio. J’aimerais fusionner ces deux partitions en une seule. Le problème est que la machine considère qu’elles sont sur deux périphériques différents et je ne sais pas comment faire pour donner les Gio de dev/sdb3 à /dev/sda2. Si l’un d’entre vous à une idée pour résoudre ce problème, car je pense que /dev/sda2 va être rapidement rempli et que je vais avoir un problème de stockage.

Je ne sais pas pourquoi, ça a été divisé en deux périphériques… C’est vraiment la merde. »

image uploadée par 4chan

Les technos qu’il faudrait mixer pour avoir un jeu vidéo qui rox

Mercredi 01 mai 2013

mario-wallpaper
Vous connaissez le dessin animé Code Lyoko ? Ou la web série VGHS (Video Game High School) ? Dans les deux cas les gens sont physiquement derrière un ordinateur mais sont virtuellement dans le jeu, où ils combattent ou jouent les uns contre les autres, comme s’ils y étaient physiquement.

Ben, vous savez quoi ? Je pense qu’on est pas bien loin d’un jeu vidéo qui pourrait le faire en vrai. Une bonne partie des technologies existe déjà, en fait !

Il suffit de mixer :

– la Wii et le Kinect pour détecter les mouvements
– les lunettes à réalité augmentée (comme ici) et les Google Glasses
– les projecteurs qui transforment toute une pièce en terrain de jeu, comme l’Illumiroom de Microsoft.
– les hologrammes reproduisant des sensations au toucher, comme ce qui existe déjà depuis quelques années en laboratoire.

Je pense que rien qu’avec ça, il est possible de faire énormément de choses : produire les effets visuels et sonores déjà, puis ceux du toucher pourrait transformer n’importe quelle pièce de la maison en carte d’un jeu vidéo.

Sérieusement, le futur du jeu vidéo et de la simulation risque de bien roxer !

image

Mettre des accents avec un clavier QWERTY

Mardi 30 avril 2013

Oui ! C’est possible ! Et sans utiliser les combinaisons auxquelles je n’ai jamais rien compris avec Alt, du style ALT+1123.

Le fonctionnement est le même que la manière de faire le circonflexe sur un clavier AZERTY : on tape l’accent (qui ne s’affiche pas à l’écran) suivi de la lettre (e, a, u…).
Cela marche sous Linux et sous Windows, toutes versions (depuis au moins 98).

L’accent grave tout en haut à gauche, avant le 1. Il suffit d’appuyer une fois dessus, puis sur le « E » et on a un « è »

L’accent aigu près de la touche entrée, c’est l’apostrophe et le principe est le même. (Sous Linux, il se peut qu’il faille faire AltGr+ ' puis la lettre à accentuer (cette touche permet aussi de mettre la cédille au « c »).

L’accent circonflexe est sur la touche du 6, accessible avec la touche majuscule ou shift.

schema clavier qwerty
Donc voilà, plus d’excuses pour ne pas mettre les accents sur les lettres, y compris les lettres capitales d’ailleurs.

Voilà, l’ADN est breveté et soumis à une licence d’utilisation

Lundi 29 avril 2013

champ-de-ble.jpg Je me souviens qu’il en était déjà question avant, mais là ça devient un peu plus officiel : les agriculteurs n’ont plus de droit de ressemer les semences d’une année sur l’autre.

Tout ça parce que le blé acheté au départ est privé et on n’a le droit de le semer qu’une seule fois. C’est effarant où on en arrive…

Donc ouais : l’ADN des grains de blés a été privatisée et soumise à une licence d’utilisation…

(Et merci Monsato hein, dans un pays qui taxe l’eau de pluie aussi)

image de Tonio Mora

Quelques abréviations geek

Lundi 29 avril 2013

do-all-the-stuff.png Je sais qu’il n’y a pas seulement des geeks qui me lisent, et cet article s’adresse à eux pour une fois : je recense ici quelques abréviations issues de l’Internet, des réseaux sociaux ou du monde geek (parfois utilisées à l’oral, en anglais souvent).
La liste n’est pas du tout exhaustive, mais c’est un début de guide de survie, si vous voulez.

Si vous avez d’autres mots étranges rencontrés sur le net, utilisez les liens à la fin de cet article, vous trouverez.

  • btw : by the way : par ailleurs, au fait…
  • fyi : for your information : pour ton information, saches que…
  • omg : oh my god : oh mon dieu
  • omfg : oh my fucking god : oh mon dieu (plus fort que omg).
  • imo : in my opinion : selon moi, à mon avis…
  • tl;dr : too long ; didn’t/don’t read : trop long, je n’ai pas lu ; trop long, je ne lis pas
  • afk : away from keyboard : loin du clavier (dans un jeu vidéo, par exemple : on se met en afk pour dire qu’on cesse de jouer quelques instants)…
  • brb : be right back : je reviens, deux secondes, un instant s’il te plaît (même utilité que afk, mais moins geek)
  • ftw : for the win : pour le meilleur
  • aka : also know as : aussi connu sous le nom de …, alias …
  • tbh : to be honest : pour être honnête, en toute franchise…
  • diy : do it yourself : fais-le toi-même, à faire soi-même
  • wtf : what the fuck : ~hein ? ~quoi ? ~sérieux ?
  • wtd : what the duck : version moins vulgaire que wtf, mais traduisant la même chose, sans gros mots.
  • asap : as soon as possible : aussi rapidement que possible, si tôt que possible, le plus vite possible…
  • dnw : do not want : j’en veux pas, je ne veux pas de ça…
  • gg : good game (jeux vidéos) : bien joué, bravo, bien…
  • yuno ? : why (y) you (u) no ? : pourquoi tu ne … ?
  • y : why : pourquoi (prononciation de la lettre « y »
  • u : you : toi (prononciation de « u »)
  • b : be : être (prononciation de « b »)
  • r : are : être (conjugué, prononciation de « r »)
  • gtfo : get the fuck out : dégage, sors d’ici…
  • rotfl : rolling on the floor laughing : je me roule par terre de rire
  • pmsl : pissing myself laughing : je me pisse dessus de rire
  • lmao : laughing my ass off : même idée que pmsl, mais je n’ai pas de traduction autre que littérale.

Quelques liens :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lexique_du_jeu_vidéo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_termes_d'argot_Internet
http://www.internetslang.com/
http://www.netlingo.com/acronyms.php
http://www.gaarde.org/acronyms/
http://www.urbandictionary.com/
Voir aussi dans les commentaires ci-dessous, pour quelques autres !

Quand Google passe à l’attaque

Samedi 27 avril 2013

police.jpg
Ce matin, l’ami Suumitsu a constaté une chose étrange : son site ne renvoie plus aucun résultat dans une recherche Google !

Son site est pourtant bien indexé : 356 pages sont indexées par Google, mais aucun résultat n’est renvoyé. Par ailleurs, les autres sous domaines du site sont, eux, bien visibles dans Google.

C’est donc une désindexation de tout le sous-domaine qui frappe le site.

Les raisons sont encore obscures : d’un côté on trouve des demandes de retrait par des ayants droit, et de l’autre Mitsu se demande si ça a quelque chose à voir avec la récente affaire opposant Wikipédia aux services de renseignement Français, où il avait publié un article dénonçant les pratiques de la DCRI (qui s’est par la suite pris un gros effet Streisand dans la tronche).

Je n’en sais pas plus que ça, mais c’est quand même très moche, quelque soit la raison, qu’un site soit complètement désindexé, et encore plus que Mitsu ne semble absolument pas avoir été mis au courant.

Heureusement, le site de Mitsu est massivement répliqué ailleurs au moyen d’autoblogs par exemple (par exemple chez moi), qui eux ne sont pas bloqués.

Cela montre encore une fois une chose : les moteurs de recherches sont des outils proposés par des entreprises privées plus ou moins scrupuleuses et sans loi sinon la leur. Ils sont totalement maîtres de ce qu’ils font et nous n’avons aucun recours. De la grosse magouille…
Il en va de même pour tous les services en ligne : Twitter, Facebook, Youtube et tous les autres.

Ce qu’il faut retenir : ne basez jamais votre économie sur des outils privés. Si vous me croyez pas, demandez aux créateurs d’App-Gratis : du jour au lendemain c’est tout leur business qui est tombé dans les pommes grâce à Apple…
Idem pour tous les sites de partage de fichiers : Paypal les bloque totalement. Même chose pour Wikileaks ou ThePirateBay : sous les pressions des gouvernements ils ont peu à peu été coupés du monde : impossible de les soutenir avec des dons, impossible de trouver des serveurs, des noms de domaines…

Et l’avenir nous montrera encore bien plus d’exemples comme ça, malheureusement… Les solutions incensurables comme Tor ou Freenet commencent également à se faire attaquer par voie légale

image d’Eric Constantineau

Pourquoi Flattr ?

Jeudi 18 avril 2013

flattr.jpg Après avoir utilisé Google Adsense un temps puis m’être fait virer comme tant d’autres, avoir réfléchi à des idées avec vous, j’ai fini par installer (depuis quelques mois maintenant) un bouton Flattr.

Flattr sur mon site
Déjà : il n’y aura plus jamais de contenus externes inclus dans mes pages (discus, scripts, polices de caractères…). Le bouton Flattr n’échappe pas à la règle et l’image est hébergée chez moi. C’est aussi pour ça que vous ne pouvez pas flattrer en un clic, mais qu’il faut cliquer dessus, changer de site et me flattrer là-bas.
La raison : je ne veux pas de scripts externes (potentiellement des mouchards) sur mon blog.

Flattr, comment ?
Flattr est un service de micro-paiement (don) destiné aux créateurs sur internet. Ça se passe de la façon suivante :
  1. le blogueur (ou créateur) crée un compte sur Flattr.com, ajoute son site à ses créations et installe un bouton Flattr sur son site.
  2. l’internaute crée un compte Flattr et y ajoute de l’argent (à partir d’une carte bancaire par exemple)
  3. l’internaute arrive sur le site et s’il en a envie, il peut cliquer sur le bouton flattr pour lui faire un don. Un seul clic suffit.

Le principe inédit de Flattr
Contrairement aux autres systèmes de dons, où le montant du don est fixe et c’est le nombre total de dons qui détermine combien vous investissez au total, Flattr fonctionne de façon inverse : vous choisissez un montant mensuel fixe (exemple : 2€) et ce montant est partagé entre le nombre de clics que vous aurez fait, tout site confondu.

Ainsi, pour un montant de 2€, si vous faites 4 clics dans le mois en cours, chaque don sera de 0,50€ et chaque morceau des 2€ ira alors à la personne que vous avez flattré.
Attention : si vous cliquez 10 fois sur le même site, chaque don sera bien de 0,20€, mais tout ira à la même personne quand même !

S’il arrive un mois où vous ne flattrez personne, alors les 2€ restent à vous, c’est tout.
Ce système évite que vous vous ruiniez, vu que c’est vous qui choisissez le budget partagé chaque mois entre tous ceux que vous flattrez.

Pourquoi c’est mieux que la pub ?
Du moins… c’est mon avis : la pub est subie. Flattr n’est pas subie : c’est vous qui cliquez. Et le bouton flattr est discret et non-invasif.
D’autre part, la publicité classique (genre Adsense) rémunère au nombre de clics ou au nombre d’affichage. Du coup, les blogueurs inondent leur site d’articles juste pour pouvoir être payé plus.

Flattr permet au contraire à l’internaute de flattrer ce qu’il veut. C’est donc directement la qualité d’un article qui détermine le revenu final.
Et ça c’est selon moi quelque chose d’essentiel.

Actuellement, les médias parlent de plus en plus des bloqueurs de publicité : sous prétexte que des sites et des annonceurs meurent à cause d’eux.
Je pense que ce n’est qu’une conséquence logique de ça : des sites ne contiennent pratiquement plus que des pubs. Il y a eu tant d’abus des publicités, que ce n’est tout simplement plus possible : les sites sont lourds, amochées, intrusifs à cause de l’abus de publicités dans les pages.

Il faut trouver d’autres méthodes, et à force de voir et lire des choses sur Flattr je commence à constater comment ce système pourrait remplacer la pub, s’il était adopté plus massivement.
Il faut juste que la majorité des internautes soient sensibilisés : la publicité sur un site n’est pas gratuite, vous payez de votre vie privée et inconsciemment.
De plus, comme l’indique très bien Ploum : laisser s’afficher une pub sur un site c’est surtout permettre à l’annonceur de vivre : le site, lui, ne reçoit que quelques fractions de l’argent mis en jeu…

Avec flattr, c’est 90% du montant qui va au site (les 10% restant sont une commission de Flattr).

Pour conclure
Je pense qu’actuellement Flattr permet de permettre à des créateurs d’être rémunérés par leurs fans, d’une façon qui n’est pas intrusive, qui ne ruine pas l’internaute et qui respecte tout le monde.
Flattr ne se subit pas, il demande une action de la part du donneur, et il est très simple de l’ignorer.

Pour info, et j’ai vu ça ce soir, il y a des objets flattrés que personne n’a encore revendiqué. Ils ont reçu des dons mais leur auteurs respectifs n’ont pas créé de compte (ce sont des fans qui ont mis ça en place). C’est le cas d’XKCD ou Wikipédia sur Twitter par exemple.
Flattr mériterait d’être plus connu je pense, surtout vers les projets comme Wikipédia qui font souvent appel aux dons.

image de Flattrcom

Open-source ne signifie pas que la porte est ouverte aux pirates !

Dimanche 14 avril 2013

cadenas grillage Un logiciel open-source est un logiciel dont le code source est public, lisible et que l’on peut étudier.

Les pirates aussi peuvent donc l’étudier, et repérer les failles de sécurité pour les exploiter.
Pourtant, cela ne signifie pas que le programme est moins sûr que son homologue dont le code source n’est pas disponible.

Imaginons que l’on ait un lecteur d’empreintes digitales pour une porte qui n’accepte que les empreintes d’Alice. Seule Alice est en mesure d’ajouter une personne autorisée à entrer.
Oscar (le pirate) n’est pas autorisé, mais il connait le fonctionnement du lecteur d’empreintes (ce dernier est open-source). Oscar sait donc que seule Alice peut le faire rentrer.

Le système est-il moins sûr ? Non : Oscar ne peut rien faire. Il a beau connaitre le fonctionnement de la machine, il n’a pas les mêmes empreintes digitales qu’Alice.

Si on suppose qu’Alice fait très attention et que ses empreintes ne sont pas dans la nature, alors la porte est totalement sûre.

On voit donc qu’il ne faut pas confondre le système de sécurité lui-même (le lecteur d’empreintes, le cadenas...) et les codes d’accès (les empreintes, la clé...). Ici, le système est sécurisé tant que la clé est bien cachée, et ceci même si on connait le fonctionnement interne du système.

La sécurité dans le mode open-source réside donc dans le fait de bien cacher les clés plutôt que cacher le fonctionnement du système. Et c’est bien : si la clé était sous le tapis, alors on en aurait rien à faire que le lecteur d’empreintes digitales soit open-source ou pas : vu qu’on a la clé il est possible de rentrer dans tous les cas.

D’ailleurs, le fait de publier le code source permet à tout le monde de pointer les erreurs et donc une correction plus rapide des failles éventuelles.

(Après, rien n’empêche un logiciel dont le code-source n’est pas disponible au public d’être sécurisé quand même : c’est juste que cette notion de « sécurisé » ne sera pas attestée par toute une communauté experte, mais seulement par une poignée d’ingénieurs.)

image de Jeremy Brooks

Bon anniv, SebSauvage

Mardi 09 avril 2013

sebsauvage40.png Un post un peu spécial aujourd’hui, destiné à l’une des étoiles de notre blogosphère.

Seb, certains te connaissent depuis très longtemps, moi c’est sur CCM que je t’ai « rencontré », à force de tomber soit sur toi dans les forums soit en regardant les auteurs de tes multiples pages dans la FAQ du site.
Ce n’est qu’après que je suis tombé sur ton site un peu par hasard en cherchant des infos sur les ordis : j’étais tombé sur ta page Comprendre l’Ordinateur, qui m’avait à l’époque beaucoup aidé. C’était en 2007 je crois…

Par la suite, en parcourant le reste du site, j’ai atterri sur ton blog et c’est là que je suis tombé dedans…

Ton blog est dans mes souvenirs le premier blog auquel je suis abonné et que je suis régulièrement (et qui est surtout encore actif).
Tu es aussi celui qui m’a donné envie de bloguer, et si je suis là aujourd’hui, c’est donc aussi grâce à toi. Merci.

Bref, comme je ne veux pas m’étaler de façon excessive, je vais m’arrêter là. Mais saches que tu es une figure plus qu’emblématique du web français, ainsi que pour moi.

Bon 40e anniversaire, Seb. Que la force soit avec toi.


PS : http://sebsauvage.net/paste/?74a93fd70875eeb1#u8TQ/howg3wo4i2LdKG/eIXt2m8x3Tewxk3wsTDSaN4= :-)

PPS : et je te transmets ici le message de Korben, qui est parti en vacances en mode offline mais qui souhaitait tout de même te laisser un petit mot :

Merci Seb pour toutes ces années de veille, de procrastination et de bons conseils. Bon anniversaire et continue ce que tu fais !

Ainsi que de Ploum, qui te souhaite un bon anniversaire, depuis « le bout du monde » pour reprendre ses mots.

République Franchouillarde Chrétienne

Lundi 08 avril 2013

Je m'appelle Charlotte, j'ai 17 ans. Pendant les événements du Printemps Français, j'avais 7 ans. J'ai fait toutes les Manifs Pour Tous sur les épaules de mon père. Le 24 mars 2013, il m'a dit de me mettre devant pour forcer les barrages de la milice communiste. Je me suis pris une bombe lacrymo dans la bouche, j'ai fait deux jours de coma et les médecins ont dit que j'aurais peut-être des séquelles au cerveau. Vous connaissez la suite de l'histoire : en avril les parlementaires ont reçu la lettre de la petite Alix, la loi Taubira a été rejetée et le parti LMPT a pris le pouvoir en 2017. Frigide Barjot présidente, elle a nommé Xavier Bongibault Premier ministre et la France a enfin connu des jours meilleurs. Ici je raconte mon quotidien, celui d'une lycéenne en 2023, d'une adolescente de la "génération gazée", qui remercie chaque jour le Seigneur de n'avoir jamais eu à subir l'invasion des homosexuels.

C’est ça, la France que veulent les Français ?

Source et à lire : http://deuxmilvingttrois.tumblr.com/post/47355949767/aujourdhui-sixtine-ma-dit-quelle-etait


Et comme je n’ai pas honte parce qu’il n’y a pas de quoi avoir honte :

iran-2013.jpg

Pourquoi le revenu universel de base va devenir indispensable

Samedi 06 avril 2013

La blogosphère et la réflexion collective actuelle parle de plus de l’idée d’un revenu de base, aussi appelé revenu universel, revenu de vie ou revenu d’existence. Même si l’idée existe depuis longtemps, je pense que ce concept va devenir indispensable dans le futur.

Revenu de base ?

L’idée est que l’État donne un revenu minimal, égal, illimité, inconditionnel à tout le monde. Peu importe sa situation, son sexe, son âge (sauf peut-être les enfants, qui ont moins de dépenses que les adultes).

Ce revenu ne doit pas être haut, mais il doit être suffisant pour donner à quiconque la possibilité de vivre dans des conditions humaines.

Ainsi, il doit permettre à chaque être humain :
  • de se nourrir ;
  • de s’habiller et de se laver ;
  • de se loger.

C’est le minimum qui devrait être accordé à tout le monde. Évidemment, on ne parle pas de bouffe cinq étoiles ni d’une villa avec piscine, mais juste de quoi ne plus avoir faim ni froid.

Pourquoi le revenu minimal actuel (RSA, ex-RMI, etc.) n’est plus possible ?


Les revenus sociaux actuels se basent sur la situation des personnes : a-t-il un travail ? Quel âge a-t-il ? Marié ? Des enfants ? Personnes à charges ? Tant de variables qui ne sont plus nécessaires avec une idée d’un revenu universel de base.

De plus, les revenus sociaux actuels cessent au bout d’un certains temps de chômage, pour éviter qu’une personne profite de sa situation (en effet, il est selon moi intolérable qu’une personne ne travaillant pas ait plus d’argent de poche à la fin du mois qu’un travailleur).

Mais quid si la personne ne trouve aucun travail ? Il est simplement jeté à la rue, rendant par la suite la recherche d’un emploi et d’un moyen de vivre encore plus difficile.

C’est un cercle vicieux.

Le faux problème du chômage face à l’automatisation des usines


Une autre chose que je ne comprends pas dans cette société : le faux problème du manque de travail.
Le travail ne manque pas. C’est le travail accomplissable par des humains qui manque.

Depuis près de 200 ans, depuis le début de l’ère industriel en fait, et surtout depuis l’âge où de plus en plus de choses sont automatisés (ce qui va encore énormément s’accentuer dans le futur), la quantité de travail que l’Homme doit fournir de ses mains diminue. Et c’est un bien, même si il est présenté comme un mal.

C’est un bien car le confort des humain en est augmenté : on fait accomplir par des machines ce que faisaient les hommes. Plus de fatigue, plus de pauses, plus de nuit, plus de vacances : une machine peut tourner 24h/24, 7j/7 365j/an sans broncher.

Les Hommes peuvent alors se reposer et vivre leur vie d’être humain, tout en profitant du confort des produits usinés par les machines.

Franchement, que demander de plus ?

Je vous le demande… Arrêtez de vous plaindre de la robotisation des usines ! C’est un bienfait, et pas un mal (à condition d’avoir un revenu de base, mais j’y reviendrai).

Les conséquences du tout automatique


On l’a vu : si les usines deviennent toutes de plus en plus automatiques, ça signifie que des travailleurs vont être mis à la porte. Selon moi, ils ne perdent pas un emploi, mais gagnent du temps libre pour vivre.

Si rien ne change dans la société et l’économie et la notion d’emploi (comme c’est le cas depuis trop longtemps) alors on a un problème : ceux qui ne travaillent plus n’ont plus de quoi vivre. Je ne parle pas de confort, mais de vie.

C’est cela qui rend l’emploi indispensable dans cette société et qui permet aux patrons de baisser les salaires de plus en plus : peu importe le salaire, car vous avez faim et vous voulez manger. Oui, c’est de l’exclavage moderne, basé en partie sur la psychologie plutôt que les coups de fouets.

Il faut changer ça !

L’emploi doit redevenir un bien, et non le chômage un mal.
Le patron et son usine doivent avoir besoin de main d’œuvre et non le citoyen besoin d’un emploi.

La fausse excuse des détracteurs du revenu de base


Le principal argument des détraqueurs, c’est que si on donne à tous un revenu de base, certains peuvent être tentés de ne pas travailler.

Et bien vous savez quoi ? Tant mieux. C’est fait pour.

Tout le monde doit pouvoir avoir le droit de vivre, surtout actuellement : on est plus à l’époque de chasse au mammouth où toute la meute était mobilisée pour attraper un animal et le manger.
On est dans une société de sur-production qui a largement la capacité de nourrir tout le monde presque gratuitement.

De nombreuses études ont été faites, notamment aux États-Unis, au Koweït, au Canada, en Inde, à Singapour ou en Namibie.
Toutes les études montrent que le désintéressement au travail est faible. Ils notent même parfois une baisse de la criminalité et de l’absentéisme à l’école.

Le revenu de base est un revenu minimum qui ne permet ni un confort énorme ni beaucoup de loisir. C’est là que devra venir l’envie de travailler.
Envie d’un smartphone à 700€ ? D’une nouvelle télé 120cm ? Désolé, si la vie est un don, le confort se mérite !

Une fois que la personne a sa télé, il doit pouvoir remercier son employeur et arrêter de travailler. Sans discussions. L’employé, celui qui donne de son temps libre et de ses mains doit pouvoir être « le roi » devant son employeur.
Il faut changer l’offre d’emploi en demande de main d’œuvre. Changer le « qui veut bien me nourrir ? » en « qui veut de l’argent en échange de votre temps libre ? »

Si l’employeur veut de la main d’œuvre et veut la fidéliser, il devra y mettre le prix (de l’argent évidemment, ou bien des options comme une voiture à la signature d’un contrat, par exemple), et cesser (comme ça se fait en ce moment) de vendre du labeur contre une bouchée de pain.

Il est normal que ceux qui travaillent plus gagnent plus, et il faut le laisser à ceux qui en veulent, et non plus faire de l’emploi un besoin vital.

Qui va payer le revenu de base ?


L’État.

Et lui, il va tirer son argent des entreprises basé sur le bénéfice, ainsi que de la TVA (impôt basé sur la quantité de bien acheté : un riche achètera plus et plus cher qu’un pauvre).

De plus, au lieu de faire payer le travailleur au moyen d’un impôt, il faut réduire les salaires, prélever les impôts directement à la source (oui, je suis contre cette mascarade honteuse de « revenu brut / revenu net »). Un revenu doit être toujours net, l’impôt sur le revenu et les cotisations directement prélevés sur l’employeur. Cela garantira que le même travail effectué par deux personnes différentes engendrera le même salaire net.

Le revenu de base devra être calculé sur le coût de la vie, et en fonction des caisses de l’État. Les caisses de l’État sont remplies par chacun, il est donc normal qu’elles serve à tous. Si le PIB/PNB est doublé, le pays est bon et les habitants doivent pouvoir en profiter, directement par un revenu plus haut, ou indirectement par des infrastructures meilleures (c’est déjà un peu le cas mais l’argent que l’état n’a pas est dépensé quand même et c’est là le problème du déficit).

Les impôts ?


Celui qui gagne de l’argent doit fournir l’argent de toute la communauté. Faire autrement n’est d’ailleurs pas possible.

Mais comme je l’ai dit, les gens ne payent plus d’impôts. C’est l’employeur qui reverse une somme à l’État, pour chaque travailleur. L’impôt sur le revenu est déduit directement (c’est ainsi aux Pays-Bas) et les salaires sont nets (ça par contre ce n’est pas comme aux P-B).

En conclusion


L’État actuel de la société montre un problème avec l’emploi, qui ne peut plus satisfaire tout le monde. Normal : la société actuelle est basée sur un principe d’offre et de demande du passé.
La demande de main d’œuvre a depuis considérable diminué, au bénéfice du confort. Ne nous plaignons pas de cela quand humainement on peut le prendre comme un avantage.

Changeons plutôt la société et son fonctionnement pour autoriser à ceux qui ne ne trouvent pas de travail de vivre.
Rendons au travail sa place de « plus » dans la vie, et non un besoin primaire artificiellement rendu comme tel aujourd’hui.

