La compensation équitable

Ah non, ce n’est pas un truc du genre « revenu de base » qui serait quelque chose égalitaire et une avancée sociale majeure.
La « compensation équitable » c’est, pour quelques députés, de la novlangue pour désigner la rémunération copie privée. C’est tout de suite moins cool, hein ?

Selon la loi actuelle, quand on achète un CD (ou un DVD, ou n’importe quelle œuvre audio, vidéo…), nous [consommateurs] avons le droit d’en faire des copies à des fin d’archive personnelles et de sauvegarde : si le CD acheté se casse, la musique ou les données ne sont alors pas perdues et on peut continuer à l’écouter. La loi autorise ça, et c’est bien.

Après on a les éditeurs qui sont venus avec des protections anti-copie sur les disques ou les fichiers. Ceci nous empêche donc de faire des copies, et nous empêche de jouir de notre droit à la copie privée. Ça, c’est un problème.

Ensuite, même si les éditeurs nous empêchent de copier le CD qu’on a acheté, ils considèrent qu’on le fait quand-même (paye ta logique, là, hein). Du coup ils ont fait passer une loi pour taxer les appareils électroniques.
Cette taxe serait justifiée car ces appareils peuvent faire tourner des musiques ou des vidéos. Les appareils concernés sont les téléphones, les cartes mémoires, les clé USB, les ordinateurs, les CD vierges, les GPS (!), les autoradios (!) et à peu près tout ce qui est électronique.
Cette taxe est est donc un racket qui considère qu’on achète un support pour y copier des données illégales. En gros, on est coupable avant même d’avoir commis une faute, qui n’en n’est d’ailleurs pas une puisque le droit à la copie privée est prévue par la loi. C’est un autre problème.

C’est cette taxe qui se nomme « rémunération pour la copie privée ».

Si je résume, toutes ces choses s’apparentent :

  1. à une double peine : on paye la taxe de copie, mais en plus cette copie est illégale et réprimandée ;
  2. à la présomption de culpabilité : taxe est payée avant l’acte de copie, et avant même de savoir si elle va être comise ;
  3. à du racket : on paye cette taxe pour quelque chose qu’on a le droit mais plus la possibilité de faire, à cause des protections anti-copie.

Triple enfoncement dans le derrière pour l’acheteur par le CopyReich.

Donc finalement, vous le voyez aussi : ça n’a rien d’équitable du tout.

Une solution serait de payer la taxe et d’accepter de la payer, mais dans ce cas qu’ils nous fichent la paix avec le partage (Hadopi & co) : on paye la taxe, on paye notre « crime » par avance, ça suffit.
Ça se nomme la licence globale : un abonnement mensuel et on peut télécharger et partager un peu ce qu’on veut. Mais pour l’industrie du disque en plastique, ça ne peut pas marcher (alors que Google, Amazon, Netflix, Apple… sont la preuve que ça marche très bien) :

la licence globale
La licence globale, par Commit-Strip

Des icônes pour le web : PNG, SVG ou Icon-font ?

Il y a quelques temps, je vous montrais une petite astuce pour faire des icônes "propres" sur mobile et desktop, puis une astuce pour faire un formulaire avec des icônes pouvant bénéficier de la première méthode

Depuis j’ai essayé de voir les autres techniques pour faire des icônes dans une page web.
Aujourd’hui, principalement 3 méthodes sont possibles :

  • prendre une image PNG (comme celle-ci) avec plein d’icônes dedans et utiliser la méthode des fenêtres coulissantes.
  • prendre la même image, mais au format SVG, donc vectorielle
  • utiliser les icon-fonts, des polices d’écriture avec des icônes dedans

Les PNG

La première technique avec les images de fond en PNG, tout le monde la connaît : c’est la plus utilisée, la plus supportée par les navigateurs, la plus simple… mais c’est aussi la moins malléable !
En effet, si ont veut afficher une icône plus grande, on peut le faire, mais l’image sera floue et pixelisée. Même chose si on veut afficher les icônes sur un écran où la densité de pixels est plus grande (écrans « Retina® », par exemple, mais Apple et ses Mac Book sont loin d’être un cas isolé aujourd’hui).
On peut créer plusieurs images avec différentes résolutions pour plusieurs types d’écran, mais ce n’est pas pratique.

Le second problème c’est si on veut changer la couleur de son thème graphique : les icônes doivent être adaptées aussi. Or pour ça, on ne peut pas faire grand chose : pour changer la couleur des icônes, il faut modifier l’image, ou là encore créer des images différentes pour chaque thème…

Les SVG

Les SVG permettent d’avoir des images nettes quelque soit la taille : c’est très pratique lors du zoom, ou lorsque votre site est susceptible d’être affiché sur un mobile (où la densité de pixels est bien plus grande que sur un écran d’ordinateur).
On peut obtenir le même effet avec du PNG, mais il faut pour cela partir d’icônes à haute résolution, et donc d’images très lourdes, ce qui va poser problème lors du chargement de la page, particulièrement sur mobile et surtout avec des connexions pourries. Le SVG, lui, reste précis avec le même fichier.

