Georges Perec L'oulipo est un groupe d'écrivains sous contrainte. Ils font des textes mais se posent des contrainte en matière d'écriture. Par exemple, Georges Perec écrivis La disparition (312 pages) ou il n'employa pas une seule fois la lettre "e".
Ce genre de chose m'a toujours fasciné… Je ne suis pas un littéraire mais je trouve cela incroyable. La lettre "e" est la plus employé de la langue française, et ce livre ne la contient pas une seule fois! Perec a aussi fait un livre (Les Revenentes) ou il n'y a de voyelles que des "e". Il disait "La Disparition et Les Revenentes se ressemblent par de nombreux traits bien qu'ils n'aient aucun mot en commun". Ça parait hallucinant comme cela, mais c'est bien vrai !
Je me permet ici un petit extrait de La Disparition et un morceau des Revenentes :
"L'ambition du « Scriptor », son propos, disons son soucis consant, fut d'abord d'aboutir à un produit aussi original qu'instructif, à un produit qui aurait, qui pourrait avoir un pouvoir stimulant sur la construction, la narration, l'affabulation, l'action, disons d'un mot, sur la façon du roman d'aujourd'hui.""Telles des chèvres en détresse, sept Mercédès-Benz vertes, les fenêtres crêpés de reps grège, descendent lentement West End Street et prennent sénestrement Temple Street vers les vertes venelles semées de hêtres et de frênes près desquelles se dresse svelte et empesé en même temps, l'Évêché d'Exester. Près de l'entrée des thermes, des gens s'empressent"
Magnifique non ?
Un autre exemple ? Vous voyez le mot "Abba" : c'est un palindrome. Si on le retourne, on retrouve Abba. La phrase "Esope reste et se repose" est aussi un palindrome (il suffit juste de replacer les espaces)
Perec (et oui, encore) a aussi sorti un texte-palindrome de 1247 mots : Élu par cette crapule (voyez le titre), dont je ne peux m'empêcher de mettre ici le début et la fin :
"Trace l'inégal palindrome neige, bagatelle dira Hercule. Le brut repentier, cet écrit né Perec. L'arc lu pèse trop, lis à vice-versa c…"… ce trépas rêvé : Ci va! S'il porte, sépulcral, ce repentir, cet écrit ne perturbe le lucre, Haridelle, ta gabegie ne mord ni la plage ne l'écart.
Ensuite, il y a aussi le poème du nombre π, dont le nombre de lettres par mot représente la valeur de chaque décimale…
Que3 j1'aime4 à1 faire5 apprendre9 un2 nombre6 utile5 aux3 sages5.
Glorieux8 Archimède9, artiste7, ingénieux9,
Toi3 de2 qui3 Syracuse aime encore la gloire,
Soit ton nom conservé par de savants grimoires !
Jadis mystérieux, un problème bloquait…
Je trouve cette façon de rallier l'art littéraire à l'art syntaxique absolument incroyable… C'est presque aussi beau que les jeux de mots à la François Pérusse! Hahaha !

Extrait sortis des malices du kangourou lycées 2008

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