Petite précision quand même : le revenu de base n’est pas forcément un montant en argent. Il peut aussi être un appartement minimal et de la nourriture fournie.
Il faudrait aussi arrêter d’interdire les gens de subvenir à leur besoins (interdire Monsanto® et compagnie d’interdire aux gens de faire un jardin personnel, par exemple).

Liens :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Revenu_de_base
http://nat.fam-martel.eu/2011/09/un-impot-juste/
http://nat.fam-martel.eu/2013/01/impot-justice-simplicite/
http://nat.fam-martel.eu/2012/05/communisme-capitalisme-revenu-de-base/
http://nat.fam-martel.eu/2013/02/le-systeme-monetaire-commet-jeu-de-carte/

EDIT 8/4/13 : on me signale aussi cet article : http://artimuses.be/2013/01/robotique-revenu-de-base/

EDIT 13/4/13 : http://www.youtube.com/watch?v=IVBLcpAkNN8

Ouverture d’un blog dédié à mes articles scientifiques

Samedi 06 avril 2013

sunrise-over-science.jpg Comme j’ai indiqué il y a quelques jours dans mes liens, je vous annonce l’ouverture de mon nouveau site, entièrement dédié à mes articles scientifiques (qui ne seront alors plus postés ici).

Le lien : couleur-science.eu

J’ai en effet eu l’envie de faire un nouveau site, parce que le nombre d’articles scientifiques commence à devenir un peu plus important maintenant, et j’ai de plus plein d’idées en tête pour en faire d’autres, et il m’a semblé important de faire deux instances séparées.

Le blog est vide pour le moment, mais ça ne saurait tarder pour qu’il se remplisse :D.

image de zhouxuan12345678

IE10 : premier facepalm…

Jeudi 04 avril 2013

Encore raté, Microsoft : ce soir j’ai installé la version 10 de ton navigateur sur ma partition Windows 7.

Une fois le redémarrage terminé, c’est avec allégresse que je clique que le gros E bleu, et que j’affiche mon site. Epicwin me dis-je : cela semble s’afficher correctement.
Il y a les dégradés et les ombres sous le texte et même les flammes sur le titre (reléguant à Chrome (et Safari) le statut de seul navigateur qui ne l’affiche pas, mais ça va viendre).

C’est alors, toujours dans un état d’euphorie, que j’ai le malheur de cliquer sur le lien vers mes outils en ligne

ET LÀ, C’EST LE DRAME !

(EDIT : j’ai corrigé le bug hier soir pour IE. Un simple Border:none; en CSS, mais ça ne devrait pas être nécessaire si IE était pas si con).

ie10-liens-images.png
IE 10 affiche toujours et encore des putain de bordure sur les liens-images.

C'est le seul à faire ça, depuis 10 ans.
C'est le seul a faire ça, seulement sur les liens images.
C'est le seul à faire ça, sans que ce soit demandé.
C'est le seul à faire ça.
Et que je te déteste, IE.

PS, voilà comment ça s’affiche sous Firefox et sous Opera :
opera-mes-outils-en-ligne-capture.png
(Je remarque du même temps que Chrome Néo-ie6 affiche lui aussi tout de travers… Lui aussi je commence à en avoir de plus en plus marre qu’il fasse n’importe quoi, parce que ce n’est pas la première fois >_<).

10 trucs qui me font détester votre site web !

Mercredi 03 avril 2013

grumpy-dino.jpg J’ai déjà fait des articles comme ça, mais là je commence à en avoir raz le cul des codeurs et des sites qui se voient tout permis, surtout quand il s’agit de faire du caca, et le plus souvent pour respecter l’utilisateur le moins possible.

Voici ces trucs que je ne veux plus voir sur un site, sinon je ferme directe. Raz le bol.


Le Popup qui vous explose à la figure !
On visite une page web, on commence à lire et d’un coup un popup gigantesque arrive en plein sur la page, souvent pour ne rien dire d’ailleurs. Action pour contrer ça : Ctrl+W.

Les liens avec un target="_blank".
Ça fait quoi ? Ça force l’ouverture du lien dans un autre onglet. On dirait pas comme ça, mais c’est chiant : j’ai déjà un bouton pour ouvrir le lien dans un autre onglet ! Je n’en ai pas besoin d’un second ! Ça ouvre 50 onglets partout. Oui, le geek est un flemmard. Heureusement il utilise un navigateur qui lui permet de choisir de désactiver les liens ouvrant un onglet : dans Opera, allez sur la page opera:config et recherchez « ignore target ». Cochez la case et validez.
Ou alors allez là pour y allez directement si vous êtes encore plus flemmard que moi : opera:config#UserPrefs|IgnoreTarget|opera:config#UserPrefs.

La détection de navigateur.
Écoutez, je n’ai rien contre le fait d’utiliser une fonction qui ne soit pas encore disponible dans tous les navigateurs (je le fais aussi après tout), mais quand on fait de la détection de navigateur pour discriminer une partie des visiteurs alors que leur navigateur est parfaitement capable d’afficher la page, je dis NON.
Exemples : Google, les sites de torrent, et plein d’autres.

Les sites qui ne fonctionnent pas
Il y a parfois des sites qui ne fonctionnent tout simplement pas. Il y a un lien, un bouton, un champ de recherche mais ce dernier ne fait rien du tout. Exemple : le site de Post NL. Il y a un putain de popup pour confirmer qu’on accepte les cookies, mais quand on clic non le popup revient sans cesse et quand on clic oui, aussi (sous Opera).

Les sites qui se basent sur le Referer
Le Referer, c’est une variable qui contient la page d’origine d’un lien cliqué. Il est capté par le site cible du lien. Certains les utilisent pour vérifier que l’origine des formulaires et le formulaire lui-même sont sur le même site.
Chouette ! Sauf que perso je désactive le referrer par défaut, considérant que tous les plugin Facebook, Twitter, Google+ n’ont pas à connaître les sites que j’ai visité. Oui ben, souvent c’est à l’origine de bugs sur les sites.
Au fait, ils savent qu’ils ne doivent jamais faire confiance aux données envoyés par l’utilisateur ? Y compris le referrer, l’user-agent, les cookies et d’autres variables ?

Les articles découpés
Certains sites s’amusent à découper un article long en 5 ou 10 pages. Comme ça ça oblige à l’internaute à cliquer et recharger la page et les pubs qui sont dedans. Ça leur génère d’avantage de pubs. C’est juste très chiant pour l’utilisateur.
Mais bon, qui se soucie encore de l’utilisateur dans tout ça ?

Les sites avec publicité obligatoire
Les sites qui nous interdisent l’accès si on a un bloqueur de publicité actif. Oh, et parfois le site est un peu trop con : on désactive adblock et il le voit quand même. Da fuq ? Non mais alô quoi ?! T’as pas ton bloqueur de pub quoi ? Alô ! (ref)

Les sites interdits car vous vivez au mauvais endroit
Souvent les sites de musique en ligne, Youtube, Amazon… Ils détectent où tu habites et t’interdisent l’accès aux ressources si t’es pas au bon endroit. Tout ça à cause de Sony, Universale ou d’autres dictateurs du Copy®eich qui n’ont pas compris que l’internet était une ressource mondiale et sans frontières.

Les sites mobiles foireux
Je n’ai rien contre un site qui n’a pas de version mobile : la plupart des navigateurs mobiles permettent dans ce cas de zoomer et de lire tout à fait normalement le site.
Ouais… Sauf quand le zoom est interdit par le site. Si je retombe sur ces conneries, je dégage et ne revient plus.

Les sources, les dates.
Sur un blog, ajoutez les dates et les sources, bordel !
La date, c’est par exemple utile pour un bout de code : à quoi bon avoir un bout de code écrit en 2003 alors que depuis sont sortis des solutions beaucoup plus complètes et plus simples.

Et je passe les plugins merdeux comme Scribd, les pages qui intègrent Google-translate avec un popup pourri (je chie sur Chrome à ce propos, même si ça se désactive dans les méandres de ses options), ou les sites qui bloquent mes commentaires car mon email est reportée comme spam par Akismet (surtout quand c’est bloqué dans les commentaires et dans le formulaire de contact).

MISE À JOUR 4/4/13 : j’en ajoute d’autre :
– les sites qui redirigent n’importe où quand on est pas dans le bon pays. Exemple : voyage-sncf.com qui redirige sur le site de TGV-europe.com/nl/ depuis les Pays-Bas. Obligé de passer par un proxy…
– les sites qui demandent une inscription pour accéder à certaines parties. Que vive Bugmenot.

image de Jen and Tony Bot

À quoi sert le super-aimant trouvé dans un disque dur ?

Mardi 02 avril 2013

Si vous avez déjà ouvert un disque dur d’ordinateur, vous voyez les plateaux brillants et la tête de lecture.

disque-dur.jpg
Vous avez aussi peut-être remarqué qu’il y avait un aimant très puissant sous la bobine de la tête de lecture. À quoi sert t-il ?

La tête de lecture tourne sur un axe pour pouvoir balayer n’importe quel point du disque. Cette rotation n’est pas assurée par un moteur, mais par un système d’aimant et bobine.

Vous savez sûrement qu’un fil traversé par un courant dévie l’aiguille d’une boussole. C’est parce que le courant électrique génère un champ magnétique sur lequel l’aiguille réagit. Et bien sachez que selon l’intensité du courant, le champ magnétique varie. Il est donc possible de dévier plus ou moins l’aiguille.

C’est le même principe qui est ici utilisé pour dévier plus ou moins la tête de lecture du disque dur : l’intensité du courant dans la bobine est variable et le bras de la tête de lecture peut donc se positionner n’importe où :

aimant-disque-dur-1.jpgaimant-disque-dur-2.jpg


L’aimant est celui qui fournit le champ magnétique, mais il a aussi un autre fonction : il protège le disque dur.

Quand le disque est à l’arrêt, la tête de lecture est au centre du disque. Lorsqu’il tourne, on a vu qu’il pouvait se déplacer au dessus du disque sans le toucher : la rotation des plateaux à 7200 tours par minute crée un vent qui soulève légèrement la tête de lecture (une centaine de nanomètres) au dessus du disque. L’écriture des données se fait donc à distance.

Ceci évite que la tête de lecture raye la surface fragile du disque.

Quand on coupe le courant, le disque s’arrête et la tête de lecture n’est pas plus maintenue dans les airs. Si on ne faisait rien, il s’écraserait sur le disque et en rayerait la surface et les données qui s’y trouvent.

La solution c’est d’utiliser l’aimant : lorsque le courant est coupé dans la bobine, le champ magnétique créé par cette dernière diminue puis s’arrête.
Quelques lois physiques (loi de Lenz-Faraday entre autre) s’occupent alors d’attirer très vite la bobine vers le pôle nord de l’aimant : la tête de lecture est donc envoyée au centre du disque où elle peut atterrir (il n’y a pas de données là où elle se pose).

C’est le petit « clic » entendu à l’extinction du disque dur : le bras avec la bobine est très vite poussé vers le pôle nord de l’aimant où un tout petit aimant le maintient en place.
Ceci évite ainsi qu’une coupure de courant ou que la mise hors-tension de l’ordinateur raye le disque dur.

L’aimant dans un disque dur est récupérable et est extrêmement puissant (faites gaffe à ne pas vous coincer les doigts, vraiment). Je n’ai pas de chiffres concernant sa puissance, mais un seul de ces aimants soulève facilement une boule de pétanque.

Vu que les disques durs, c’est cool, voici également quelques chiffres :
  • 7200 tours par minutes, c’est 120 tours par secondes. À cette vitesse, le bord du disque fuse à 121 km/h ;
  • Un disque 3,5 pouces de 1 To sur un plateau (de deux faces) contient 8'000 milliards de bits de données. Cela correspond à 8,2 millions de bits par millimètre-carré (ou un bit sur 125 nm²). C’est beaucoup, mais moins dense qu’une carte µSD de 16 Go (et il en existe de 64 Go) !

Google va interdire les vidéos de chats sur Youtube

Lundi 01 avril 2013

grumpy-cat.jpg Décidément c’est un gros nettoyage pour Google cette année : après avoir annoncé fermer Google Reader, ils poursuivent et annoncent vouloir filtrer les vidéos de chats sur Youtube !

La raison : vouloir diminuer la bande passante…

Le site regroupe environ 42 millions de vidéos de chats qui représentent une part non négligeable de ses 4 milliards de vues par jour

Google espère ainsi également rebooster la productivité au travail, beaucoup de trop de vidéos de chatons étant visionnées au travail, avec les connexions internet des entreprise et sur le temps de travail.

C’est une nouvelle page de Web qui se tourne en 2013, et on se demande comment on va survivre. Peut-être avec les Lolcats ?

En attendant, voici une vidéo de chats, que je vous invite à regarder après qu’il soit trop tard : http://www.youtube.com/watch?v=P8eHaRETJHU

Un pétition est d’ores et déjà en place, sur Youtube avec une vidéo explicative.

Le monde veut des choses simples

Dimanche 31 mars 2013

Sam disait sur son article expliquant comment bien vulgariser quelque chose que rien ne devrait être pris pour acquis par quiconque voulant expliquer quelque chose à son public.

On peut transposer ça aux outils de la vie de de tous les jours. Du moins, les outils utilisés par le geek.

Vous pensiez que les internautes et les utilisateurs voulaient des outils complets, complexes, rares ou difficiles à coder ? Faux® !

Les gens veulent des choses simples.

Je suis moi-même un dev qui a parfois besoin de petits outils bidons, comme un convertisseur d’unités ou un bête décodeur base64.
On peut trouver ces trucs partout en ligne, mais souvent ces trucs sont :
  • bardé de publicité
  • bardé d’informations inutiles (bouton « like » ou autres)
  • en ligne un jour et supprimé le lendemain
  • lourd
  • chiant
  • peu ergonomiques

J’en avais raz le cul de tout ça, et j’ai donc décidé de créer moi même ce genre d’outils à ma manière : simple et clairs.

C’est tout disponible là : mes petits outils en ligne.

Le rapport avec l’article de Sam, c’est que — contre toute attente — c’est l’outil de conversion Mo <-> Mio qui est la plus vue de tous ces outils.
Mieux : c’est la 5eme page vue sur le site.

Je trouve ça complètement dingue : c’est le mini-outil le plus vu/utilisé de tous et pourtant, ça me semble être pour moi le plus con d’entre tous : il a été simple à faire (juste des divisions et des multiplications par 1000 ou 1024), le plus léger, les plus rapide à créer ou même à penser.

Rien ne doit être pris pour acquis, et même un programme qui vous semble le plus débile qui soit peut parfois être celui dont le plus de monde à besoin.

Pas étonnant non plus donc, que certaines applications sur smartphones qui semblent si bêtes, sont aussi les plus vendues ou téléchargées. L’exemple typique étant à mes yeux Instagram : il applique juste un filtre sépia sur les photos avant des les publier sur Twitter ou Facebook. L’application a depuis été racheté par Facebook pour un milliard de dollars…

Manif pour tous : zieg heil, et en images

Mercredi 27 mars 2013

Oui, le titre c’est du troll, oui c’est du Dodwin, mais osef.

Fallait que ça sorte : voyez les images ici

Ces gens ne manifestent pas pour avoir un droit.
Ces gens manifestent pour que les autres n’en obtiennent pas.


Ils sont tellement prêt à ça qu’il utilisent des enfants comme bouclier humain, la police ne frapperait jamais un enfant, si ?

fascist-salute1.jpg
EDIT : pour ceux qui croient que cette image est un timing parfait très isolé (voir les commentaires). Voyez la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=3KphxSwz-J4&t=2m0s
Chanter l’hymne national en levant la main droite (même pas le poing, non la main).


Encore une fois, la France est la risée du monde.

Les reportages à la TV aux P-B sont très clair : personne, ici, ne comprend la réaction des français sur le mariage homo. Ici, comme en Belgique, au R-U, c’est déjà légalisé depuis plus de 10 ans, et personne n’en parle, parce que c’est normal.

Même la télé publique commence à envoyer des propos volontairement racistes au peuple.
EDIT : notez qu’il a quand même fallu attendre les médias américains pour que ces images nous parviennent, la presse Française les censure…

C’est quoi la prochaine étape : le besoin d’un espace vital ?

Nokia veut tuer le web libre

Lundi 25 mars 2013

keyholl.jpg Pour les vidéos sur Internet, il y a principalement deux codecs : VP8 (libre) et MPEG (proprio).

VP8 est soutenu par Google, Mozilla et Opera et H264 par Apple, Microsoft, Nokia et d’autres. Il y a aussi Theora qui est là depuis très longtemps, mais que VP8 a un peu surplanté.

Le W3C (censé être là pour un web libre et ouvert) n’a pas voulu privilégier le format libre, du coup chaque navigateur peut supporter le ou les codec(s) qu’ils veulent.
Sur les 3 formats cités plus haut, aucun n’est supporté par les 5 plus gros navigateurs à la fois. C’est quand même un comble.

Nokia a décidé qu’il ferait tout pour tuer VP8 : en effet, le format concurrent, H264 n’est pas libre et soumis au paiement d’une licence d’exploitation auprès de la MPEG-LA dont il a une license, tout comme Microsoft, Apple, Google. Ils ne sont pas en faveur d’un Internet libre.

Anadrark pense même que le web libre est une utopie…

C’est là que je dis non : ce n’est pas une utopie.

Il est faux de penser que c’est Microsoft, Google, Apple qui font le Web ou l’Internet : sans eux le web ne serait pas le même, certes, mais ils ne sont pas indispensables. Ceux qui sont indispensables, ce sont les internautes et les particuliers avec leur site personnel, leur blog.

À une époque, le multimédia sur le net était dominé par Adobe Flash. Depuis, c’est le HTML5 qui a débarqué et est en train de pousser Flash dehors à grands coups de pompes dans le dernière.
Si HTML5 est en train d’y arriver, c’est uniquement par son adoption massif par les webmasters et avant même que le HTML5 n’ai pu être stable.

Si vous ne voulez pas que H264 soit le nouveau standard non-libre, alors ne l’utilisez pas. Ne le supportez même pas dans vos pages web. Informez vos lecteurs de choisir pour un navigateur qui supporte les standards libres (Mozilla Firefox, Chrome ou Opera pour le VP8). Forcez-le.

Il y a d’autres exemples comme ça, où le Web a su imposer des technologies (libres ou non libre) : IE était une plaie pour tous les webmasters à une époque, pour moi aussi. C’est en ne supportant massivement plus ce navigateur qu’on arrive peu à peu à l’éradiquer.
Le format Gif, était payant/non-libre à une époque. PNG et depuis été crée puis massivement adopté.
Un autre exemple : Mozilla refuse de porter Firefox Mobile sur iOS à cause des restrictions imposées par Apple. Mozilla en a marre des restrictions, et les refuse. Bravo, c’est qu’on y arrivera. L’App-store n’est riche en applications que parce que les créateurs acceptent la dictature d’Apple.

Les Internautes et les Webmasters peuvent imposer leur choix. Choix qui déterminera leurs propres libertés dans le futur : voulons nous que chaque internaute qui envoie une vidéo ait à payer 5M d’euro pour pouvoir l’encoder en H264 ? Pas moi, désolé !.

Le web est plus aux mains des internautes qu’il ne l’a jamais été : il suffit juste de s’en rendre compte et d’exploiter le poinds qu’on a devant les « grands » du net, en cessant tout simplement d’utiliser des services qui sont contre les standards ouverts sur vos sites web et vos applications !


HS (ou pas) : De la même façon, il faut maintenant dire non aux DRM (verrous) sur les pages web : le W3C piloté par Apple et les autres veulent imposer des pages Web non libres et au multimédia verrouillés. Signez.

Image de El Guapo

Le thème de mon site

Samedi 23 mars 2013

J’ai eu beaucoup de retours sur le dernier thème (trop clair, trop contrasté, trop moche, trop beau, trop pas comme l’ancien…). J’ai modifié pas mal de choses et là j’ai tenté quelque chose de moins contrasté. J’espère que ça plaît ?

Autrement, vous pouvez laisser vos commentaires juste en dessous \o.

Juste pour le fun, je vous mets ici les anciens thèmes de mon site. Malheureusement je n’ai plus le tout premier qui était clair avec un agencement en damier des liens « linux », « windows », « blog », « divers ». Le blog n’était alors même pas encore sur la page d’accueil.

Cliquez dessus pour les voir en grand :

miniatureminiatureminiatureminiatureminiatureminiatureminiatureminiatureminiature


:-)

Quelques produits chimiques les plus puissants

Samedi 23 mars 2013

chemicals.jpg
Ils sont instables, explosifs, corrosifs ou oxydants : certains produits chimiques sont tellement puissants qu’ils nécessitent d’importantes précautions d’emploi, même pour les professionnels.

L’hydrogène
Composant des 3/4 de l’univers connu, l’hydrogène est sur Terre un gaz explosif, détonnant et très combustible. Il s’associe avec l’oxygène de l’air pour former de l’eau.
Notez cependant que si la bombe à hydrogène (bombe H) est la plus puissante bombe créée par l’homme, c’est à cause du mécanisme de fusion thermonucléaire qu’elle emploie, pas à cause de sa réactivité chimique.

La nitroglycérine
Classique : ce composé liquide de formule C3H5(NO3)3 explose en formant plusieurs gaz, dont le dioxyde de carbone, le diazote, du dioxygène et de l’eau : c’est pour ça que l’explosion est si importante : la quantité de gaz libérée est juste énorme (plus de 1000 fois le volume de gaz par rapport au volume de nitro liquide).
La nitro liquide est également très instable mécaniquement : un choc peut détruire la fragile molécule et libérer de la chaleur pour produire une réaction en chaine.
En revanche, des bâtons de sable ou du carton imbibé de nitro est stable : c’est la dynamite. Sous cette forme il peut être transporté et même jeté au feu : ça n’explose pas. Il faut une onde de choc pour que ça explose, comme une étincelle. Ce procédé breveté par Alfred Nobel à la fin du 19e siècle lui a permis d’acquérir une immense fortune, dont les seuls intérêts suffisent encore aujourd’hui à distribuer les fameux prix Nobels.

L’oxygène liquide
L’oxygène est un comburant : il permet une combustion. Sa forme gazeuse est déjà suffisamment concentrée pour réactiver instantanément la flamme d’une allumette simplement incandescente. L’oxygène liquide est chimiquement 1485 fois plus concentré et a un pouvoir oxydant beaucoup plus important. Certains produits explosent à son contact, comme ce coton imbibé d’où l’on approche une flamme.
L’ozone, ou tri-oxygène, est encore plus corrosif que le dioxygène normal.

Le tri-iodure d’azote
Ce produit, sous sa forme solide, est l’un des composés les plus instables qui soit : un simple effleurement par une plume suffit à produire sa détonation. Sous sa forme dissoute dans l’eau il ne pose pas de problèmes, mais l’endroit où il sèche sera forcément l’endroit où il va exploser : il est impossible de le transporter, car le moindre petit choc provoque son explosion : même une particule cosmique ou un bruit un peu fort peuvent déclencher l’explosion. La vidéo (lien ci-dessus) est impressionnante.

Le difluore gazeux
La plupart des produits chimiques sont conservés dans du verre car ce dernier est assez peu oxydable. Le difluor est un des gaz si corrosifs qu’il attaque le verre. Le fluor est ce qu’on appelle « électronégatif » ce qui signifie qu’il est en manque d’électron. Attaquer un matériau pour lui prendre un électron est sa façon de se stabiliser.
En fait, le fluor attaque l’intégralité des éléments chimiques purs de la table périodique à l’exception des deux plus stables : l’hélium et le néon. Même le platine ou l’or ne sont épargnés.
Une des façons de le stocker est d’utiliser un récipient en nickel oxydé : la couche d’oxydation arrive à stopper la corrosion par le fluor.
N’importe quel matériau s’enflamme instantanément au contact de ce gaz : papier, coton, bois, acier.
Oui, on trouve du fluor dans le dentifrice ou le sel de table : une fois que le fluor a trouvé un électron, il est stable et ne présente aucun danger. Dans le dentifrice, il oxyde les dents pour se fixer dessus, empêchant les bactéries de le faire et protégeant ainsi la dent.

L’eau régale
L’eau régale est le seul acide (sauf les superacides) capable de dissoudre l’or. C’est un mélange d’acide chlorhydrique de d’acide nitrique concentré. L’acide nitrique arrive à retirer un atome d’or, et l’acide chlorhydrique arrive à le prendre à l’acide nitrique, pour qu’il en retire un autre, et ainsi de suite. Les deux acides pris de manière séparée n’arrivent pas à dissoudre l’or.

L’acide fluoroantimonique
C’est le superacide le plus fort connu à ce jour. Il est dix milliard de milliard de fois plus puissant que l’acide sulfurique à 100% : là aussi, il est très difficilement conservable, et seul le téflon peut s’en charger.

La thermite et la thermate
La thermite est un mélange d’aluminium et d’oxyde de fer tous les deux en poudre. Sa particularité est de générer une chaleur plus qu’intense puisqu’il peut atteindre les 2500°C. Cette vidéo le montre à l’œuvre en train de fondre à travers un bloc moteur, en quelques secondes.
La thermate contient en plus du souffre par rapport à la thermite, qui augmente encore plus ses effets.

Le potassium solide
Le potassium, comme le sodium ou le césium et tous les éléments solides de la première colonne du tableau périodique réagissent violemment au contact de l’eau : ils s’enflamment et explosent.

L’octonitrocubane
C’est une belle molécule en forme de cube avec à chaque coin un groupe nitro NO2. Il s’agit de l’explosif non-nucléaire le plus puissant au monde, mais qui malgré cela est extrêmement résistante et stable : il peut être chauffé à 200°C et percuté avec un marteau sans qu’elle explose. Sa synthèse est cependant difficile, et la production à grande échelle n’est pas encore possible.

image de Skycaptaintwo

La piratage est bénéfique, selon l’Europe

Lundi 18 mars 2013

L’UE a fait une étude pour voir l’impact du piratage partage illégal sur internet.

TL;DR :

les clics sur les sites d'achats légaux (de musique) auraient été 2 % plus faibles en l'absente de sites de téléchargement illégaux
Nos conclusions suggèrent que le piratage de musique ne devrait pas être vu comme un sujet d'inquiétude croissant pour les titulaires de droits d'auteur dans l'ère numérique

C’est pas ce que l’internet disait depuis des années ?
Cette étude a été réalisée sur 25000 internautes de 5 pays durant une année entière. Ça change des études de la Hadopi (5 jeunes interviewés).

Bon, est-ce que les Majors du Copyreich vont changer leur comportement de terroristes du net, maintenant ?