Le seul problème ici c’est que si on a toujours besoin de faire plusieurs images si on veut changer la couleur du thème. On peut faire ça en JavaScript (je fais cela dans cet exemple), mais pour le thème en CSS, ce n’est pas pratique.

Les Icon-fonts

Alors ici on conserve la netteté du SVG lors de la mise à l’échelle, mais on a en plus l’avantage très important de pouvoir colorier les icônes comme on veut !

En effet, tout se fait en simple CSS : on dit que l’on veut afficher tel ou tel caractère contenu dans la webfont et ensuite c’est du simple texte : on peut l’agrandir (avec font-size), la colorier (avec color), ajouter une ombre CSS (avec text-shadow), etc. C’est la méthode la plus pratique pour le designer final.

Pour créer un fichier de police avec les icônes dedans, il faut disposer d’icônes initiales (PNG ou SVG) et utiliser un programme pour transformer ça en une police. Je n’ai pas trouvé d’outil facile pour faire ça en local, mais cet outil en ligne fonctionne bien : IcoMoon.io.
Ensuite il suffit d’utiliser la police d’écriture comme c’est fait dans le fichier demo.html fourni au téléchargement.

Il y a quand même quelques inconvénients. J’en ai noté deux principaux :

  • une fois qu’on a généré notre police, il est difficile de la modifier : pour ajouter une icône, il faut régénérer la police (comme si on la recompilait à partir des icônes initiales), ce qui peut éventuellement changer les codes des icônes (chaque icône est accessible avec un code à utiliser dans le CSS).
  • le fonctionnement de l’usage des Icon-fonts fait qu’il ne sont utilisables que dans la propriété content de CSS. Or content ne peut être utilisée que sur les pseudo-éléments (::after et ::before), qui elles-mêmes ne sont utilisables que sur les éléments HTML non-autofermantes (donc toutes sauf les input, img, br, hr…). On peut donc utiliser les Icon-fonts partout sauf sur les input, les images…

Si vous voulez quand-même utiliser une icône sur un input, il faut ruser, et l’appliquer par exemple sur un label qui est rendu invisible.

L’usage des Icon-fonts est assez simple. Comme je l’ai dit, on utilise un code pour accéder à un caractère en particulier dans la police. Le CSS se charge d’afficher ce caractère à l’écran grâce à la propriété content :

.icon::before {
    content: "\1a02";
}

Ce que l’on fait parfois, c’est qu’on place ce code directement dans un attribut de l’élément HTML, puis le CSS affiche le contenu de cet attribut dans le content (oui, on peut faire tout ça :D) :

<span data-icon="&#x1a02;">Text</span>
[
@font-face {
    font-family: "icons";
    src: url("icons.woff") format("woff");
}

data-icon]::before {
    font-family: icons;
    content: attr(data-icon);
}

Et on peut changer la couleur, etc :

[data-icon]::before {
   [ …]
    color: red;
    font-size: 3em;
}

Bref, une fois qu’on a créé notre fichier d’icônes, l’usage est très simple, les possibilités sont énormes (couleurs, taille, ombres, animations — y compris sur la couleur, donc pour faire des couleurs arc-en-ciel \o/ — etc.), c’est supporté par les bon navigateurs récents (y compris mobiles).

Et concernant la lourdeur et le poids, je trouve que ça va tranquillement : mon fichier d’Icon-fonts fait 48 ko et contient 400 icônes différentes. Mon fichier PNG avant contenait environ 60 icônes pour 25 ko (certaines étaient en doubles pour pouvoir avoir des couleurs différentes).


Petit mot sur Google Password Manager

Le navigateur Google Chrome a une fonction pour enregistrer vos mots de passe et les envoyer en ligne pour vous connecter facilement à tous vos comptes sur tous vos appareils connectés (ordinateur, tablette, téléphone…).

Ça peut sembler séduisant comme idée.
Perso je trouve l’idée terrifiante.

Vous donneriez vos clés de maison/voiture/garage/moto/vélo/boîte aux lettres à une personne qui dit « désormais, j’ouvrirais les portes pour vous, vous n’avez qu’à m’appeler. » ?

Ici pourtant vous donnez les clés de votre vie numérique à une entreprise a but lucrative dont vous ne connaissez que le nom.

Alors oui, je sais : « vie numérique », ce n’est rien. Ce n’est pas votre vie.

Ben en fait si, figurez vous.

Votre vie numérique, c’est tout ce que vous faites sur les sites web, sur votre ordinateur, sur votre téléphone, votre tablette ou votre console de jeu.
Cela englobe donc toutes vos photos, vos posts, vos commits (pour ceux qui codent), vos vidéos, votre bibliothèque (y compris musicale et vidéo), vos discussions, vos emails, vos SMS, vos abonnements, votre historique d’achat en ligne, l’accès à votre compte en banque en ligne, votre numéro de carte de crédit (enregistré sur tous les sites où vous achetez). Et bien plus de choses encore.

Si votre vie numérique ne compte pas, laissez-moi effacer tous vos disques durs, vos comptes en ligne, vos favoris et tout le reste et dites-moi si ça vous manque. Si la réponse est oui (je suis sûr que c’est oui, sinon vous n’auriez pas d’ordinateur), alors votre vie numérique compte pour vous et vous devriez la protéger.

Utiliser un service comme Google Password Manager, c’est donner tout ça à Google pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent (et par ça je veux dire vraiment ce qu’ils veulent).

Et ceci compte pour Google, mais également Firefox ou Opera, qui proposent la même chose (mais c’est pas activé par défaut, ceci dit). En règle général, ne laissez pas jamais un programme — quel qu’il soit — retenir vos mots de passe.

À vous de voir, mais soyez prévenu.
Personnellement je ne ferais jamais ça.


Firefox : créer des boutons pour des fonctions supplémentaires

Je viens de découvrir un module pour Firefox : Custom Buttons.
Ça permet de créer ses propres boutons pour l’interface de Firefox, directement en JS et dans l’interface (donc mieux que les simples bookmarklets). Le module ne semble plus mis à jour depuis quelques années, mais il fonctionne encore très bien.

Je me suis pour le moment simplement attardé à transformer 3 bookmarklets en boutons Firefox :

firefox new buttons

Forcer le mode lecture

Le premier, le petit « livre », c’est pour forcer le mode lecture. Parfois, le mode lecture ne fonctionne pas dans Firefox. J’ai trouvé d’où ça vient, c’est un comportement compréhensible et à chier, mais on peut l’outrepasser : il suffit d’ajouter le texte « about:reader?url= » devant l’URL. Ce bouton fait ça en un clic (notez que certaines pages ne rendent pas bien en mode lecture).

Pour ajouter ce bouton, il faut commencer par ajouter un bouton. Dans Firefox allez dans AffichageAdd New Button (appuyez sur Alt pour afficher le menu et aller dans Affichage).
Une nouvelle fenêtre s’ouvre alors :

ajouter un nouveau bouton à Firefox avec Custom Buttons

  • Dans Name donnez-lui le nom que vous voulez, par exemple « Mode Lecture »
  • Dans Image, choisissez une icône. En cliquant sur Browse, vous pouvez choisir une icône à vous. Si vous faites ça, choisissez votre icône puis cliquez sur le bouton « ⇒ base64 » pour transformer l’image en code intégré au bouton.
  • Dans le grand champ Code, il faut mettre le code JS que vous voulez exécuter au clic sur le bouton. Dans le cas présent, on veut se mettre en mode lecture. Il faut y mettre ça :
loadURI("about:reader?url="+encodeURIComponent(content.document.location))

Faites ensuite « OK », en bas : le bouton est créé.

Maintenant il faut l’ajouter à l’interface : allez dans le menu de Firefox puis « Personnaliser ». Vous voyez alors votre icône et vous pouvez la déplacer où vous voulez dans l’interface. Une fois que c’est fait, quittez la personnalisation et cliquez sur votre bouton pour passer en mode lecture (même si le mode lecture n’était pas activé par défaut).

Afficher un clavier virtuel JS

Le deuxième bouton, il affiche un petit clavier alternatif pour taper en Russe, Japonais ou en Grec dans les formulaires. C’est le petit clavier en JS que j’avais créé il y a 2 ans.
Pour l’avoir aussi, il faut ajouter un autre bouton.
Faites la même manip que tout à l’heure, mais changez juste le Code en ça :

loadURI("javascript:s=document.createElement('script');s.id='r6109_vkbsgp';s.type='text/javascript';s.src='http://lehollandaisvolant.net/tout/dl/virtual-kb/keyboard.js?french';document.head.appendChild(s);void(null);")

(La doc du clavier est sur mon article dédié et sur Github)

Un bouton pour Shaarli

Le troisième, c’est pour partager un lien sur mon blog, façon Shaarli. Pour Shaarli, le code à faire serait dans ce genre là :

loadURI("http://example.com/shaarli/?post="+encodeURIComponent(content.document.location)+"&title="+encodeURIComponent(content.document.title))

En remplaçant example.com/shaarli/ par l’adresse de votre Shaarli.
Notez que ce code diffère du contenu du bookmarklet de Shaarli : en effet, si le code du bookmarklet fonctionnerait parfaitement, ce code est plus natif à Firefox et donc plus rapide. En plus, il fonctionne même là où les bookmarklets normaux ne marchent pas (quand le JS du bookmarklet est bloqué sur le site, comme sur Github).

Vous pouvez transformer n’importe quel bookmarklet en bouton dans Firefox en plaçant le code JS du bookmarklet entre « loadURI(" » et « ") ».