M6 : « votre photo est pourrie, mais on vous la vole quand même »

Dimanche 17 mars 2013

pirate-gold.jpg Ça y est ça recommence : les journalistes qui pleurent parce qu’Internet les tue pillent sans aucun scrupule ce qu’ils trouvent sur Internet : sans crédit, sans mention de l’auteur, que dalle.

Cette fois c’est M6 : 100% Mag qui reprend une photo d’un pot au feu (miam) sur le blog le sot l’y laisse.

Contacté par son éditeur, M6 répond :
[…]le Code de la Propriété Intellectuelle prévoit en son article L. 111-1 que la protection au titre du droit d’auteur nécessite une création intellectuelle propre à son auteur, reflétant sa personnalité par ses choix artistiques.[…]

Or, ladite photographie ne présente à notre sens aucune créativité susceptible de répondre aux critères précités (le cadrage n’est pas recherché, les lumières ne sont que le reflet du milieu ambiant) […]


En gros : « votre photo est pourrie, mais on vous la vole quand même ».

C’est quoi cette excuse à la con, remplie de mauvaise foi et de foutage de gueule ?

Affaire à suivre, vu que M6 a dit avoir transmis le courrier du blogueur à la société qui édite le magazine.


Merde enfin, c’est si difficile de mentionner le nom de l’auteur d’une image ?!? Ou de demander l’autorisation comme ils veulent qu’on fasse avec eux ? Et après ce sont les mêmes qui viennent chialer parce qu’on diffuse des extraits sur Youtube.

Justice ? Non ma bonne dame : nous sommes plus égaux que vous et il va falloir vous y faire !

image de Scribbletaylor

Aux utilisateurs de BlogoText (blogueurs + lecteurs)

Dimanche 17 mars 2013

Je veux ré-organiser quelques trucs dans BlogoText et faire un peu le ménage dans les différentes fonctions qu’il a.

J’aimerais votre avis sur le besoin de conserver ou non les fonctionnalités suivantes :

  1. rss sur les commentaires pour chaque article (sachant que le RSS sur tous les commentaires est là).
  2. le système de notification par email pour un nouveau commentaire : vous vous en servez ?
  3. flux RSS incomplet. Dois-je vraiment conserver ça ? Sachant que le flux avec les articles complets dedans est dispo aussi (exemple : rss normal, rss complet) ?
  4. le captcha avec l’image à la connexion admin : sachant qu’on peut renommer le dossier admin comme on veut, ça ne fait pas un peu overkill ?

Par ailleurs, on m’a demandé un flux au format Atom. C’est sur la todo-list.

Ces quelques trucs sont pour moi totalement inutiles, mais je ne voudrais pas les supprimer si tout le monde les utilise intensivement.


Merci :)

L’internet des FAI part en live

Samedi 16 mars 2013

internet-cable-cut.jpg L’internet proposé en France n’est plus de l’internet depuis longtemps : il manque des protocoles, certaines pages sont limitées, bloquées, mais là c’est véritablement de pire en pire.

On voyait déjà Orange qui balançait du DPI pour incruster de la publicité (espionnage généralisé des communications), même en disant le contraire ou qui limitait le trafic vers certains sites, Free qui bloquait aussi certains sites et qui bridait youtube

Maintenant il y a aussi SFR qui non seulement espionne, mais surtout modifie nos pages à la volée. Oui, oui, c’est tout comme une attaque man-in-the-middle punissable d’emprisonnement.

Et pour ne rien arranger, certains rapports secrets du gouvernement parlent d’un internet où chaque site serait payant (oui, ça a été démenti, mais ils y pensent et ça c’est déjà beaucoup trop : attendez 5 ans, voire 2 ans et vous verrez arriver par chez nous des options « Youtube à 10€/mois » ou « Wikipédia à 5€/mois »).

C’est moche, moche, moche.

Finalement je pense qu’un FAI associatif et libre reste la seule solution viable pour le garant de la neutralité du réseau et donc de la liberté d’expression et d’information.

EDIT : voilà le lien de la Fédération FDN, des FAI associatifs : http://www.ffdn.org/

image de Pascal Charest

Comment produit-on de la lumière ?

Samedi 16 mars 2013

light-alone.jpg La lumière c’est ce que l’on voit, et sans elle il fait complètement noir. Au sens physique, il s’agit d’un objet d’étude particulièrement intéressant : il peut être vu comme un phénomène ondulatoire (diffractions) ou comme une particule (avec une impulsion et une « force »). La lumière est une forme d’énergie. Je pense que c’est plutôt un vecteur de déplacement d’énergie : la lumière transporte de l’énergie d’un point à une autre.

Cet article énumère quelques techniques de production de lumière, et vous verrez que derrière une flamme ou une lampe, il y a beaucoup de sciences.

En pratique, des deux formes prises par la lumière on en choisit une qui arrange pour le cas étudié. Dans ce qui suit, je ferais de même.

Il y a deux façons de produire de la lumière : l’incandescence et la luminescence. La luminescence regroupe en effet beaucoup de sous-méthodes différentes, bien que le phénomène de fond reste identique.


L’incandescence
C’est sûrement le cas le plus connu : une bougie, une torche, une lampe à incandescence produisent de la lumière parce qu’elles sont chaudes. Le corps humain aussi produit de la lumière, mais comme il est moins chaud la fréquence de l’onde est plus faible : c’est de l’infrarouge.
Physiquement, il s’agit de la loi de Wien : tout corps émet un rayonnement électromagnétique dans toutes les fréquences mais dont la fréquence dominante est définie par sa température.
Un acier chauffé au rouge (900°C), une flamme jaune d’une bougie (1200°C) ou une étoile bleue (10000°C) ont des rayonnements respectifs de plus en plus énergétiques car la température est de plus plus en importante.

Tous les phénomènes qui suivent sont des variantes de la luminescence.
La luminescence est l’émission d’un photon (visible) par un électron excité. C’est le phénomène d’excitation de l’électron qui varie ici.

La fluorescence
C’est ce qui se passe sur un marqueur fluo, ou un tshirt blanc placé sous la lumière noire (UV) : le tshirt ou l’encre du feutre semblent émettre de la lumière. Les UV sont de la lumière hautement énergétique qui excite les électrons de certains matériaux (dont la pyranine utilisée dans les marqueurs fluo, ou l’uranium dans les verres ouraline). En se désexcitant le matériau émet une lumière de moindre énergie que celle qui l’a excitée.


La thermoluminescence
Ce n’est pas la même chose que l’incandescence : ici une faible température suffit à émettre un rayonnement plus énergétique que la source de chaleur elle-même : les électrons sont à un niveau d’énergie intermédiaire (acquise au fil du temps), la chaleur les fait monter sur un niveau plus haut d’où ils redescendent plus bas en émettant une lumière.
C’est un peu comme si vous poussez un chariot sur une colline : la monter en haut vous prend du temps, mais une fois en haut une simple pichenette suffit à faire redescendre le chariot.
L’énergie acquise au fil du temps provient par exemple de désintégration radioactive de minéraux d’une roche (potassium, uranium, carbone…). Comme c’est le temps qui détermine la quantité totale d’énergie absorbée par le matériau, et que la réchauffe agit comme la pichenette : la mesure de la thermoluminescence permet de voir l’âge de l’objet depuis son dernier refroidissement. La méthode de datation pour les objets préhistoriques comme les poteries cuites (la cuisson originelle remettant le compteur énergétique à zéro) utilise cette méthode là où le carbone 14 ne suffit plus.


La chimioluminescence
L’énergie d’excitation des électrons est livrée ici des suites d’une réaction chimique. En se réarrangeant, les molécules gagnent en stabilité chimique et donc peuvent libérer une partie de l’énergie qu’elles avaient avant la réaction. C’est ce qui se passe dans les sticks lumineux : au départ on dispose de deux produits et en brisant la fiole intérieure on les met en contact. La réaction étant lente et progressive, l’émission de lumière est elle aussi étalée dans le temps.
C’est le phénomène lumineux similaire au phénomène d’exothermie.


La bioluminescence
C’est une forme de chimioluminescence, qui se produit dans les êtres vivants, comme les lucioles, certaines méduses ou quelques formes de plancton.


La phosphorescence
C’est également une forme de luminescence progressive et étalée dans le temps. La différence avec la chimioluminescence, c’est que cette dernière distribue l’énergie de départ progressivement et la ré-émission est instantanée, alors qu’ici c’est l’inverse : l’absorption est instantanée mais l’émission est progressive. C’est à cause d’un état énergétique intermédiaire, qui elle prend du temps à être occupée par les électrons. J’en avais déjà parlé.


La radioluminescence
C’est la fluorescence dont l’énergie de départ est fournie par une désintégration radioactive. Ce n’est pas la thermoluminescence car l’énergie n’est pas accumulée mais ré-émise tout de suite. Cette fois, l’énergie primaire est également émise sur une longue période (1600 ans pour le radium), donc les objets radioluminescents brillent en continu.
Comme la désintégration radioactive des atomes d’un échantillon ne se produisent pas en même temps, de la lumière est produite en continu. En fait, les vieilles montres dont les aiguilles brillent dans le noir (même sans les avoir éclairées avant) sont des réacteurs nucléaires miniatures. Le composé qui se désintègre est souvent le radium.


La cathodoluminescence
L’émission de lumière par fluorescence par choc avec un électron énergétique. La source d’énergie est une particule hautement énergétique. Cette particule transmet une partie de l’énergie cinétique à un électron d’un atome, cet atome se désexcitant à son tour en libérant un photon.
C’est ce qui se passe pour les aurores polaires, les télé à écran cathodique ou les microscopes électroniques à balayage (ces derniers envoient des électrons sur la surface à examiner et captent la lumière reçue en retour.


La lumière par la force.
Non, pas question de Jedi. C’est l’émission lumineuse par la rupture de la maille d’une structure cristalline. Ça se nomme la triboluminescence.


La lumière par la vitesse (effet Cerenkov, ou mur de la lumière).
L’effet Cerenkov est à la lumière ce que le bang supersonique est à au son : dans l’eau par exemple, la lumière est ralentie suffisamment pour être rattrapée par des particules en mouvement. Il se produit alors un flash lumineux bleuâtre observé dans les centrales nucléaires ou dans les détecteurs de neutrinos à eau lourde.


Source d’une partie des informations : http://uvminerals.org/fms/luminescence

image de Rachel Melton

Google Reader est mort. Qui pour le remplacer ?

Vendredi 15 mars 2013

Google Reader, maître sacré des agrégateurs RSS qui permettent de suivre tous ses sites préférés va fermer le premier juillet de cette année : Google a en effet annoncé qu’il fermera son service, jugeant qu’il n’est plus assez populaire…

hitler-youtube-rss.png

Voilà ce qui arrive quand on utilise un service en ligne qu’on ne contrôle pas : on est totalement dépendant de ce service. S’il ferme, on est cuit.

Je pense que ça va faire un gros bobo à tout le système des RSS, qui est déjà de plus en plus délaissé par les sites (twitter le désactivera également bientôt, par exemple) au profit des réseaux sociaux (d’autres services en lignes qu’on ne contrôle pas (et non, faire des pétitions ne sert à rien).

Heureusement il reste toujours des solutions pour rester connecté par RSS : le monde ne manque pas de logiciels, autres sites, applications. En voici quelques-unes.


Les solutions hors ligne (logiciels à installer sur votre ordi)

Personnellement j’utilise le navigateur Opera, qui fait également agrégateur RSS (dans son interface de courrier électronique). Il est caché au début, mais suffit d’ouvrir un flux RSS et de s’abonner avec Opera Mail et il sera visible.

Sur Android j’utilise l’application Sparse RSS : sans publicité, l’interface est simple, un peu lente sur les gros volumes mais rien de grave, et il peut importer les fichiers OPML.
Les articles sont téléchargés en local et vous pouvez les lire même sans connexion. Très bonne application.

Opera Mini (pas mobile) sur Android et iOS fait aussi agrégateur RSS, mais je ne l’utilise pas et je ne sais pas ce qu’il vaut.

Des logiciels comme ça, il doit y en avoir plein d’autres, suffit de chercher.


Les solutions en ligne
Si vous voulez refaire la même erreur et utiliser encore un autre service en ligne pour lire vos RSS, libre à vous. En voici quelques uns : Netvibes, Opera Portal, feedly.


Les solutions en ligne, mais hébergés sur votre site
C’est à mon avis la meilleure chose à faire : étant en ligne, vos news sont accessibles depuis partout et il n’y a pas besoin de synchroniser quoi que ce soit.
De plus, étant installé sur votre site, c’est vous qui contrôlez tout : vous n’avez pas à avoir peur que le service ferme. Le meilleur des mondes, donc.

Les applications PHP ne sont pas aussi nombreux que les moteurs de blogs, mais il y a le choix tout de même : les deux principaux logiciels étant RSS-Lounge et Tiny-Tiny-RSS. Ceci dit, ces deux logiciels sont archi lourds à cause de tous les scripts qui rendent leur utilisations fastidieuse…
Le premier est même abandonné par son créateur, qui a désormais conçu Selfoss.

Mais je parlerais surtout du projet Leed : comparé aux deux mastodontes cités plus haut, Leed est absolument parfait. L’interface est conçue pour s’adapter à l’écran et donc aux mobiles, et elle reste simple : pas de scripts bling-bling.

C’est bien lui que je recommanderais à utiliser.

EDIT : il y a également Kriss Feed que j’ai faillis oublier (par Tontof). La première impression est que c’est vraiment très rapide.

Il leur faut des mots de passe forts ! Au moins 4 chiffres !

Mercredi 13 mars 2013

death-star-safety.jpg Ça y est !
Les élu professionnels ont enfin remarqué qu’il faut sensibiliser les gens à utiliser des mots de passes forts. Beaucoup trop de personnes utiliseraient en fait des mots de passes faibles comme « password » ou « 12345 ».

C’est pas mal comme remarque de leurs part.

Mais il faudrait déjà commencer par faire en sorte que les sites prennent en compte des mots de passes forts : beaucoup de sites ne permettent qu’un mot de passe alphanumérique de moins de 10 caractères.
Le site de ma banque a beau être en https avec un joli cadenas dont le design a dû coûter dans les trente mille euros, le mot de passe ne se compose que de 6 chiffres (impossible de changer et ce sont eux qui nous l’envoient par la poste). Six chiffres, bordel ! Pour un pirate qui dispose d’un botnet assez performant, il peut débloquer ça en 10 secondes !

Ensuite il faudrait aussi botter le cul aux webmasters de sites sensibles qui n’ont pas le chiffrement SSL (le https quoi) et ceux qui utilisent le stockage de mot de passe en clair sur leurs serveurs. À la fin on se retrouve avec des listes de mots de passes qui se baladent. Des listes de 1,5 milliard de mots de passes…

On peut très bien utiliser une phrase de passe de 500 caractères, parfois ça ne sert à rien si les sites eux-mêmes ne suivent pas.

Oh, et au passage : un mot de passe comme « BonjourChevalMaison123 » est plus fort que ça « Cfgt67#% ». Ce qui compte c’est évidemment la complexité, mais surtout la longueur… En prime le premier est bien plus facile à retenir.

Dernier conseil : surtout n’utilisez pas le même mot de passe tous les sites !

image de Kalexanderson

Infinite money !

Lundi 11 mars 2013

Aux Pays-Bas, il y a beaucoup de petits opérateurs téléphones en plus des « grands » KPN et Vadafone (un peu comme en France où le nombre de MVNO augmente beaucoup ces dernières années).

La grande mode actuellement est de faire payer les gens le prix d'une recharge (20€ par exemple) et leur donner un montant supérieur (40€).
Les affiches publicitaires indiquent « 20€=40€ ».

Le modèle économique est simple, une fois qu’on a compris l’astuce : avec le double de crédit, on appelle le double du temps. Ils pourraient faire la même chose en divisant par deux le prix à la minute. Donc les opérateurs masquent la baisse du prix à la minute en augmentant le crédit disponible. Pourquoi pas.

La où ce système me semble être doté d'une sacré grosse faille c'est si on veut se faire de l'argent avec notre crédit via les site qui transforment le forfait mobile en euros.

Vous voyez l'astuce ?
Vu que l'on reçoit par exemple 40€ pour en payer 20€, on se fera rembourser 40€ pour une dépense de 20€.

Bien sûr, ces sites prennent une commission et l’opérateur également. Mais quand je regarde les taux, il reste possible de se faire plus d’argent que l’on dépense.

618px-Trollface_HD.png
En ce moment les opérateurs se font la bataille à qui a le plus gros ratio argent reçu/argent dépensé : passant d'une rapport 2 globalement partout à 2,5 puis 3 et maintenant 3,5 !
Oui, certains opérateurs créditent la carte de 70€ pour une dépense de 20€.

Cette méthode est quand même assez surprenante, surtout avec une faille grosse comme ça.

Je précise que je n’ai pas encore essayé.

L’histoire des User-Agents

Dimanche 10 mars 2013

browsers.jpg C’est marrant quand on veut fabriquer quelque chose sur un sujet, on en apprend énormément sur le sujet lui-même. C’est un peu comme l’architecte qui doit non seulement être bon en math mais aussi en histoire, en géographie…

Par exemple, je veux faire un petit outil qui affiche à l’écran le nom et la version du navigateur et de l’OS du visiteur à partir de l’user-agent. Très simple pensais-je… Bah non !

L’user-agent, c’est une donnée qu’un navigateur envoie au site qu’il visite et contenant des informations comme son nom et sa version.
Par exemple, Firefox 19 sous Linux envoie ça :
Mozilla/5.0 (X11; Ubuntu; Linux x86_64; rv:19.0) Gecko/20100101 Firefox/19.0
Internet Explorer 8 sous Windows XP envoie ça :
Mozilla/4.0 (compatible; MSIE 8.0; Windows NT 5.1; Trident/4.0)

Là où ça commence à être marrant c’est quand on regarde l’histoire de ces user-agent (UA): le premier navigateur graphique au monde (NCSA Mozaic, il y a plus de 20 ans) affichait ça (en sa version 2.0 sous Windows 3.1) :
NCSA_Mosaic/2.0 (Windows 3.1)
Puis vint Mozilla (Netscape en fait) pour le concurrencer :
Mozilla/1.0 (Win3.1)

C’était cool non : une information simple, uniforme et facile à lire.

Mais alors… Comment en est-on arrivé à des choses compliquées comme les UA de Firefox ou IE ?

Cette page, History of the browser user-agent string, écrite par Aaron Andersen explique de façon humoristique ce qui s’est passé : je me permet une traduction libre ici.


Au commencement (1992) il y avait le navigateur NCSA Mosaic. Mosaic s’identifiait comme NCSA_Mosaic/2.0 (Windows 3.1). Il affichait les images en plus du texte et tout le monde était très heureux.

Peu de temps après arriva un nouveau navigateur appelé « Mozilla », raccourcissement de « Mosaic Killer ». Mais Mosaic n’était pas du tout amusé et Mozilla a dû changer de nom pour « Netscape », et Netscape s’identifia comme Mozilla/1.0 (Win3.1) et tout le monde était à nouveau très heureux.
Mais Netscape supportait l’affichage de frames (cadres HTML), et les frames devinrent très populaire, mais Mosaic ne supportait pas les frames et donc naquit la pratique de la détection de l’user-agent, et les sites web envoyaient les frames à Mozilla et ne les envoyaient pas aux autres.

Et Netscape se dit « moquons nous un peu de Microsoft et faisons référence à Windows comme un "pilote pour matériel mal débuggé" ». Microsoft était furieux, et Microsoft conçu son propre navigateur qu’ils appelèrent Internet Explorer, en espérant qu’il deviendrait un « Netscape Killer ». Internet Explorer supportait les frames, mais il n’était pas Mozilla donc les sites ne lui donnait pas les frames.
Microsoft s’impatienta et ne voulu pas attendre que les webmasters mettent à jour leur site et du coup Internet Explorer, étant en fin de compte « compatible Mozilla », se fit passer pour Mozilla et s’identifia comme Mozilla/1.22 (compatible; MSIE 2.0; Windows 95), et Internet Explorer recevait bien les frames, et Microsoft était content, mais les webmasters assez confus.

Et Microsoft vendit IE avec Windows, et le rendit mieux que Netscape, et ce fut la guerre pour qui avait le meilleur navigateur. Et finalement, Netscape mourut et Microsoft était vraiment très heureux.

Mais Netscape ressuscita en tant que Mozilla, et Mozilla construit Gecko, et Mozilla s’identifia comme Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.0; en-US; rv:1.1) Gecko/20020826 et Gecko était le moteur de rendu des pages, et Gecko était bon. Mozilla devint finalement Firefox et se nomma Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; sv-SE; rv:1.7.5) Gecko/20041108 Firefox/1.0 et Firefox était très bon. Et Gecko était repris par d’autres navigateurs qui se nommèrent par exemple Mozilla/5.0 (Macintosh; U; PPC Mac OS X Mach-O; en-US; rv:1.7.2) Gecko/20040825 Camino/0.8.1 pour l’un ou Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; de; rv:1.8.1.8) Gecko/20071008 SeaMonkey/1.0 l’autre. Et chacun d’eux prétendaient être compatibles Mozilla et tous tournaient sur Gecko.

Et Gecko était bon, et IE ne l’était pas et la détection de l’user-agent renaissait, et Gecko recevait le bon code et les autres navigateurs ne le recevaient pas. Mais les utilisateurs de Linux étaient bien tristes car ils avaient construit Konqueror, dont le moteur de rendu était KHTML, et qu’ils pensaient être aussi bon que Gecko mais n’était pas Gecko, et ne recevait donc pas les bonnes pages.
Konqueror déclara être « comme Gecko » puis pour avoir les bonnes pages, il s’identifia comme Mozilla/5.0 (compatible; Konqueror/3.2; FreeBSD) (KHTML, like Gecko) et il y avait beaucoup de confusion…

Puis Opera déclara « nous devrions laisser le choix à l’utilisateur concernant le navigateurs dont il doit prendre le nom ! » et Opera créa un menu de choix et Opera s’identifia comme Mozilla/4.0 (compatible; MSIE 6.0; Windows NT 5.1; en) Opera 9.51 ou Mozilla/5.0 (Windows NT 6.0; U; en; rv:1.8.1) Gecko/20061208 Firefox/2.0.0 Opera 9.51 ou Opera/9.51 (Windows NT 5.1; U; en) selon le choix fait par l’utilisateur.

C’est alors qu’Apple construit Safari, et repris KHTML en ajoutant plein de bonnes choses, et repris finalement le projet tout entier et l’appela WebKit, mais voulurent quand même les pages écrites pour KHTML, et donc Safari se nommait Mozilla/5.0 (Macintosh; U; PPC Mac OS X; de-de) AppleWebKit/85.7 (KHTML, like Gecko) Safari/85.5 et la confusion était encore plus grande.

Entre temps Microsoft avait très peur de Firefox et Internet Explorer revint devant et se nommait alors Mozilla/4.0 (compatible; MSIE 8.0; Windows NT 6.0) et il affichait le bon code… Mais seulement si les Webmasters le décidaient…

Et enfin Google construit Chrome, et Chrome utilisait WebKit et il était comme Safari et voulait les pages destinées à Safari et donc s’identifia comme Safari. Donc Chrome utilisait Webkit, en prétendant être Safari, et WebKit prétendait être KHTML, ce dernier s’affichait être comme Gecko et tous les navigateurs se faisaient passer pour Mozilla… Chrome se nomma Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 5.1; en-US) AppleWebKit/525.13 (KHTML, like Gecko) Chrome/0.2.149.27 Safari/525.13 et l’user-agent était devenu une gros foutoir pratiquement inutile, et tout le monde prétendait être tous les autres et la confusion était à son comble…


Voilà un peu l’histoire de quelque chose de simple devenant un véritable bordel impossible à gérer, et tout ça parce que d’un côté les navigateurs ne sont pas tous égaux et supportaient leurs propres série de fonctionnalités non standards, de l’autre les webmaster qui voulaient utiliser des choses proposés par un navigateur en particulier et entre les deux l’utilisateur qui la plupart du temps prenait le plus pourri des navigateurs…

Moi ça me fait bien rire, parce que c’est assez marrant mais aussi parce que c’est quand même assez vrai que certaines choses deviennent de plus en plus compliqués à cause de patchs et de reprises dans tous les sens.

Malheureusement ceci pose également beaucoup de problèmes : les sites qui ont encore des systèmes de détection du navigateur sont nombreux et continuent d’être créés. C’est mal : cette détection peut souvent être foireuse et elle oblige le webmaster à construire plusieurs version de son site, alors qu’une seule version pourrait suffire si le webmaster savait coder proprement et si le site web ne se devait pas d’avoir toutes les options dernier cri.

Je pense que cette histoire va m’aider pour construire quelque chose pour détecter les user-agents : il suffit finalement de faire un arbre et on voit comment optimiser le traitement des opérations. Et les moteurs de rendu sont en nombre limités, donc ça devrait aller. Du moins pour les grands navigateurs sur desktop, parce que après il y a encore Nokia, et tous les autres qui ont les leurs.

Oh, et Opera Mobile utilisera WebKit dans le futur. La version beta est déjà sortie sur Android. Voici son user-agent, juste pour rire :

Mozilla/5.0 (Linux; Android 2.3.6; YP-G1 Build/GINGERBREAD) AppleWebKit/537.22 (KHTML, like Gecko) Chrome/25.0.1364.123 Mobile Safari/537.22 OPR/14.0.1025.52315

MAJ du 27/03/13 : et ça continue : IE 11 pourra s’identifier comme Firefox avec un « like Gecko » ajouté à son user-agent. C’est magnifique.

image de Technovore

Si la vie était un jeu vidéo… l’IRL.

Vendredi 08 mars 2013

xbox-controler.jpg L’IRL est un gros projet de Meuporg gratuit (devenu peu à peu payant au fil du temps), sortie il y a sept millions d’années pour les hommes à la suite de quelques bogues dans l’ADN, sûrement les conséquences de rayons cosmiques (certains parlent d’une société éditrice du jeu, avec un programmeur universel, mais tout le monde n’est pas d’accord avec ça). Ses pré-releases n’ayant rien donné, il a fallu le recompiler à la suite d’un gros bug il y a 65 M d’années (les montres du jeu étaient devenus beaucoup trop fort). La loose…

Si les graphismes et le son ne sont pas trop mauvais (tout est en analogique) il manque quand même une musique de fond. La map, quant à elle est assez immense et diversifiée, le game-play en revanche, est totalement à revoir : déjà, le nombre de vies est beaucoup trop bas, ensuite, selon la configuration du joueur vous aurez ou non le son ou les couleurs dés le boot.
Il y a aussi trop de PNJ : certains sont cool, mais d’autres sont lourds et mériteraient un coup de hitbox dans la gueule.