Le module permet de faire quelques autres choses, comme lancer le script automatiquement au démarrage de Firefox. Je vous laisse voir le site du module pour plus d’information. Il y a aussi un forum, avec un partage de plein de scripts.


Si, écrire en français avec un clavier AZERTY est possible !

Il y a pas mal d’effervescence depuis quelques jours concernant le gouvernement qui souhaite avoir un véritable Clavier-Français® made in Taïwan. Comprendre ici qu’ils veulent un clavier qui puisse accentuer les majuscules, taper les guillemets français, les points de suspension et bien d’autres caractères spécifiques à la langue française..
On peut même lire qu’il serait presque impossible de faire tout ça avec un clavier AZERTY normal.

Euh, 'scusez ? Vous permettez ? J’ai un clavier AZERTY et je sais taper tout ça sans problème.

Ce n’est pas un problème de clavier mais de pilote et de logiciel.

La disposition Fr-OSS (ou « français alternatif », « français variante » dans les systèmes d’exploitations…) n’est sûrement pas parfaite non plus, mais elle permet au moins de taper tous les diacritiques minuscules et majuscules, les ligatures, les tirets et l’apostrophe typographiques, les vrais points de suspension, les espaces insécables, les guillemets français "«»", anglais « ” », américains « " » et allemands („), les signes mathématiques (÷×⋅±≠) et plein d’autre choses :

disposition français alternative

C’est un coup à prendre pour les utiliser de façon automatique, mais ça existe, c’est possible et pas besoin d’avoir un clavier à 2000 € : n’importe quel clavier fonctionne, il suffit du bon logiciel.
C’est natif sous Linux, mais il y a des logiciels pour le faire sous Windows (voir là et c’est possible sous OS-X également. Sous Android et iOS c’est là depuis longtemps aussi.

Parce que je les vois déjà venir moi : demain il y aura des claviers approuvés par le ministère (avec mouchard intégré) en tête de gondole dans les rayons de tous les supermarchés au double du prix.
(Mais bon, s’ils avaient préféré Linux (où ces claviers sont actifs par défaut) dans les écoles plutôt que se vendre à Microsoft, peut-être que quelqu’un se serait rendu compte accidentellement qu’on pouvait accentuer les majuscules simplement en appuyant sur une touche)…

Ah et oui : je ne parle même pas du BÉPO, qui est une alternative au AZERTY, destinée à faciliter la frappe, à la rendre plus ergonomique et plus rapide. C’est spécialement conçu pour le français et langue française (la disposition AZERTY était prévue pour éviter que les machines à écrire mécaniques ne s’enrayent, sans tenir compte de la fatigue de nos poignets).


Captvty attaqué par RTS

Après avoir essuyé des plaintes de TF1 puis de Canal+, Captvty est maintenant attaqué par la RTS (Radio Télévision Suisse).

Je vous laisse lire le PDF, avec le courrier de la RTS à Captvty et la réponse de Captvty : rts-captvty.pdf.

Comme d’habitude, toujours les mêmes affirmations des chaînes de TV :

  • Captvty propose le téléchargement des émissions de TV
  • Captvty pirate le flux vidéo des chaînes de TV
  • Captvty viole le droit d’auteur

Et blablabla : tout ça c’est c’est totalement faux.

Captvty n’est qu’un agrégateur de flux de streaming qui sont proposés par les chaînes TV elles-mêmes. Ils donne l’adresse du flux à l’utilisateur, mais le fichier vidéo de l’émission de TV n’est jamais passé par le site de Captvty : il reste sur le site de la chaîne de TV. En outre, les flux vidéos étant distribués en clair par les chaînes de TV, Captvty ne pirate rien du tout et ne fait aucun cassage de DRM ou quoi que ce soit de ce type.

Aussi, comme les autres fois, les chaînes de TV ont également contacté l’hébergeur du site de Captvty, OVH en l’occurrence, en espérant sans doute que ce dernier bloque le site de Captvty sans broncher (comme si ça allait empêcher quoi que ce soit : le logiciel est hébergé sur des centaines de sites…). Heureusement OVH sait plutôt bien résister (il semble l’avoir fait jusqu’à maintenant — ce qui est une bonne chose à savoir aussi) et ceci évidemment car Captvty n’enfreint aucune loi et que les attaques qu’ils essuient si régulièrement sont infondées (déclarations fausses de la part des chaînes de TV).

Car d’un point de vu légal (en France, du moins), ni les chaînes de TV ni les ayants-droit, ni les auteurs des œuvres impliquées ne peuvent vous empêcher de récupérer une vidéo diffusée librement à la TV, que ce soit en téléchargement direct ou en streaming. Ils ne peuvent même pas utiliser de DRM sur ces flux :

Les éditeurs et les distributeurs de services de télévision ne peuvent recourir à des mesures techniques qui auraient pour effet de priver le public du bénéfice de l'exception pour copie privée, y compris sur un support et dans un format numérique

(Art. L.331-9 du CPI)

Lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire :
1° Les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille ;
2° Les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, à l’exception des copies des oeuvres d’art destinées à être utilisées pour des fins identiques à celles pour lesquelles l’oeuvre originale a été créée et des copies d’un logiciel autres que la copie de sauvegarde établie dans les conditions prévues au II de l’article L.122-6-1 ainsi que des copies ou reproductions d’une base de données électronique [...].

(Art. L.122-5 du CPI)

Dois-je ajouter que contacter un hébergeur en vu de faire retirer un contenu sans raisons légitimes (en gros : censure abusive) est illégal (Article 6-I-4° de la loi LCEN n°2004-575) ?


Windows 7/8 : bloquer les mises à niveau vers Windows 10

Microsoft nous emmerde encore pour forcer le passer vers Windows 10. Ça fait des mois que ça dure mais ils ne semblent pas s’en lasser.

Avant de bloquer totalement les mises à jours pour éviter W10, voici un récapitulatif des mises à jours Windows qui sont à bloquer pour le moment :

  • Sous Windows 7 : KB3035583, KB2952664, KB3021917, KB2990214, KB2977759,
  • Sous Windows 8 : KB3035583, KB2976978, KB3044374, KB3112336

Je vous conseille de vérifier les mises à jour de façon automatique, mais de ne les installer que manuellement et de les vérifier une par une : mêmes masquées et désactivées, ces mises à jours réapparaissent régulièrement.

Pour les supprimer, ouvrez le bloc-note (notepad.exe), copiez-collez ceci :

echo Uninstalling KB3035583
start /w wusa.exe /uninstall /kb:3035583 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB2952664
start /w wusa.exe /uninstall /kb:2952664 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB3021917
start /w wusa.exe /uninstall /kb:3021917 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB2990214
start /w wusa.exe /uninstall /kb:2990214 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB2977759
start /w wusa.exe /uninstall /kb:2977759 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB2976978
start /w wusa.exe /uninstall /kb:2976978 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB3044374
start /w wusa.exe /uninstall /kb:3044374 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB3112336
start /w wusa.exe /uninstall /kb:3112336 /quiet /norestart
echo Disabling GWX in Registry
reg add HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\Gwx /v DisableGwx /t REG_DWORD /d 1

enregistrez le fichier sur le bureau sous le nom w10fix.bat (n’oubliez pas de changer le type du fichier à « *.* tous les fichiers »), double-cliquez dessus et attendez que ça se passe : la fenêtre se fermera une fois que tout sera supprimé.

En plus des mises à jour, ce script ajoute une clé du registre qui bloque GWX. Pour le moment, ceci a suffit pour repousser le passage à Windows 10. Mais pour combien de temps encore, je ne sais pas.

J’essayerai de maintenir cette page à jour au fur et à mesure que Microsoft voudra forcer ces mises à jours stupides.

Sources :


Retour d’un Linux-User

Cet article est un petit retour d’expérience personnel à propos de mon usage de Linux, depuis des années.
Il est également une réflexion par rapport à ce post sur Reddit : « Linux users are arrogant... ».

Si je devais décrire mon passage de Windows à Linux, je dirais que je suis passé par trois étapes. Trois stades.
J’ai commencé sous Windows 98 en 2005 (on n’a pas tous eu un ordi à 10 ans). L’ordi est mort après 1 an (mon Pentium 1 a grillé). J’ai acheté un pc portable sous XP peu après, en 2006.

Je suis resté sous XP environ 2 ans, avant de jeter Windows par la fenêtre et de passer sous Ubuntu 8.04 sur un coup de tête durant l’été 2008.
XP n’avait aucun secret pour moi : j’allais jusqu’à éditer des fichiers DLL pour faire ce que je voulais. Ubuntu par contre, c’était nouveau. J’avais déjà été voir sous Ubuntu 7.04, pour voir ce que c’était, ainsi que quelques autres distributions (Fedora, Mandriva, OpenSuSE…), mais je ne l’avais jamais utilisé pour un usage normal.

C’est la première phase : on s’inscrit sur tous les forums et on pose toutes les questions qu’on a.
Évidemment, un tel ouistiti se fait rapidement fermer sa gueule à coup de PDF « Simple Comme Ubuntu » ou « Linux pour les novices ». Du coup, j’ai fermé ma gueule et j’ai lu.
En fait, j’ai bien fait : le truc cool après la lecture c’est qu’on n’a plus de questions et que tout est clair.

Par contre on a toujours quelques bugs sur l’ordi, mais on sait comment les poser : on ne dit plus « Le son marche pas. 7.04. Portable Asus », mais on donne plus d’info : modèle du PC, modèle de la carte son, version du kernel… Ah et bien-sûr, on a cherché sur Google avant.

Heureusement, quand le son ne marchait pas dans mon cas, une personne sur CCM avait le même ordi, le même kernel et a trouvé une solution : une ligne dans un fichier et un reboot. À ce moment là, c’est encore de la magie pour moi, mais ça marchait.