Bref.
Juste après le spawn donc, on est au niveau 0 (donc un gros n00b inutile à la société) et on se retrouve chez soi à ne rien savoir faire.
Cette situation ne perdure pas car les premiers niveaux sont consacrées au didacticiel du jeu (certains nomment cela « l’école »). Le but est de passer des épreuves unes à une en écoutant et en reproduisant ce que nous disent les chefs de guilde.
Ce didacticiel est un casse tête et il est parfois préférable de cheater pour le finir plus vite. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à faire n’importe quoi, vu que de toute façon le jeu n’a pas encore commencé (ces joueurs là finissent à la ramasse par la suite, mais bon tant pis, on les a prévenu)…

Quand on a terminé tout le tuto (comptez au minimum 16, mais parfois 25 niveaux selon les skills qu’on veut développer), on arrive dans le vrai jeu.

À partir de là il faut faire très attention car c’est rempli de bugs, de campeurs, de bots et surtout de modos ; ces derniers utilisent les faiblesses des autres pour devenir plus fort. Ils n’hésitent pas à abuser de leur fonctions (allant parfois du /kick qui nous envoie au menu principal, jusqu’au /ban définitif…). Heureusement certains veillent, mais c’est pas facile : il faudrait plutôt un head-shot-revolution accompagné d’un massif flood dans la rue pour changer tout ça.

Le but du jeu n’est pas très clair et il n’y a aucun manuel de jeu (même si certains ont tenté d’écrire des trucs à ce sujet). Le tuto ne dit rien là dessus non plus, mais on pense que c’est de devenir plus sage au fil des niveaux, tout en accomplissant des quêtes comme le boulot, la famille, l’entraide des PNJ et le partage cordial du game-play avec ces derniers.
On peut choisir nos quêtes (et même en créer) mais beaucoup suivent les niveaux pré-définis en voulant à tout prix toutes les accomplir. Certaines missions ont aussi des boss, monstres et autres antagoniste assez chiant à battre : parents, prof, manager, directeur, président… Les battre n’est pas facile mais certains arrivent à les évincer quand même.

Une chose est sûre dans ce jeu c’est le boss final qui est trop fort : la mort, mais qui peut attaquer n’importe qui n’importe quand. Personne n’a réussis à la battre jusqu’à présent. Avec lui, c’est game over assuré, et le jeu est malheureusement terminé…

Le jeux comporte également quelques glitchs et easter-eggs. Il est ainsi possible de passer les niveaux beaucoup plus vite si on utilise un vaisseau très rapide — découvert par Ein5te1n il y a quelques temps. Les autres glitchs se situent dans les Bermudes (physique du jeu totalement incohérente : on pense que c’est à cause d’un stack-overflow), à Lourdes (sorte de healing-sone caché), etc.

Cependant la restauration d’une sauvegarde précédente n’est pas possible et le fameux CTRL+Z de même que la mise en AFK ne marchent pas non plus ce qui est assez regrettable quand on y pense.

Un mot sur les joueurs…
Déjà, le nombre de joueur est si important qu’il en fait le jeu le plus joué du monde. Chaque version a vu ses propres générations de joueurs. Avant le jeu était simple mais hard : il fallait creuser des grottes et faire du feu pour survivre, puis c’est devenu un âge de constructions et d’organisation des joueurs pour tenter de s’entraider à rendre le jeu plus facile (l’union fait la force, disent-ils !).

Certains joueurs très doué à l’IRL ont tenté de comprendre comment fonctionnait le jeu, et depuis, ils ont carrément craqué le code source. Actuellement c’est même une époque où les plus doués tentent de modifier ce code et de le hacker à grande échelle : le nombre de niveaux a ainsi pu être grandement relevé, mais le nombre de bogues, lui, ne s’est pas arrangé avec le temps (la syntaxe n’est pas toujours respectée)…

L’une des choses assez surprenantes, c’est que le jeu n’a encore jamais planté complètement : le système a un uptime de 14 milliards d’années et on ne sait pas combien de temps il faudra avant le prochain reboot (j’espère juste qu’ils incluront les mises à jours).

image de MD Clic Photography

Vous avez dit une page valide HTML ?

Jeudi 07 mars 2013

J’adore les webmasters qui mettent un bouton en bas de leur page « Valide HTML » ou « Valide CSS ».
C’est marrant : 99% de ces boutons sont installés sur des sites dont le code n’est pas valide.

Bah.

Je sais bien qu’avoir un site conforme aux standards internationaux ne résoudra pas tous les problèmes dans le monde, mais c’est par là que tout webmaster peut commencer pour rendre son site navigable par tous, et par conséquent rendre le web meilleur.

En attendant, ces pratiques pour se la péter sur le web me font un doucement rire. Même le Site Du Zéro n’est pas valide, c’est quand même malheureux à voir pour une référence en la matière : faire un code HTML propre et sans erreurs c’est quand même pas compliqué.

Oui, après faut être un minimal au courant de ce qu’est Internet, si voyez ce que je veux dire (oui je troll) :

hadopi-validateur

(PS : je sais, mon site n’est pas navigable avec IE8 et moins… Quand IE aura 100/100 au tests ACID, on en rediscutera, en attendant mes pages sont valides HTML5 et pas lui (même si IE 10 affiche le site correctement).)

Le constructeur de démocratie agit en dictature

Jeudi 07 mars 2013

Numerama, qui dénonce depuis longtemps l’opacité du vote électronique a reçu une lettre d’avocats émanant du constructeur de solutions de vote électronique Élection Europe.

Ils doivent selon eux faire de plus de « mesure dans la critique ». Traduit en langage normal ça devient : « fermez-la et ayez confiance ».

Le vote électronique par internet est en effet tout sauf transparent donc tout sauf démocratique (pensez à une urne non transparent, qui peut contenir des bulletins à l’avance ou une machine qui détruit certains votes).

Les rapport des audits faits sur ces solutions de vote n’ont jamais été rendus publics et ces audits, mandatés par le pouvoir en en place…

Une démocratie ? Ou ça ?

Quelques trucs de la vie courante qui me font chier

Mercredi 06 mars 2013

Il y a certaines choses, souvent de tout petits trucs qui donnent envie de crier et de taper dans tout ce qui bouge et qui nous donnent l’impression que le monde est construit de façon à nous faire chier jusqu’au bout le plus possible alors que tout aurait pu être beaucoup plus simple. En voici quelques-uns.

rage-super-rage-l.png
  • Quand je cherche quelque chose dans la maison et que ce n’est qu’après avoir retourné toute les pièces que je me rend compte que l’objet recherché était à sa place habituelle (de toute façon, les objets sont toujours au dernier endroit où on les cherche).
  • Quand quelque chose n’est pas à sa place.
  • Quand j’ouvre le frigo et que la bouteille de lait / de jus / de sirop ne contient qu’un petit fond insuffisant pour remplir un verre.
  • Quand la douche nous trolle à envoyer de l’eau chaude puis de l’eau froide en alternant toutes les trente secondes (je devrais peut-être apprendre le morse, pour voir si ça ne cache pas un signal de détresse quelque part).
  • Dans la rue : quand un groupe de personnes se mettent côte à côte de façon à occuper tout l’espace possible, marchant évidemment le plus lentement possible (et le plus souvent en écoutant de la musique pourrie sur un téléphone pourri (et à l’écran fissuré) à la qualité sonore pourrie.
  • Même chose au supermarché, surtout quand t’es pressé, qu’il n’y a trop peu de caisses ouvertes avec une file de dix personnes dont l’abruti qui n’a pas compris que la caisse « moins de dix articles » c’était pas pour les courses bi-annuelles pour toute la famille, et qui a très certainement fait exprès de ne sélectionner que les articles avec un code barre défaillant obligeant la caissière à appeler une demi-douzaine de stagiaires pour aller vérifier le prix à l’autre bout du magasin.
  • Sur l’ordi : quand j’arrive sur un site bloqué. C’est plus ennuyeux qu’autre chose : ça se contourne en quelques clics, mais c’est juste chiant par inutile.


Et bien d’autres conneries que je n’ai pas en tête là…

Les limites de Blogotext

Vendredi 01 mars 2013

dolphine-mysql.jpg Depuis hier soir mon site tourne sous MySQL au lieu de SQLite.
On peut dire ce qu’on veut de la simplicité de SQLite, parfois ça ne suffit juste pas. Je ne sais pas si ça vient de BlogoText qui est mal codé ou si SQLite est réellement beaucoup plus lent, mais je me pose des questions quand même. Peut-être que SQLite n’est pas adapté au web ?

Je ne suis pas le premier à être tombé sur ce problème : Idleman aussi avait son Leed sous SQLite avant de se rendre compte que ça n’allait pas…

SQLite tient la cadence avec ma base de données (700 articles, 9000 commentaires et 5000 liens) et ma fréquentation (25'000 pages vues par jour, donc une page toutes les 3 secondes en moyenne) : la page principale est générée en 0,07 seconde, ce qui reste parfaitement acceptable. Mais le serveur lui n’aime pas vraiment.
Voyez plutôt la charge CPU et la consommation de mémoire avant et après le changement :

lvechart.png
C’est très net…

Que faire alors ? Et pour BlogoText ?
Pas de panique si vous utilisez BlogoText : continuez.

BlogoText est fait de toute façon pour des sites pas trop grands. L’usage de SQLite est donc possible quoi qu’il en soit : à ma connaissance mon blog est le site tournant sous BlogoText avec la plus grande base de données (je reviendrai sur le cas de Sebsauvage) et la lenteur n’était pas catastrophique et à peine perceptible.

Par ailleurs, le passage de SQLite à MySQL se fait très simplement par le biais de l’import-export en XML. Si ça n’avait pas été le cas je n’aurais pas migré, je vous le dis.

BlogoText continuera à être développé sous SQLite et MySQL à la fois et vous pouvez toujours choisir celui que vous préférez ou que votre service d’hébergement propose.

Le cas du blog de Seb : on m’a demandé pourquoi : il tourne aussi sous Blogotext, il a dix fois plus de visites que moi et beaucoup plus d’articles que moi aussi. Et il est sur la version texte (1.x) de BlogoText. Comment se fait-il que son site soit super rapide ?
La raison unique est qu’il n’a aucun commentaire. C’est tout.
L’affichage d’un seul article engendre la recherche dans l’intégralité des commentaires. Donc 10000 commentaires = 10000 parsages de fichiers. Aucun commentaire = aucun parsage de fichier.

image de Gerald Carter

Apache : mettre son site en maintenance

Vendredi 01 mars 2013

old-indian-chief.jpg Hier j’ai dû mettre le site en maintenance quelques minutes pour mettre à jour Blogotext (et migrer sous MySQL en même temps — j’y reviendrais prochainement).
Pour qu’un visiteur qui arrive à ce moment là ne rencontre pas tout un tas d’erreurs quand j’envoie mes fichiers par FTP ou que je lance mes scripts, j’utilise ce petit bout de code Apache :

RewriteCond %{REQUEST_URI} !/maintenance.html$
RewriteCond %{REMOTE_ADDR} !255.34.56.78
RewriteRule .* http://lehollandaisvolant.net/maintenance.html [L]

À placer dans le fichier .htaccess de la racine du site, après avoir remplacé l’adresse IP de la seconde ligne par la vôtre.

Ce que cela fait ligne par ligne :
Ligne 1 : pour tout accès à un fichier autre que maintenance.html ;
Ligne 2 : et pour toutes les IP sauf 255.34.56.78 (la vôtre donc) ;
Ligne 3 : rediriger sur la page maintenance.html.

La ligne 1 permet simplement d’éviter une redirection en boucle, très important : le hit sur maintenance.html ne doit pas générer de redirection sur maintenance.html
Très bourrin comme méthode mais ça marche.

Cela vous permet à vous d’accéder à votre site normalement et aux autres de ne pas interférer et d’être au courant de ce qui se passe : la page maintenance.html contenant évidemment un message avec éventuellement un lien vers un autorblog du site.

image de Mharrsch

L’Internet donne la parole au peuple, et ça fait chier nos dirigeants

Jeudi 28 février 2013

anonym.jpg Une nouvelle fois, nos politiques remettent sur la table la question de l’anonymat des blogueurs, donc de ceux qui ont envie de s’exprimer sur internet.

Je vais vous le dire : un webmaster n’est déjà pas anonyme au yeux de la loi.

Lors de l’enregistrement d’un nom de domaine ou de la demande d’un service d’hébergement pour un site web, il faut décliner son identité au prestataire (ces données sont alors soumises au secret professionnel). Les coordonnées du prestataire doivent être mentionnés sur le site (c’est le cas pour le mien, car la loi du pays où se trouve le serveur de mon site m’y oblige). Si vous êtes votre propre hébergeur, oui, vous êtes tenus de mentionner vos coordonnées.

L’hébergeur n’est autorisé à fournir mes coordonnées que lors d’une procédure judiciaire.
La possibilité de trouver l’identité d’un blogueur existe donc bien et est inscrite dans la loi sur la confiance en l’économie numérique (LCEN) de 2004.

Seulement, il faut recourir à la justice… Bien embêtant, pour des ceux qui rêveraient d’une milice du web, hein ?

Quant à une question de véritable anonymat, elle est utile aussi je trouve. Que dis-je… Vitale. Pour certains pays (Iran par exemple) c’est même une question de vie ou de mort : certains y sont pendus pour avoir eu des idées non-conformes au régime en vigueur.

Supprimer l’anonymat sur la toile en France, c’est comme faire en Chine, où l’enregistrement d’un blog doit être demandé au gouvernement à la dictature en place. Vous voyez où je veux en venir. Où les politiciens veulent en venir ?

Si on vivait dans un monde parfait, nul ne devrait être inquiété pour ses idées et ses propos. Mais ce n’est pas le cas : la menace vient de ceux qui nous gouvernent.

image de Florian Kuhlmann

5 usages méconnus de l’argent (le métal)

Samedi 23 février 2013

silver-surfer.jpg (Ceci est un vieil article : je le poste maintenant pour délester ma réserve d’articles non publiés à jour et qui représente une quarantaine d’articles)

Voici un autre article de science, sur un métal précieux : l’argent. Vous connaissiez l’argent dans les médailles ou l’argent dans les bijoux, mais connaissiez-vous ceux-là ?

L’argent miroir
Les miroirs sont des surfaces de verre polies et recouverts d’un côté par un métal brillant. À base d’étain et de mercure depuis l’antiquité, l’argent est utilisé depuis quelques siècles par un procédé chimique dit « du miroir d’argent » qui consiste à précipiter de l’argent sur la surface du verre (les boules de noël sont faites de la même manière).
Dans un tube à essai, cette réaction donne l’illusion d’un tube argenté, et qui reste ma réaction chimique favorite :p. On peut aussi faire ça avec du cuivre et même de l’or.
Depuis, l’argent a été remplacé par d’autres métaux moins précieux et moins chers.

L’argent en photographie
Vous vous-êtes déjà demandés d’où venait le nom de « photographie argentique » ? Parce qu’il y a de l’argent dedans ! Certains composés argentés (chlorure d’argent) noircissent à la lumière. Cette particularité est utilisée dans la photographie : l’exposition du film argentique à la lumière permet de capter l’image (les zones lumineuses sont plus exposées que les zones sombres)..
Concernant la photo couleur, c’est la même chose : sauf qu’on filtre la lumière et seule la lumière rouge/verte/bleue vient noircir une surface spécifique. En combinant ensuite toutes les différentes surfaces on recompose une image en couleur.

L’argent qu’on mange
On trouve dans le commerce des friandises en forme de perles métalliques. Il s’agit de véritable argent (composé E174), utilisé ici parce qu’il n’est pas toxique en faible doses.

L’argent qu’on met dans la bouche
L’argent est un bio-catalyseur qui agit comme un désinfectant et un antibactérien. Si les personnes qui vivaient très longtemps autrefois était les riches, c’est en partie dû aux couverts en argent qu’ils utilisaient. Certains antiseptiques contiennent de l’argent aujourd’hui sous forme d’iodure d’argent.

L’argent qu’on jette dans les nuages
L’iodure d’argent justement est aussi utilisé pour provoquer des pluies artificielles. Afin de réduire la violence des orages ou la taille des grêlons, on disperse de l’iodure d’argent dans l’air afin de favoriser la formation des gouttes et de provoquer des pluies avant que le nuage ne se transforme en un orage violent.

L’argent conducteur électrique
L’argent est le meilleur conducteur électrique métallique qui existe, et même oxydé il est reste très bon conducteur. On l’utilise dans les ordinateurs (claviers) et d’autres appareils. S’il est remplacé par le cuivre c’est uniquement pour le prix, car le cuivre s’oxyde trop rapidement à l’air (l’or ne s’oxyde pas mais est beaucoup trop cher, et n’est donc utilisé qu’aux endroits très spécifiques).

Et beaucoup d’autres, en chimie, en métallurgie, biologie…

image de 4chan

Impossible de ne pas être débordé d’emails, dites-vous ?

Samedi 23 février 2013

pdf-email.jpg En lisant Ploum et ses deux articles sur l’email ; pourquoi et comment ne pas être inondés par les emails, et , je veux donner mes idées aussi, vu que perso j’y suis à « l’inbox-0 ».

Déjà : je n’utilise pas la boîte d’archives, mais laisse tout dans ma boîte de réception. J’ai toujours fait comme ça, c’est resté et ça me gène pas.
J’ai aussi plusieurs boîtes emails (Gmail, Hotmail…) qui renvoient tout sur mon compte principal (My Opera). Je n’ai pas de dossiers pour chaque personne ou chaque groupe (collègues, famille, amis…).

Ce qui suit sont mes conseils et ma façon de faire aussi. Ce n’est absolument pas du « faites ce que je dis pas ce que je fais ».

Séparez le spam du reste.
J’ai une email pour parler et discuter (My Opera) et une adresse pour l’inscription sur les blogs et les sites (Gmail) et j’ai séparé ça en dossiers deux dossiers, naturellement.
Ce qui tombe sur mon adresse Gmail est donc peu digne d’intérêt : on ouvre, on marque comme lu et on ferme.

Désactivez toutes les notifications des sites web.
Point très important. Il y a un moment pour chaque chose, et l’heure des emails ce n’est pas l’heure pour savoir qui vous a contacté sur Facebook, sur Youtube ou ajouté sur Twitter ou un autre blog. L’email c’est pour le courrier et la discussion. Point.
Je ne reçois pratiquement aucune notification d’aucun site. Si je veux savoir ce qui se passe, je suis assez grand pour y aller moi même.
Ce point vous aidera à appliquer le point précédent ainsi que celui qui suit (la transition de fou !).

Répondez selon le moment et le sujet de l’email
Perso je reçois beaucoup d’emails concernant Blogotext ou mon site. Si je suis au boulot et donc pas sur mon projet, je ne vais pas répondre : je perdrais trop de temps à réfléchir sur un truc qui n’est pas devant moi. Il m’arrive souvent de lire, puis de marquer comme non lu pour plus tard, quand ce sera le moment.

Répondez à tout le monde.
J’ai aussi pas mal d’email pour me féliciter de mon site, des remerciements, des compléments d’informations ou des corrections. Je répond à tout le monde, certes souvent rapidement, mais je veux prendre le temps de répondre. Ces emails font très plaisir et c’est un peu par respect de répondre aussi.
Comme le dit Ploum : répondre brièvement peut aider à être concis, sans s’étaler ou s’éterniser.

Mettez un sujet dans l’email.
J’aime pas recevoir un email sans savoir le sujet de l’email : justement parce que je répond aux emails en fonction du sujet et du moment approprié.
Ce point s’adresse donc à celui qui écrit son email le premier.

Répondez en différé, optimisez votre temps
Je n’ai qu’un baladeur MP4 sous Android : il n’est pas connecté à la 3G et ne fait que Wifi. Parfois il n’y a pas de connexion Wifi et j’ai quand même 10 emails non-lus sur mon appareil. Au lieu d’attendre, que ce soit dans les transports ou autres, répondez aux emails ! Ils seront envoyés dés que vous vous connecterez la prochaine fois. L’email est merveilleux parce que les correspondant n’ont pas besoin d’être synchronisés et ponctuels ; profitez-en !

Répondez quand on vous le demande
Si on devait répondre à tous les emails qu’on reçoit, il serait techniquement impossible d’en finir : une conversation se termine forcément un jour.
Dans les emails aussi : répondez tant que la discussion est intéressante ou utile pour vous.


Avec tout ça, vous devriez déjà pouvoir faire un bon tri, non ?


Comment rattraper son retard ?
Ces conseils et retours s’adressent je suppose à ceux qui ont une boîte de réception qui déborde. Il n’y a pas de miracle pour arriver à zéro tout en répondant à tout le monde : il faut prendre le temps.
Ce temps, on peut le prendre ailleurs. J’ai des flux RSS qui débordent également, perso (220 non-lus). Facile : il m’arrive de mettre mes flux à « marquer tout comme lu ». Il n’est pas possible de tout suivre : même à 1 minute par post, je suis à 5 heures pour tout lire, par jour. C’est insensé.
Mettez vos RSS à zéro et vous avez 5 heures pour répondre aux emails. Avec le même calcul que tout à l’heure, ça fait 300 emails de moins (oui, j’estime que vous répondez brièvement, comme conseillé au début) ! Et 5 heures c’est pas énorme : si vous étalez ça sur 2 week-end par exemple.

En somme, pour garder le rythme : répondez vite (mais bien) mais répondez. Répondez selon le sujet de l’email en fonction de l’heure, et répondez seulement aux emails qui demandent une réponse.

image de ntr23

Fuduntu : une distro linux qui rox du findus !

Vendredi 22 février 2013

fuduntu-logo.png
Les réseaux sociaux ont parfois du bien : même si on y va qu’en tant que spectateur, on découvre des choses. Ayant ajouté le groupe Linux à mon réseau, j’ai découvert un post sur Fuduntu.

Fuduntu (contraction à la consonance humoristique de Fedora et Ubuntu) n’a rien d’une Ubuntu et un peu d’une Fedora. L’ensemble est en rolling release et tourne sous Gnome-2.

C’est ce point précis qui m’a fait craquer (non non non, je reste allergique à Gnome 3, Unity et tout le reste…). J’étais resté un bon moment sous Ubuntu avec la session gnome-fallback, qui ressemble à Gnome-2 et qui en a le comportement, mais il a aussi les bugs et les restrictions d’Unity.
Si par défaut le bureau de Fuduntu ressemble à OS-X, il est possible de changer la barre en bas pour une barre Gnome (un outil très simple est là spécialement pour ça).

Fuduntu est très rapide à l’usage (un démarrage un peu long, mais on s’en fout quand on reboot qu’une fois toutes les huit semaines). Ça fait du bien d’avoir un système qui répond extrêmement vite à tout ce qu’on fait. Il tourne parfaitement sur mon ordinateur Airis.
Le lancement d’Apache par exemple : sous Ubuntu il faut patienter genre 3 ou 4 secondes ? Ben ici, le lancement est instantané. Et ce n’est qu’un exemple.

Ayant des ascendances de Fedora, Fuduntu utilise le gestionnaire de paquets YUM et le système de paquets RPM. Dans le passé, Fuduntu était compatible avec les dépôts Fedora, mais ce n’est plus le cas maintenant : ils ont leur propres dépôts, qui restent encore un petit peu vides (il y a de bonnes choses mais pas tout : Opera, optipng, jpegoptim, php-pdo par exemple n’y sont pas : il faut les compiler ou installer les paquets proposés par les éditeurs).

On y trouve en revanche tout ce dont un utilisateur normal a besoin : Chromium (navigateur par défaut), Firefox, GIMP, Thunderbird, Pidgin, VLC, Rhythmbox, LibreOffice, Wine, Brasero, Flash, codec-MP3. Steam fait aussi de la partie !

Le wiki et le forum ne sont encore bien remplis non-plus, mais le projet est encore petit, et de toute façon la doc de Fedora peut toujours servir, et les commandes universelles pour GNU/Linux marchent toujours.

Bref, si vous voulez une distribution stable, rapide, sous Gnome 2, en rolling release et qu’avoir à compiler 2-3 logiciels de temps à autre ne vous fait pas peur, alors allez-y !

Les joies de l’évolution du HTML

Jeudi 21 février 2013

pokemon-evolution-personnage Le HTML, c’est le langage code qui fait les pages web. Ce langage évolue et même si je ne suis pas depuis aussi longtemps que d’autres dans la sphère des codeurs/programmeurs, j’ai quand même vu passer le HTML4, le xHTML1.1 et maintenant le HTML5.

Ce qui est bien avec l’informatique, comme avec les pokémons, c’est qu’on ne connait jamais tout. Sur pokémon j’étais un gourou-absolu de pokémon rouge et bleu : mais le temps que je m’imprègne du jeu à 100%, le reste du monde était déjà à la troisième génération : j’étais du passé.
Ce n’est pas possible ni acceptable avec l’informatique : les technologies évoluent si vite qu’on a pas le temps de tout apprendre, tout maîtriser. Il y a de nouvelles choses tout le temps.

J’adore car ça m’empêche de m’ennuyer, et ça me permet de toujours apprendre.

Mon dernier truc que je voulais, c’était un moyen d’autocomplétion de champs, en HTML / JS pour des tags. Facile mais non : il faut que ce soit dynamique et qu’on puisse appeler des suggestions à la suite, les tags d’un article étant séparés par des virgules et la liste complète doit revenir à chaque nouveau tag. C’est un peu moins simple du coup.
En cherchant sur les forums spécialisés, on retrouve des techniques datant de 2007, voire 2005C’est une éternité d’aujourd’hui : Firefox n’était même pas en version 1.0, Facebook et Youtube n’existaient pas, GMail non plus à cette époque. Il est impossible d’utiliser du code aussi vieux sur mon site : ça ne va pas (ça serait comme se déplacer à cheval, en côte de maille et avec une épée en 2013)…
Évidemment je trouve également des tas de belles choses en JQuery. Seulement, JQuery est trop lourd pour moi : j’ai pas envie de me trimballer avec tout un bouzin qui change tous les deux mois alors que je ne veux qu’une toute petite fonctionnalité isolée.

Au final, je n’ai rien trouvé d’autre à part des vieux codes et des codes trop lourd. Alors j’ai créé mon truc (oui j’aime ré-inventer la roue, vous vous souvenez ?). J’ai utilisé un truc que je n’ai pas encore trouvé sur le net : utiliser la nouvelle fonction HTML5 DataList et la modifier dynamiquement en JS. Je n’ai rien trouvé de tel qui existait déjà, donc c’est sûrement inédit.
Et c’est ça que je trouve génial : en cherchant à faire soi-même quelque chose qui n’existe pas, on se met à jour nous-même et on crée de nouveaux trucs.