La deuxième phase arrive là : on commence à utiliser un peu la ligne de commande, à tester des trucs, à comprendre ce qui marche ou pas, quel fichier fait quoi…
On passe aussi du temps à chercher et à aider les autres sur les forums. Et… on passe une bonne partie à faire de la pub et à dire que Linux c’est bien et que Windows ça pue.

Ce n’est pas toujours par pur troll : c’est plutôt par le fait d’avoir découvert un truc tellement bien, tellement cool, tellement mieux que Windows. On a vu la lumière, ça nous rend détestable, mais ça finit par passer.

C’est durant cette phase que j’ai commencé à tenir un site (ayant découvert la CLI et les commandes Bash, on se tourne vers la prog ou, dans mon cas, vers le HTML/PHP). D’ailleurs, au début je faisais pas mal de sujets à troll pro-linux. J’en fais beaucoup moins désormais.

C’est la troisième phase : on utilise maintenant Linux tous les jours, on a trouvé un système convenable, 100% configuré à notre goût et à nos besoins. On a trouvé une recette pour avoir un ordinateur qui fonctionne.

On passe moins de temps à bidouiller (si tout fonctionne, pourquoi s’entêter ?) et on découvre moins de choses nouvelles. On passe aussi moins de temps à aider les autres sur les forums : ben oui : raz le bol de donner des liens vers « Simple Comme Ubuntu » à des n00b qui veulent pas fermer leur gueule et utiliser google ;).

Par contre, ayant un site web, je me dis que tout ce que je note sur mon cahier à propos des commandes Linux utiles, ben ça peut parfois resservir pour nous, mais aussi pour les autres. Du coup, on publie des astuces, des tutos, des formulaires… La différence avec les forums, c’est que maintenant les astuces sont parfois hyper-spécifiques. Mais qu’importe : on pose ça en ligne.

On est moins con aussi : on tape moins sur Windows. Parfois même on se surprend à utiliser Windows pour jouer car il faut l’avouer, avant l’arrivée de Steam les jeux sous Linux c’était très limité. On tape également moins sur les utilisateurs : à juste titre on dit souvent simplement « 'sais pas, 'pas Windows. 'peut pas t’aider. ». Par contre on aide toujours ceux qui veulent essayer Linux et qui ont la même patience que nous (ça se voit tout de suite : si il lit « Simple Comme Ubuntu » sans broncher, alors c’est un bon ptit gars), et ceux qui souhaitent apprendre en plus de vous laisser réparer l’ordinateur.

Mais au final, la gue-guerre Windows-Linux on se rend compte que c’est débile.
Au fond on sait que Windows c’est une perte de temps, tout comme troller et essayer de convaincre des gens pas motivés (qui est une perte de temps bien souvent bien plus grande). Du coup ça passe.

On est bien avec ce qu’on a et on finit par être Linuxien à l’intérieur mais « osef » de l’extérieur. Car au fond, on en a marre de supprimer des tool-bar à la con et des virus à des gens qui ne savent pas utiliser ni un ordinateur ni Windows ou qui ne cherchent pas à comprendre.
On est sous Linux, tranquille et c’est bien : j’y trouve mon compte. Si d’autres trouvent leurs comptes ailleurs, tant mieux aussi.

Pour en revenir à l’article initial : je ne sais pas si c’est de l’arrogance. Je dirais plutôt que c’est la vérité.
Windows est installé sur 90% des ordinateurs et Linux sur environ 0%.

Donc forcément, il y a plus de chances qu’un novice utilise Windows que Linux, et que Linux soit utilisé par quelqu’un d’expérimenté, vu qu’il aura déjà traîné sur le net et qu’il est tombé "par hasard" sur une page parlant de Linux et qu’il a voulu essayer : graver un fichier ISO, booter dessus… rien que ça n’est pas donné à tout le monde et si vous le faites, vous êtes déjà dans la catégorie des utilisateurs avancés (j’espère que les Linuxiens beaucoup plus barbus que moi ne l’oublient pas : oui vous en savez plus que nous, mais c’est pas une raison de nous prendre pour des demeurés).

Le problème avec le novice sous Windows, c’est que personne ne lui dit rien : les ordinateurs sont vendus avec Windows, mais sans manuel d’entretien. Or un ordinateur, ça demande de l’entretien : si vous ne le faites pas, il devient lent, « ça rame », il plante, le disque dur déborde et plus rien ne marche.
Et de ce côté là, Windows est un mauvais élève et Linux un bon élève : Windows fragmente le disque et laisse traîner des fichiers partout, alors que Linux fait tout pour éviter la fragmentation et supprimer régulièrement les fichiers inutiles.

En plus de ça, pour chaque problème sous Linux il y a une ligne de commande (c’est à peine exagéré : tout peut-être convertit en ligne de commande). La ligne de commande peut rebuter, mais au moins ça fonctionne et n’a pas besoin de manuel d’instruction : tu ouvres le terminal, tu copies-colle la ligne de commande, tu valides et c’est bon : le problème est résolu.
Quel que soit la ligne de commande, on fait pareil : copier-coller, valider, et c’est bon.

Windows nous cache la ligne de commande (car il en a une aussi !) : elle n’est pratiquement pas là et très peu utilisé. Du coup, il faut des logiciels compliqués pour résoudre des problèmes simples.
Le résultat est que les gens s’y perdent et ne résolvent plus les problèmes et les laissent s’accumuler jusqu’à ce que l’ordinateur soit bon à remplacer (alors qu’il suffit d’un coup de « balai virtuel » pour qu’il fonctionne comme au premier jour).

Si vous vous demandiez pourquoi il n’y a pas de manuel d’entretien avec votre ordi ou votre Windows : c’est évidemment mieux pour la consommation et l’économie de racheter un nouvel ordinateur tous les 6 mois, une fois que le précédent est trop lent.

Dire « je ne sais pas comment faire, mais ça serait plus simple sous Linux », ce n’est pas infondé. Ce que je raconte ci-dessus n’est qu’un exemple.
Libre à vous d’y voir de l’arrogance quand-même, mais alors j’y verrais de l’ignorance chez vous : c’est vous qui demandez de l’aide pour utiliser votre Windows, pas moi. Mon ordinateur ne rame pas, ne chauffe pas, ne plante pas, malgré le fait que ça fait juste 5 ans que je trimbale le même disque dur et les mêmes fichiers, y compris la configuration.

PS : inutile de me dire que votre ordinateur ne marche pas sous Linux, que le bluetooth déconne ou que le Wifi ne marche pas. Si vous voulez Linux absolument, commencez par acheter un ordinateur qui le permette. On n’exige pas d’un ordinateur vendu sous Windows qu’il puisse faire tourner Linux, comme on n’exige pas d’une voiture de course qu’elle puisse labourer un champ de maïs. Si on veut labourer un champ, il faut un tracteur.
Ici c’est pareil : pour Linux il faut du matériel Linux, point.


Dessiner avec de la lumière

Ce post est un peu différent du reste de mes articles, mais si vous voulez bricoler ou vous amuser (y compris avec des enfants) avec de la peinture et des lasers continuez la lecture.

Ça fait un moment que j’ai fait mon bricolage, mais l’article est écrit suite à la lecture ce cet article de SlowBrain sur le Light Painting : il s’agit d’utiliser un appareil photo en exposition longue devant un mur et d’utiliser un pointeur laser sur ce mur.
L’exposition allongée dans le temps va capter le trait fait par le point du laser. Le dessin qui arrive sur la photo n’est donc pas visible à l’œil nu.

Ce que j’ai fait, c’est un moyen pour justement voir ce trait à l’œil, en utilisant une peinture phosphorescente et un laser. Le dessin fait au laser sera éphémère, mais on pourra le voir à l’œil nu et s’amuser avec.
C’est assez amusant et il y a même quelques remarques scientifiques à tirer de tout ça aussi, notamment en physique quantique.

Matériel


le matériel pour faire du lightpainting phosphorescent avec un laser
Il vous faut un peu de matériel :

  • une feuille de papier
  • un pinceau
  • un pointeur de laser bleu ou violet (la couleur est importante)
  • de la peinture phosphorescente

Il vous faut aussi un évier et de l’eau pour laver le pinceau à la fin.

Le pointeur laser bleu est trouvable sur le net (eBay, 2 $, FdPIn). Peu importe sa puissante, du moment qu’il soit bleu ou violet.
La peinture phosphorescente est trouvable dans une boutique de maquillage ou de déguisements (Halloween…). Mon produit est acheté sur le net (Amazon, ~7 €, FdPEx) et c’est à la base prévu comme teinture phosphorescente temporaire pour les cheveux (si si : ça brille bien sous la lumière noire en boîte).

Préparation


Il s’agit ici de peindre entièrement et uniformément la feuille avec la peinture phosphorescente.

Ma peinture étant transparente à l’état normale, il est difficile de voir où on en a mis et où il n’y en a pas : l’astuce est de mettre la peinture sous la lumière et de peindre dans le noir.

peinture phosphorescente
N’hésitez pas à en mettre beaucoup : il vous faudra probablement mettre 2 ou 3 couches sur la feuille blanche (avec un séchage de quelques heures entre chaque couche).

Pour tout dire, j’ai presque mis la totalité de mon tube de 100 mL sur une feuille de dimension A4.
Pour aller plus vite, il existe probablement aussi des bombes de peinture phosphorescentes et du papier peint directement phosphorescent, mais c’est moins amusant.

Jouer avec !


Une fois que la peinture est sèche, il suffit de jouer au laser bleu dessus :

light painting with a laser light painting with a laser
Selon la qualité (et la quantité) de peinture, le dessin s’estompera plus ou moins rapidement et même à vu d’œil. N’oubliez pas d’éteindre la lumière : une lueur estompée dans une pièce éclairée et encore parfaitement visible dans une pièce sombre.