Résultat : plus besoin de bloc div/liste ul/formulaire de lignes flottants sous le champ contenant les tags, ni des 3 tonnes de CSS, de JS et de HTML. Mon code tient en 2 lignes de HTML, 0 CSS et en 1ko de JS lisible (aheum, la lib JQuery) et il marche dans Firefox, Chrome et partiellement dans Opera (IE pas testé).

C’est pas mal : le code sera ajouté dans mes projets où j’ai besoin de rechercher ou intégrer des mots clés (comme Blogotext).

La page d’exemple de ce code est là : http://lehollandaisvolant.net/tout/examples/datalist.html.

image mise en ligne par 4chan

Pourquoi la licence GNU GPL n’est pas si libre

Jeudi 14 février 2013

gnu.jpg
Je n’ai jamais bien aimé la licence GPL : elle est contraignante, pour tout ceux qui bossent sur des projets qui ne sont pas sous GPL. Cette licence est tout sauf interopérable donc.

Je le dis tout de suite : j’ai un immense respect pour Richard Stallman (père du « Libre »), et je sais très bien que s’il n’avait pas été là à temps comme il l’a été toutes les technos actuelles n’auraient jamais évoluées aussi vite et aboutir par exemple à l’Internet et le Web que nous avons (sans lui, on en serait encore au Minitel et au papier en fait) ; mais je le trouve que sa façon de décrire le « Libre » comme l’unique solution viable est trop renfermée. Fasciste, même. Ça en devient religieux, où tout ce qui est différent doit être interdit.
GNU fait la même chose : « le non-libre, cay le mal » !

Déjà, je ne trouve pas la GPL pratique (et il semble que je ne sois pas le seul), parce que je n’ai pas le droit d’en faire ce que je veux : je n’ai pas le droit d’en faire un logiciel propriétaire. Il est donc Libre mais pas libre d’utilisation (notez la majuscule). L’utilisation est peut-être libre, comme l’étude du code source et son adaptation, mais pas encore sa redistribution.

En quoi c’est un problème ? Le Libre est censé faciliter l’utilisation et le partage des bouts de codes, des scripts, des programmes et leur adaptation par tout le monde. Alors pourquoi j’ai du contacter un par un tous les créateurs de bouts de code que j’ai voulu utiliser dans mes programmes sous une licence autre chose que GPL ? Ce n’est pas simple… Surtout quand le projet est mort depuis des années, comme le lien de contact de l’auteur…

Un logiciel sous GPL interdit certaines choses : elle interdit d’en faire un logiciel non-libre. Alors certes, ça permet la survie du logiciel en question, mais ça peut rebuter certains à l’utiliser, dans le cas de projets commerciaux et fermés par exemple.

Le Libre n’est pas gratuit non plus : le prix à payer pour avoir le droit d’utiliser ou adapter un logiciel étant de fournir ses améliorations à la communauté. Ok, ça semble logique. Mais… On n’est donc pas libre de faire ce qu’on veut avec notre propre code ? Est-ce toujours aussi libre maintenant, logique ?

Je n’utilise pas la licence GPL quand je peux l’éviter.
Je préfère la licence CC-BY : tout est possible avec le programme/œuvre, à condition d’en citer le nom de l’auteur. BlogoText est en effet sous Licence CC-BY-NC qui en interdit la revente (j’autorise l’utilisation pour une application commerciale), mais la licence était déjà attachée au projet dés le départ donc bon (j’ai pu retirer la clause ND ce qui n’est pas mal déjà).

Pour mes projets perso, je préfère utiliser la licence WTF-PL. La licence, elle, est claire :

 * This piece of software is under the WTF Public Licence. 
 * Everyone is permitted to copy and distribute verbatim or modified 
 * copies of this program, under the following terms of the WFTPL :
 *
 *            DO WHAT THE FUCK YOU WANT TO PUBLIC LICENSE 
 *   TERMS AND CONDITIONS FOR COPYING, DISTRIBUTION AND MODIFICATION 
 *
 *  0. You just DO WHAT THE FUCK YOU WANT TO.

Vous faites donc ce que vous voulez avec le programme. Vous voulez la réutilisez ? la copier ? la vendre ? l’imprimer pour le brûler ? le fumer ? la manger ? Faites, c’est possible !

Ce n’est pas forcément du désintéressement ou de l’indifférence : je le considère plutôt comme une autorisation d’en faire ce qu’on veut, y compris changer la licence de son œuvre dérivée. Cela n’a pas d’importance puisque de toute façon mon code source, la première version dans la nature, elle, sera toujours là et utilisable par n’importe qui.
Je trouve qu’un licence ne doit s’appliquer qu’à l’œuvre elle-même, et qu’une fois modifiée, c’est à l’auteur des modifications de choisir sa licence, pour les modifications. La GPL va à l’encontre de ce principe précis.
On doit pouvoir être libre de choisir d’être non-libre, autrement le choix n’existe plus et la liberté non plus.

La paternité de l’œuvre, elle n’a pas besoin d’être mentionnée : elle est implicite dans l’existence même de l’œuvre.

image de David d’O

Pourquoi oui, ré-inventer la roue !

Mercredi 13 février 2013

lego-wheel.jpg Je passe pas mal de temps à programmer en ce moment, soit pour ajouter des trucs à mes projets existants, soit pour faire une petite fonction basique qui existe souvent déjà sur le net, mais que j’ai quand même envie de refaire.

Pourquoi tout refaire, et pas reprendre ce qui existe déjà ?

Parce que ce qui existe déjà, pourtant parfois très bien, n’est pas toujours ce qui nous convient le mieux. J’aime faire les choses à ma façon : au moins je suis sûr que ça sera fait comme je veux, et souvent correctement. Je n’aime pas utiliser quelque chose que je ne comprend pas (particulièrement en programmation) : j’ai parfois repris des bibliothèques ou des morceaux de codes qui existaient, puis souvent balancé à la corbeille et fini par refaire tout ça à partir de zéro.

Récemment j’ai testé l’agrégateur RSS Leed, d’Idleman, et c’est un programme merveilleux qui fonctionne très bien. Ce n’est pas le seul agrégateur RSS en PHP qui existe (il y a aussi TT-Rss ou RSS-Lounge, pour les plus connus), mais ayant pour projet de faire moi aussi un agrégateur RSS je suis assez mitigé entre adapter un projet existant (Leed sûrement) et construire le mien à partir de zéro.

Refaire quelque chose au lieu de reprendre ce qui existe, c’est donc faire quelque chose autrement pour arriver au même résultat. Aujourd’hui il existe des dizaines de
CMS, des dizaines de navigateurs, des centaines de distro Linux : chacun y trouvera celui qu’il veut utiliser, et sinon il peut en créer un s’il veut.

Le but n’est pas d’avoir un nouveau « concurrent » : les logiciels sont tous gratuits et libres, le mot « concurrent » n’a aucun sens. Non, le but c’est de donner plus de choix à l’utilisateur et une plus grande satisfaction ou contrôle à l’auteur de l’application.

Savoir coder quand on utilise un ordinateur et vouloir à son tour créer des choses, c’est la liberté. La liberté de faire comme on le sent, comme on veut. La liberté de ne pas se sentir obligé d’accepter ce qu’on nous propose, voire qu’on nous impose, dans certains cas… Coder et vouloir construire ses propres logiciels, c’est vouloir écrire après avoir appris à lire, et parfois lire ne suffit plus (même principe pour les remix de musique, parodies de films, caricatures : la réalité existante n’est plus suffisante et on veut l’améliorer.

En dehors de ça, je remarque — vous sûrement aussi — qu’un produit existant, quel qu’il soit, n’est jamais parfait. On y voit toujours des améliorations possibles. Parfois, on a envie de complètement refondre le produit et imaginer quelque chose de complètement neuf.

Passer du temps à imaginer et à concevoir le fonctionnement d’un produit, c’est toujours plus enrichissant que de prendre un produit similaire parmi ce qui existe déjà : ça permet de voir comment ça marche, quels sont les problèmes et leurs solutions, comment ne pas refaire les erreurs du passé.

image de Profound Whatever

Sites de torrents : WTF avec Opera ?

Lundi 11 février 2013

« vous utilisez Opera qui ne prend pas en charge le téléchargement directe de torrents »

C’est le message que reçoivent les utilisateurs d’Opera quand ils sont sur KickAssTorrent, Thepiratebay ainsi que de plus en plus de sites de recherche de fichiers torrents…

WTF ?

Opera prend très bien charge le téléchargement de torrents !

Soit parce que le fichier est forcé au téléchargement et pas ouvert avec le navigateur :
52.png
Soit parce que le fichier peut être ouvert, mais qu’Opera demande ce qu’il faut en faire :
opera-torrents.png
Donc #fail…

Par ailleurs, Opera est bien le seul navigateur qui prend en charge le téléchargement par P2P des fichiers depuis des années. Y compris des liens magnets, si il est configuré correctement.

Et voilà, Google a craqué

Dimanche 10 février 2013

news paper Parce que Google apporte des millions de visiteurs à la presse française, parce que grâce à Google tous ces sites français sont encore en vie, parce les parlementaires sont payés pour ne surtout rien essayer de comprendre au numérique et à Internet…

Parce que pour tout ça, Google va donner 60 millions d’euros aux sites de presse française

Ben oui, c’est comme je dis : c’est comme si les parkings payaient les automobilistes pour qu’ils puissent garer leur voiture…

Pour ce prix-là, j’espère qu’ils vont nous foutre la paix au moins quelques semaines (le temps qu’ils se payent des piscines en or) avec leurs conneries…

Bon, je vais chercher bonheur chez marchand de bullsh… journaux.

image de ShironekoEuro

Astuces pour le calcul mental…

Samedi 09 février 2013

numbers
Je vous avais promis un article ou je rassemblerai les astuces pour compter facilement de tête. Allons-y !

Multiplications et Divisions

  • Multiplication par 5 : on multiplie par 10 (facile) et on divise par 2 (facile aussi). Exemple : 39×5 = 390 ÷ 2 = 195.
  • Division par 2 : Je sais pas si c'est moi ou si tout le monde fait ainsi, mais pour ça, je décompose le nombre. Ainsi pour diviser 396 par 2, je compte 396÷2 = (300+90+6)÷2 et là c'est très simple, ça fait 150+45+3 = 198.
  • Multiplication par 25. On sait que 25, c'est 100/4. Donc on multiplie par 100 et on divise par 4. Exemple : 128×25=12800/4 = (12000+800)÷4 = 3000+200 = 3200.
  • Multiplication par 11. Celle ci, tout le monde la connait depuis le CP : un nombre à deux chiffres multiplié par 11 est ce nombre avec entre les deux chiffres, la somme des deux chiffres. Exemple : 11×13=143 car 4=1+3 (les 1 et 3 proviennent du 13). Un autre : 11×72=792.
    En parlant du 11, on voit une belle propriété :
    • 11² = 121
    • 111² = 12 321
    • 1 111² = 1 234 321
    • 11 111² = 123 454 321

  • Les carrés des nombres finissant par 5 (15², 25², 35², …) : on prend le nombre des dizaines du premier nombre que l'on multiplie par le nombre des dizaines du second augmenté de 1. Par exemple : 15×15 se calcul par 1×(1+1) que l'on met devant 25 soit 225. Un autre : 35×35 donne 3×(3+1) que l'on met devant 25 ce qui donne : 1225.
    Et ça marche aussi pour des nombres plus grands : 2005×2005 donne 200×201 que l'on met devant 25 soit : 4 020 025
  • Multiplication par 9 : on sait que 9 = 10-1. On multiplie par 10 le nombre et on le soustrait une fois. Ainsi 9×15 ça fait 150-15 = 135.
  • Le carré de n'importe quel nombre de 2 chiffres. Là, je décompose avec l'identité remarquable : (a+b)² = a²+b² + 2ab.
    Ainsi 34² donne 30²+4²+4×30×2 = 900+16+240 = 1156. Si vous ne connaissez par 30², faites 3²×100 :-).
    Bien entendu, tout ça se fait de tête, c'est bien plus rapide qu'avec la calculette.
  • Celle ci, c'est pas vraiment une règle de calcul, mais une remarque.
    On voit que 13² = 169. Maintenant, inversez les chiffres du 13, ce qui donne 31 et 31² = 961, ce qui est 169 à l'envers. Ça marche avec 10, 11, 12 et 13.
    De plus, si vous connaissez 13², alors vous n'aurez pas de mal à trouver 14², car il suffit d'inverser les deux derniers chiffres : 13²=169 et 14²=196.

Additions


Je passerais sur le +9 qui vaut +10–1, mais je vous donne ma technique pour additionner des nombres plus grands, il ne faut pas commencer par les unités. Mais par l'autre coté. Par exemple, dans 351+512 je préfère calculer comme on prononce les snombres : en commençant par les centaines, puis les dizaines, puis les unités. ça donne 863.
Bien entendu, ici il n'y a pas de retenus, mais il faut les prendre en compte.

Dans les calculs de plus de deux termes, par commutativité, on regroupe ce qui donne des choses simples.
Ainsi 23+4+2+16+7+38 = (23+7)+(38+2)+(16+4) = 30+40+20 = 90. C'est connu mais très pratique.

Un autre truc vraiment tout bête, pour la soustraction : 34-56 = –(56–34). Je met le plus grand devant, c'est alors plus facile à calculer. Le résultat est simplement –22.

N’hésitez pas à faire plus de calcul, mais des calculs plus simples : 998+456 par exemple : on fait 1000+456–2 = 1 454… Ce genre de réflexe vient avec l’entrainement : vous arriverez peu à peu à repérer les simplifications à effectuer.

Les constante


Juste quelques valeurs comme ça, bien pratiques à savoir (plus rapide pour les calculs approchés) :
  • Pi = π ≈3,1416
  • Phi = φ ≈ 1,618 (le nombre d'or, donné par (1+racine(5))/2)
  • e ≈ 2,718 (constant d'Euler, donné par exp(1))
  • racine(2) ≈ 1,414
  • log(2) ≈ 0,3. Pratique, parce que Log(4) devient 2Log(2)≈0,6 ou Log(20)≈1,3…

Conversions Angles


C'est pas tous les jours que l'on s'en sert, mais c'est bien utile aussi. Un angle exprimé en degré, par exemple 20,5° peut être exprimé sous la forme 20°30min. Où 1 degré, c'est 60 minutes. Pour aller vite, je dis que 1/10 de degré, c'est 6 minutes. De cette manière, 12,3° = 12°18'.

Et en binaire ?


Ok, là je m’égare, mais il y a quelques techniques pour convertir en binaire (puis en hexadécimal, par exemple pour la programmation ou les couleurs).
Il suffit de faire des soustractions successives en notant les puissances de deux qui apparaissent dans un nombre :
Exemple, dans 2013 : on trouve 1024, (reste 989), 512 (reste 477), 256 (reste 221), 128 (reste 93), 64 (reste 29), 16 (reste 13), 8 (reste 5), 4 et 1.
Autrement dit, 2013 en binaire, c’est 11111011101.

Pour le hexa, il faut le découper par groupe de 4 : 11111011101 devient 111-1101-1101, soit 7DD.
J’ai un tuto là sinon.

Conclusion


J'ai donné ici quelques règles simples que j'utilise presque tous les jours… Suffit de les connaitre, surtout pour la multiplication. Je vous avais aussi déjà donné ceci, une astuce pour multiplier rapidement et simplement de grands nombres.

EDIT : voilà une autre astuce très pratique (source) :

astuce-calcul.jpg

image de hownowdesign

Les « alphabets » japonais

Mercredi 06 février 2013

japan.jpg Je me suis sérieusement mis au japonais, surtout grâce à ce site.
Le plus dur, c’est qu’il faut non seulement apprendre la langue, mais aussi l’alphabet qui n’est pas le même que le nôtre. En fait, il y a plusieurs alphabets en japonais : les kanas (hiragana et katakana) et les kanjis.

J’avoue avoir eu assez de mal à trouver les différences entre tous ces systèmes d’écriture (en dehors des caractères bien-sûr) : peu d’articles sont clairs à ce sujet en fait.

Voici ce que j’ai retenu.

Les kanjis sont des idéogrammes : chaque caractère représente une idée, un objet ou une situation. On trouve ainsi le kanji « 家 » pour la maison, « 馬 » pour le cheval, etc.
Ces caractères sont issus du chinois.

Les kanas sont des alphabets de syllabes (des syllabaires donc). On a un caractère pour écrire « ba », un autre pour « ka », un autre pour « to », etc.
Il est possible de n’écrire un texte qu’en kanas et sans aucun kanji, vu qu’on écrit ce qu’on prononce. En pratique, les japonais utilisent des kanjis pour les mots qui en ont un (maison ou cheval par exemple) et des kanas pour des mots dont il n’y en a pas, dont celui qui existe est trop compliqué, ou dont l’auteur ne le connaît pas.
Notons que la connaissance d’un grand nombre de kanjis (les idéogrammes) par une personne est un signe de culture et de savoir (et il y en a plusieurs milliers).

Parmi les kanas, on distingue les hiragana et les katakana.
Les deux sont employés, simultanément, en fonction des mots : les katakanas sont utilisés pour les mots d’origine étrangères, les noms scientifiques et les onomatopée ; les hiragana dans les autres cas, et précisément dans le cas où un kanji n’existe pas, n’est pas connu, ou ne doit pas être employé (trop compliqué, trop rare).

Les hiraganas sont arrondis et « lisses » : ひらがな. Si je tente de retranscrire « timo » en hiraganas, ça donne ceci : « ちも ».
Les katakanas sont plus « angulaires » et fait de traits droits : カタカナ. « Timo » deviendrait en katakanas : « チモ ».

Il existe un autre type d’écriture aussi : le romaji. Il s’agit de la retranscription du japonais en utilisant l’alphabet latin (ou romain, d’où le nom de « romaji »).

image de arcreyes

Quelques vidéos en slow motion

Mercredi 30 janvier 2013

Les vidéos filmés au ralentis continuent de me fasciner. Pas seulement parce que c’est beau et presque poétique, mais aussi parce qu’on voit des choses qu’on a pas le temps de voir en temps normal et c’est ça qui est la clé pour comprendre le monde : arriver à tout voir, y compris l’invisible.

Par exemple, sur cette vidéo d’un disque dur filmé au ralenti on voit la tête de lecture faire un aller-retour sur le disque. Si on filme ça à grande vitesse, on voit qu’il en fait en réalité exactement 22. C’est fascinant.

Voici une sélection de phénomènes filmés au ralentis :


Je vous conseille aussi cette chaîne YouTube, pour plein d’autres vidéos (souvent très fantaisistes) : The SlowMo Guys. Pour les chimistes, les types de Periodic Table dont maintenant des réaction chimiques au ralenti aussi, et c’est vraiment très impressionnant.

Je suis loin d’avoir tout mis, donc si vous voulez quelque chose en particulier, cherchez sur YouTube, il y a absolument de tout !

Memrise.com : un site pour apprendre facilement !

Samedi 26 janvier 2013

Pas souvent que je fais la promotion d’un site, mais là j’ai pas pu résister. Ce site est génial : www.memrise.com.

Si vous avez envie d’apprendre des choses par thèmes, comme du vocabulaire en espagnol, les capitales du monde ou apprendre à reconnaître les papillons, allez-y faire un tour !

Il y a principalement des cours de langues : japonais, chinois, allemand, français, russe, coréen, suédois, néerlandais, et plein d’autres. Il y a même le gaélique, le breton et le latin !

En dehors des langues, il y a de tout aussi : des maths (décimales de Pi, angles remarquables…), de la bio, le la chimie, de la philo (qui a énoncé cette citation ?) des œuvres de peinture (qui a peint ça ?), de pokémon (quel est ce pokémon ?), de la géographie (villes, capitales, pays…) ou géopolitiques (dirigeants du monde, présidents des USA…), le code morse, les épices, les arbres, les papillons, les acteurs, les mots du scrabble, les jeu d’échecs…

Les cours sont très bien fichus et sous forme d’étapes : découverte, puis mémorisation, puis révision.
Pour moi qui me suis mis à apprendre le Japonais, je commence par apprendre les syllabes en Hiragana, et pour les retenir il y a des mnémoniques. Par exemple, pour le kana « つ », qui se lit « tsu », on peut l’associer à une vague, un tsunami. Tsu :

98159000120109193603.gif Les mnémoniques sont souvent proposés par les internautes (comme certains cours d’ailleurs).

Après les cours se présentent en séances, et chaque séance possède une liste de choses à apprendre, au fur à mesure. Les choses sont à réviser en fonction de ses performances lors des exercices : si on a juste à une question, elle sera moins souvent révisée que les choses où on a eu faux (il est inutile de réviser ce qu’on sait déjà). Et si on a faux, le site nous remontre la page du cours :

course.png
Les questions se passent de plusieurs façon.
Au début, c’est un QCM (on a un Kana et on doit l’identifier parmi une liste, ou alors un son et on doit trouver le Kana correspondant), et par la suite si on est bon, c’est une question ouverte (on a un Kana et on doit écrire le son correspondant) :

train.png
Tous les cours sont basés sur ce schéma en trois étapes.

Il y a aussi des séances « diaporama » : un peu de culture, entre deux séances de mémorisation, par exemple. Ça permet de varier un peu, et d’ajouter un fond à ce qu’on fait. Pour le cours sur le Japonais, j’ai eu deux dispos : sur les Kanas, et les idées reçues sur les Geisha (qui ne sont pas du tout les prostitués que l’on croit).

Bref, si vous avez envie d’apprendre des choses, envie de pratiquer votre mémoire ou envie de découvrir, allez voir : il n’y a même pas besoin de s’inscrire pour tester : www.memrise.com !

(Ouais, je me suis mis au Japonais : ça fait longtemps que je veux apprendre !)

Comment les poissons survivent-ils dans l’eau glacée en hiver ?

Vendredi 25 janvier 2013

magikarp.png Aux Pays-Bas, il y a de l’eau et des canaux partout, et actuellement la température n’a pas dépassé les 0°C depuis environ deux semaines. Comment les poissons survivent-ils dans l’eau liquide, sans mourir gelés ?

C’est la question que personne ne se pose mais qui permet d’introduire une des (nombreuses) particularités de l’eau par rapport à tous les autres liquides.

La réponse : l’eau au fond de la rivière ne gèle pas, mais reste à +3,98°C . Elle reste donc liquide, et ceci beaucoup plus longtemps que l’eau en surface.

Pourquoi ?

En général, les corps liquides (comme les gaz et les solides) deviennent plus denses quand ils refroidissent, atteignant leur maximum de densité à la solidification. Ce n’est pas le cas de l’eau (et d’une poignée d’autres liquides), pour qui le maximum de densité est à +3,98°C.
Ainsi, l’eau plus froide remonte en surface puis gèle.
Le fond de la rivière contient donc l’eau la plus dense à 3,98°C, ce qui est largement suffisant pour la survie des espèces, et qui est également assez loin du point de solidification.

De plus, en gelant, l’eau se réchauffe. Je m’explique : la phase liquide étant plus énergétique que la phase solide, la solidification d’un liquide libère de l’énergie (sous forme de chaleur latente), même principe que les chaufferettes de poche, qui se solidifient d’un coup et prennent d’un coup près de 50°C.
L’eau qui gèle sous la glace transmet donc sa chaleur latente à l’eau en dessous, ce qui contribue à la conserver entre 0°C et 3,98°C le plus longtemps possible, même si de l’autre coté de la glace l’air est à –10°C.

Au passage, il se produit l’effet inverse en été : alors que la surface de l’eau est chaude, le fond est toujours à 3,98°C car plus dense.

La nature est bien faite, hein ?

image par Lemon

Ah, la science (5)

Mercredi 23 janvier 2013

Nouvel article dans la série « ah la science » !
J’espère qu’il vous étonnera toujours autant, sinon qu’il vous apprendra quelque chose :-).

canard-sur-leau.jpg 1012 kg/cm³. Cette masse volumique absolument gigantesque est celle d’étoiles à neutrons.
Un simple petit bout de la taille d’un chewin-gum pèse donc un milliard de tonnes.
Pour vous donner une autre idée, si vous imaginez un cube de côté légèrement plus petite que la Tour Total à Paris (48 étages) ou un peu plus grand que la Tour Part-Dieu à Lyon (40 étages), alors ce cube rempli de matière d’étoile à neutron aurait la même masse que la Terre toute entière.

39° angulaire. C’est un angle. C’est l’angle du sillage sur l’eau derrière un bateau ou un objet trainé sur l’eau. Quelque soit le bateau, sa taille ou sa vitesse, l’angle du « V » formé par le sillage est toujours de 39°. On doit cette étonnante découverte (et l’explication) à Lord Kelvin, le sillage porte d’ailleurs le nom de sillage de Kelvin.

50 grammes. C’est la masse de l’Internet. Quoi qu’en dise Moss, l’Internet est formé de bits, donc de signaux électriques. Ces signaux sont transportés par des électrons. L’estimation de la masse de tous les électrons utilisés par l’ensemble du réseau réunis, c’est environ 50 g.

Enfin, une info assez sympa (qui m’avait été demandée dans les commentaires de l’article sur la rotation terrestre) : d’où vient la rotation de la Terre sur elle-même ?
En fait, cette rotation est due à ce qui reste à la Terre de moment cinétique (moment cinétique équivaut à son « élan » de rotation) qu’il a reçu lors de sa création il y a plus de 4,5 milliard d’années.
La Terre s’est formée par l’accrétion de roches et de poussières. Ces roches et poussières tourbillonnant ont conservé leur mouvement, donnant sa rotation à la Terre. La rotation actuelle de la Terre est donc ce qui lui reste de sa rotation originelle. Et les créationnistes, ils ont une explication ? *paf*

image de Tobym

Pourquoi je ne mets pas d’URL Rewriting sur mon site

Mercredi 16 janvier 2013

no-rage-face.png
On me demande régulièrement si je vais un jour mettre de l’URL rewriting sur mon blog, j’ai toujours répondu non. Voilà pourquoi.

L’URL rewriting, pour un blog, c’est ce qui permet de faire des URL plus courtes, plus lisibles. On passerait par exemple de ça :
http://lehollandaisvolant.net/?d=2011/11/17/21/59/23-la-terre-tourne-dans-tous-les-sens
à ça (masquant les informations utiles au serveur et pas au lecteur) :
http://lehollandaisvolant.net/la-terre-tourne-dans-tous-les-sens

Si je ne veux pas de ce genre de choses, c’est principalement pour cette question : pourquoi faire ?
Qui peut bien se soucier de la forme de l’URL, à quoi ça sert qu’elle soit jolie ou pas ? Pourquoi vouloir faire à tout prix des URL courtes ? Pourquoi vouloir masquer les informations qui expliquent le fonctionnement de l’Internet et du Web ?

La forme de l’URL n’est pas importante : elle est destinée au navigateur, pas au lecteur ! Par ailleurs, vive le copier-coller, hein : qui recopie les url à la main, ici ?

Les URL courtes ne servent strictement à rien : autant utiliser la balise de lien, avec un texte pour cliquer (coucou, Twitter !). Quant aux raccourcissements, n’en parlons pas.

Masquer les informations au serveur ? Pas une bonne chose non plus… C’est comme cette manie de cacher l’ancre et le protocole dans les navigateurs (coucou Opera, Chrome, Firefox !). Si vous ne voulez pas voir l’ancre, ou le protocole utilisé dans une URL, alors masquez la barre d’URL directement ! En afficher seulement une partie ne rime à rien…

Autre chose : utiliser l’URL rewriting nécessite d’avoir une liste de toutes les correspondances entre les URL courtes et les URL longues sur son serveur. Si y’en a 5, ça va. Si y’en a 5000, c’est déjà autre chose : ça ralentit tout l’ensemble et c’est bof pour la maintenance…

Non sérieux, je ne vois pas le besoin ici.

La Terre tourne… dans tous les sens !

Dimanche 13 janvier 2013

La nouvelle année symbolise le début d’une nouvelle rotation de la Terre autour du Soleil. Mais saviez-vous que la Terre effectue tout un tas d’autres types de rotations ?

Je vous assure qu’après cet article, vous abandonnerez très vide la réalisation de maquettes réalistes du système solaire : ça devient assez vite un sacré casse tête (qui est d’ailleurs aussi un casse tête non résolu en math) !

La Terre danse avec la Lune, et fait un tour autour du barycentre terre-lune tous les 29 jours

La lune se trouve à environ 300 000 km de la terre, et son diamètre est ~4 fois plus petit que la Terre. Un rapide calcul de barycentre montre que le centre de masse du système (Terre+Lune) se trouve non pas au centre de la Terre mais presque 1/5 de sa surface du côté où se trouve la Lune.

Or en mécanique, un système libre en rotation tourne autour de son barycentre ou centre de masse, donc si la lune semble tourner autour de la Terre, il n’en est rien : il tourne autour du barycentre du système {Terre+Lune}. La Terre elle, fait exactement pareil : elle tourne autour du barycentre du système {Terre+Lune}.

Si l'on regarde la trajectoire de la Terre autour du Soleil, on ne voit donc pas une ellipse, mais une sorte de boucle torsadée. Ceci dit, la torsade est très faible, et la différence de vitesse de déplacement d’un côté de la Terre par rapport à l’autre est de seulement 100 km/h (à comparer aux quelques 107 000 km/h qu’il possède pour tourner autour du Soleil).
C’est donc assez peu, mais cela qui reste suffisant pour créer les marrées du côté opposé à la Lune par la force centrifuge.

barycentre-terre-lune.png

La Terre vacille avec une période de 20 000 ans

Un autre type de rotation, c’est celle due à ce que l’on nomme la précession gyrosopique. Pour la terre, il s'agit de la précession des équinoxes.
Par rapport au plan de l’écliptique, la Terre est inclinée de 23,5°. C’est ce qui est à l’origine des saisons. Et c’est autour de cet axe inclinée que la Terre tourne sur elle même.

L’inclinaison de l’axe lui fait décrire un cône, comme l’axe d’une toupie qui vacille, à un rythme différent de sa rotation :

precession-de-la-Terre
Et bien la Terre, du fait de son inclinaison par rapport à l’écliptique, effectue la même chose, et elle fait un tour (le cercle décrit par l’axe, en haut sur l’image) tous les 20 000 ans environ.
L'axe de la Terre reste bien inclinée de 23,5°, mais pas inclinée dans le même sens !

Rapporté au référentiel des de toutes les étoiles (si ça existe), quand on dit que l’étoile polaire est parfaitement alignée avec l’axe de la Terre, c’est donc vrai actuellement, mais ça ne le sera plus dans 10 000 ans, quand l’axe de la Terre sera pointé dans le sens opposé !

L’axe de la Terre vibre avec une oscillation de 18,6 ans


Regardez le cercle décrit par l’axe de Terre sur l’image ci-dessus. Imaginez que ce n’est pas un cercle, mais une onde recourbée en un cercle :

nutation-precession-rotation.png
Cette vibration « N » de l’axe se nomme la nutation.
Elle est due au balancement entre le moment angulaire (dû à la rotation de la Terre) et le moment d’une force variable liée à l’attraction conjointe du Soleil et de la Lune (lentement variable mais périodique). Le balancement de ces deux forces fait osciller l’axe de la Terre, cette dernière recherchant un équilibre — jamais atteint — entre le moment des deux forces.

L’inclinaison de la Terre varie de façon périodique tous les 40 000 ans


Cette variation vient de l’influence gravitationnelle des autres planètes. L’amplitude de la variation est très faible (moins de 3° d’amplitude), cela vient selon moi de la présence de la Lune, qui stabilise et minimise ces variations (l’amplitude de la variation de l’obliquité de Mars (qui n’a pas de lunes comparable) est de l’ordre de 20°). Cette faible variation d’amplitude aurait été un paramètre décisif dans l’apparition et le maintien de la vie sur Terre.

Ici je ne parle évidemment pas de la même inclinaison que celle de la précession gyroscopique, ni de la nutation : l’inclinaison ici vient s’ajouter (ou se soustraire) à ces deux phénomènes déjà présentes.

Cut for Bieber… Sérieux ?

Samedi 12 janvier 2013

Y’a des fois, ok, les blagues naissant sur Internet sont un peu lourdes, à la limite du drôle… Mais là…


Il y a un mois ou deux, une rumeur avait déjà envahi les réseaux sociaux disant que Justin Bieber était malade et que pour le soutenir ses fan devaient se raser le crâne complètement, et poster une photo sur le web.
Certains (surtout certaines) l’ont fait, et c’est pas glorieux.

Maintenant, les forums de 4chan ont encore trollé, en pire : Justin Bieber est accroc à la drogue et pour le soutenir, il faut se couper (le hash tag de twitter est #cutforbieber) et se saigner et poster ça sur le net.

Sérieux… Et y’en a qui tombent dans le panneau…

I-dont-wanna-live-on-this-planet-anymore
Et après on va encore nous dire que l’Internet est dangereux, qu’il faut le censurer, le contrôler, le filtrer… Et si on rendait les gens moins cons, pour voir ?
Ouais, parce que pour se couper un bras pour sauver un artiste (qui n’a rien du tout, au passage), il faut être con. Vraiment con.

Pourquoi je n’aime pas être coupé d’Internet

Jeudi 10 janvier 2013

wallpaper-785786.jpg Je n’aime pas ma passer de mon ordinateur et d’Internet.
Je peux m’en passer, mais plus d’une semaine (voire quelques jours) c’est chiant. Du moins si j’ai rien d’autre pour m’occuper. En fait, je m’occupe avec un ordinateur, et c’est comme ça. Certains passent leurs journées et leurs nuits dans un garage à bricoler, moi je bricole des bouts de codes sur mon ordi.

Je passe trop de temps sur Internet et derrière un ordinateur ?
En fait, ce que les gens « normaux » font (pas les accrocs du clavier, donc) :
  • quand ils regardent la TV
  • quand ils jouent à la console
  • quand ils discutent au bar du coin
  • quand ils lisent le journal le matin
  • quand ils écoutent un CD
  • quand ils lisent un livre
  • quand ils font du SMS au téléphone
  • quand ils lisent leur courrier papier
  • quand ils vont à la bibliothèque ou à la médiathèque pour découvrir des nouvelles choses
Ben moi, je fais tout ça sur l’ordinateur et sur internet.

La convergence numérique, ça s’appelle : un ordinateur ne sert plus seulement à taper une lettre (avec un seul doigt) ou à faire ses comptes (avec la calculatrice de Windows).
Pour moi, un ordinateur avec Internet est l’outil qui remplace votre TV, votre téléphone, votre journal du matin, votre lecteur CD, votre bibliothèque, votre console, votre radio et j’en passe.

Alors quand je n’ai plus le net, j’avoue, mon monde s’effondre : je suis obligé de regarder des conneries à la TV (des conneries encore plus chiantes que les pires conneries de youtube), de regarder le journal télévisé et de faire mon « état du monde » avec leurs mensonges grotesques (sans pouvoir réagir, ni corriger, ni donner mes idées), d’utiliser un téléphone pour envoyer des SMS facturés à l’unité à un prix qui dépasse ce que paye la NASA pour envoyer des données à ses sondes spatiales (les marges des opérateurs sur les SMS sont de l’ordre de 800%) ou de lire un journal qui ne vaut pas mieux que le JT, bref de faire autre chose, des choses qui m’intéressent pas forcément.

Ouais, j’avoue, sans le net, je me fais un peu chier.

image par 4chan

Ubuntu : remettre les dossiers personnalisés dans le menu « Raccourcis »

Lundi 07 janvier 2013

J’utilise Ubuntu 12.10 dans le mode gnome classique. Le bug ici était que si on ajoutait un dossier dans ses signets sous Nautilus, il était bien ajouté dans le panneau de Nautilus, mais pas dans le menu « Raccourcis » de la barre de bureau (ce qui changeait des versions précédentes où les deux étaient liés).

ubuntu-bug-signets1.png
ubuntu-bug-signets2.png
Pour mettre un signet quand même dans le menu « Raccourcis », il faut tricher un peu : l’écran de choix d’un emplacement pour enregistrer un fichier par exemple est, lui, bien lié au menu de Gnome.

Ainsi, ouvrez un logiciel (par exemple Gedit) puis enregistrez-sous le fichier (oui, il est vide, mais on s’en fout) : c’est à ce moment là qu’il faut faire un glisser-déposer du dossier dans les signets.

ubuntu-bug-signets3.png
Une fois fait, vous pouvez annuler l’enregistrement du fichier et tout fermer, car c’est tout : le dossier se trouve maintenant dans les menus :

ubuntu-bug-signets4.png

La pub cay-le-mal. Ok, des idées pour un modèle économique sur le Web ?

Samedi 05 janvier 2013

question.jpg Le débat de l’affaire de Free qui bloque les publicités sur le net par défaut fait couler beaucoup d’encre numérique : tout le monde en parle, que ce soit juste pour dénoncer / relativiser, pour dénoncer et ironiser, se moquer du débat en lui-même ou pour prédire un cyber-apocalypse

Mon article sur la question est là, mais le buzz autour de tout ça soulève un débat beaucoup plus profond, et on y relève des questions comme l’utilité/la nécessité réelle de la pub, ou la recherche d’un autre moyen de faire de l’argent avec la publicité.

Déjà il faut revenir aux sources du « problème » : pourquoi la pub ?
Tout simplement parce que faire un site web a un coût. Plus le site est grand, plus il coûte cher en hébergement (plus de 100€/mois pour un dédié chez OVH) et en personnel (si cher que OWNI a récemment passé la clé sous la porte).

De plus, certains ont fait du blog leur métier. Y’a du mal à ça ? Je ne trouve pas : au contraire, tout le monde devrait pouvoir faire un métier qui lui plaît et qui plaît aux autres. Tant mieux si le blogging génère des emplois. Tenir un blog prend énormément de temps et je ne vois pas le problème quant à gagner de l’argent avec ça.

Comme l’explique Ploum, la publicité profite a plusieurs acteurs, et le blogueur est celui à qui il profite le moins. Ceci dit, c’est suffisant pour subvenir aux coûts du site lui-même.

Le souci est venu des abus (comme toujours) : quand les sites ont commencé à mettre de la publicité partout, qui clignote, qui cache le contenu, qui ouvre des popup et des fenêtres… C’est devenu le délire et les logiciels comme Ad Block sont devenus logiques et très appréciés.
Je n’ai rien contre la pub quand c’est bien foutu, mais c’est rarement le cas.

L’autre souci c’est que les blogs sont devenus esclaves des régies de publicité, alors que ça devrait être l’inverse : un espace réservé a la pub sur un blog devrait être vendu au plus offrant, par le blogueur, et non plus un encart supplié d’être acheté contre une bouchée de pain au premier venu (c’est aussi ça qui décrédibilise la pub et pousse un site à en mettre 3 tonnes).

Si l’on veut un web totalement sans pub, alors il faudra un autre modèle viable. Oui, mais lequel ?

image de Bourguiboeuf

Free bloque les pubs, les sites bloquent Free…

Vendredi 04 janvier 2013

angry-you-what-have-you-done-l.jpg Depuis hier, Free (le F.A.I.) bloque toutes les publicités dans les pages web, grâce à une option dans la Freebox.

Si l’option peut paraître sympa pour l’internaute (moins de pub, page plus rapide, etc.), c’est une catastrophe pour le web. La publicité fait vivre pratiquement tous les sites et blogs, y compris les géants comme Google, Youtube ou Facebook. C’est grâce à la publicité que ces sites peuvent être gratuits pour vous, moi, nous.

De plus, le blocage de certains éléments des pages web par un FAI est une grave atteinte à la neutralité du réseau : le fournisseur internet (F.A.I.) ne devrait être qu’un tuyau où passe l’information : de l’Internet jusqu’à chez vous. Rien de plus, rien de moins.
Un F.A.I qui bride certains protocoles ou sites, bloque certains sites ou espionne les utilisateurs ne sont plus des F.A.I. parce que ce n’est plus l’Internet qu’ils proposent, c’est une modification de l’Internet qui les arrange, tout simplement.

Donc en gros : oui, le fait que Free bloque les pubs de façon automatique est une chose grave, et qui le serait encore plus si les autres pseudo-F.A.I. venaient à faire la même chose, voire de proposer leurs propres publicités…

EDIT : Oui, c’est bien l’activation par défaut du blocage qui est un problème. Ce n’est pas le rôle de Free de choisir pour nous.

Là où ça commence à vraiment déborder, c’est que maintenant les sites s’y mettent aussi : certains sites affichent des popup pour avertir l’internaute que son FAI a bloqué les pub — ce qui se faisait déjà avant, quand on utilisait des bloqueurs de pub normaux — mais encore, si ça n’était que ça : certains sites veulent interdire l’accès aux clients de Free. C’est n’importe quoi, c’est du délire.

Si vous êtes un défenseur de la neutralité du net, faire ce genre de trucs est totalement à l’opposé de vos belles paroles.
Faire cela de façon systématique, c’est vraiment n’importe quoi : pourquoi puniriez-vous l’internaute parce que son F.A.I. a décidé de jouer au con ?

Non, sérieux : si Free est vraiment en train de foutre en l’air l’internet, c’est pas en s’y mettant nous aussi qu’on va régler les choses, et pas en s’attaquant aux internautes qui n’ont rien demandé à personne pour le coup.

Pourquoi vous devriez utiliser Opera Mobile pour surfer depuis un smartphone

Jeudi 03 janvier 2013

Si vous utilisez souvent votre smartphone pour surfer, voilà pourquoi vous devriez utiliser Opera Mini :

opera-mini-iphone-android.png
Sur iOS, les économies réalisées en utilisant Opera plutôt que Safari ou un autre navigateur avoisinent les 70%. Sur Android c’est un peu moins haut : j’ai toutefois près de 40% de bande passante économisée.

Évidemment cela ne concerne que le surf fait avec les navigateurs, pas si vous utilisez une application dédiée à un site (comme Facebook ou autre).

Tout ceci est possible grâce aux serveurs d’Opera Turbo, qui compressent les pages web que vous demandez avant de vous les envoyer. C’est quand même très appréciable si vous avez un forfait data 3G limité à 500 Mo par mois : vous pouvez de cette façon payer pour 500 Mo et surfer pour le double.

Ensuite, et c’est moi qui le dit, je trouve Opera Mobile largement plus fluide, ergonomique et rapide que tout ce que j’ai testé sur iOS ou Android.

Opera Mobile (ou Mini, qui est encore plus rapide) est disponible sur toutes les plateformes mobiles : Android, iOS, Windows Phone et tous les autres

300€ pour un lien dans un article

Jeudi 03 janvier 2013

4news-paper.jpg Les journaux français ne sont pas les seuls à jouer aux cons et vouloir qu’on les paye pour pouvoir les citer : les journaux belges, espagnols, allemands et maintenant irlandais aussi.

Ces derniers vont même faire payer les simples liens hypertextes : 1 à 5 liens seront facturés 300€.

Vous ne comprenez pas le problème ? Si les parkings faisaient pareil, ça voudrait dire que ce seraient les parkings qui nous paieraient pour qu’on vienne leur faire l’honneur de garer notre voiture chez eux.

Rappelez-moi de ne plus jamais publier de lien vers des sites de « journaux papiers », quels qu’ils soient, et uniquement par principe : des entreprises qui n’osent ne serait-ce que penser un seul instant à ce genre de conneries ne méritent pas un lien en retour qui leur apporterait des visiteurs en plus.

Oh, ce n’est pas pour ça que je ne continuerai pas à donner les sources, mais je le ferai autrement. Par une citation, par exemple, vu que la Loi Française m’y autorise sous des conditions que je m’efforcerai de respecter ici.

Image de Matt Preston

Bonne année \o/*

Mardi 01 janvier 2013

</2012>


Et voilà : l’année 23 après TVN 2013 après JC qui pointe son nez !
Commencez là en suivant ce conseil :

eat-all-the-chocolat.png
Autrement, comme c’est la coutume ici, depuis plusieurs années, je vous souhaite une très bonne année, pleine de bonheur et de réussite à tout le monde.

<2013>

Oui, un scientifique sait apprécier la beauté des phénomènes naturels !

Mercredi 26 décembre 2012

flower.jpg Est-ce que comprendre la nature, la science, tout ça ne vous empêche d’apprécier tout ça d’une façon simple ?

Non, bien au contraire :-)

Prenez par exemple un arc-en-ciel : c’est magnifique, pour tout le monde. Aussi pour l’artiste et pour le scientifique.
Mais ce n’est pas parce que l’on voit ce phénomène physique à nu que ce n’est pas moins impressionnant ou beau : le scientifique, non seulement verra que c’est beau, mais il comprendra aussi pourquoi.

Voilà, j’avais juste envie de partager ça.

Ça fait un moment, surtout quand j’ai lu cet article de Seb, qui raconte la même chose mais pour l’informatique ; et c’est quand j’ai vu cette vidéo de Richard Feynman ce soir, expliquant exactement ça : « Ode to a flower » (via Geofrey Dornes sur G+), et la vidéo de SixtySymbols expliquant l’origine des doubles arcs-en-ciel que j’ai envie eu de parler de ça.

Tout le monde peut voir la beauté d’un phénomène comme un arc-en-ciel, mais personnellement, c’est la compréhension de l’origine de ce qui est beau qui est la véritable beauté du phénomène.

Cela permet finalement d’apprécier certaines choses très simples, comme la flamme d’une bougie, moins simples comme une équation, ou franchement compliquée telle une superposition de fonctions cosinusoïdales en coordonnées polaires.

Parfois il suffit juste de prendre le temps de regarder les choses d’un peu plus près que normalement, pour être émerveillé comme un enfant devant un tour de magie.

Voilà, et encore un Joyeux Noël, en observant la grâce et la forme des flocons de neige, le rythme de vacillement d’une flamme de bougie ou le ciel étoilé de la nuit tombée si tôt en cette saison.

Image de Swami Stream

Le téléchargement de contenus protégés ne sera pas illégal aux Pays-Bas

Dimanche 23 décembre 2012

cd.jpg Ha ben c’est pas trop tôt : aux Pays-Bas, le téléchargement illégal ne sera pas interdit, l’idée d’une riposte graduée est donc écartée. Ça a été voté par le parlement jeudi dernier (même si le gouvernement peut encore court-circuiter ce vote et faire interdire tout de même le téléchargement).

Évidemment, ça serait beaucoup trop si ça en restait là : l’argent non gagné par les industriels sera compensée par une hausse de la taxe copie-privée sur les appareils électroniques : 5€ sur les ordinateurs et les tablettes par exemple.

En gros, c’est bien un peu la bonne vieille idée de la licence globale qui est appliquée : on paye un montant fixe et hop on peut télécharger ce qu’on veut sans être inquiété (alors qu’en France vous payez la copie privée, et votre FAI est tenue de surveiller ce que vous téléchargez, grâce à Hadopi).


Il reste tout de même la mise à disposition de contenus qui, elle, reste illégale.

image de Andredoreto

Le problème du cloud gratuit

Vendredi 21 décembre 2012

cloud.jpg Instagram fait un « scandale » depuis quelques jours : l’éditeur de cette application qui sert à prendre des photos et les envoyer sur le net déclare qu’ils se réservent le droit de vendre vos images et de les utiliser dans des publicités de façon commerciale (bien qu’ils soient revenus sur leurs propos).

Évidemment sans vous reverser le moindre rond ni vous demander votre avis, ni même vous prévenir.

S’il y en a encore qui en doutent : non, aucun service n’est gratuit. Si on ne le paye pas avec de l’argent, on le paye avec nos données qui y sont stockées, ces données sont ensuite revendues par le service qui se fait de l’argent avec (il leur faut bien de quoi vivre et faire fonctionner le service).

Ça ne sert à rien de faire une révolution contre le service en question : tout cela était marqué dans les conditions générales d’utilisation (CGU). Vous savez, la plâtrée de texte légal qu’on vous dit de lire et accepter lors de l’inscription ?

Rappel donc : si vous ne voulez pas que vos photos, données ou autre soient utilisables par des entreprises américaines pour se remplir les poches, N’UTILISEZ PAS LE SERVICE.

Par ailleurs : ceci n’est pas une solution non plus (on ne fait que déplacer le problème), car Flickr c’est comme Instagram : en tout cas pour la version gratuite, qu’on paye avec ses photos qu’on y héberge.

En fait, tous les services web courants (Gmail, Facebook, Hotmail, Twitter, Opera, Flickr, Youtube, etc.) sont basés sur ce principe : la gratuité sur le prix se compense en payant avec ses données et sa vie privée.


Instant auto-pub : je propose un outil, Blogotext, qui vous permet de partager des images, des fichiers, du texte, des liens, des notes (comme des tweets) de façon simple, accessible et en ligne. Le tout restant sous votre contrôle, votre responsabilité.
Tout ce qu’il vous faut en plus c’est un service d’hébergement, comme Webou-Pro, ou un serveur à la maison.
Évidemment ce n’est pas aussi complet que Facebook, Twitter et consorts, mais de 1) vos données resteront à vous et 2) j’y travaille.

image de Paparuchas

1 000 000 000 pour Gangnam Style !

Vendredi 21 décembre 2012

plectrum-style.png Ayé, Gangnam Style est la première vidéo de Youtube (je pense qu’on peut dire d’Internet même) à avoir dépassé le milliard de vues.

Juste pour vous remettre les idées en place : un milliard, c’est le nombre de goutes d’eau que peuvent contenir 2 camions citernes, les grands modèles à la couleur argentée là, qu’on voit parfois ravitailler les stations essences des hypermarchés.

Bon, maintenant tout le monde peut reprendre une activité normale.

image par Links The Sun

Qu’arrive t-il à la lumière quand elle atteint le bord de l’univers ?

Mercredi 19 décembre 2012

nasa-earth.jpg
Ah que j’aime ce genre de réflexions sur les blogs, particulièrement chez Arfy ce soir !

La question est : Qu’arrive t-il à la lumière quand elle arrive au bord de l’univers ?

Je vous pose une question aussi alors : qu’arrive t-il à un homme quand il arrive au bord de la terre ?
Réponse : « la terre n’a pas de bords, c’est une sphère !! »

Explications : localement, on peut représenter la surface terrestre comme un plan (c’est la carte d’un pays, d’un continent ou un planisphère).
Mais en vrai, ce plan est complètement recourbé sur lui-même en une sphère. Un planisphère est d’ailleurs la représentation plate d’une sphère.

Pour l’univers, certaines théories disent la même chose : l’univers est fait d’un espace (un espace-temps même) que nous pensons localement comme orthogonal — tout comme la carte est pensée comme plate — est en fait recourbé de telle sorte qu’il n’a pas de bords non plus.

image de la NASA

Pas sur Facebook ? Vous êtes un terroriste.

Mardi 18 décembre 2012

blog-110827-statue.jpg Ah mais là ça commence à m’énerver, ce délire !
Ça y est, ça a été remarqué : Adam Lanza, le tueur des enfants à Newtown n’avait pas de compte Facebook. Les journalistes (qui se feront remercier par les politiciens) généralisent maintenant tout ça : si vous n’avez pas de compte Facebook, alors vous êtes un vilain suspect terroriste-pédophile-nazi-pirate-voleur.
Oh, et j’oubliais : c’est la faute aux jeux vidéos, aussi hein ? Merde.

Putain, mais en quoi le fait de ne pas avoir de compte Facebook est lié à tout ça ? C’est quoi le délire ?!

Vous savez quoi ? Maître Éolas résume très bien ça en un tweet :

Le pire massacre dans une école aux USA a eu lieu à Bath, Michigan. 38 morts. C'était en 1927. Putain de jeux vidéos.

Alors quoi ? Hitler (qui était quand même l’un des plus gros tueurs de l’Histoire) jouait aux jeux vidéos ? Staline aussi ? Et Saddam Hussein ? Kadhafi ? Mao Zedong ?
Des tueurs/terroristes/racistes/criminels existent depuis toujours. Existent aujourd’hui et existeront demain. Les jeux vidéos peuvent effectivement changer notre façon de voir le monde, mais n’oublions pas que si ce terroriste a tué 20 enfants dans une école, c’est parce que pays est le premier exportateur de machines de mort au monde, et qu’il autorise les gens d’avoir ces trucs à la maison. Alors si vous n’êtes pas content, fallait pas autoriser les armes si vous voulez pas qu’elles tombent entre les mains de quelques malades qui les utilisent pour ce à quoi elles servent : TUER.

Faudrait peut-être remettre en question les vrai problèmes et proposer de vraies solutions avant de faire chier le monde avec vos « c’est la faute aux jeux vidéos et à Facebook ».
Ceci dit, je n’attend rien du tout d’un pays qui interdit l’importation du fromage et des Kinder surprises, mais qui autorise les fusils mitrailleurs…

@tous les journalistes à la noix qui ont fait, font ou referont ces rapprochements à la con : cessez donc de vouloir faire des buzz idiots. Vous dé-crédibilisez encore plus votre métier avec des conneries pareil.

(source : {niKo[piK]})

image de Alex E Proimos

Qu’est-ce que l’eau lourde ?

Dimanche 16 décembre 2012

green-landscape.jpg Tout le monde sait que l’eau est une molécule qui se note H2O : deux atomes d’hydrogène pour un atome d’oxygène. Heu… Ok : presque tout le monde, mais peu importe.