Comment ça marche ? Pourquoi il faut un laser bleu ?


La phosphorescence n’est pas à confondre avec la fluorescence.
Un gilet de sécurité jaune qui brille quand on l’éclaire ou vos chaussettes blanches qui brillent sous la lumière noire, c’est la fluorescent : ils arrêtent de briller aussitôt qu’on éteint la lumière.

La phosphorescence, c’est quand l’objet continue de briller plusieurs minutes voire plusieurs heures dans le noir après avoir « absorbé » de la lumière.

Le principe complet est expliqué en détail dans mon article : La différence entre phosphorescence et fluorescence.
Pour faire vite, disons que la matière absorbe la lumière et la réémet. Dans le cas de la phosphorescence, la matière — les électrons en fait — s’excitent et stockent de l’énergie lumineuse qu’elles libèrent un peu plus tard, sous la forme de lumière (verte ici).

Si un laser bleu fonctionne et non un laser vert ou rouge, c’est une question d’énergie : la lumière bleue est plus énergétique que la lumière verte ou rouge. En fait, la lumière bleue est la seule des trois qui soit suffisamment énergétique pour exciter la peinture phosphorescente : seule la lumière bleue peut-être emmagasinée par la peinture et réémise plus tard.

C’est la même raison qui fait que le verre est transparent, mais que l’acier ou le papier sont opaques : la lumière visible n’est pas assez énergétique pour être absorbée par le verre et elle passe donc au travers. L’acier et le papier sont en constitués (chimiquement) de telle sorte que la lumière visible est absorbée : elle ne peut pas les traverser et ces deux matériaux ne sont donc pas transparents.


Note : si vous faites ceci avec des enfants (ce que je conseille : c’est amusant), prenez soin de ne pas les laisser regarder dans le faisceau laser directement (c’est dangereux, surtout la lumière bleue très énergétique).
Dans ce cas, il est conseillé de porter des lunettes qui filtrent la lumière bleue (comme celle là, filtrant le domaine spectral qui inclut la longueur d’onde de votre laser, typiquement de 405 nm pour le bleu).

Youtube lent en HTML5 avec Firefox 42+ ?

J’avais fait un tuto pour mettre Flash à jour, mais finalement je me suis totalement passé de Flash. Depuis j’utilise les vidéos web en HTML5, quitte à utiliser des codec proprio comme H264. Ça marchait bien… jusqu’à Firefox v42.

Depuis quelques semaines, le lecteur Youtube HTML5 est incroyablement lent dans Firefox : la vidéo marche bien, mais dès que je veux changer le son, mettre en pause, mettre en plein écran ou changer la résolution, alors ça laaague et c’est lent.

La solution :

  • allez dans about:config et validez le fait que vous ferez attention.
  • faites un clic droit puis « Nouvelle > chaîne de caractères ».
  • Donnez le nom « general.useragent.override » et en valeur, donnez ça :

Mozilla/5.0 (X11; Linux x86_64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Ubuntu Chromium/47.0.2526.73 Chrome/47.0.2526.73 Safari/537.36

Validez, allez sur Youtube et tout est de nouveau super fluide.

Super hein ?

Vous savez ce que fait la manip ci-dessus ?
Elle fait croire à Youtube que vous utilisez Chromium, le navigateur qui sert de base à Google Chrome (et qui est développé par Google aussi).
Pour le dire autrement, Youtube fonctionne bien dans n’importe quel navigateur. Si c’est si lent dans Firefox, c’est juste que Google veut que ce soit lent dans Firefox. Google : vous êtes des enfoirés.


Modifier l’User-Agent de Firefox fonctionne pour Youtube, mais ça risque néanmoins de provoquer des bugs sur d’autres sites. Je conseille donc d’utiliser une extension comme UA Control qui va pouvoir dire à Firefox de s’identifier comme Chrome(ium) uniquement sur Youtube et normalement partout ailleurs.
Pour vérifier votre User-Agent et voir si l’extension fonctionne, allez sur mon détecteur de navigateur.


ÉDIT : apparemment, je suis ne suis pas le seul chez qui cette manip fonctionne (le post date d’hier).

ÉDIT : je continue mes investigations. J’utilise aussi le module uBlock Origin, pour bloquer les pub et les scripts tiers. Chose intéressante : si je bloque tous les scripts du domaine "Google.com" sur la page youtube, alors ça marche. Plus besoin de changer l’UA.
Il s’agit de bloquer ce script en particulier :
https://apis.google.com/_/scs/abc-static/_/js/k=gapi.gapi.en.aCET_C1s-Ek.O/m=card,gapi_iframes/rt=j/sv=1/d=1/ed=1/am=AAQ/rs=AItRSTOKextu3QAZfV0s_SKuW3vYp-SZuA/cb=gapi.loaded_0
C’est ce script qui fait un test sur la chaîne "Gecko", "Webkit" et d’autres — autrement dit, la détection de navigateur. Bloquez ce script et Youtube marche nickel.