L’hydrogène est l’élément le plus simple. L’atome est composé d’un proton et d’un électron. Il a une masse atomique de 1 u.

Parmi les atomes d’hydrogène, il y en a certains qui ont un neutron (en plus du proton). Il n’a toujours qu’un proton, donc c’est toujours de l’hydrogène, mais la conséquence directe et que la masse atomique est de 2 ua.
Cet isotope (cette variante) là de l’hydrogène est appelée deutérium (symbole D ou ²H), et il est stable.

Chimiquement, cela reste de l’hydrogène donc il possède globalement les mêmes propriétés. Il peut donc se retrouver dans les molécules ordinaires, comme l’eau.

Si l’on dispose d’une eau formée uniquement de molécules où tous les hydrogènes sont remplacés par du deutérium, alors on obtient de l’eau lourde (D2O): chaque molécule possédant donc deux neutrons en plus que de l’eau ordinaire, il pèse plus lourd ; 10% plus lourd que l’eau normale. Cette différence est largement suffisante pour être remarquable : un glaçon d’eau lourde coule dans de l’eau normale.

On trouve 0,015 6% de deutérium dans l’hydrogène, donc 1 D pour 6 400 H. Statistiquement, on trouve donc 1 molécule d’eau avec un seul deutérium pour 3 200 molécules (eau semi-lourde), et une molécule contenant deux atomes de deutérium pour 41 000 000 de molécules d’eau normale.

Des procédés existent cependant pour obtenir de l’eau lourde pure, donc de l’eau 10% plus lourde que l’eau normale

De même, certains isotopes de l’oxygène sont eux aussi plus lourds que l’oxygène normal, comme par exemple l’oxygène 18 (deux neutrons en trop). Si on a deux hydrogènes normaux sur un atome de 18O, on obtient de l’eau "lourde" aussi (mais pas la même et donc pas celle réellement dénommée par la terminologie « eau lourde »).

Vous l’aurez compris, il est donc techniquement possible de faire de l’eau super-lourde, formée avec deux atomes de deutérium et un atome de 18O : une eau possédant donc une masse molaire de 22 au lieu de 18, soit près de 25% plus lourd que l’eau normale.

Notez qu’il existe un autre isotope de l’hydrogène : le tritium, possédant deux neutrons, et étant donc trois fois plus lourd que de l’hydrogène normal. Cet hydrogène est cependant très rare, instable et radioactif. Là aussi, il est imaginable d’avoir une molécule telle qu’elle contienne un atome d’oxygène 18 et deux atomes de tritium, soit une molécule avec au total un excès de masse de 30% (une telle molécule aurait une chance sur 50 milliard de milliard de milliard de se former) !

Vous imaginez, une bouteille d’eau de 1L qui pèse 30% plus lourde que normalement (eau qui vous tuerait de toute façon à cause de la radioactivité du tritium) ?

image de paul bica

La technologie c’est cool, mais…

Vendredi 14 décembre 2012

broken-computer.jpg Qui n’a pas un ordinateur chez soi ? Un smartphone ? Un autre appareil connecté à l’Internet ?
Sûrement personne de qui me lit ici…

Ces appareils qui sont censés nous rendre service sont bien pratiques, mais ils posent aussi quelques problèmes. D’énormes problèmes si vous voulez mon avis.

Conseil : ne vous fiez pas au numérique. Et c’est bien en tant que fan du numérique que je vous dis qu’il est très dangereux de s’y fier à 100%.

Les smartphones & vie privée.

Vous avez un smartphone ? Alors vous êtes géo-localisable à tout moment et partout sur la planète, par toutes les applications que vous avez sur votre téléphone.
De plus, toutes les données sur votre téléphone peuvent être supprimées par votre opérateur ou le constructeur de votre appareil, voire l’éditeur d’une des applications que vous avez installées.
Toutes vos données sont susceptibles d’être transmises à tous les éditeurs d’applications.
C’est ainsi qu’une grande partie des applications se permettent de fouiller dans la liste de vos contacts, dans vos emails, vos SMS, d’écouter vos appels… C’est ainsi que votre iPhone enregistre tout ce que vous dites à Siri, puis transmet tout à Apple (mais Google doit bien faire la même chose).
Faîtes gaffe à ce que vous installez… Par ailleurs, pensez à utiliser un anti-virus sur votre téléphone

Il suffit que votre téléphone soit dans un endroit fréquenté par quelques bon hackers pour que ce dernier puisse lire tout ce qu’il y a dessus. C’est la DCRI qui explique ça…

Vous avez des comptes utilisateurs sur des sites web ?

Ne comptez pas sur la sécurité de votre mot de passe : même si vous avez des mots de passes différents et ultra-compliqués partout, vous devez avoir confiance au site en question. Parfois il suffit de leur passer un coup de fil pour réinitialiser le mot de passe. Même le mot de passe de quelqu’un d’autre.
Certains ont tout vu disparaître car les entreprises en question (Google, Apple, Amazon…) n’ont pas de standards de sécurité suffisants, et que des pirates ont réussi à utiliser l’ingénierie sociale pour accéder à des informations qui n’étaient pas les leurs.

Vous avez des fichiers chez Google ? Microsoft ? Dropbox ?

C’est simple : du jour au lendemain ces fichiers peuvent partir en fumée. Google, Microsoft ou Dropbox et tous les autres se réservent le droit de fermer votre compte à tout moment, sans recours ni explications possibles. J’y ait eu droit avec Adsence, ça laisse une sensation étrange et désagréable, croyez-moi.
Lisez ceci (jusqu’au bout) pour vous en convaincre.
Vous avez un compte email chez GMail ou Hotmail (ou ailleurs) ? Faites un backup !

Ne vous fiez jamais au matériel !

L’informatique, c’est pratique (ça rime, c’est pas pour rien). Mais le jour où votre ordinateur tombe en panne, que votre disque dur — contenant des années de fichiers, photos et souvenirs personnels — crame, alors on n’a plus qu’à changer de vie et devenir dresseur d’otaries au Groenland.
Faites des sauvegardes, et pas sur le même disque dur (tant qu’à faire). Un disque dur externe peut représenter un investissement, mais préférez-vous courir le risque de perdre toutes vos photos depuis des années ?
Faites des sauvegardes ! Faites des sauvegardes !

Faites gaffes à ce que vous postez sur les réseaux sociaux…

Oh, et tant qu’on y est… Ce lien est vieux mais tellement parlant : à partir des informations publiées sur Facebook ou Youtube, on peut construire votre biographie avec une incroyable précision.
Tout ce que vous publiez quelque part est susceptible d’être vu par tout le monde. Des gens biens, mais aussi des gens mal-intentionnées.

Faites attention…

En conclusion donc : ne vous fiez pas aux ordinateurs, aux sites web, aux logiciels. Utilisez-les, mais utilisez-les correctement. Soyez conscient des risques et prenez des mesures pour éviter de perdre vos données, fichiers ou laisser filer vos informations sensibles dans la nature…

image de vironevaeh

Page de discussion pour Respawn

Mercredi 12 décembre 2012

source-code.png J’ai eu beaucoup de retours pour mon petit code de récupération de pages web en PHP, publié hier et ici : Respawn 0.0.1.

À propos du nom : « Respawn », c’est expliqué sur ce post.

Depuis la version 0.0.1, je passe ce soir à la version 0.0.2, avec les améliorations de Cyril :
– les pages téléchargées contiennent un bouton de retour à l’interface de Respawn (en bas et en transparent).
– il y a un bookmarklet JS (le lien « respawn » sous le formulaire).

Et un bug remonté par Tontof que l’on vient de corriger :
– si on utilisait le lien site.com ça ne marchait pas. Il fallait utiliser le lien site.com/ (avec le slash à la fin). C’est corrigé là.

D’autres idées ont aussi été proposées, comme celle de récupérer tous les fichiers d’une page web dans un seul fichier (le CSS dans une balise <style> même chose pour le JS et les images liées encodées en BASE64).
Ça ferait quelque chose comme les archives de pages Web « .mht », utilisées par IE et Opera.

Bug connus (dans les versions <=0.0.2) :
– une page ne doit pas subir de redirections, sinon le script s’arrête. Exemple : tentez de récupérer « www.lehollandaisvolant.net/ » et ça plantera. Mon site redirige vers la même chose sans le « www. » inutile devant.

Téléchargement :
respawn-002.7z
(sha1 : fa0545a44b0bd827432e34eae4c1d87f55e64a1e)


Cette page sert de page de discussion pour le script. Toutes les propositions sont les bienvenues. Je reste également dispo par email :-).

image publiée par 4chan

Le 12, tu sors.

Mercredi 12 décembre 2012

disgusted-mother-of-god Cet article est posté le 12/12/12 à 12h 12min 12s.

Une telle chose a été possible une fois par an durant les douze dernières années, mais ne sera plus possible avant l’an 2100.

PSY gagne $8M en laissant les autres le parodier

Mercredi 12 décembre 2012

3money.jpg À l’heure où la vidéo officielle de Gangnam Style approche du milliard de vues sur Youtube (en faisant la vidéo la plus vue de YouTube depuis quelques semaines déjà), son chanteur, PSY n’a jamais poursuivi tout ceux qui on repris la musique pour la parodier (et des parodies, il y en a).

Le résultat est assez intéressant : il a gagné plus de 8 millions de dollars en laissant les autres créer des parodies, parodies qui lui rapportent de l’argent par le biais de Youtube. Brillant.

Qui a dit que taper sur les méchants pirates était bénéfique ? Sûrement pas les artistes…

Combien d’exemples faudra-t-il pour que la création soit autorisée par défaut et non plus juste tolérée par les « ayant droits » ?
C’est pas comme si, en fin de compte, taper sur les pirates était néfaste pour les artistes…

Source : Psy Makes $8 Million by Ignoring Copyright. His OWN Copyright. Quite Brilliant, Really et Psy makes over 8 million USD from “Gangnam Style”


image de BlatantWorld

De moins en moins de TP à l’école…

Mardi 11 décembre 2012

En discutant avec des collégiens, j’en suis arrivé à parler des cours et des programmes, dont évidemment les TP de sciences.
J’ai été littéralement outré de savoir que certains n’en avaient pratiquement plus.

Peut-être imaginez-vous que faire de la science peut se faire avec juste une calculatrice, un crayon et un papier, mais non. Les sciences physiques, comme la peinture, la biologie ou les langues doivent venir avec la pratique.
Vous imaginez, vous, un cours de sport sans faire sport, uniquement avec un prof qui dicte les règles du jeu et les élèves qui copient ? Avec ça ils sont censés devenir des sportifs de haut niveau. Désolé, mais ça ne marche pas comme ça.
Et ben ce qu’ils font en physique, c’est exactement la même chose. La physique est une science expérimentale, et bordel, le programme de collège est pourtant assez simple à porter en TP : loi d’Ohm, réfraction de la lumière, dissection d’une lampe, combustion du charbon, Sérieux ! Je comprend qu’on n’utilise pas des spectroscopes à infra-rouge de 35'000€ au collège, mais le reste… J’ai eu la chance d’avoir pu manipuler le bec bunsen. Actuellement c’est interdit car trop dangereux. Merde, c’est moins dangereux que votre gazinère à la maison.

Je remarque que mon indignation rejoint un peu celle des auteurs de ces vidéos : Problems with High School Physics Open Letter to the President: Physics Education, qui dénoncent une baisse générale des niveaux de sciences et surtout l’arrêt du programme à la physique classique, laissant au passage de côté toute les découvertes faites les 150 dernières années, donc les découvertes qui ont actuellement le plus d’applications…

Fuuuuuuuuuuu.

Pour compléter, je me permet ici de comparer les explications sur l’une des premières relations mathématiques mises sur un problème physique apprise au collège, la Loi d’Ohm.
La première explication est celle donnée par un manuel de physique de collège datant de 2008, la seconde est issue d’un bouquin cent ans plus vieux, sorti en 1908 et à destination des candidats de ce qui deviendra plus tard l’ENSAM (école nationale supérieure des arts et métiers), donc a un niveau bien plus élevé que le collège.

Extrait d’un manuel de Collège actuel :

La loi d’Ohm

Dans un circuit électrique, si l’on modifie la tension du générateur, l’intensité du courant varie aussi. Tension et intensité sont des grandeurs bien distinctes mais clairement liées l’une à l’autre.
Nous savons aussi que la résistance des dipôles régule l’intensité du courant.
Existe-t-il une relation mathématique simple entre tension, résistance et intensité ?

1 Caractéristique d’un dipôle
Observations et interprétation : on réalise le montage (fig1 [ndla : résistor+voltmètre, générateur, ampèremètre en série]) et on fait varier la tension du générateur.
On trace le graphique (fig2 [ndla : on voit une droit passant par l’origine]) en reportant les valeurs de la tension U en ordonnée et celles de l’intensité en abscisses.
Le voltmètre mesure la tension U au bornes du dipôle. L’ampèremètre mesure l’intensité I qui la traverse.

Conclusion : La caractéristique d’un dipôle est le graphique représentant les variations de la tension U entre ses bornes en fonction de l’intensité I du courant qui la traverse.
Dans le cas d’un résistor, la caractéristique est une droite qui passe par l’origine.

2 La loi d’Ohm
Observations et interprétation : on trace les caractéristiques des trois résistors à partir des résultats de mesure (fig3 [ndla : trois tableaux de mesures de U, I et U/I pour trois résistors différents]). Ce sont des droites qui passent par l’origine (fig4 [ndla : les 3 caractéristiques sont tracées]) : les variations de U et de I sont donc proportionnelles.
Dans les trois cas, le quotient U/I est pratiquement constant et égal à la valeur de la résistance.

On peut donc écrire U/I = R ; ou encore U = R × I : c’est la loi d’Ohm.

Conclusion : Énoncé de la loi d’Ohm : la tension U aux bornes d’un dipôle ohmique de résistance R et l’intensité I du courant qui la traverse vérifient la formule U = R × I.
Avec U en volt (V), R en ohm (Ω), I en Ampère (A).


Extrait d’un texte datant d’un siècle :

c. Résistance. — Tous les métaux ne se laissent pas également traverser par le courant électrique ; ainsi, des fils de même section droite, mais de densités différentes, ne laissent pas passer la même quantité d’électricité, dans le même temps, à travers leur section droite : on dit qu’ils sont inégalement conducteurs. ou inégalement résistants au passage du courant. L’unité pratique de résistance est l’ohm (du nom du physicien qui a étudié les résistances des conducteurs) : c’est la résistance opposée au passage du courant par une colonne de mercure de 106 centimètres de long et de 1 millimètre carré de section droire, à la température de 0° ; ou la résistance d’un fil de cuivre rouge électrolytique de 48 mètres de long et de 1 millimètre de diamètre. On la désigne par la lettre R dans les formules.

Formule d’Ohm (Relation entre les constantes du courant [ndla : les constantes du courant sont définies un peu avant, ce sont l’intensité, la force électromotrice et la résistance]). — Le physicien allemand Ohm a trouvé, par l’expérience, la relation qui lie les trois constantes du courant qui circule dans un fil donné. — Elles est exprimée par la formule suivante : I=E/R, dite formule d’Ohm.

Résistance. — La résistance R d’un fil conducteur peut être donnée par la formule R=rl/s ; dans laquelle l est la longueur, s la section droite du fil et r une constante qui dépend de la nature du fil.
Quand : l=1, et s=1, on a r=R : c’est la résistance d’un fil de longueur et de section droite égales à l’unité : on donne à r le nom de résistance spécifique du fil ; l est exprimée généralement en mètres et s en millimètres carrés.
L’expérience montre que la résistance spécifique r varie d’un métal à l’autre ; elle est plus grande pour les alliages que pour les métaux purs.


Outre les différences dans les mots employés, je trouve le bouquin actuel trop simplifié. Il est peut-être assorti de graphiques et de tableaux, mais les explications manquent cruellement.
Le bouquin actuel limite la résistance comme un quotient arbitraire de la tension divisé par l’intensité, un truc de math sorti du non-être.
Le vieux livre n’a peut-être pas de tableaux et de graphiques pour cet exemple, mais au moins il explique d’où sort la loi d’Ohm et ce qu’elle représente vraiment : une relation entre des grandeurs, et non pas le résultat d’un calcul.
En plus, je trouvent très clair la définition pratique de la résistance électrique : « Tous les métaux ne se laissent pas également traverser par le courant électrique ; on dit qu’ils sont inégalement résistants au passage du courant »


Et un grand merci à P’tit Louis, pour m’avoir scané et envoyé les pages de son bouquin de physique :-)

La dimension 4, hypercube et compagnie

Samedi 08 décembre 2012

fourth-dimension.jpg
C’est à partir de la discussion sur SCMB que j’avais envie de faire un petit article ici, à propos des objets en dimension 4.


C’est quoi une dimension au sens mathématique ?


La dimension d’un espace c’est le nombre de coordonnées qu’il faut pour repérer un point dans cet espace.
Ainsi, en dimension 1 (une demi droite donc) il suffit d’une seule coordonnée pour repérer un point de cette demi-droite par rapport à l’origine.

Dans un plan, un point est repéré par deux coordonnées : X et Y :

plan cartésien
Dans un espace en 3D, comme le monde dans lequel on vit, il faut 3 coordonnées pour se repérer : X, Y et Z généralement.

Dans un espace en 4D, il faut donc en toute logique 4 coordonnées, que je prendrais à W, X, Y, Z. Notre espace étant en 3D, il n’est pas possible de faire une représentation rigoureuse d’un espace en 4D. Il n’est pas possible de le dessiner, car un tel espace ne fait pas parti de notre monde.
Pour autant, ce n’est pas pour ça qu’on ne peut pas faire des calculs avec.

Exemple : en physique, l’état d’un corps (solide, liquide, etc.) est déterminé par la pression, la température et le volume donné à ce corps. On a donc 3 variables qu’on peut associer à un repère, comme ici :
TransitionPhase.png
Mais comment on aurait fait si on avait plus de 3 variables ? Par exemple avec la loi des gaz réels de Van Der Waals : pression, température, volume, covolume-molaire. Il faut une dimension en plus pour pouvoir la dessiner.
Il n’est pas possible de dessiner un graphique en 4D, mais dans un autre monde, un monde en 4D, ça le serait.
Les calculs, eux restent possible : les variables sont des variables comme les autres : c'est juste la représentation qui est impossible

Voilà, cette explication préliminaire donne l’intérêt des espaces munis de repères à plus de 3 dimensions. Toute équation avec par exemple 5, 6 ou 36 paramètres peut se représenter dans un repère à autant de dimensions, dans un monde à autant de dimensions lui aussi.


La dimension 4


D'emblée je vous dis que ce dont je parle n’est pas le temps. Oui, en physique, le temps est une dimension (en relativité par exemple on ne parle plus d’un « point de l’espace » mais plutôt d’un « évènement de l’espace-temps », repéré par X, Y, Z dans l’espace et par l’instant T dans le temps), mais ce n’est pas pour cela que c’est la quatrième. Dans notre espace-temps, c’est l’une des quatres dimensions, mais dans un espace-temps à onze dimensions, il y en aurait une de temps et dix de l’espace.

Ce dont je parle, c’est réellement un espace à quatre dimensions spatiales, où chaque point est repéré par quatre coordonnées.

Tout comme un plan est un espace avec au maximum deux dimensions, notre monde est un espace avec trois dimensions.
Mais pourquoi s'arrêter là ? On peut très bien imaginer un monde avec quatre dimensions, qui contiendrait le notre comme un cas particulier (tout comme le plan est un cas particulier de l'espace).

Ce monde n'est pas le notre, je suppose que jamais nous ne pourrons voir notre monde en 4D. Mais nous pouvons l'imaginer (je pense que la puissance du cerveau est infini sur ce plan).


Segment, carré, cube, hypercube !


Hypercube_construction_fr.png
Le segment, est la base en dimension 1. Le carrée est la figure la plus régulière en base 2 : il est obtenu par duplication du segment puis en les reliants. Idem pour le cube : on prend deux carrés parralèles qu’on relie point à point.
L’hypercube ? Facile : on prend deux cubes et on les relie, sommet à sommet aussi.

Pour reprendre l'idée de Flatland (lien plus bas), en s'imaginant prisonniers d'un plan, si on regarde un carré on voit juste son côté. Si l'on sort du plan, on voit alors tout le carré et ses entrailles.
Par extension, un visiteur de la dimension 4 pourrait voir les entrailles des objets et êtres de la dimension 3.
Cela vous donne, je l'espère, une idée de ce que permet la dimension 4.

C’est comme si la droite était un carré vu selon un axe parralèle à une des dimentions. Le carré aussi par rapport au cube, et le cube par rapport à une des quatres dimensions de l’hypercube.

Cependant… Ce que vous voyez là sur l’image, c’est bien un segment, c’est bien un carré mais ce n’est pas un cube et encore moins un hypercube.

On voit une représentation en 2D (à plat) d’un cube. Pourquoi est-ce différent ? Parce que par définition, le cube a ses faces de même forme et de même surface. Ce n’est pas le cas sur ce dessin. La perspective permet de mieux se représenter un objet d'une dimension supérieure dans une dimension inférieure, mais cette représentation n’est pas l’objet en lui même.
Pour obtenir un vrai cube, il faut le sculpter et non plus le dessiner.

L’hypercube ici, c’est encore pire : c’est un objet en 4D dessiné dans un plan en 2D. Si on essaye de faire une représentation en 3D, on obtient quelque chose comme l’Arche de la Défense, à Paris.
Mais cela reste encore une simple représentation : l’hypercube réel n’est pas comme ça : si on arrivait à voir en 4D, tous les cotés, faces, cubes seront de même longueur, surface, volume.

Cet hypercube n’est qu’une représentation en 3D du véritable hypercube.
Tout comme on pourrait imaginer l’ombre d’un cube sur un plan (on verrait alors quelque chose comme le cube sur l’image ci-dessus), on peut voir l’Arche de la Défense comme la forme 3D représentant une ombre tridimensionnelle d’un hypercube.

Comment voir en 4D ?

Il n’est pas impossible de s’imaginer des choses en 4D voire en 5D, 6D… Comme j'ai dit, je pense que la puissance de l'imagination est infinie.

Si vous voulez vous y tenter, je vous propose le film réalisé par l’ENS de Lyon : Dimensions. C’est un film en licence CC et téléchargeable gratuitement. Il est aussi possible de commander un DVD.

Vous pouvez aussi lire le livre Flatland, d’Abbott : il trace la vie d’un personnage vivant dans un plan 2D et qui est amené à passer quelques temps en 3D. L’auteur y invite finalement le lecteur, habitant d’un monde en 3D, de s’imaginer un univers en 4D.
Le livre date de 1884 et est donc tombé dans le domaine public depuis longtemps. Je vous en partage une édition ici : abbot_flatland.pdf. Je vous préviens quand même que le livre peut aussi être vu comme une critique de la société Victorienne (ce n’est donc pas juste un manuelle de math).

Flatland a aussi été adapté en deux films : Flatland et Flatland the film, ce dernier est en ligne sur Youtube.

Je n’ai pas de méthode directe pour apprendre à imaginer un 4D (je n’y arrive pas encore moi-même), mais les deux méthodes décrites ici (dans Flatland et dans Dimensions) sont similaires : se mettre à la place de créatures en 2D voulant apprendre la 3D, puis transposer tout ça à nous : se mettre en 3D et voulant apprendre la 4D.

Voilà d’autres explications (en anglais et en vidéo) :

Images : 1, 2, 3

image de Kenoir

img/Hypercube_construction_fr.png

C’est quoi la magnitude d’un séisme ?

Vendredi 07 décembre 2012

earthquake.jpg Alors que le Japon a subi aujourd’hui un nouveau tremblement de terre (magnitude 7,3) avec un petit tsunami (1m), on peut se demander ce qu’est cette « magnitude 7,3 » et à quoi il correspond concrètement.

En fait, il s’agit de mettre directement un nombre sur l’énergie libérée par le séisme, basé sur les déplacement de terrain et la nature de la roche, ce nombre est sans unités.

L’échelle de Richter n’est plus utilisé : elle était basée sur l’amplitude de déviation de l’aiguille de sismographe, or il est possible que cette dernière sature. De plus, la formule utilisé par Richter n’est physiquement pas homogène et ne marche que pour les séismes en Californie (à cause de la nature du sol et de la vitesse et l’angle de propagation des ondes sismiques, intégrées dans les constantes de calibration de la formule).

Bien que le nom « Échelle de Richter » est resté le nombre donné dans la presse est en fait calculé avec l’échelle de magnitude du moment (utilisant, lui, tout ce qui concerne les mesures de déplacement de terrains et de nature de la roche).

On notera qu’une augmentation de 1 dans la magnitude correspond à une multiplication par 31 de l’énergie libérée et par 10 de l’amplitude des mouvements des secousses.
Il en découle donc que la l’énergie libérée par un séisme de magnitude 9 est 27 000 fois plus importante qu’un séisme de magnitude 6. De plus, un changement de 0,2 dans la magnitude correspond à un séisme deux fois plus puissant en terme d’énergie libérée.


Sources :

image de martinluff

C’est Pas Sorcier, et ça ne le sera plus…

Jeudi 06 décembre 2012

Oh… France 3 a annoncé la fin de la production de nouveaux épisodes de C’est Pas Sorcier, l’une des rares émissions intelligentes encore en diffusion (pour enfants, mais aussi pour les adultes et tout le monde).

C’est une émission de mon enfance, que j’ai suivie durant des années. J’adorais regarder quand ça parlait de sciences, mais les épisodes sur les autres thèmes étaient tout aussi passionnants.

Bien que les dernières émissions avec plus de technologie et moins de maquettes n’a pas eu le même succès (à mon avis, et sur moi en tout cas) que les anciens épisodes, je trouve que c’est très dommage.

:-/

Norvège : Réacteur nucléaire au thorium.

Dimanche 02 décembre 2012

nuclear-plant.jpg Ah, enfin !

La Norvège veut mettre en place des réacteurs nucléaires au thorium, c’est pas trop tôt.

Comparé aux réacteurs nucléaires à l’uranium/plutonium, les réacteurs au thorium n’ont pratiquement que des avantages :
  • Réacteurs stables : il faut fournir un peu d’énergie pour que le réacteur nucléaire se mette en marche et produise de l’énergie. Il n’y a donc pas d’emballement possible du réacteur : il n’y a que besoin de couper le courant et tout s’arrête (alors que dans une centrale classique, le courant permet d’éviter l’emballement).
  • Combustible en grande quantités : le thorium est très présent à la surface de la Terre (plus que l’Uranium)
  • Peu de déchets : les déchets sont radioactifs durant seulement 10 à 15 ans pour la plus grande partie, et seule 0,01% est radioactive durant des milliers d’années.

Voici une vidéo sur le sujet Kirk Sorensen: Thorium, an alternative nuclear fuel.

Certains voulaient aussi utiliser cette source d’énergie dans des voitures : 8 grammes de thorium suffiraient pour faire rouler une voiture. Durant toute sa durée de vie.

(source)

image de thebmag

Ouf, je ne suis pas le seul à me taper la tête contre les murs avec les générateurs d’énergie infinie

Mardi 27 novembre 2012

baby-epic-win.jpg
Voici un autre lien qui dénonce les concepts et moteurs à mouvements perpétuels : Les moteurs à énergie infinie et/ou énergie libre et/ou mouvement perpétuel, c’est vraiment n’importe quoi !

\o/

Pour mémoire, les articles où je dénonce ce genre de conneries sont là :

CSS : faire un thème mobile avec HTML5 et responsive design

Samedi 24 novembre 2012

Faire un thème mobile en CSS/HTML qui n’utilise ni sous-domaine (m. ou mobile.) ni détection de navigateur est très avantageux : plus simple à maintenir, moins lourd pour vos visiteurs, et techniquement plus fiable (pas de détection foireuse des navigateurs).
L’idée est de cibler des styles CSS en fonction de la taille de l’écran. Ainsi, un petit écran aura du CSS différent d’un grand écran (permettant par exemple de réduire les marges et les espaces de blancs quand l’espace manque sur les petits écrans.

Ce mini tutoriel vous donnera les bases pour faire un design utilisant le responsive design, et quelques astuces que je donne en complément :


Le responsive design en quelques mots


Le responsive desing (ou media query) ce sont des techniques HTML/CSS pour adapter le desing de votre site web à la taille de l’écran ou celui du navigateur. C’est très pratique à l’heure où votre site peut être vu sur un écran à très grande définition, un écran normal ou un petit écran comme les smartphones ou les tablettes.
Essayez de redimensionner la fenêtre du navigateur sur cette page : il y a pas moins de 4 adaptations au thème :

  • pour les écrans de plus de 1800 px de large
  • pour les écrans de plus de 1300 px de large
  • pour les écrans dont la taille est comprise entre 800 px et 1000px
  • pour les écrans dont la taille est inférieure à 799px
(les écrans dont la taille est comprise entre 1000 et 1300 px utilisent le thème par défaut, sans modifications)

La beauté du truc, c’est par exemple ça : le thème change quand la tablette ou le smartphone est en mode portrait ou en mode paysage, ce qui peut être utile sur les écrans allongés (comme le dernier iPhone par exemple) :

debout-couche.png

Le responsive design en pratique


Pour en arriver là, voici la marche à suivre :

Dans le HTML, ajoutez ceci dans le <head> :
<meta name="viewport" content="width=device-width, user-scalable=yes" />

Dans le CSS, créez des sections pour chaque domaine de largeur d’écran que vous souhaitez personnaliser :

@media (max-width: 1000px) {
    /* votre code ici, pour les écrans de taille <1000px */
}

@media (max-width: 800px) {
    /* votre code ici */
}

@media (max-width: 400px) {
    /* votre code ici */
}

Notez qu’avec cette technique, un écran de 650 px de largeur verra s’appliquer le code pour les écrans plus petit que 1000 px et celui pour les écrans plus petits que 800 px. Par ailleurs, le code pour les écrans <800 px sera appliqué en priorité par rapport à celui des écrans <1000 px à cause de l’ordre de déclaration des CSS, ce sont donc des applications de CSS en cascade. Il faut en tenir compte !

Pour cibler directement une catégorie, et uniquement celle-là, on peut faire ainsi (et je le recommande car c’est moins casse gueule, même si ça augmente un peu la quantité de code) :

@media (min-width: 800) and (max-width: 999px) {
    /* votre code ici, pour les écrans de taille comprise entre 800 et 999 px */
}

@media (min-width: 1000) and (max-width: 1299px) {
    /* votre code ici, pour les écrans de taille comprise entre 1000 et 1299 px */
}

Attention à bien faire une section de 800 à 999 pixels et non pas de 800 à 1000 pixels ! Autrement pour un écran (ou une fenêtre de navigateur) de largeur 1000 px, deux sections seront appliquées !

Pour compléter le tout, je balaye tout le domaine de largeur : les tous petits écrans, puis deux domaines, puis les très grands écrans :

@media (max-width: 799px) {
    /* votre code ici, pour les écrans de taille < 799 px */
}

@media (min-width: 800px) and (max-width: 999px) {
    /* votre code ici, pour les écrans de taille comprise entre 700 et 999 px */
}

@media (min-width: 1000px) and (max-width: 1299px) {
    /* votre code ici, pour les écrans de taille comprise entre 1000 et 1299 px */
}

@media (min-width: 1300px) {
    /* votre code ici, pour les écrans de taille supérieure à 1300 px */
}

Les ajustements de positionnement : libérez de la place !


En général, un thème pour une page web se compose d’un en-tête, d’un corps comprenant une barre latérale et une partie principale, et d’un pied de page :

general-page-layout.png
L’en-tête peut parfois comprendre un menu avec divers liens, comme c’est le cas sur mon site (qui comprend même un menu déroulant assez conséquent).

Le but du responsive design consiste surtout à réarranger les différents éléments de façon à ce que le rendu sur petits écrans reste lisible (surtout concernant la largeur limitée sur ces écrans).
On fera donc ce genre de choses :

  • Placement de la barre latérale ailleurs (souvent en ligne, au dessus ou au dessous de la partie centrale)
  • Réduction des marges (margin, padding) à gauche et à droite
  • Remplacement des largeurs fixes par des largeurs relatives (100%, ou 98% avec une marge de 1% pour centrer le tout sans coller sur les côtés)
  • Pour les images : ne pas utiliser de largeurs et hauteurs en pixels (pouvant dépasser de leur cadre) mais utiliser ceci :
    width: 100%; height: auto;
    Avec ça, les images occuperont la largeur complète et la hauteur sera adaptée de façon à conserver les proportions.
  • Les menus déroulants seront déroulés, ou supprimés (comme c’est le cas chez moi). En effet : un effet de survol (:hover) n’est pas utilisable sur un écran tactile.

Les ajustements de décor


Maintenant que les éléments sont positionnés de façon à ce que le contenu utile (les articles) occupe toute la largeur et que le contenu secondaire (barre latérale et menu) est placé au dessus, en dessous voire complètement supprimé, on peut modifier les styles de décoration (je sais pas si ça s’appelle ainsi (color, background…) , mais c’est par contraste avec les styles de positionnement (margin, padding, width, position, display)).
On effectuera par exemple ce genre de modifications :

  • Adaptation de la taille de police. Vu qu’on a spécifié dans le HTML que le contenu peut être zoomé (voir au début du tuto) :
    user-scalable=yes
    il n’est en général pas nécessaire d’adapter la taille de police pour chaque type d’écran : les navigateurs mobiles ont des règles et des styles qui suffisent en théorie à faire un rendu lisible de la page. Quoi qu’il en soit, NE METTEZ JAMAIS LE user-scalable À no. C’est un crime envers vos lecteurs.
  • Réduisez aussi la taille de police des titres. Inutile de les faire quatre fois plus gros que le texte : sur un mobile, assurez-vous que le contenu soit lisible avant de faire dans le tape à l’œil.
  • Augmenter la hauteur des lignes (line-height) : c’est bon pour la lisibilité quand c’est aéré. Quand on est dans le bus sur son téléphone, ça secoue et bouge. On a rapidement fait de perdre l’endroit où on était en train de lire. Augmenter la taille des lignes permet d’aérer.
  • Adaptez la taille de police dans les formulaires ! Les formulaires sont des éléments de la page qui sont le plus souvent zoomés de façon automatique par les navigateurs. C’est très difficile (j’en conviens) de faire quelque chose de bien (surtout que tous les navigateurs ne s’accordent pas là dessus), mais il faut réussir à faire quelque chose quand même.
  • Concernant les formulaires : utilisez les attributs du HTML5 type="email" ou type="url" : cela adaptera le type de clavier que l’écran tactile affichera : si c’est une adresse email, les boutons « @ » ou « .com » seront mis sur le clavier principal : input-de-type-email.png C’est une chose simple, mais qui est très utile et vos visiteurs vous en remercieront.
  • Sur les liens et dans les menus, n’hésitez pas à faire de gros boutons et des liens visibles (soulignés et en couleur) : c’est beaucoup plus pratique sur une interface tactile

Concernant les font de pages : il y a soit les fond qui se répètent (motifs) et dans ce cas il n’y a rien à faire ; soit les images qui contiennent elle même de l’information (certains utilisent une entête avec le logo dans dans le fond).
Dans ce dernier cas, il faut que l’image reste visible : il est possible de faire en sorte que l’image conserve soit toujours visible (mais probablement distordue) avec ce code :
background-size: 100% 100%;

Avec les media-queries, n’hésitez pas à modifier le bloc (par exemple de header) en hauteur : comme j’ai dit, si sa largeur baisse, le ratio est perdu et l’image est déformée. Baisser sa hauteur (même de façon non 100% flexible) permet de conserver un ratio lisible.

Quelques conseils


N’hésitez pas à utiliser le HTML5 et CSS3 : si on doit attendre que ça soit terminé à 100%, on y viendra jamais, tout simplement car le web n’est jamais fini et le HTML non plus.
Les outils sont là pour adapter votre site au plus grand nombre, dont aux utilisateurs de tablettes : apprenez à les maîtriser, puis utilisez-les !

Si vos pages sont lourdes (beaucoup de scripts ou styles gourmands en ressources) : modérez-les, car les téléphones sont limités en puissance de calcul (quoi que, maintenant certains smartphones sont plus rapide que mon ordinateur) et surtout en bande passante (la 3G en data coûte cher) et je compte pas la couverture réseau : si votre plus grand visiteur se trouve dans une zone mal couverte en 3G, il sera déçu si votre page met cinq heures à s’afficher.

Faites également attention avec les pseudo-effets de style : tout ce qui est hover, active ou focus (en CSS ou en JS) fonctionne encore de façon assez aléatoire sur un écran tactile. Tenez-en compte…

Un dernier truc : si votre page est longue, ajoutez un bouton « retour en haut » en bas de votre page ! J’en ai pas encore mis moi et c’est mal, je sais…


EDIT : voilà une infographie géante avec 10 astuces : http://www.splio.fr/responsive/ (image locale)

(mis à jour le 2013-07-13)

Compatibilité de ce site avec les vieux navigateurs

Samedi 24 novembre 2012

Depuis plusieurs semaines, je reçois quelques remarques sur la compatibilité pourrie de ce site avec les vieux navigateurs (on m’a parlé de IE7 (!), Firefox 3.6 (!) et Opera > 10.x sur Windows Phone).

Déjà : sous Firefox 3.6 ça devrait être remis en ordre, idem pour Opera >9.x (sur PC) : ça ne venait pas du CSS mais du HTML5.
Les balises <header>, <section>, <article> etc. ne sont pas reconnues par Firefox 3.6 et il les interprète n’importe comment.
La solution est triviale : ajouter un « display:block » à ces éléments, et tout rentre dans l’ordre.

Mon site est de nouveau navigable sur les vieux Firefox et les vieux Opera :

Avant : avant.png
Après : apres.png
Concernant IE, c’est définitivement non : ce navigateur n’utilise pas les mêmes standard que mon site et les autres navigateurs (qui utilisent du HTML/CSS), il est donc normal que ça ne marche pas.

Pour les navigateurs sur Windows Phone, je n’ai pas de quoi vérifier (pas de Windows Phone), désolé…

Enfin, je me permet de râler contre les vieilles versions de logiciels : n’utilisez pas les vieilles versions de navigateur ! Je sais que certains sont à l’école ou au travail où les responsables du service informatique n’ont pas toujours de temps de mettre à jour tous les logiciels, mais dans ce cas je ne saurais trop vous conseiller d’utiliser une clé USB avec un navigateur portable dessus : Firefox Portable ou Opera Portable par exemple. En prime vos marques pages, votre historique et vos extensions seront toujours là.
Le lancement des programmes depuis une clé USB est lui aussi interdit ? Utilisez le navigateur portable depuis le disque dur, ça marche aussi.

Bref, aucune excuse selon moi pour utiliser de vieilles versions de navigateurs et c’est aussi pour ça que je n’en fait pas plus que ça de moi même pour rendre mon site web compatible.
C’est aussi pour vous pousser à mettre à jour vos logiciels, c’est important.

Quelques liens WTF pour le week-end

Vendredi 23 novembre 2012

crazy-cat.jpg Bientôt le week-end ? Pas encore, mais presque !

Enfin, moi je rentre tout juste et j’ai l’impression qu’une vague de liens insolites déferle sur mes flux RSS, en voici quelques-uns…

Installer son bureau (avec PC, fax, imprimante et le bureau) dans sa voiture, c’est visiblement possible aussi…
Aux USA, tout est possible. Même cuisiner sa femme…
Une LAN avec 10 000 participants. Woaw.
la première amende Hadopi (ah? c’est pas cet homme de 39 ans, finalement ?) remise en fanfare à un étudiant de 22 ans au QG du ministère de la Culture, ça n’a aucun sens… (ok, il semble que ce soit un Fake… J’ai été PWNED…
– après l’idée de la taxe-Google pour les chauffeurs d’autocars, voici l’idée de la taxe internet pour les bouchers.

Bref, ce monde est fou, vous êtes fous, je suis fou. Youpi \o/.

image de Bibi

Manifeste pour la vraie démocratie

Jeudi 22 novembre 2012

parthenon.jpg Après mon coup de gueule contre la mascarade des élections pour le président de la république, considérant que ce genre de vote était tout sauf démocratique ; un lecteur, Matthieu, me suggère le livre « Manifeste pour la vraie Démocratie » d’André Tolmère.

Je vous le partage ici aussi (en PDF) : 2012 Manifeste pour la vraie démocratie
Ce livre considère les points suivants comme la manifestation de l’échec du modèle actuel :
– le modèle actuel n’est tout simplement pas une démocratie, mais une république. La différence est de taille ;
– un système gouverné par des « élus professionnels » (payés pour faire le pitre dans un hémicycle, quand ce n’est pas ne rien foutre du tout) ;
– la corruption mise en place au fil des ans par les dits élus professionnels (facile quand on a un ou plusieurs mandat de plusieurs années chacun) ;
– le désintérêt du peuple pour le politique ;
– la distance humaine/sociale entre ceux qui font les lois et ceux qui la subissent. Oui, j’ai bien dit « subissent ».

L’idée proposée dans le livre est simple : c’est un tirage au sort des élus parmi le peuple. J’étais pour cette idée avant de lire le livre, mais j’y voyais quand même quelques problèmes. La solution dans son ensemble expliquée dans le livre répond à mes interrogations, et il y a des façons de corriger tous ces problèmes.


« Si nous voulons transformer la société d’une façon profonde et décisive, la rendre plus juste et plus humaine, ce ne peut être que par un changement radical de référentiel, le référentiel déterminant étant le référentiel politique. Le talon d’Achille du système consiste en ses règles du jeu politique, condensées sur le point focal des quelques lignes de la sacrosainte « constitution ». Il est possible de court-circuiter le système avec de nouvelles règles du jeu, telles que je les ai définies, faciles et simples à mettre en œuvre à la seule initiative des citoyens. »

Je vous laisse lire (et pas de TL;DR hein), et merci Matthieu pour le partage !

image de JoshHunter

Souris « Windows 8 compatible »… Tu déconnes ?

Mardi 20 novembre 2012

Ça y est, on voit les produits informatiques (disques durs, clés USB, souris…) dont l’emballage affiche fièrement un logo « compatible avec Windows 8 » :

windows 8 compatible logo
Je sais, on avait déjà les étiquettes lors de la sortie de Windows 7, Vista et tous les autres… Mais à chaque fois je pense la même chose quand je vois ça : c’est du n’importe quoi.

N’importe quelle clé USB, disque dur, souris, etc. du commerce est compatible avec Windows, Linux, Mac OS-X. Mettre uniquement « Windows » sur les emballages est trompeur pour le client : les logos « Linux Compatibles » existent mais sont très rares.
Pour le client, une souris affichée comme compatible avec Windows 8 signifie : Windows 8 = cool ; la souris en question = cool ; tout le reste = merde.

Je sais que les fabricants veulent afficher qu’ils sont compatibles avec le système d’exploitation dominant le marché à plus de 88%, mais c’est nous prendre un peu pour des cons quand même : y’a pas juste Windows sur le marché, alors autant mettre OS-X, Linux, BSD et tous les systèmes d’exploitation.

L’essence des stations Total n’est pas affichée comme « Renault/Peugeot Compatible » que je sache ? On trouve pas non plus de assiettes « compatibles avec toutes les fourchettes et couteaux* » ?

* : sauf les assiettes Apple à 29,99 € compatibles uniquement avec la iTable 3.6 à 399,99 € et la iFourchette 5S à 9,99€

À mon tour de publier le Top 20 des mots-clés sur mon site !

Mardi 20 novembre 2012

okay-guy.png Après Nikopik et les auteurs de Ma via au boulot qui nous font rire avec les mots-clés de leur site, j’ai moi aussi jeté un œil dans les statistiques.

Évidemment, je n’ai pas de Google Analytics et encore moins de système d’analyse de requêtes dans Blogotext (moteur de blog de ce site), alors je regarde dans les outils de Google Webmaster Tools : on y trouve les requêtes Google qui ont permis de tomber sur mon site.

Bref, voilà ce que j’ai comme Top 20, uniquement pour Google et pour le mois de novembre (entre parenthèses, la page concernée si nécessaire) :
  • le hollandais volant
  • timo
  • hollandais volant
  • systeme binaire (page)
  • système binaire (page)
  • image 3d sans lunette (page)
  • comment fonctionne un ordinateur (page)
  • supprimer grub (page)
  • timo hollandais volant
  • blogotext
  • systeme binaire cours (page)
  • desinstaller ubuntu (page)
  • supprimer ubuntu (page)
  • dual boot ubuntu windows 7 (page)
  • flux rss twitter (page)
  • mot de passe windows xp (page)
  • ftp windows (page)
  • dual boot linux windows 7 (page)
  • torrific (page)
  • ftp windows intégré (page)

Autrement dit : rien de particulier pour mon site : ces recherches sont logiques.

Heu… Comme je sens venir les tomates, il y a quand même quelques requêtes étranges mais il faut les chercher et c’est pas facile — mes commentaires entre parenthèses :

  • point de croix pedobear (o_O)
  • mr bean fuck (ah, peut-être ça ?)
  • genius qui fume (oulà… l’auteur de la requête sûrement)
  • symbole maya minecraft (ah, c’est pas sur ce blog qu’il faut voir, mais ici ;-) :P
  • expertise psychiatrique unilatéralement (kamoulox !!)
  • c est la merde tumblr (Nan, ça va je trouve. Y’a pire.)


Voilà, donc. Ces résultats m’ont beaucoup surpris, au vu des statistiques sur Nikopik et les divers autres sites/blogs qui publient comme ça leurs mots-clés de temps à autres : il y a vraiment très peu de requêtes étranges et déplacées. Comment se fesse ?

Ah, la science (4)

Dimanche 18 novembre 2012

f16.jpg Comme d’hab, quelques chiffres sortis de calculs plus ou moins hypothétiques mais toujours surprenants !

7 000 km². Le premier chiffre est une surface : c’est la surface qui contiendrait la population humaine mondiale si l’on donnait 1 m² à chaque personne.
Cette surface, c’est un peu plus qu’un département français moyen.


5 nanosecondes. C’est la durée supplémentaire perçue si on passe cinq heures dans un avion volant à 800 km/h. La relativité dit que le temps ne s’écoule pas de la même façon selon la vitesse à laquelle on se déplace.
Cela ne veut pas dire qu’on sera 5 ns dans le futur ; cela dit simplement que 5 h dans l’avion seront perçues 5 ns plus longues pour les voyageurs au sol.


1 400 kg/m³. C’est la masse volumique moyenne du Soleil. Sa densité est donc de 1,4. En gros, le Soleil est moitié moins dense que l’aluminium, six fois moins que l’acier et quatorze fois moins que l’or.
On pourrait croire que l’attraction gravitationnelle de la masse du Soleil sur elle même est plus importante que ça, mais finalement non : les fusions nucléaires entrainent une expansion compensant l’effondrement par une libération de rayonnements.
(Notons qu’en son cœur, la masse volumique du soleil est tout de même de 150 tonnes/m³.)


Enfin, je vous propose une petite question : dans un liquide, les molécules et atomes se touchent pratiquement. Ils sont donc distants d’environ 1 rayon atomique (logique). Maintenant, de combien de fois cette distance est-elle supérieure dans un gaz (l’air ambiant par exemple) ? autant ? 10 fois ? 100 fois ? 1000 fois ? plus ?
Aucun piège, mais la réponse est intéressante à voir (et à trouver, car ça se démontre en deux lignes).

Les autres épisodes sont là :
Épisode 1
Épisode 2
Épisode 3

image de Official US Air Force

C’est la fête du slip… et des taxes !

Samedi 17 novembre 2012

school-bus.jpg Ayé, après que les majors ont obtenu des taxes pour droits d’auteur sur les GPS et les autoradios, voilà que les transports en communs demandent des taxes sur Google.

Non mais sérieusement, c’est quoi le délire ? On m’explique le rapport ?

Google a réussi à faire un site qui donne aux utilisateurs les réponses à leurs recherches. C’est quand même pas leur faute s’ils gagnent de l’argent parce que les utilisateurs sont satisfaits ?

Y’en a marre de ces tas de cons qui ne pensent qu’aux taxes débiles sur Google au lieu d’innover eux-mêmes, c’est un peu trop facile de demander des taxes à outrance comme ça, je trouve.

Oh, et loin de moi l’idée de défendre Google, hein, mais parfois faut arrêter de fumer de la moquette.

(via OWNI)

image de Matt Carman

L’art de donner des chiffres sans référence

Mardi 13 novembre 2012

polution.jpg Tiens, et si on faisait un peu de sciences sur les publicités pour les voitures ?

Actuellement, les publicités pour bagnoles vantent les faibles rejets en dioxyde de carbone (CO2) par kilomètre.

Analysons un peu tout ça.

Un peu de recherche me permet de trouver qu’une voiture moyenne en France émet autour de 125 grammes de CO2 par kilomètre. (sources pour 2011).

À quoi correspond ce chiffre ? Vu comme ça : à presque rien, sa seule utilité est de permettre d’aller narguer votre voisin et de lui dire sa voiture est responsable du réchauffement climatique alors que la vôtre, non.

En réalité, 125 g de CO2 ça correspond à 75 litres de gaz, soit une bonne poubelle remplie. Et je ne tiens compte que du CO2 sinon il faudrait au moins doubler ce volume, ni de le température à laquelle ils sortent sinon il faudrait doubler ce volume encore une fois de plus.
Et ce volume de gaz est émis tous les kilomètres.

Ça parle plus là ?

Donc, ouais, 125 g de CO2 au kilomètre c’est juste énorme.

image de Captain Kimo

Un mot à propos de la production d’énergie gratuite, libre, infinie…

Mardi 06 novembre 2012

magnetic-field.jpg L’énergie gratuite, libre, sortie de nulle part et le mouvement perpétuel n’existent pas. Et c’est peine perdue de chercher.

Toutes les vidéos — sans aucune exception — expliquant comment faire ce genre de choses, sont du bullshit total ; un amas de merde pseudo-scientifique ; un ramassis de conneries ; des fakes archi-évidents, le tout raconté par des personnes qui savent très bien qu’elles mentent et qu’elles prennent les gens pour des cons.

Voilà, tout est dit.

image de Oskay

Limite du nombre de variables en PDO sur les insertions SQL

Vendredi 02 novembre 2012

binary.jpg Je reviens sur (et corrige) mes deux notes ici et .

Dans PHP, avec PDO pour les bases de données SQL avec les requêtes préparées, on utilise par exemple cette syntaxe :

$req = $dbh->prepare("SELECT * FROM table WHERE col=? AND col2=? AND col3=?");
$req-> execute(array($col1, $col2, $col3));

Sachez que la taille du tableau array() que l’on place dans le execute() possède une limite sur la taille et la dépasser renvoi une erreur :

Erreur : SQLSTATE[HY000]: General error: 1 too many SQL variables

Chez moi, la limite semble être de 1000 variables (au dessus ça foire, en dessous ça marche, et je n’ai pas trouvé comment modifier ça : elle doit être interne aux modules PDO de PHP).

On me dira que c’est énorme et que personne ne les utilise. Bah si, moi \o/.

Je les utilise dans le cas où je veux insérer de multiples lignes simultanément :

// en SQLite
$query = "INSERT INTO tbl ( one, two) SELECT ?, ? UNION ALL SELECT ?, ? UNION ALL SELECT ?, ? ";
// en MySQL
$query = "INSERT INTO tbl ( one, two) VALUES ( (?,?), (?,?), (?,?) ) ";
Puis le tableau :
$array = array($ar[0][0], $ar[0][1], $ar[1][0], $ar[1][1], $ar[2][0], $ar[2][1]);

Ici j’ajoute 3 ligne d’un seul coup, où chaque ligne contient deux variables (deux « ? » dans la requête), au total j’ai donc six variables.


Chaque insertion insère 2 nouvelles variables (deux « ? ») dans la requête.
On peut donc au maximum insérer 500 lignes d’un coup (500×2 = 1000). Dans un de mes script, chaque ligne ajoute 14 nouveaux « ? ». Il faut en tenir compte, et on peut dont entrer au maximum floor(1000/14) lignes à chaque requête.

Une solution, si vous avez un énorme tableau qui contient toute les variables à insérer, c’est de le couper en de multiples petits tableaux avec array_chunk(), et de reboucler ensuite là dessus, de façon à ce que le nombre de variables maximal par requête ne dépasse pas les 1000.


J’ajoute quand même un mot sur l’intérêt d’utiliser les insertions multiples : si en MySQL on peut facilement faire 20000 requêtes séparées en une secondes, faire la même chose en SQLite vous prend une demi-heure (littéralement) : chaque requête génère un accès disque vers le fichier .sqlite.
C’est pour ça qu’en SQLite, il faut mieux privilégier la minimisation du nombre de requêtes, quitte à faire d’énormes requêtes.

image de n3wjack

Sélection de musique épique

Vendredi 02 novembre 2012

httpwallbaseccwallpaper712474 Ok, tout le monde écoute de la musique. Mais qui écoute de la musique de films ou de jeux vidéos à longueur de journée (à part moi) ?

Voici quelques morceaux qui v